Affaire Brunerie

 

 

L’affaire Brunerie ayant été évoquée sur VR, Manou écrivit le 13 décembre :

Vous nous avez mis au courant au fur et à mesure de l'évolution du procès de Maxime Brunerie. Très bien. Mais maintenant, au regard de notre combat pour la France, pour Dieu et pour le Roi, quel doit en être, à votre avis, l'enseignement ? Merci d'avance,

Manou.

 

 

 

 

SdB, le 13-12-2004

Permettez moi d'essayer d'expliquer ce que cela a à voir.

Voilà deux ou trois décennies, on pouvait tenir un individu que l'on savait inverti.

Des dizaines de gens importants ont été conduits à trahir leur pays, leurs idées, leurs amis par crainte du chantage qui les menaçait de rendre publiques leurs préférences sexuelles contre nature.

Un jour, un d'entre eux a fait son «outing» pois deux, puis dix, cent, mille et aujourd'hui le maire de Paris affiche ouvertement, glorieusement même son anomalie. Personne, même pas le plus con des kagebistes n'aurait l'idée de faire chanter un pédé.

A présent, un homme de droite vit dans la terreur que l'on puisse lui reprocher d'avoir des liens, des amitiés, des connivences avec un autre homme de droite. Il redoute d'être traité de fasciste, nazi, intégriste, fondamentaliste.

Qu'un seul, puis deux, puis dix, cent mille se lèvent pour dire -Oui je suis de droite, je suis pour une alliance circonstancielle et ponctuelle de toutes les forces anti-marxistes et anti-trotskiste. Je suis pour une collaboration entre toutes les forces et tout les individus qui sont contre le socialisme, le communisme, le mondialisme, le collectivisme, le pacifisme imbécile, l'écologisme arnaqueur, le laxisme judiciaire, la banalisation des déviances, l'avortement,le métissage obligatoire, la pensée unique, la police de la pensée, le politiquement correct, le fichage, l'atteinte aux libertés individuelles et je suis donc au coté de tout ceux qui partagent mes dégoûts quitte a sélectionner, ensuite, ceux qui, en plus, partagent mes goûts.

Qu'un seul, donc, puis deux, puis dix, cent, mille se lèvent pour dire cela et vous verrez que les gens de droite seront traités avec autant de considération que les pédés parce qu'ils feront bloc et donc qu'ils représenteront une vraie force de pression économique et financière (donc «morale»...)

Mais tant que vous ou moi, ou n'importe quel proche de la "famille" dira : je suis royaliste mais pas comme celui là. Je suis de droite mais pas comme Brunerie, je suis tradi mais mon ennemi est la nouvelle droite, je suis lepéniste et je veux avant tout crever la paillasse de mon voisin mégrettiste, je suis royaliste mais les orléanistes m'emmerdent. Tant que nous jouerons ce jeu là, nous serons de ceux dont Péguy disait avec mépris : " ils ont les mains propres mais ils n'ont pas de mains."

L'acte de Brunerie est pitoyable, ridicule, grotesque, suicidaire, imbécile, inutile, tout ce que vous voudrez. Mais ce n'est pas à nous de le dire.

Note devoir de charité et de bon sens est de nous en tenir à un discours simple : depuis le temps que l'on prêche les vertus de la résistance, un des nôtres a accompli un acte de résistance. Il l'a fait avec maladresse et d'une façon inopportune parce que c'est un enfant mais c'est notre enfant. Notre fils, notre frère, notre semblable. Et il a au moins tenté quelque chose que nous avons tous envisagé, comme une hypothèse d'école au moins une fois dans notre vie.

Et pour cela, il a droit au moins, a notre indulgence, a notre amitié attentive et à notre compassion.

A dix jours de Noël pensez a ce que représente pour ce gamin la perspective de passer dix ans en prison. Dix ans. Trois mille six cent jours. QUATRE VINGT DIX MILLE HEURES.

Voilà : un gamin va passer quatre vingt dix mille heures en prison. A coté de cette réalité là, nos réserves sur les éventuelles conséquences administratives (dissolution d'un mouvement aussitôt reconstitué sous une appellation différente) n'ont strictement aucune importance

Solidarité nationaliste !

Et au roi, vite !

Serge

 

Savez vous qu'après l'attentat qui l'avait salement blessé d'un coup de revolver à Versailles en 1941, l'un des premiers gestes du président Laval, abominable crapule nazie comme on sait, fut de demander a Pétain de gracier son « assassin » Paul Colette.