INSECURITE, QUELLE SOLUTION ?

 

Plusieurs messages ont parlé de l'insécurité. C'est une réalité et un thème à la mode en cette période pré-électorale. Mais quelle solution pour y remédier ?

A première vue, il peut sembler qu'il faille augmenter les effectifs policiers et renforcer les sanctions pénales. C'est une erreur. La police fait ce qu'elle peut, mais sitôt arrêtés, les délinquants sont relâchés. Les lois existent mais la justice ne les appliquent pas (50% des plaintes sont classées sans suite par le parquet). Le problème se situe donc au niveau de la justice. Les juges ne feraient pas leur boulot ? Ce n'est même pas ça (même si certains sont gangrenés par une idéologie gauchiste qui considère le délinquant comme une victime de la société).

De 1950 à 1980, les infractions poursuivies (donc hors celles qui n'ont pas fait l'objet de plainte ou qui ont été classées par le parquet) ont été multipliées par sept (500.000 à 3.700.000). Je ne connais pas les chiffres actuels mais ils n'ont pas baissé... Or il y a aujourd'hui le même nombre de juges qu'il y a un siècle.

Le plus urgent est donc de donner les moyens à la justice de faire son travail, notamment en augmentant le nombre de magistrats. Mais aussi en lui rendant sa dignité et son autorité.

A ce propos je soumet à votre réflexion la conclusion d'un article de J.Baptiste Donnier, professeur à l'université d'Aix-en-Provence et paru dans le n°7 de mars 2000 de "La Restauration Nationale" :

 

"...Puisque l'indépendance de la Justice à l'égard des pressions politiques doit se conjuguer avec une dépendance légitime de la Justice à l'égard de l'Etat, garant de son autorité, il faut placer, au sommet de la hiérarchie du pouvoir judiciaire, une instance politique véritablement indépendante. Le Président de la République, qui parce qu'il est élu, dépend, plus que jamais de nos jours d'un parti, ne peut pas être cette instance politique indépendante. Le Roi parce qu'il ne tient pas son pouvoir de l'élection, est le seul à même d'exercer cette fonction nécessaire. Sans cette clef de voûte, tout l'édifice s'écroule. Sans le Roi qui incarne l'Etat tout en étant, par l'origine de son pouvoir, pleinement indépendant, toute velléité de réforme de la Justice est condamnée à osciller entre deux écueils également dommageables : soit la soumission de la Justice à des objectifs de basse politique qui lui font perdre son autorité; soir une indépendance à l'égard du pouvoir politique qui ne tarderait pas à faire tomber la Justice sous l'emprise d'autres pouvoirs qui n'auraient pas nécessairement le bien commun pour finalité commune. "

 

"L'autorité judiciaire, en France, est une autorité royale. La symbolique judiciaire en garde d'ailleurs la trace. La robe rouge des magistrats de nos cours souveraines n'est autre que le manteau royal. C'est là bien plus qu'une simple survivance historique ou qu'un décorum suranné. C'est le signe éloquent d'une nécessité. Seul le Roi souverain politique et fontaine de Justice, peut opérer en sa personne la synthèse entre l'indispensable appartenance du corps judiciaire à l'Etat et la non moins indispensable indépendance de ce même corps à l'égard de toute tentative politique d'utilisation de la Justice à des fins particulières."

 

Donc, pour résoudre l'insécurité, il faut restaurer la Justice, pour restaurer la Justice, il faut restaurer le Roi.

 

Message de Van Ommeslaeghe Pierre  (VR), du 2 septembre 2001.