Faut-il un parti royaliste ?

 

Il ne peut y avoir de parti royaliste (aujourd'hui il y aurait d'ailleurs quelques courants moins réconciliables qu'au PS) au sens républicain du terme. On ne voit donc pas la pertinence pour nous royalistes de réaliser ce fameux compromis nationaliste en s'alliant avec qui que ce soit. Un parti est au mieux un syndicat d'ambitieux qui vit aimablement sur quelques pseudo-idées de changements qui ont l'heur de plaire à un plus ou moins grand nombre de citoyens concernés par les problèmes liés à ces idées. Nous ne voulons pas gérer des intérêts, nous voulons ré-instaurer un principe. Si ce principe n'est pas celui de ces partis républicains, fussent-ils nationalistes, il ne peut y avoir de compromis, car nous en serons le première syllabe, c'est promis.

 
En outre ce serait le moyen le plus sûr de disparaître définitivement. Voyez ces fameux communistes, ce cher Lénine qu'il faudrait imiter. Jusqu'où ? Les idées sont mère des méthodes et vice versa. Il me semble par ailleurs que le militantisme pour un royaliste est déjà un compromis avec la république. Quand on milite sous quelque forme que ce soit, le but ultime n'est plus que de faire des voix, donc des sous, pour ceux qui tiennent le parti.

 
Pour rêver un peu, lisez ou relisez L'Homme du Roi de Félicien Marceau (en folio pour les jeunes) qui montre ce qui serait pour nous l'idéal. Mais!


Il est vrai aussi que Vexilla Regis est une occasion pour tous les royalistes de s'écouter, de s'entendre (dans tous les sens du mot), d'essayer d'œuvrer dans le même sens quelque soit le prince à qui nous nous sommes donnés. Si Dieu le veut, la France aura un Roi. S'Il le veut, ce sera le bon : nous ne le bouderons pas pourvu qu'il soit Bourbon, famille que Dieu a déjà choisie : Anjou, Castille, séville, Deux-Siciles, Parme, Luxembourg ou Orléans. Vous voyez, Il a le choix.

Alexandre del Valle et Guillaume Faye sont des personnalités fort intéressantes. Je les ai entendues et lues : leur constat me paraît pertinent et il est plausible que l'islam soit notre principal ennemi à court terme. Mais leur réflexion ne va pas au-delà de l'analyse de la situation. Pour chacun, il va se produire des événements bouleversant l'ordre européen. Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls à prophétiser une sorte de chaos dû à de nombreux facteurs( vieillissement de la population, collapsus démographique prévisible, immigration/invasion islamique, inféodation au mondialisme yankee, fusion dans une Europe fédérale socialo-libérale, sida, ESB, virus divers (même informatiques), asservissement des peuples à la facilité matérialiste, inculture du passé…

 
Mais ils n'envisagent ni n' entrevoient de solution à la suite de ce chaos, sinon celui d'y résister et de s'y opposer.

 
Ce peut être, ce doit être l'occasion du retour du Roi, sur la France, sur l'Europe. Il faudra être prêt pour la Révolution royale. Et les élus du FNMNR n'y pourront rien en tant que tels. C'est nous qui devons tenir et brandir haut le vexilla regis. Pas eux, ils auront toujours une autre solution. Le roi d'abord. Et ils y viendront. Et il vaut mieux mourir pour le Roi que pour la patrie ou la nation qui nous assujettit à des codes (fiscal, pénal, travail...) en nous privant des libertés qui font notre différence en nous créant sujets du Roi. Sujet du Roi d'accord, assujetti à la sécurité sociale, pas d'accord.


Nicolas Masvaleix, bien connu de tous ici, me paraît résumer parfaitement le dilemme : ou bien la république est amendable et il n'y a pas lieu d'être monarchiste, encore moins royaliste ; ou bien elle ne l'est pas et alors on ne peut être républicain. C'est pourquoi, je préfère rester royaliste pour ne pas devenir républicain par compromis(sion). Mon expérience républicaine au sein du FN est totalement négative et je maintiens que se fourvoyer désormais dans un parti n'est pas la solution. Nos convictions doivent se fondre dans une personne à qui nous nous donnons. Être royaliste, c'est en quelque sorte faire passer avant tout un principe de chair et de sang sous le forme d'un homme prédestiné, représentant plus que lui, un principe au service de Dieu sur terre. Ce qui rend singulièrement absconses toutes les réformes pour l'amélioration de la chose républicaine. Si demain le Roi m'appelle, je suis à lui dès aujourd'hui. Mon seul espoir est de n'être pas tout seul mais avec vous tous.

Gérard de Villèle (VR) 29-11-2000.

 

… se présenter aux élections pour faire 1,4% ou même 70% me semble antinomyque avec l'espérance royale. Le roi, par définition n'est pas le diviseur, il ne représente pas une fraction des Français (même si c'était 98% comme feu enver Hodja pour les Albanais !) mais "l'âme" de la Nation et du pays. C'est pourquoi un parti royaliste se présentant aux élections et jouant le jeu électoral (je ne dis pas démocratique, car une monarchie peut et doit l'être), va à l'encontre de la cause qu'il prétend servir. Un mouvement royaliste ne peut être là que comme témoignage, "centre de réflexion" et d'intelligence, en vue d'aider un mouvement de fond dans la conscience nationale.

Suisse des Tuileries (VR), 19-04-2002.

 

Certes, mais le but n'est pas de parvenir au pouvoir par ce biais et un "parti" royaliste n'est pas le roi. L'objectif est que si une crise majeur de régime se présente, comme je ne le crois pas impossible à court terme, l'alternative royale se présente à nos concitoyens. En 1958, elle n'était pas dans les esprits mais De Gaulle l'était. En Bulgarie, Roumanie ou Afghanistan, la monarchie était encore suffisamment présente dans les esprits pour que le recours au roi puisse se faire. Aujourd'hui, même s'il me semble que le royalisme a fait des progrès, il n'y a pas suffisamment de personnes qui y penserait. La participation aux élections n'a pas d'autre but que d'habituer nos concitoyens à l'idée du Roi. Certes ce n'est pas suffisant et ce n'est qu'un pis aller face à l'inertie des princes. Certes il faut aussi une action plus intellectuelle en direction des élites. Mais il faut que l'alternative royale rencontre assez d'écho dans le peuple pour que les élites l'estiment crédible et qu'elle ne rencontre pas d'opposition rédhibitoire dans le peuple. Ce sera au roi de restaure le trône, le travail des royalistes est de préparer les conditions d'une possibilité de cette restauration. C'est l'objectif de nos participations aux élections. Le pourcentage de voix dans cette optique a peu d'importance. Ce qui compte est la constance dans cette voix.

Pierre Van Ommeslaeghe (VR), 19-04-2002.

 

Voila une grande question : faut il un parti royaliste?

Les avis sont fort partagés...

Les légitimistes qui se basent sur une monarchie absolue et de droit divin disent non... Dieu aidera à conquérir le pouvoir...

Les héritiers de Maurras et de l'AF disent oui.. ,car ils se considèrent comme des politiques donc.. ont besoin de structures politiques, d'un mouvement pour faire connaître leurs idées.

L'AR est à mis chemin entre les deux tendances et veut participer aux élections européennes...

D'autres roycos trouvent l'idée pas si stupide et veulent aussi présenter une liste (le Duc de France).

D'autres royalistes préfèrent faire un bout de chemin avec les mouvements de la droite nationale style FN et MNR, et essayer de percer comme cela.

Et tout le monde polémique la dessus... alors quel est le raisonnable?


Pour le savoir, il suffit de se référer à l'Histoire... et l'Histoire ne sert à quelque chose que lorsque cela donne des exemples au monde contemporain et surtout que cela serve de leçon pour éviter les erreurs déjà commises.


Dès la révolution, un parti royaliste s'est créé à la chambre des députés..

Ce parti qui était puissant, défendait l'idée monarchiste.. Il avait une telle audience qu'une minorité de révolutionnaire a voulu son anéantissement en radicalisant les avènements révolutionnaires.

Après la Restauration, même sous les différentes républiques, les empires, le parti royaliste était présent.. a tel point qu'il avait fait accepter l'arrivée du Comte de Chambord au pouvoir. Au début du XX eme siècle, l'Action Française, avec Maurras et Daudet a été le parti royaliste le plus puissant de France.. avant de se faire trahir par les mouvements dits nationalistes. Et jusqu'au début de la deuxième guerre mondiale.. les royalistes faisaient partie du paysage politique français.


Alors que c'est il passé après ?

L'éclatement de l'AF et donc du parti monarchiste pendant la guerre : certains ont rejoint la France libre, d'autre ont collaboré (a tort ou à raison, je ne juge pas) avec l'Allemagne; la prise de pouvoir par De Gaulle en 1945 , ancien de l'AF et monarque a ses heures, le rôle du Comte de Paris en Algérie pendant la guerre au moment de l'assassinat de l'Amiral Darlan ont fait que le débat qui durait depuis un siècle : république ou monarchie s'est transformé en débat droite - gauche républicaine avec comme prétexte... les monarchistes ont collaboré, les royalistes sont des traîtres. Cette situation a fait que les mouvements monarchistes ont été taxés d'extrême droite, de nazillons ce qui arrangeait bien le pouvoir républicain et ont ainsi disparu du paysage politique.


Alors aujourd'hui, je suis favorable justement a remettre en selle un parti royaliste..; il n'y a pas de raison de ne pas faire ce qu'ont fait nos grands pères..; je réfute tous les arguments de royauté de droit divin, ces arguments ont été remis au goût du jour avec la nouvelle percée des légitimistes (il y a une vingtaine d'années) et cela ne sert qu'a diviser les monarchistes, ce qui arrange bien le pouvoir chiraquien...

C'est donc pour cela que j'avais accueilli favorablement l'expérience de l'AR qui malheureusement semble un échec par la faute de la paranoïa et de la mégalomanie des dirigeants.

On doit par tous les moyens essayer de créer des structures politiques...

l'AF pourrait être la base de ce nouvel élan puisque c'est le seul mouvement à peu près organisé.

Grâce a cela nous pourrons montrer sous notre vrai visage avec un programme et une philosophie politique argumentée; Le papier de Paul Turbier est excellent dans ce domaine. Et l'on évitera ainsi les division et de rester a la botte de partis, certes prochse de nous, mais républicains purs et durs... et cela en restant au dessus des querelles de prétendants.. Je parie que lorsque le mouvement monarchiste sera efficace, un des princes arrivera pour nous soutenir et ce sera celui qui osera mouiller sa chemise.

Donc la première étape est de travailler a l'Unité la deuxième est de se structurer la troisième est de se faire connaître la quatrième est la prise du pouvoir...


Alors pour cela : au boulot... les querelles tel que juifs - arabes ne sont que préjudiciables a notre action commune...

Amitiés MONARCHITES et ROYALISTES (pour une fois)

Richard ar chouated, 10-07-2002.