L'EURO 

Mais comment vont-ils faire pour mettre l'Euro en place a la date prévue du 2 janvier 2002 ?

On est vraiment en droit de se poser la question lorsqu'on lit l'incroyable introduction prononcée par le sénateur Philippe Marini lors de la séance du 23 mai 2001 soit moins de sept mois avant la date fatidique :

« Placée sous le signe de l'improvisation et de l'urgence, la discussion du présent projet de loi éponyme "de réformes à caractère économique et financier " reflète, mieux que tous les discours, l'absence de politique économique et financière claire et lisible du gouvernement.

Après l'adoption par le Parlement 20 mois après son annonce par le Premier ministre d'un projet de loi, ayant fait l'objet d'une "déclaration d'urgence à l'aveugle" relatif aux nouvelles régulations économiques ,  en attendant l'examen toujours hypothétique du projet de réforme des autorités financières (R.A.F) pourtant attendu par les opérateurs de la Place de Paris, sans préjudice de l'éventuel dépôt annoncé par le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie d'un projet de loi portant diverses dispositions d'ordre économique et financier (D.D.O.E.F) et nonobstant la discussion en cours d'un projet de loi portant diverses dispositions d'ordre social, éducatif et culturel (D.D.O.S.E.C), le gouvernement soumet maintenant à l'examen du Parlement un projet de loi portant mesures urgentes de réformes à caractère économique et financier (M.U.R.C.E.F) !

Composé de cinq titres, dépourvu de toute cohérence interne ou de ligne directrice, puisqu'il s'agit tout à la fois de réformer le droit de la commande publique (titre Ier), d'accroître la transparence des relations commerciales avec les banques (titre II), de lutter contre la contrefaçon de l'euro (titre III), de "moderniser" le statut de la CNR et de la Poste (titre IV) ou d'introduire en droit positif des "dispositions diverses" (titre V), le présent projet est le reflet de l'immobilisme actuel du gouvernement, immobilisme qui ne peut être que préjudiciable au développement économique et à la modernisation financière dont notre pays a tant besoin.

Votre commission des finances saisie au fond du présent texte, en liaison avec les deux commissions saisies pour avis, la commission des affaires économiques et la commission des lois, tenait à dénoncer vigoureusement un tel état de fait. »

Ce qui apparaît, dans cet incroyable fouillis panicard, c'est que le pouvoir tente de faire passer un texte important  : "l'annexe III sur les dispositions facilitant le passage à l'Eurofiduciaire" , (en clair la mise en œuvre d'une décision vieille de six ans au moins et qui sera obligatoire dans sept mois !) au milieu d'un fouillis de textes secondaires.

Pourquoi ce camouflage ?

D'abord, sans doute parce qu'il faut cacher l'incroyable retard avec lequel l'Etat va réglementer le passage à l'Euro, lui qui ne cesse de gourmander les entreprises coupables de ne pas se préparer avec assez de célérité !

Mais il y a autre chose .

Et cette autre chose c'est le fait incroyable mais juridiquement incontestable que, dans l'état actuel de la législation à ce jour, la contrefaçon ou la falsification de pièces ou de billets en euros n'est pas pénalement répréhensible .

L'article neuf de la loi portant modifications du code pénal en vue de la mise en circulation des pièces et des billets en euros est en effet commenté dans ces termes par la commission ad-hoc :«  le présent article vise à compléter le code pénal par des dispositions renforçant la protection de l'euro contre le faux monnayage  (…) Le paragraphe II propose de compléter le code pénal par un nouvel article 442-15 sanctionnant le faux monnayage des billets de banques et des pièces de monnaie "qui, bien que destinés à être mis en circulation, n'ont pas encore été émis par les institutions habilitées à cette fin et n'ont pas encore cours légal", selon les mêmes modalités que pour le faux monnayage des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France ou émis par les institutions étrangères ou internationales habilitées à cette fin. Ce paragraphe comblerait ainsi une lacune de notre code pénal : à ce jour, la contrefaçon ou la falsification de pièces ou de billets en euros ne serait pas pénalement répréhensible avant le 1er janvier 2002. 

On peut noter que serait non seulement punie la fabrication de faux euros, mais aussi, en vertu de l'article 442-6 du code pénal, la fabrication, la vente, la distribution de tous objets, imprimés ou formules qui présentent avec les pièces et billets en euros "une ressemblance de nature à faciliter l'acceptation desdits objets, imprimés ou formules en lieu et place des valeurs imitées" (d'un an d'emprisonnement et de 100.000 francs d'amende).  »

Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

En clair : a l'heure qu'il est, n'importe qui peut, sans aucun risque penal, contrefaire, falsifier, fabriquer, vendre, distribuer des objets imprimés ou frappés identiques aux billets et aux pièces du futur Euro.

Cela, les mafias européennes le savent depuis longtemps. Leurs conseillers juridiques qui, dès le début du projet Euro, ont scruté les textes et dispositions légales à la loupe pour trouver les moyens de les mieux tourner l'avaient évidemment remarqué. Et aussitôt, les gangs avaient cherché (et trouvé sans peine) les moyens de se procurer des spécimens d'Euro stockés dans toutes les imprimeries officielles et réserves des états membres de l'Union.

En effet, comme tout spécialiste le sait aujourd'hui, (et le patron d'un des principaux établissements financiers de Paris en faisait récemment l'aveu sur une chaîne du câble,   si les médias ont été tenus dans l'ignorance de l'aspect précis des futurs billets en Euro, les mafias, elles, ont acheté a prix d'or des modèles qu'elles ont mis immédiatement en fabrication.

Résultat : il existe d'ores et déjà un stock de faux billets en Euro probablement lourd de plusieurs milliards d'unités et qui pourra être jeté sur le marché dès le premier jour de l'échange.

Face à cette situation, les états membres de l'union ont deux possibilités : soit mettre en œuvre des procédures de lutte contre la fraude; ce qui, dans la cohue et la panique qui vont accompagner le basculement est pratiquement inenvisageable ; soit tout faire pour que la vérité soit cachée a l'opinion publique qui, sans cela, risquerait de refuser tout échange d'euro chez les commerçants et provoquerait aux portes des banques, au mieux des files d'attente incontrôlables au pire de véritables émeutes.

C'est la deuxième solution qui a été choisie ainsi que le sous-entendait l'expert financier Huard lorsqu'il confiait devant une des caméras de  télévision du Sénat : « ici on peut le dire parce que personne ne nous regarde, mais les faux euros sont déjà prêts ».

Ce que confirmait un expert en monnaie qui, reçu récemment à Radio Courtoisie confiait hors antenne sa certitude que les faux euros allaient déferler et expliquait qu'il n'avait pas pu faire cette annonce au micro de crainte d'être poursuivi pour "atteinte au crédit de l'Etat".

Pourqsuite dont a d'ailleurs été expressément et officiellement   menacé le tahitien René Hoffer qui, ayant voulu faire constater l'existence de ces faux billets par l' adjoint au trésorier payeur général de la Polynésie française s'est entendu répliquer que prétendre que des "vrais" billets sont faux pourrait occasionner des poursuites pénales.

Or le problème est justement que dans l'état actuel de la situation, personne, sauf les graveurs, les imprimeurs et quelques très rares hauts fonctionnaires n'est en mesure de faire la différence entre faux billets et les vrais que l'on n'a jamais vus.

C'est la une des explications aux multiples changements de dates envisagés par le pouvoir pour l'ouverture des guichets d'échange. D'abord fixée au 2 janvier, cette date a été avancée au 1° décembre et le pouvoir pense maintenant l'avancer encore au 1° septembre tout en invitant les Français a échanger le contenu de leur "lessiveuse" estimé à cent cinquante milliards de francs soit à peu près vingt cinq mille francs par foyer fiscal, sans contrôle d'origine des fonds. (jusqu'à concurrence de cinquante mille francs)

L'objectif n'est évidemment pas de desserrer la pression policière et fiscale. Il est tout simplement de tenter de prendre de vitesse non pas les faux monnayeurs qui sont prêts de toutes façons mais leur victimes.

Dès que l'argent échangé commencera à circuler, il deviendra en effet pratiquement impossible d'échapper au risque de se faire refiler de la fausse monnaie.

Et dans ce cas, la règle d'or s'appliquera : les faux billets seront purement et simplement confisqués dans  aucun espoir de restitution ni de dédommagement.

Contre cette menace, la solution qui s'impose est celle donnée plusieurs fois dans ces colonnes par Michel Prieur historien des monnaies et expert numismate : fuir l'euro et changer  ses économies en Franc contre des dollars ou de l'or.

 

 

Texte par S. de B. (VR) transmis le 05-06-2001

 

Si le sujet vous intéresse, voici quelques autres textes transmis par Mac.Guffin (VR) le 14-06-01, ils sont de type RTF et compressés dans un fichier zip pour accélérer le chargement.