Définir le royalisme de demain

Débat de février 2003 sur VR

 

Richard, le 1er février 2003 :

(Sous le tire "la récré se termine")

…être royaliste n'est pas réservé à une catégorie de personnes qui serait bien née, catho si possible de St Nic. ou apparenté.. et légitimiste puisque ce serait une conséquence de leur foi..

Non! être royaliste c'est croire en un principe politique différent de ce qu'on vit depuis deux siècles mais aussi différent de ce que la France a vécu avant même si le fond reste immuable. Il nous faut inventer, innover pour rassembler, pour faire adhérer ... La base du système étant un Roi héréditaire, sacré puisque la tradition l'exige, avec un gouvernement s'appuyant sur les parlements régionaux qui, eux, seront élus comme le souhaitait Louis XVI lorsqu'il était dauphin.

Le royalisme de demain : un Roi, un conseil Royal et des parlements qui bénéficieront d'une large autonomie.

Le Royalisme de demain : une religion dominante, celle du roi, mais qui ne sera pas d'état, et qui donnera le rayonnement au gouvernants, qui apportera le charisme qui manque au chef d'état d'aujourd'hui.

Le Royalisme de demain : des peuples rassemblés autour de la monarque. L'union dans la diversité...

Amitiés celtiques et .... druidiques évidement :-) et que Thor et Odin veillent sur la Normandie..

Richard ar chouanted qui aime bouffer a tous les râteliers...

 

TEXIER Alain, le 2 février 2003 :

    Nous autres, royalistes, avons l'habitude de n'adresser nos prônes et nos exhortations qu'aux gens de nos familles . Ce faisant, consciemment ou inconsciemment, nous nous conduisons comme le peuple élu si jaloux de son antériorité dans la réception des promesses divines. le poids des promesses qu'il avait reçues était tel que même une fois l'Église fondée, il s'en trouva , et non des moindres, pour assurer que pour devenir pleinement chrétien, il convenait d'abord de passer par le judaïsme.

   C'est alors que Paul survint et qu'il assura que le message du fils de Dieu ne pouvait être réservé aux seuls juifs de naissance ou "d'adoption" et qu'il convenait donc de passer directement aux gentils, c'est à dire aux païens.

   Nous autorisant d'un si illustre exemple, il va bientôt falloir, nous aussi passer aux gentils, c'est à dire proposer la solution chrétienne et par conséquent royale non seulement aux royalistes, non seulement aux républicains, mais à tout ce peuple qui n'en peut plus de ne pas savoir où aller.

    A cette extension historique de la mission dévolue aux royalistes, un certain nombre d'arguments pourraient être opposés. Essayons de les prévoir et d'y répondre. Au fil du temps Nous nous nous efforcerons de répondre au fur et à mesure aux arguments supplémentaires qui ne manqueront pas de nous être opposés.

Q1. Pourquoi, pour résoudre la question royale, lier la solution chrétienne et la solution royale?

R. Christianisme et Royauté sont en France, consubstantiels depuis le baptême de Clovis, baptême voulu par le Seigneur et, comme tel, devant produire ses effets pour les siècles des siècles puisque, depuis ce baptême, la France porte en elle un ferment de vie divine et son cortège de Saints.

Q2. Pourquoi ne pas concentrer ses efforts sur les royalistes dont on peut penser qu'ils recevraient plus facilement que les non royalistes la solution chrétienne et par conséquent royale?

R. La lampe n'est pas faite pour être mise sous le boisseau mais bien sur le lampadaire . De plus nous faisons partie de ceux qui avons tant reçu car être, ou devenir royaliste, est une grâce qui n'est pas faite à tout le monde. De cette grâce, nous devrons un jour rendre compte car , à qui a beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé. Dés lors garder pour soi – les royalistes - l'annonce de la solution chrétienne et par conséquent royale alors qu'il y a autour de nous tant de gens qui ont faim et soif de cette espérance serait courir le risque de se mettre dans la situation de ceux à qui le maître à dit.

- "J'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger"

- "J'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire".

Q3. Si nous passons aux gentils, nous courrons le risque d'abandonner les royalistes qui ne sont pourtant pas tous convaincus de la nécessité de s'en remettre à Dieu s¹ agissant de la lancinante question de savoir qui doit être son lieu-tenant en terre de France.

R. Nous n'abandonnons pas les royalistes mais il est possible de considérer depuis l'organisation de la fête du Christ Roi à Versailles le dimanche 27 octobre 2002 par une dizaine de mouvements royalistes , la double exigence:

- du pardon des offenses

- de la soumission à la volonté divine en tout et pour tout le tout résultant d'un effort des militants royalistes pour vivre en chrétien , est mieux partagée par un plus grand nombre de personnes.

    Les efforts continueront donc au bénéfice de toute la mouvance royaliste mais la percée de "l'Esprit du Christ-roi" chez les royalistes dégage un peu de temps et d'espace pour permettre à ceux qui s'en sentirontle charisme de s'adresser maintenant aussi non seulement aux républicains, mais à tout ce peuple qui n'en peut plus de ne ne pas savoir où aller.

Q4. Tant d'activités ne confineraient elles pas à l'activisme? Tant d'efforts manifestés urbi et orbi n'aboutiront-ils pas nécessairement à une dispersion? . En fait, vous nous proposez d'habiller Paul mais n'y a t-il pas un risque - pour ce faire - de déshabiller Pierre?

R. Agir dans le cadre royaliste ou passer aux gentils n'est pas forcément le fait des mêmes personnes; le charisme des curés de paroisse n'est pas identique à celui des missionnaires.

   De plus la marche vers cette nouvelle frontière peut susciter de nouvelles bonnes volontés.

   Enfin pourquoi refuser la possibilité d'obtenir le renfort de personnes pour qui - leur histoire n'étant pas la nôtre - servir le Principe royal aura au moins autant d'importance que servir le prince?

                  

Fait en la Chandeleur 2003

----Alain TEXIER

 

Fafa, le 2 février 2003 :

Bien bien, le RoyCatéchisme par questions-réponses ! Idée à creuser... et à diffuser ! Bravo ! (Notamment la réponse n°3 est à ériger en Colonne de Ralliement genre Panache Blanc, pour la liste et tant d'autres "amis", ceci dit en toute simplicité et sans esprit de polémique avec quiconque).

 

Xavier Couvert, le 2 février 2003 : 

Richard nous présente sa "vision" de SA monarchie, basé sur un système très autonome des régions. Cette vision, me semble-t'il, ne correspond pas forcément à la tradition française du système monarchique qui a eu ses époques régionalistes et ses époques centralisatrices (surtout avec Louis XIV qui se méfiait énormément (et à juste titre) des "potentats" locaux, d'où l'intérêt de les ramener à Versailles pour mieux les contrôler...

Toujours est-il que Richard nous convie à réfléchir sur les fondements de ce que nous souhaiterions comme système politique monarchiste, et là, il rejoint la préoccupation d'un grand nombre d'entre nous.

Pour ma part, je voudrais vous proposer de reprendre l'Opuscule de PAUL TURBIER. Et que nous reprenions à partir de ce texte la réflexion commune.

Commençons par l'AVANT PROPOS de l'OPUSCULE ci dessous :

"La France contemporaine est une vieille nation qui s'est constituée au fil des siècles sous l'action de quarante rois. Ils ont su, lentement, parfois maladroitement, mais avec opiniâtreté, agréger des peuples de culture, de langue et d'origine diverses jusqu'à leur faire ressentir une formidable envie de vivre ensemble sur la base de valeurs communes, à eux enseignées très longtemps par leur seul vrai point commun : leur religion. Nation singulière entre toute, la France munie d'une géographie harmonieuse et équilibrée semble avoir un rôle particulier à jouer dans la vie du monde, rôle qui est peut-être et justement, d'être un exemple d'équilibre et d'harmonie.

La France d'aujourd'hui a perdu l'essentiel de sa religion, ses habitants ne sont plus uniquement français, un cinquième d'entr'eux sinon plus est ou se sent étranger, loin de sa culture et de son histoire. Les français ont été entraînés trop souvent dans des aventures funestes qu'ils récusaient instinctivement et veulent maintenant pouvoir s'exprimer sur les décisions qui les concernent. Les républiques, ont toujours fait semblant de faire droit à cette légitime aspiration, mais les en a constamment spoliés.

L'Histoire, telle qu’enseignée aux enfants des écoles, est déformée, manipulée. Sa relecture sereine montre que la situation des peuples était meilleure sous la conduite d'un Roi qu'elle ne le fut sous celle des politiciens républicains confiscateurs sectaires du pouvoir. Des exemples contemporains montrent que cette situation est toujours vraie : vaut-il mieux pour un africain du nord être algérien (République) que marocain (Royaume) ? En particulier, l'étude attentive des événements des deux derniers siècles montre que le déclin de la France et des français, d'abord lent, a été entamé depuis que la République a été instaurée et s’accélère chaque jour davantage.

Les quelques pages qui vont suivre sont un essai dont le propos est d'imaginer comment de nos jours la France pourrait vivre de nouveau sous, mais aussi avec, un Roi."

Pour ma part, le fond et la forme de cet AVANT PROPOS me convient. Je voudrais juste faire deux remarques :

1. " (...) Les français ont été entraînés trop souvent dans des aventures funestes qu'ils récusaient instinctivement ..."

Il me semble que cette phrase, qui est juste, est mal présentée. Quelqu'un qui lirait cette phrase ainsi pourrait ne pas comprendre de quoi on parle. Quelles sont ces "aventures funestes" que nous récusons instinctivement ? Cela devrait nécessiter un paragraphe de développement et d'illustration historique, pour être bien clair sur ce point.

En effet, nos concitoyens ne se sentent pas forcément concernées par des aventures funestes. Aujourd'hui, la priorité, c'est le bien-être matériel et la consommation (l'embourgeoisement). Les aventures funestes relèvent du passé qui est, me semble t'il déjà oublié. D'où l'importance d'une explication pédagogique sur ce sujet.

2."(...) La situation des peuples était meilleure sous la conduite d'un Roi qu'elle ne le fut sous celle des politiciens républicains confiscateurs sectaires du pouvoir. (...)"

Là aussi, si je suis parfaitement d'accord avec Paul Turbier, le lecteur non initié risque de trouver cette formule abrupte et fausse : les rois de l'ancienne France ont la réputation, largement enseignée dans les écoles, d'avoir été des tyrans sanguinaires qui s'en mettaient pleins les poches au détriment du bon peuple.

Si les gens sont d'accord pour reconnaître la corruption de nos politiciens modernes, il ne semble pas qu'ils adhéreraient de prime abord à ce constat de Paul sur nos Rois qui ont fait la France. Là aussi, il y a, me semble t'il, une réflexion pédagogique à avoir pour présenter les choses de manière plus abordable à nos concitoyens.

Voilà une première réflexion sur le sujet de fond présenté par Paul Turbier.

Je pense que nous pourrions reprendre ce texte et améliorer ensemble notre réflexion sur ces questions graves dont le relèvement de notre pays dépend réellement.

A vous lire...

Et encore mille mercis à Paul Turbier de l'excellence de son travail auquel nous devons absolument nous atteler.

Cordialement à tous,

Xavier.

 

Richard 3-02

C'est justement ce qu'avait essayé de concevoir Louis XVI...une évolution du régime monarchiste en redonnant la parole aux régions (aux grands féodaux, c'est vrai)..

Que l'on se réfère à la tradition certes.. mais surtout que l'on innove, que l'on invente pour s'adapter a notre époque...comme nos plus grands rois l'ont fait.

 

Paul T 3-02-2002:

Richard, Alain et Xavier, mettent le doigt sur l'essentiel : définir assez clairement ce que pourrait être le royalisme demain pour que son recours soit crédible, puis désiré, puis imposé.

    Richard pense à une sorte de confédération de provinces dotées de parlements élus, Alain souligne la consubstantialité de la royauté et de la religion catholique et  Xavier veut bien me citer ce qui me laisse un peu confus.

    En ce qui me concerne, dans le petit mémo que j'ai commis, je suis parti de quelques observations que chacun peut faire, à savoir:

    - Le citoyen ne veut plus être embarqué malgré lui dans des aventures mortelles qui se constataient, certes, sous la monarchie (guerres, famines)  mais qui furent dramatiquement amplifiées sous les républiques : guerres avec conscription en 93, guerres Napoléoniennes, Guerres mondiales récentes, guerre économique actuelle. Il veut se faire entendre.

    - Le systèmes participatifs basés sur la députation par élections sont par nature pervers car ils confisquent le pouvoir au profit d'oligarchies manipulatrices et manipulées. Le régime des partis, corps intermédiaires flous et corrompus, aggravent ce défaut.

    - Un Roi, arbitre non partisan, en charge du long terme (seule perspective où l'unanimité est discernable), libre car non élu, à l'écoute attentive du peuple est la meilleure solution qui soit pour concilier la conduite prudente du pays avec l'attente participative. Les problèmes du court terme sont l'affaire de collectivités locales (province, cité) ou d'initiative personnelle.

    - La déchristianisation ôte à la royauté le ciment qui l'avait fait naître et durer et ne permettra pas la ré-instauration. Pour être ré-instaurée, celle-ci devra donc se montrer clairement comme seule alternative possible et avantageuse à la république par députation. Pour cette visibilité, le plus tôt sera le mieux car le temps est compté.

    - La Royauté, écartée dans le sang ne pourra, hélas,  revenir qu'après une épreuve sanglante - qu'elle n'aura ni provoquée ni désirée-   mais à condition qu'elle soit prête.

   Je ne sais pas si ces quelques vues peuvent être érigées en prémices, mais elles m'ont guidé dans mon exploration personnelle sans que le scénario que j'ai imaginé puisse constituer pour autant l'unique possibilité envisageable, loin de là.

   Mais supposons que le Roi revienne, la pire des choses serait de voir se déclencher des actions vindicatives comme certains messages lesuggèrent. Elles sont indignes d'une Royauté et injecteraient pour longtemps dans le corps social, le poison mortel de la rancoeur. C'est une réaction partisane de bas niveau qu'il faut laisser aux républicains. Dans vingt temps, tout les politicards corrompus seront morts avant que d'être oubliés. Et vingt ans, pour le roi et pour le royaume, sont comme un jour pour nous.

 

Gérard de Villèle, 3 février 2003 :

Je reprends le titre de Richard car il faudrait que la récré se termine en effet et que nous puissions mettre en place le royalisme de demain.

Bien sûr j'entends déjà les ricanements, le bruit furtif des fichiers tombant dans la poubelle, l'assourdissant silence qui accueillera les positions que je vais défendre au moment où les cercles constitués autour d'une mémoire historique dont chacun s'efforce d'accaparer ce qui l'arrange, le flatte, le porte auprès de certains… attaquent ces mêmes positions…

Je suis, pour ceux que cela intéresse, membre depuis sa création et délégué de l'Alliance royale qui samedi dernier a tenu son assemblée générale. Je vous en prie allez plus loin dans la lecture.

Depuis quelques jours, Paul et Richard essaient en vain de rendre un peu de sérieux dans nos débats. Il me semble que le royalisme de demain sera fait de ce que nous allons faire pour lui aujourd'hui. Or aujourd'hui en fait de royalisme et de royalistes il n'y a que des gens se réclamant d'un principe et qui, s'abritant derrière un prince plus ou moins connu, défendent ses couleurs en participant à quelques raouts plus ou moins embourgeoisés, en mangeant quelques galettes à la saison d'icelles, en allant écouter quelques conférenciers réunis pour commémorer des événements depuis longtemps dépassés par l'époque où nos compatriotes essaient de vivre, de survivre ou de passer. Je ne dis pas qu'il ne faut pas participer à ces raouts, manger de la galette et écouter quelques conférences pour accroître ce que l'on sait. Loin de là. Toute action est nécessaire quelle qu'elle soit. Il me semble simplement que ce ne sont pas les royalistes (du moins ceux qui le sont réellement) qu'il faut convaincre de la pertinence et des bienfaits pour notre pays de l'idée royale mais le plus grand nombre de nos compatriotes. Et pour cela il faut employer les moyens que nous offre la société dans laquelle nous vivons. Et en matière de pouvoir, commencer à employer les moyens qui y mènent. C'est-à-dire les élections. Depuis 1883, depuis la mort du Comte de Chambord, à part Léon Daudet après la Grande Guerre, aucun royaliste ne s'est présenté devant le Peuple pour briguer ses suffrages.

Petit rappel auquel j'ajoute une demande d'excuses pour parler de ma famille. Si Villèle, sous Charles X, avait pu faire ce qu'il voulait, c'est-à-dire parvenir à abolir le suffrage censitaire favorable aux libéraux, à ceux donc qui avaient de l'argent, à faire adopter, comme il le préconisait, un quasi suffrage dit universel pour tous, dames comprises, il y a gros à parier que non seulement la royauté perdurerait encore mais que, à la mort du Comte de Chambord, sans postérité miraculeuse, la couronne serait passée en toute logique de l'époque des Bourbons Bourgogne aux Bourbons Orléans sans même faire le détour outre Pyrénées.

Pour les mêmes fausses raisons, les mêmes rancœurs, les mêmes intérêts que ceux qui nous agitent aujourd'hui cela n'a pas pu se faire. Il reste donc à tout reprendre à zéro, à se présenter devant le peuple et à lui présenter l'idée royale pour que quand l'occasion se produira la promouvoir et la mettre en avant. Donc il faut rentrer en politique et être présent autant que faire se peut dans les scrutins qui sont à notre portée. Après tout, il y a des partis monarchistes en Europe pourquoi

nous, en France, ne ferions-nous pas de même… Sous prétexte que nous ferions le jeu de la République ? C'est un peu court! Et l'Alliance royale offre à tous les royalistes, les vrais, ceux qui y pensent tous les jours, ceux qui chialent quand ils s'approchent d'un prince parce que son essence est au-dessus de sa personne, ceux surtout qui font tout pour qu'un jour le roi revienne, de participer à la vie politique de la France en faisant en sorte que les royalistes soient visibles politiquement. Car pour l'heure ils sont totalement fantomatiques et ne pèsent en rien sur la vie du pays.

C'est pourquoi il faut être présent là où nous le pourrons et qu'importe le score.

Au cours de l'assemblée générale des échanges entre royalistes de tous bords ont eu lieu et tous se sont reconnus dans le projet de l'Alliance.

Risquons pour le roi les suffrages du peuple et si ce dernier ne nous écoute pas persévérons.

Peut-être pourrons-nous discuter et non pas nous disputer.

 

Le Lieutenant, 3 février 2003 :

Et cette option, indépendamment de son aspect politique et des ses conséquences déjà longuement discutées dans le passé sur VR, est aussi un puissant stimulant pour le travail proposé par Paul T.. La nécessité de convaincre impose de clarifier et définir pour le grand public ce qu'est la Royauté et de prévoir ce que pourra être la Monarchie dans la réalité actuelle.

 

Cocarde noire, 3 février 2002 :

" Depuis 1883, depuis la mort du Comte de Chambord, à part Léon Daudet après la Grande Guerre, aucun royaliste ne s'est présenté devant le Peuple pour briguer ses suffrages."

Voila qui est faux et pas très gentil pour les militants de L'Action) Française (Bretagne, Lyon), de France Royaliste (Nord), de la NAR (un peu partout) qui se sont très régulièrement présenté aux élections législatives, municipales, cantonales et même présidentielles (Renouvin en 1974)…

 

Gérard de Villèle, 3 février 2003 :

…j'accepte le pas très gentil pour ceux qui, comme les amis de l'AR (ou plutôt de France royaliste du Nord) ont déjà fait leurs preuves électorales et qui non seulement ont convaincu Yves-Marie Adeline d'infléchir son projet mais ont constitué la première région de l'Alliance royale.

Quant à la NAR son action est par trop viciée depuis sa création par les appels aux désistements pour les seconds tours vers des candidats républicains. Ce que l'AR ne fera pas.

Mais j'attends des commentaires sur le fond…

 

Annelysdefrance, 3 février 2003 :

Cher ami,

les vrais moyens qui mènent aujourd'hui au pouvoir, ce ne sont pas les élections : ce sont la presse et les médias audiovisuels.

Aussi, je crois que la première action que nous, royalistes, pouvons mener pour le retour de la royauté, ce serait de nous faire une place dans les grands médias existants (peu probable), d'en créer de nouveaux, ou de porter les tout petits journaux et la radio existante au niveau suffisant pour

qu'ils puissent être lus et entendus de tous - la télévision venant après.

Ce ne sont pas sans doute les talents qui manquent : il y en a même ;-))) sur VR (Paul Turbier, par exemple) mais les moyens.

Il y a parmi les royalistes des gens qui ont "du gros argent" et beaucoup d'autres qui tirent le diable par la queue. A nous de convaincre les premiers de la nécessité de médias royalistes, et les seconds qu'unis, avec quelques sacrifices, ils peuvent contribuer à leur création.

Amicalement

Anne

 

Fressinet, 4-02-03 :

J'ai remarqué que les vrais républicains ne sont guère plus nombreux que les  Royalistes. La plupart des gens ne sont pas contre l'idée, mais pensent que c'est charmant mais dépassé.

Donc plutôt que de convaincre les gens du bienfait de la monarchie, il est plus opportun de leur démontrer l'actualité du système et réduire les  2 ou 3 oppositions qu'ils pourraient avoir.

A savoir :

1- Un roi coûte cher (pas plus qu'une république, plutôt moins si on enlève la corruption)

2- Pourquoi Lui et pas moi. Beaucoup refusent de déclarer telle ou telle personne plus importante qu'eux même. Même problème avec la Noblesse.

3- Si la Royauté est constitutionnelle, quel est l'avantage ? Si elle est "absolue", c'est la dictature.

Voila ma modeste contribution.

 

Le Lieutenant, 4-02-2003 :

1). Il semble bien que la Royauté coûte moins que la république. Tous les élus se constituent des équipes et des cabinets éphémères et grassement payés qui changent de plus leur mobilier à chaque élection. Chaque président de la république reçoit après son départ une pension importante et comme on s'en tape dix pour la durée de vie d'un Roi... Sans parler de la tentation de se remplir les poches pendant un mandat de durée (très) limitée et incertain quant à sa reconduction. Ces éléments coûtent plus cher qu'une royauté où le seul élément de coût inconnu en république est constitué des listes civiles de membres de la famille royale. Mis ces listes civiles sont limitées à l'héritier ou membres de la famille les plus proches et qui en échange prestent des activités de représentation qui doivent aussi être assurées en république par des personnalités qui ne le font pas toute leur vie et sont prêtes à gaspiller beaucoup pour profiter de la possibilité à nouveau éphémère de voyager ou à réaménager chaque fois à grands frais les bâtiments de leur fonction pour marquer leur personnalité.

2). En Royauté effectivement le problème de la succession relève par nature du devoir et non de l'ambition et de la lutte pour le pouvoir qui en république est la règle et autorise ou encourage toutes les bassesses et fonde ces factions qu'on appelle "partis" par politesse et qui accaparent le pouvoir sans assumer de responsabilités directes.

3). Constitutionnelle, la monarchie est un compromis ou une solution partielle qui apporte quand même une part des vertus souhaitées en plaçant à la tête de l'état une personne qui échappe à toutes les tares dues au court terme déjà évoquées en point 1) et qui agit sur la continuité avec une mentalité de "bon père de famille" et non d'arriviste. Le Roi y joue au moins l'élément fédérateur et modérateur et son rôle ne fusse que moral est plus important que l'on ne l'imagine souvent. Absolue, cela signifie simplement que la décision finale revient au roi seul qui, agissant dans la continuité et soumis aux principes chrétiens, est préoccupé du bien commun à long terme et non des ses intérêts à court terme et des nécessités imposées par une réélection. Le fait de prendre seul la responsabilité de ses décisions après consultation des ses proches, des institutions concernées et de sa conscience est une garantie bien plus convaincante que l'irresponsabilité camérale en démocratie. C'est très différent aussi d'un pouvoir totalitaire républicain où la succession est toujours problématique et mène à toutes les intrigues et guerres internes la nomenklatura en place.

 

Annelysdefrance,  4-02-2003 :

« Si la Royauté est constitutionnelle, quel est l'avantage. Si elle est "absolue", c'est la dictature. »
A cette objection, il existe une réponse : il n'y a pas, en fait, d'opposition réelle entre "monarchie constitutionnelle" et "monarchie absolue".

La monarchie absolue est une monarchie libre de toute contrainte extérieure ; elle n'a rien à voir avec l'absolutisme, le despotisme, la tyrannie, la dictature.

Le terme de monarchie "absolue", en effet, désigne une monarchie dont le souverain n'est soumis à aucun pouvoir terrestre, ni les électeurs, ni la noblesse (s'il y en a), ni les élus, ni les sondages, ni les lobbies. Il n'est soumis qu'à Dieu et à ses propres engagements pris pour le bien de son royaume.

Rien n'empêche que ces engagements prennent la forme d'une Constitution, pourvu que celle-ci ne fasse pas dépendre le pouvoir du roi d'un autre pouvoir.

En revanche une monarchie peut être soumise aux caprices de l'élection, de l'opinion, aux pressions des lobbies, aux compromis qu'exige toute élection, sans être constitutionnelle : c'est le cas de la Grande-Bretagne qui n'a pas de constitution, mais qui a à tel point ligoté ses souverains que la reine (sauf le respect que je lui dois) n'est plus qu'une potiche dont la famille, éloignée de toute responsabilité réelle, ne songe plus qu'à ses plaisirs.

C'est un peu difficile à comprendre, mais on devrait pouvoir y arriver ...

Amitiés

Anne

 

Tannred B., 05-02-2003 :

Pierre Van Ommeslaeghe avait rédige a l'époque cet excellent projet de FAQ royaliste. Il attendait de l'aide. Pas de nouvelles depuis.

Q : Est-il bien raisonnable de confier la transmission du pouvoir à l'hérédité ?

R : Les choses du monde les plus déraisonnables deviennent les plus raisonnables à cause du dérèglement des hommes. Qu'y a-t-il de moins raisonnable que de choisir, pour gouverner un État, le premier fils d'une reine ? L'on ne choisit pas pour gouverner un bateau celui des voyageurs qui est de meilleure maison. Cette loi serait ridicule et injuste; mais parce qu'ils le sont et le seront toujours, elle devient raisonnable et juste, car qui choisira-t-on ? Le plus vertueux et le plus habile ? Nous voilà incontinent aux mains, chacun prétendant être ce plus vertueux et ce plus habile. Attachons donc cette qualité à quelque chose d'incontestable. C'est le fils aîné du roi : cela est net, il n'y a point de dispute. La raison ne peux mieux faire, car la guerre civile est le plus grand des maux. Blaise PASCAL

Q : Qu'est-ce qui assure que le Roi sera compétent ?

R : Ce qui importe à nous sujets, à nous gouvernés, n'est pas du tout qu'en un moment donné (qui peut être suivi de moments contraires) la souveraineté appartienne au plus digne, au meilleur, ni absolument ni relativement; ce qui nous importe n'est pas non plus que le souverain cumule en sa personne la plus grande somme d'intelligence, de culture ou de vertu, bien que vertu, culture, intelligence, soient nécessaires et précieuses pour remplir sa dure fonction : l'important pour le royaume pour les sujets, pour nous, c'est qu'il soit étroitement attaché, fortement enchaîné, directement intéressé à la charge souveraine et plus astreint que quiconque, ASTREINT PAR POSITION, au soucis de garder et de développer les biens de cette charge, à écarter les maux dont pourraient souffrir ces grands biens. Fonctionnelle avant d'être personnelle, sa valeur véritable consistera surtout à lui faire désirer, rechercher, désigner avec le plus grand soin ces valeurs personnelles dont il a besoin lui-même pour fonctionner. Or, de fonctionnaire à fonction, quel est le lien le plus serré et l'attachement le plus fort ? Est-ce le lien qui passe et se dissout ? Ou celui qui dure jusqu'à la mort ? Est-ce un lien viager ou celui qui se lègue aux descendants héritiers, continuateurs ? Un lien que définit un bail révocable ou celui que noue fermement l'appropriation définitive ? Voilà une maison, un champ : qui le tient ? Est-ce l'homme qui l'habite pour l'avoir affermé une période de temps, ou celui qui l'habite et suit le fait valoir pour lui et pour ses descendants ? Il y a un moyen d'intéresser absolument un homme à ce q'il fait, c'est de faire que cette action soit sa chose et soit à jamais la chose des siens. Que le bien public de l'État devienne ainsi le bien privé de son Prince, que celui-ci hérite le commandement de l'État comme il hérité son sang, son bien mobilier et immobilier, voilà l'effet heureux qui couronne le plus naturel et le plus élégant des artifices réalistes de l'histoire : l'hymen d'une race et d'un peuple, l'identification politique d'un État et d'une Maison. Les princes différents peuvent se succéder avec cette extrême variation de qualités, caractères, destins, qui se remarque dans la ligne d'un même sang : ce qui y variera le moins, ce qui sera toujours le plus durable et le plus pareil, c'est l'intérêt porté au domaine public par celui qui en assume le profit et l'honneur comme le dommage. Sur la matière de son intérêt , comme de l'intérêt public, qui y est identique, il peut, certes, se tromper ainsi que tous les hommes, mais personne n'aura intérêt aussi profondément que lui d'abord à ne pas se tromper, ensuite à corriger l'erreur et à corriger les dommages dès qu'il aura vu ceci ou cela. Que ses facultés soient médiocres, il éprouvera un intérêt sérieux à les compléter par l'adjonction de serviteurs biens doués, l'aiguillon naturel l'y conduira, l'important pour lui étant moins de briller que de réussir d'une façon vraie, l'éclat du succès lui revenant d'ailleurs par dessus le marché ! Charles MAURRAS

Q : Et si le Roi est fou ?

R : Le cas ne s'est produit qu'une fois en 800 ans de monarchie capétienne. Il s'agissait de Charles VI. Encore sa folie était-elle probablement due à un empoisonnement.

Q : L'hérédité ce n'est pas juste. Au moins avec l'élection chacun peut devenir chef de l'État.

R : Ce qui est juste dans la relation entre le pouvoir et le peuple, c'est que ce dernier soit bien gouverné. Le mode de désignation du chef de l'État n'est juste que s'il permet que le pays soit bien gouverné. L'hérédité le permet parce qu'elle rend le Roi indépendant des groupes de pression, des intérêts financiers, des sautes d'humeur de l'opinion. Dès lors il peut prendre ses décisions en fonction du seul bien commun quand un Président élu doit rendre des comptes à ceux qui l'ont élu ou lui ont permis d'être élu. Par ailleurs il n'est pas vrai que chacun puisse devenir chef de l'État en république. Il faut pour cela avoir le soutien d'un parti et les soutiens ou ressources financières nécessaires. Sans compter la démagogie à mettre en oeuvre. Combien de simples salariés étaient candidats lors de la dernière présidentielle ?

Q : Êtes-vous pour une monarchie absolue ?

R : Pour la plupart des hommes du XIXème siècle et aujourd'hui encore absolutisme est synonyme de despotisme, de pouvoir capricieux et illimité. C'est absolument inexact : pouvoir absolu signifie exactement pouvoir indépendant; la monarchie française était absolue dès lors qu'elle ne dépendait d'aucune autre autorité, ni impériale, ni parlementaire, ni populaire : elle n'en était pas moins limitée, tempérée par une foule d'institutions sociales et politiques héréditaires ou corporatives, dont les pouvoirs propres l'empêchait de sortir de son domaine et de sa fonction. Son droit confinait à une multitude de droits qui la soutenaient et l'équilibraient. L'ancienne France était "hérissée de liberté". Charles MAURRAS

Q : Qui est l'héritier du trône aujourd'hui ?

Q : Les français aiment trop la liberté pour accepter un Roi.

Q : La monarchie c'est bon pour les nobles, pas pour le peuple.

Q : En monarchie, les français auraient-ils encore le droit de s'exprimer ?

Q : Comment pouvez-vous proposer la royauté au XXIème siècle ? N'est-ce pas du passéisme ?

Q : Vous voulez revenir à la tyrannie ?

Q : La monarchie n'est-ce pas le retour des privilèges ?

Q : Si on n'élit plus de députés, qui nous représentera auprès du gouvernement ?

Q : Pendant la royauté les nobles ils s'engraissaient comme des porcs sur le dos du peuple qui crevait de faim.

Q : Il y a déjà trop d'impôts. Sous le Roi il y en avait encore plus. Non merci.

 

 

Tannred :

Bonsoir,
l'idée d'un FAQ a longtemps tourne sur cette liste, PVO avait amorce sa concrétisation. Le résultat est toujours visible sur son site "l'Agenda Royaliste". Fressinet a récemment relance l'idée en proposant des questions, le Lieutenant a suggéré des réponses dans la foulée. Je les remercie chacun individuellement.

Cette idée de FAQ me tient beaucoup a coeur. Lorsque l'on est amené a "parler du Roi", on ne peut développer longuement un argumentaire, sans être coupe par des : " et si le Roi est fou ? " "Pourquoi lui et pas moi ?" "de toute façon les Rois s'engraissaient comme des porcs sur le dos du peuple qui crevait de faim" ... Une FAQ avec un ton adapté a celui des questions posées est pour nous (pour moi) une vraie arme.

J'ai pris la liberté de compiler les questions/réponses de PVO avec celles de Fressinet et du Lieutenant (sont-ils d'accord ;-) ) - en les retouchant légèrement. Elles sont en ligne sur un petit site (je débute dans la webmestrie il va falloir être indulgent), j'attend vos commentaires et espère pour le compléter très rapidement avec votre aide. http://www.faqleroi.da.ru

Amicalement,

Tannred

 

S. de B. :

Cher ami,

J'ai consulté votre site.

L'idée est excellente. Je ferai les remarques suivantes - les réponses, pour être adaptées a la cible supposées doivent être plus concrètes et imagées (par exemple, les raisons pour lesquelles un roi héréditaire est mieux préparé a gouverner que nul autre. La référence de Pascal que vous donnez est à mon sens, une sottise. Ce brave Blaise, avec tout l'immense respect qu’on lui doit, écrivait AUSSI des âneries)

- elles doivent être plus précises et contemporaines. ( les exemples récents de folie de chefs d'état ne manquent pas. Voir le livre "ces malades qui nous gouvernent")

- Elles doivent éviter les truismes politiquement corrects (référence à Hitler donné comme un fou ce qui est médicalement et historiquement faux. )

- Elles doivent donner des définitions exactes ( la définition de l'absolutisme est fausse. La justification de la monarchie héréditaire exclut toute référence a l'essentiel qui est l'intervention de la Providence dans la désignations de son Lieu-tenant)

A mon sens, donc, votre excellente initiative peut être améliorée ce qui me paraît un excellent sujet de travail collectif pour VR.

TRès amicalement

SdeB

(Au roi, et vite !)

 

Vincent DS :

A propos de Président fou, j'ai entendu un jour à la radio un constitutionnaliste parler de cette question, et ce brave homme disait que si ce genre de problème se posait, aucune disposition légale n'existait à l'heure actuelle, et que la République pourrait avoir à en assumer de graves conséquences.

En effet, le président peut être traduit devant la Haute Cour de Justice, mais uniquement pour Haute Trahison, mais rien ne prévoyait sa destitution en cas de folie.

Finalement, la Monarchie serait mieux protégée par l'existence du Lieutenant Général du Royaume en la personne du Dauphin ou du Premier Prince de Sang du Royaume. Même si le passé nous a montré que cette possibilité n'était pas parfaite, mais autres temps, autres moeurs.

 

Xavier Couvert, le 14 février 2003 :

Le CHOUAN a écrit :

<< (...) La base du système étant un Roi héréditaire, sacré puisque la tradition l'exige, avec un gouvernement s'appuyant sur les parlements régionaux qui, eux, seront élus comme le souhaitait Louis XVI lorsqu'il était dauphin. Le royalisme de demain : un Roi, un conseil Royal et des parlements qui bénéficieront d'une large autonomie. Le Royalisme de demain : une religion dominante, celle du roi, mais qui ne sera pas d'état, et qui donnera le rayonnement au gouvernants, qui apportera le charisme qui manque au chef d'état d'aujourd'hui. Le Royalisme de demain : des peuples rassemblés autour de la monarchie. L'union dans la diversité...>>

Je ne suis pas opposé à un certain Régionalisme, à une certaine décentralisation. En effet, le principe fondateur de toute institution est le principe de SUBSIDIARITÉ. Toute décision susceptible d'être prise par l'autorité inférieure compétente doit être laissé à l'initiative de cette autorité, ... du moment qu'elle est compétente. D'où l'importance des autorités locales proches du "terrain", des préoccupations quotidiennes des concitoyens (ou des sujets, si vous préférez).

Par contre, comme Paul Turbier, je ne suis pas favorable au démocratisme, c'est-à-dire à l'élection de Parlements régionaux au suffrage universel (il est vrai que Richard n'indique pas le mode électif qui a sa préférence). De plus, il ne s'agit pas que les Parlements régionaux profitent de leur "force" pour contrecarrer systématiquement le Roi, qui, tout de même, bénéficie d'une grâce particulière, du fait de son Sacre.

Pour ce qui est de la Religion, tout le monde connaît déjà ma position : seul le CATHOLICISME peut être la religion du Royaume de France. Et le pays doit faire allégeance à tout prix à la religion catholique. Cela est indispensable, car seule l'Eglise catholique porte en elle la VÉRITÉ du Christ Seigneur. Et cela est un aspect inévitable de notre débat sur les institutions.