Elections et vérités

 

Les élections, du moins celles du niveau suprême ne sont pas l'affaire des royalistes, les programmes républicains également. Les républiques qui sont partout dans le monde le paravent d'oligarchies diaboliques vont toutes à plus ou moins grande vitesse dans un mur. Ce n'est pas avec leurs méthodes, surtout électorales, qu'un remède pourra être trouvé aux crises qui sont devant nous.

    Le seul travail qui devrait nous occuper de chaque matin à chaque soir est la visibilité du principe royal. Je ne suis même pas sûr que l'incarnation du principe soit, dans les temps que nous vivons, indispensable sauf, ce qui n'est pas le cas, si cette incarnation rendrait évident et clair le principe lui-même.

    Est-il si difficile de proclamer haut et fort que le Roi, juge, protecteur, et personnification du royaume ne s'occupera que de justice, de défense et de représentation de la nation (oui, la nation) dans le monde qui l'entoure? Est-il si difficile de dire que chacun sera responsable de ses propres affaires, qu'il lui appartiendra cependant de choisir celui qui aura la charge des affaires locales et de proposer au choix du Roi des hommes qui gouverneront sa province ? Est-il si difficile de dire que toute cette organisation si naturelle ne coûtera pour ainsi dire rien à côté de ce que le système clientélisme, prébendier et confiscatoire de la république coûte ? Est-il, en un mot, impossible de dire que le Roi, c'est la vraie Liberté alors que la liberté est confisquée depuis tellement longtemps qu'on en a même oublié le goût.


Mes voeux pour 2004 sont simples : que ces vérités soient dites pour qu'en 2007 elles soient connues de tous.

 

Paul Turbier, le 29-12-2003.