Gens de France

Transmis par Pierre Van Ommeslaeghe, le 11 novembre 2003.

 

 

 

Bonsoir,

certains ont parlé des actions du prince Jean. Ayant reçu un extrait du discours qu'il a prononcé le 27 juin à l'occasion du lancement de son association "Gens de France", je vous le retransmet. Chacun jugera de ses intentions.

 

 

 

"Prince, français, chrétien, voilà ce que je suis, voilà ce que je veux être, voilà comment j'agis. L'être définit l'agir en bonne philosophie. Mon mode d'action, donc notre mode d'action, est déterminé par le principe qui règle l'être d'un prince français, d'un prince chrétien, quels que soient par ailleurs mes qualités et défauts personnels."C'est en tant que chrétien, "très chrétien" auraient dit mes ancêtres, que je considère mon rôle. C'est le principe supérieur qui a justifié et qui peut justifier demain l'instauration d'une royauté. Aujourd'hui un monde de possibles s'ouvre devant nous. Personne ne peut dire de quoi demain sera fait. Les vieux systèmes sont usés. Leurs concepts aussi qui ne répondent plus à la réalité. Les mots du vocabulaire politique sont utilisés par les uns et par les autres dans des sens tellement différents que chacun peut y mettre sa passion, son intérêt, sa conception. Il n'y a plus de foi objective dans des principes métaphysiques qui soutiennent un régime dont les notions, même les plus élémentaires, sont remises en cause tous les jours par ceux qui y vivent et qui en vivent. Ce phénomène est, d'ailleurs, tout à fait normal. C'est tout simplement l'usure de tout ce qui passe ici-bas : hommes et théories.

"Il n'en n'est pas de même de la foi chrétienne, de la foi catholique. Elle a su animer à travers les siècles par une volonté constante un projet qui a modelé la réalité sans la violenter, qui a orienté vers le bien sans prétention théorique, sans fanatisme idéologique, par sa connaissance exacte de la liberté de l'homme, de sa grandeur et de ses limites. Si demain, comme il est prévisible, il faut refaire un monde vivable,  où chacun trouve sa place, la famille, la cité, les métiers, il faudra une volonté faite d'énergie et de patience qui ne peut puiser sa force que dans la grâce du Christ. L'ignorer, ce serait présomption.

"J'aime la France, comme tous mes pères. Je travaille pour elle. Et comme je sais que la France est nécessaire à l'équilibre de l'Europe et du monde, en travaillant pour la France, j'ai conscience d'oeuvrer aussi pour la véritable Europe de la civilisation, celle que nous attendons. Dans mes déplacements à l'étranger, et surtout dans l'espace de la francophonie, je constate une attente: la France a encore une place à tenir, un rôle à remplir.

"Prince de France, je sais ce que ces mots recouvrent, à quoi ils m'obligent, à quoi ils me prédestinent. L'histoire parle tellement fort qu'il n'est pas nécessaire - du moins pour moi - d'ajouter à son discours. En revanche, l'avenir, notre avenir français pose des interrogations, attend des réponses. La question monarchique, ou, si vous préférez, les questions institutionnelles s'intégreront tout naturellement à notre travail. Et comme je suis un réaliste, je crois qu'au fur et à mesure que l'oeuvre avancera, notre oeuvre, le jeu des questions et des réponses sur les institutions sera mené de manière spontanée, vivante, d'autant plus intéressante. Comment un français soucieux de sa patrie ne se poserait-il pas des questions - et d'honnêtes questions - en voyant un prince de France oeuvrer pour la France en accord avec des français, avec les français ? La réflexion naîtra de l'action et l'action se nourrira de la réflexion."