FASCISME ? Stop à l'amalgame !

 

 

Message de Free Europe le 16 septembre 2002.

Le fascisme, c'est surtout l'apologie de la force brutale, exercée en tout arbitraire par un pouvoir centralisé sur une populace apeurée. Certains disent même que c'est le règne de méchants schizophrènes pédérastes refoulés, qui font ressurgir dans leur politique les fantasmes qui hantent leurs rêves. Che viva, y Bardèche à la lanterne. Na.

 

Message du Lieutenant, le 17 septembre 2002 :

Le fascisme c'est plutôt une symbiose entre transcendance et immanence. Le difficile livre de Merel "fascisme et monarchie, un essai de conciliation du point de vue catholique" est une lecture hautement recommandable pour des royalistes et les fascistes, les premiers en deviendront plus réalistes, les seconds plus nuancés. La définition violente du fascisme donnée par Slave Europa est un témoignage de soumission totale à la dictature des media "corrects" ; c'est la définition très large que l'on veut imposer à toute la masse amalgamée de régimes qui doit officiellement être affublée de l'étiquette fasciste pour éviter toute réflexion à leur sujet. A la réflexion étiquette fasciste et étoile jaune à coudre sur le veston ne diffèrent guère de nature, l'agressivité automatique vis à vis du porteur ne me semble guère honorable.

Quant à Bardèche, c'est un des grands esprits français. Il n'était pas spécifiquement fasciste, si ce n'est par une certaine indépendance d'esprit et surtout son mariage avec la soeur de Robert Brasillach qui ne lui fut pas pardonné. Cela lui a valu condamnation et privation de droit d'exercer son métier ; devenu paria, pour survivre il dut se consacrer à l'écriture et se retrouva de fait parmi les épurés, dont par son talent, il devint le défenseur et le porte parole. "Suzanne et le taudis" décrit bien son itinéraire domestique avec humour et discrète grandeur d'âme. Quant à ses livres, "Sparte et les Sudistes" est LE livre indispensable de ceux qui veulent plus que la médiocrité repue qui nous est proposée par la politique de nos jours. Ne pas le lire est se condamner à mourir inabouti. A prendre absolument sur une île déserte.

Peut on être royaliste sans souscrire à ce qui suit ?

"Je crois que le monde moderne est une entreprise de dénaturation de l'homme et de la création. Je crois à l'inégalité parmi les hommes, à la malfaisance de certaines formes de la liberté, à l'hypocrisie de la fraternité. Je crois à la force et à la générosité. Je crois à d'autres hiérarchies que celle de l'argent. Je crois le monde pourri par ses idéologies. Je crois que gouverner c'est préserver notre indépendance, puis nous laisser vivre à notre gré." (Maurice Bardèche)

Plutôt que de l'envoyer à la lanterne, portez lui une rose au cimetière de Charonne et une à Robert Brasillach, son voisin pour l'éternité, vous rendrez hommage à l'intelligence et au coeur..

Le Lieutenant
REGIS ULTIMA RATIO

 

Réponse de Free Europe, le17  Septembre 2002

« Plutôt que de l'envoyer à la lanterne, portez lui une rose au cimetière de Charonne et une à Robert Brasillach, son voisin pour l'éternité, vous rendrez hommage à l'intelligence et au coeur.. »

Bien, mon lieutenant. Ne pensez-vous pas qu'un transfert de ses cendres au Panthéon serait à étudier, parce que Bardèche dans le cimetière de Charonne, ça met un coup au moral.

FE

HUMOUR PRESQU'ULTIMA RATIO AUSSI

 

Réponse du Lieutenant, le 17 septembre 2002 :

Bardèche au Panthéon, l'idée le ferait bien rire, Brasillach répondrait que c'est réservé aux vieilles barbes. Et le cimetière de Charonne a son charme, il a gardé un petit air du Paris de Brasillach justement. Suzanne, le marchand d'oiseaux et le voleur d'étincelles s'y sentent plus à l'aise qu'au panthéon pour s'asseoir sur le bord d'une pierre. Et un vol de pigeon a plus de charme qu'un car de japonais. Il est de bien plus beaux cimetières que ces mausolées d'orgueil érigés pour l'édification du peuple, entre un mausolée de Lénine et le "Tombeau du Géant" près de Bouillon sans pierre gravée,  je n'hésiterais pas. Mais j'ai peut-être mauvais esprit. Laissons Bardèche où il est ; au panthéon il aurait une mine de déterré !