ESPOIR (débat sur VR fin août 2004)

 

 

Le Chevalier, 24-08-2004 :

… la royauté ne nous a pas encore complètement quitté, il y a de l'espoir, car dans les couleurs de notre drapeau il y a toujours le blanc, qui est la couleur du royaume de France, seulement il est  emprisonné par le républicanisme. Le royalisme est en sommeil et peut se réveiller quand le moment sera venu.

 

 

 

Myrdyn, 24-08-2004 :

Mon cher Chevalier,

J'aimerais partager votre optimisme.

Malheureusement, je n'y parviens pas. Voici deux raisons de mon pessimisme.

Ma première inquiétude est que le royalisme a déjà eu des occasions de s'imposer à nouveau, alors que la conjoncture y était bien plus favorable qu'actuellement. L'époque Maurassienne en est un exemple flagrant. Ses échecs ont été autant de victoire de la fourberie contre la droiture : la gueuze a momentanément abandonné ses principes pour faire appel à « l'homme providentiel » qui lui permettrait de reprendre ses forces. Misérable, mais efficace. Et il en reste en réserve !

Les résurgences de l'extrême gauche et la misère sociale croissante s'auto-entretiennent. Les gauchistes extrêmes voient leurs rangs grossir à cause de l'apport des chômeurs et des « sous-serfs de la gueuze » que constituent les basses catégories de fonctionnaires (Je ne leur jette pas la pierre, mais si je choisis cette appellation peu charitable, c'est parce que je pense qu'ils ne peuvent pas sortir de leur état ou léguer autre chose qu'une télé 16/9 à leurs enfants). Ces derniers sont démoralisés, voire désespérés et ce à juste titre, mais sans se rendre compte qu'ils sont les victimes du monstre égalitaire. Et ils le renforcent ! Les armées de l'extrême gauche, le syndicalisme de rue, sont très bien organisées et aptes à faciliter une prise de pouvoir selon son choix en cas de crise.

Si les idées royalistes et avant tout, pour faire simple, les idées anti-égalitaires, anti-démocratiques et anti-républicaines ne progressent pas rapidement, le prochain « recrutement d'homme providentiel » se fera naturellement dans le sens de la pensée unique du moment. Je ne la détaille pas, vous la connaissez aussi bien que moi.

La seconde de mes craintes est que je ne vois pas qu'un changement de régime puisse se faire sans un choc, sans une crise grave.

Et si aucun changement de régime n'a lieu, la France se verra diluée dans une Europe élargie. C'est une vision de cauchemar, parce que je n'imagine pas que le pouvoir des bureaucrates y serait moins important qu'actuellement et que ces derniers ne savent dominer la société qu'en lui imposant des normes et en multipliant les contrôleurs de norme. Une sorte de société où les citoyens seraient élevés en batterie, comme des poulets. Pour réguler une consommation de masse alimentée par des produits aux contours parfaitement normés, personne n'a trouvé de meilleure idée. Mais je ne suis pas né pour ça et je n'ai pas fait d'enfants pour les mener à un tel abattoir.

D'où viendrait un tel choc, c'est un vaste sujet, mais je pense que la démocratie secrète nécessairement des déséquilibres économiques qui finissent par provoquer des dépressions économiques du type de celle des années 30. Je pense que les marchés financiers actuels sont au bord d'un précipice plus profond que ce que les générations actuellement en activité ont connues. La gueuze n'a jamais affronté d'épreuve seule, elle n'y survivrait pas. Les quelques années de sursis doivent être mises à profit pour que, le moment du choix venu, toutes les cartes des idées soient sur la table. Or actuellement, la carte royaliste est invisible.

Longue vie aux ennemis de nos ennemis.

Myrdyn

 

 

 

Theorus Fumisis, 24 août 2004 :

Je vais émettre une petite réserve sur l'envoi de cette lettre "Longue vie aux ennemis de nos ennemis", parce que pour moi, il y a de fortes chances pour qu'aujourd'hui, les ennemis de nos ennemis soient aussi nos ennemis. Pour le reste, je suis ravi par un raisonnement aussi clair. Quels sont les enseignements que nous pouvons en tirer ?

Cordialement,

Theorus Fumisis

 

 

 

Le Chevalier, 24-08-2004 :

"Mais si la lèpre prolifère sur la peau, si la maladie la recouvre toute entière et s'étend de la tête aux pieds, où que regarde le prêtre, celui-ci examinera le malade et, constatant que la lèpre recouvre tout son corps, il déclarera pur le malade." Cependant il est également dit: "Toutefois, le jour où apparaîtra sur lui un ulcère, il sera impur."

(Extrait du lévitique)

Quand tout à l'air de virer au cauchemar, c'est en ce moment précis que la délivrance est susceptible de surgir. Mais quand un mal profondément ancré dans le sol nourricier est détecté, il faut agir avec prudence et intelligence afin de l'en débarrasser.

Je maintient mon optimisme, mais cela ne nous dispensera pas d'un travail de fond à effectuer. J'ai eu la visite de membres de ma famille il y a quelques jours,agés de 79 et 80 ans.Le mari a bien dit que c'était une véritable invasion qui a lieu en région parisienne en ce moment avec les gens que vous savez (s'il y a un espion ici je n'ai pas envie de passer pour quelqu'un incitant à la haine raciale comme la pauvre Brigitte Bardot).

Mais il faut rester optimiste, non seulement c'est bon pour la santé mais en plus cela permet de garder l'esprit plus efficace et apte à travailler correctement.Et c'est bien de cela que nous avons besoin pour maintenir la garde royaliste et faire en sorte que les gens comme nous ne disparaissent pas définitivement.

Il est tard, à la prochaine fois.

Le Chevalier

 

 

 

Paul Turbier, 24-08-2004 :

De ce long et très interessant billlet (merci à son auteur) j'extrais : " Or actuellement, la carte royaliste est invisible "

Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que j'ai ressassé cette évidence au point de passer aux yeux de beaucoup pour un radoteur. Eh bien tant pis ! Et tant mieux si des renforts arrivent pour remettre l'essentiel sur le tapis. Je dois die que je suis bien malheureux de lire ici ou là : "vive Louis" ou Jean ou Charles au je ne sais plus qui d'autre. Si la ré-instauration est plus celle d'un héritier que du principe fondamental, alors nous ne sortirons pas du trou. Une doctrine claire et simple est nécessaire pour montrer à l'évidence que le régime régalien et nettement meilleur et plus avantageux, à tous égards que le régime républicain car les mentalités de ce 21éme siècle ne sont plus celles du 19ème et il faut tout remettre à plat. C'est à la constitution d'un livre blanc du Royalisme que nous devrions travailler, chacun avec ses moyens, ses compétences, ses convictions. Ne comptons pas que ce travail nous viendra de haut (de Louis Jean, Charles ou les autres), il nous faut nous y atteler. Est-ce si indécent que de dire au Roi, lorsqu'il se lèvera, " Sire, voici comment nous voulons que vous nous gouverniez. Rendez-nous Justice, Protégez le Royaume et Conservez-le propre et sain". Le reste sera notre affaire.

Paul T.

 

 

 

Annelys de France, 24-08-2004 :

Je comprends parfaitement les raisons de votre pessimisme.

Puis-je vous donner les raisons de mon optimisme - tout relatif ?

1. Je fais partie, avec Paul Turbier et quelques autres membres de VR (je ne me permets pas de les nommer sans leur autorisation) d'un forum non royaliste formé de lecteurs du Figaro ayant été publiés dans leur "Courrier des Lecteurs".

Paul et moi ne manquons jamais une occasion de rappeler l'existence du royalisme, ses raisons d'être, la supériorité de la royauté sur la république. Il s'agit, dans l'ensemble, de gens qui réfléchissent.

Or, non seulement nous ne nous sommes jamais attiré de réactions hostiles, rarement des réactions ironiques, mais nous avons fréquemment eu des réactions de sympathie, nous avons "débusqué" quelques royalistes qui n'osaient le dire, et bien souvent on nous a répondu en substance : vous avez parfaitement raison, malheureusement l'instauration d'un roi en France paraît impossible.

2. Je porte en permanence (avec la croix et la médaille que j'ai au cou) une grande fleur de lis en or. Je l'ai même portée déjà cinq fois à la télévision, c'est-à-dire devant des millions de personnes. Je n'ai jamais eu une réaction hostile, et souvent des réactions amicales.

3. En 1788, il y avait proportionnellement beaucoup moins de républicains en France qu'il n'y a aujourd'hui de royalistes déclarés (et certains dans des positions d'influence, comme feu Marcel Jullian). En 1916, il y avait proportionnellement beaucoup moins de communistes et de socialistes en Russie qu'il n'y a aujourd'hui de royalistes déclarés en France.

C'est dire que les grands mouvements sont l'oeuvre non de majorités, mais de toutes petites minorités décidées et prêtes à saisir l'occasion aux cheveux.

Le tout est qu'il y ait à la fois un "terreau" favorable, ne personne, ou un groupe de personnes, aptes à se saisir de l'occasion et à ne pas la lâcher (Pas forcément le Roi, mais l'équivalent de Monk en Angleterre au XVIIème siècle) et un pouvoir qui commette des erreurs au moment crucial.

Pour le "terreau", il pourrait bien être plus favorable que vous ne le pensez : l'idée que nous payons aujourd'hui plus de la moitié du fruit de notre travail chaque année pour alimenter les dépenses - souvent inutiles ou gaspilleuses - de l'État et que, dans un pays riche, chacun s'appauvrit de plus en plus, fait lentement son chemin. Ceux qui sont aujourd'hui attirés par la gauche extrême peuvent être tout aussi bien attirés demain par les perspectives que leur ouvrirait l'instauration d'un roi qui serait plus économe du fruit de leur travail (voir ce qui s'est passé avec le FN, qui a recruté tout autant à l'extrême-gauche qu'à droite).

Pour le groupe prêt à saisir l'occasion par les cheveux, il ne tient qu'à nous. Enfin, je dirais plutôt qu'à vous, génération jeune et active, plutôt qu'à moi, qui suis maintenant trop âgée (même si je me refuse obstinément à être une vieille dame !), car à VR, comme dans beaucoup de groupes royalistes, la grande majorité est jeune, voire très jeune.

Quant aux maladresses et aux faiblesses du pouvoir, reste à espérer qu'elles se produisent au bon moment. Cela ne dépend pas de nous, mais compte tenu des faiblesses et maladresses de nos gouvernants depuis des lustres, on peut toujours l'espérer.

En revanche, et bien que je ne le souhaite évidemment pas, il est presque certain que l'instauration du roi (je ne parle pas de restauration, c'est un mot qui "sonne" mal en France après celle du début du XIXème siècle, et de toute façon il ne saurait être question de restaurer l'"Ancien Régime", mais bien d'instaurer une nouvelle royauté à la capétienne, conforme aux exigences de notre temps) ne se fera pas sans un choc.

Ce choc, je crains qu'il se produise le jour - que je ne crois pas très lointain - où les communautés exogènes qui tombent de plus en plus sous la coupe d'islamistes fanatiques et où les armes ne manquent pas se lèveront en masse. Je le redoute terriblement, parce que rien ne prouve que nous, habitants historiques de notre pays, en sortirions vainqueurs et que la défaite nous promettrait des siècles de servitude.

Reste à espérer que la Providence nous évitera cette défaite.

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

 

 

Yrieix de Pourceaugnac, 24-08-2004 :

D'accord avec Annelys sur la force des minorités agissantes. J'ai constaté aussi que faire l' "outing" de son royalisme ne déclanchait pas tant que ça de réactions négatives. Il faut bien sûr faire preuve de doigté, d'humour et de rayonnement. Ce rayonnement que donne la confiance en soi.

Voilà pourquoi je pense aussi que l'optimisme est nécessaire, utile à notre cause. Le pessimisme fait toujours plus chic, plus sérieux. Quiconque se présente comme optimiste passe vite pour un béat. Il faut du courage pour être optimiste. Annelys nous montre la voie.

Sur la révolte des banlieues, j'ai plusieurs fois entendu cette crainte dans la bouche de cadres de l'armée de terre et de la gendarmerie. Mais j'ai un peu l'impression que, de leur part, c'est plutôt un espoir qu'une crainte. ... :-)

Je viens de relire l'histoire du Maroc. Et je suis assez tenté par l'idée que la royauté là-bas a peu à peu et délibérément copié le modèle capétien. Donc, quand nous serons minoritaires dans une société islamique, nous demanderons l'abolition des principes du traité d'Utrecht pour que le sultan du Maroc puisse aussi être roi de France ;-))

Cheikh Yrieix el-Pourceaugnac

émir du GLA (groupement limousin armé)

 

 

 

Le Saint, 24-08-2004 :

C'est pas drôle du tout vous savez le "statut" de dihmi ... l'Islam malgré leurs attitudes "positive", nous n'avons a attendre qu'un grand coup de pied au cul et la France mise à sac par ces pillards et pirates de générations en génération... et c'est un descendant de Génois qui vous le dit : avec ces gens là il n'y a qu'à vaincre ou mourir, aucun traité, aucune concession ne vous protégera, il ne veulent que des esclaves pour ne pas travailler car c'est le règne de la paresse et du mensonge qu'ils instaurent et les magnifiques contes à dormi de bout qu'ils colportent renforcent encore plus mon opinion.

LESAINT

 

 

 

FC, 24-08-2004 :

Et c'est bien là qu'il faut redouter le prochain referendum sur la "constitution européenne" et son cheval de Troie à la clef : l'entrée de la Turquie dans l'Europe !

fc

 

 

 

Myrdyn, 24-08-2004 :

Chère Anne,

Merci pour votre sagesse et le temps que vous avez pris à me répondre.

La route principale qu’emprunte votre pensée est aussi la mienne. Toutefois, il est des chemins de traverse que je n’emprunterai pas, même en votre compagnie. Et je continue à me méfier des nuages noirs qui s’amoncellent, non pas pour « faire sérieux », mais parce qu’ils annoncent l’orage.

Oui, les républicains et les communistes sont partis de presque rien. Ils ont su séduire les élites avec leurs idées « nouvelles » et ces élites ont su mobiliser les masses. La foule est l’unité de l’action, pas de la réflexion. Donc oui, je suis d’accord avec vous, notre combat n’est pas désespéré et oui je crois que nous avons raison d’y croire. Mais j’ajoute qu’il faut une idée vivante et claire, un étendard visible et reconnaissable.

Oui, je suis d’accord avec vous lorsque vous dites que le terreau existe et qu’il est favorable. Oui, une grande partie de la population pense que « c’est le bordel », oui les prélèvements confiscatoires subi par le fruit du travail font des mécontents. Mais vers quelles solutions se tournent-ils ? Le royalisme, ou le gauchisme ?

Le terreau est certes favorable, mais il ne nous favorise pas exclusivement, loin de là. Et comme je l’ai dit plus haut, la foule est l’unité de l’action, pas de la réflexion. Les idées les plus visibles, les plus immédiatement séduisantes ont l’avantage. Et une fois qu’une idée a pris, il faut qu’elle vive sa vie, termine son cycle et que la suivante attende son tour.

La démocratie est une sorte d’ondulation permanente où les cycles se succèdent. Elle bouge tout le temps, mais n’avance jamais. En revanche, chaque cycle ajoute une strate d’endettement et « d’avantage acquis » à payer par ceux qui ne sont pas encore dans le moule égalitaire. Ces tributs qui s’amoncellent rendent la tâche de plus en plus ardue et donnent un sentiment d’urgence.

« Ceux qui sont aujourd'hui attirés par la gauche extrême peuvent être tout aussi bien attirés demain par les perspectives que leur ouvrirait l'instauration d'un roi qui serait plus économe du fruit de leur travail (voir ce qui s'est passé avec le FN, qui a recruté tout autant à l'extrême-gauche qu'à droite). »

Cest juste, les polarités s’inversent facilement, mais en attendant, c’est le FN qui les a séduits, pas nous.

Aujourd’hui, la mode est à « l’alter mondialisme », même si ça ne veut rien dire et recouvre dix mille courants divergents. Demain pourquoi pas une sorte de para-syndicalisme ou autre chose ? Les esprits sont féconds et les foules perméables. Mais pendant que ces idées « nouvelles » occupent le terrain, les autres attendent et celles qui sont en gestation ne sont pas irriguées. C’est pourquoi notre seule urgence doit être de pousser notre « idée nouvelle » en avant. Il faut la rendre accessible et attrayante pour que les français aient envie de la regarder plus en détail et de se l’approprier. Pas pour convaincre une majorité, la première étape doit simplement être que lorsqu’on posera la question à l’homme de la rue « Connaissez vous un royaliste ? », qu’il puisse donner un nom qui ne commence pas par « feu ... ». Bref, sortir de notre invisibilité. Tant que nous n’aurons rien fait dans ce sens, je continuerai à penser que le fait que nous n’ayons quasiment aucune audience alors que justement le terreau est si favorable, est une défaite honteuse, un gâchis dont nous sommes responsables !

Oui, effectivement, on peut constater que l’affichage d’un royalisme positif ne déclenche pas d’hostilité. Il y a quelques décennies, il en allait tout autrement.

Mais ce n’est pas une bonne nouvelle, pas une bonne nouvelle du tout ! « Seuls ceux qui ne font rien n’ont pas d’ennemis ». L’absence d’hostilité vient du fait que la grande majorité des gens considèrent le royalisme comme une gentille idée complètement surannée. Pour eux, cela n’évoque la plupart du temps que des images de type « Points de vues et images du monde », pas un combat politique. L’hostilité du passé venait du fait que le royalisme était un courant de pensée vivant et qui portait haut ses valeurs. Celles-ci ne sont pas molles, ne se prêtent pas à la démagogie et ne sont pas égalitaires et « bien-pensantes ». C’est pourquoi elles déclenchent immédiatement des réactions. L’absence d’hostilité ne signifie rien d’autre que la plupart de vos interlocuteurs vous jugent « non dangereux », parce qu’ils n’imaginent pas que l’idée royaliste ait des chances d’aboutir. Ou alors, presque pire, qu’ils n’ont aucune idée de ce que cela signifie réellement.

Je ne parle pas là du cercle des lecteurs du Figaro qui ont publié dans le courrier des lecteurs, mais vous conviendrez que bien qu’éminent, il s’agit là d’un public non « représentatif ». Constater la bienveillance de ses alliés ne suffit pas à gagner la bataille.

J’espère de tout coeur me tromper, mais je pense qu’il faut entreprendre un travail qui permette de faire naître un courant d’idée, parce que l’idée royaliste n’existe plus que sous forme de graines et de germes en hibernation.

Longue vie aux ennemis de nos ennemis.

Myrdyn

Etait noire la nuit, était rouge le feu.

La nation semblait à l'agonie.

Plus de chefs, plus de foi, un destin malheureux

S'abattait sur la chère Patrie

Tous sont morts et leurs casques rouillés dans le vent

Veillent sur mille tombes fleuries

Sur la route au lointain nos chars rythment en grondant

Le refrain de la grande Patrie

Le cri de notre histoire et la terre et les morts

Nous appellent au combat de demain.

Nous jurons d'être unis, nous jurons d'être forts.

France, ton avenir est le mien.

 

 

 

Myrdyn, 24-08-2004 :

Theorus Fumisis a écrit : « il y a de fortes chances pour qu'aujourd'hui, les ennemis de nos ennemis soient aussi nos ennemis. »

Je ne vous contredirai pas sur ce point, vous avez très certainement raison. Mais aujourd'hui, les ennemis de nos ennemis sont les seuls à pouvoir les combattre. Nous sommes trop peu nombreux à exprimer notre adhésion à la cause (même si je pense que de très nombreux français sont d’accord avec les principes qui mènent à la royauté, mais sans le savoir) et notre image est nulle, inexistante ou contre-productive, voire répulsive. Si j’ai raison sur ce point, le seul objectif qui doit être le nôtre doit être de bâtir une image claire, simple et attractive. Les idées qui sous-tendent la cause royaliste le sont déjà. Mais si elles restent cachées, mêmes parées de toutes les vertus du monde, cela ne servira à rien.

Tant que d’autres forces peuvent ralentir notre glissade vers le social-égalitarisme absolu, ainsi que vers une sorte de dissolution « aculturelle », nous permettant ainsi d’avoir un peu de temps pour nous reconstruire, pour convaincre et pour promouvoir nos idées, je trinquerai à leur santé.

Longue vie aux ennemis de nos ennemis.

Myrdyn

 

 

 

Annelysdefrance, 24-08-2004 :

D'accord sur l'essentiel de votre message. Je n'essayais pas de masquer les difficultés, mais seulement de donner quelques motifs d'espérance.

Vous aurez remarqué que je ne disais pas seulement que se proclamer royaliste n'attirait pas d'hostilité (ce qui en effet serait en soi, si c'était la seule réaction, assez inquiétant) mais pas d'ironie ni de moquerie non plus, et c'est sans doute plus rassurant.

Amicalement

Anne