Comment peut-on être roi ou aristocrate PERSAN ?

Point de vue d'un PERSAN

 


Rappels historiques et clarifications en SEPT points:



1)  Foi ou politique?


En ce qui concerne le parrainage de la fille du prince Laurent, ce qui pose problème pour les principaux intéressés et pour  celui qui a fait cette requête, ce sont non pas les implications théologiques, mais bien les implications politiques et DIPLOMATIQUES d'un tel choix, comme l'a très clairement affirmé le premier ministre belge en personne, car 25 ans après son renversement par l'ayatollah Khomeini, le défunt Shah continue de susciter l'hostilité des terroristes islamistes au pouvoir en Iran et celle de leurs "idiots utiles" (selon la terminologie de Lénine lui-même) en Europe.



2) Protocole, titre et Histoire (France, Russie, Perse)


Celui qui est improprement désigné comme "le fils du Shah" ou son "héritier "   EST  "roi de jure" depuis sa prestation de serment en 1980 au palais de Koubeh (Egypte) peu après le décès de son auguste père, tout comme Louis XVIII se proclama roi dès l'annonce officielle du décès du jeune Louis XVII en captivité, ce dernier ayant lui-même succédé à son père le roi martyr Louis XVI, en vertu de l'AUTOMATICITE de la succession en monarchie. En outre, le Shah, contrairement au tsar Nicolas II, n'a JAMAIS abdiqué, malgré les immenses pressions en ce sens à l'époque d'individus dont on taira les noms ici par charité chrétienne!


Reza Cyrus Pahlavi, fils aîné du défunt Shah, fut proclamé officiellement héritier du trône du paon en 1967 lors du double couronnement du Shah et de la Shahbanou, cérémonie qui, selon l'antique tradition royale perse, s'effectue lorsque le prince a 7 ans. Depuis 1980, il n'est plus simplement l'"héritier": il ne PRETEND pas (ce n'est pas un "prétendant"), il EST roi (de jure).



3) Plus CATHOLIQUE que le Pape?


Pour ceux qui l'ignoreraient, et ils sont, semble-t-il, légions en France, et même parmi les distingués membres de Vexilla Regis, la soeur aînée du défunt Shah d'Iran (donc la tante paternelle du "parrain potentiel"), la Princesse Shams PAHLAVI, était une CATHOLIQUE particulièrement dévote dont la ferveur religieuse catholique surpassait de très loin celle de la plupart des "catholiques" français (mais oui, chère Anne, n'est-ce pas "monstrueux"?). Et je ne la compare pas à l'anti-France déchristianisée (athée ou islamisée), mais je la compare à la vraie France, la France profonde, catholique et royale. Saviez-vous par exemple que la Princesse Shams PAHLAVI avait fait construire, à grands frais, une CHAPELLE, dans le vaste jardin de sa résidence non loin de Téhéran, pour y aller prier tous les jours. Combien d'aristocrates français catholiques peuvent en dire autant? Plus catholique que le Pape (en l'occurrence la "papesse" perse)?


Il n'est pas inintéressant de savoir également que le mari de la princesse n'était autre que l'éminent ministre de la culture du Shah: Monsieur Mehr-dad PAHLBOD, qui lui ne s'était pas converti. ("Mehr-dad" est la forme moderne du nom perse royal et antique de "Mithridate", littéralement, "donné par Mithra").


Petite remarque amusante:

Si la loi successorale royale perse en vigueur fondée sur la primogéniture n'incluait pas l'équivalent de la "loi salique française", c'est la princesse Shams PAHLAVI (la catholique), fille aînée de Reza Shah le Grand (prédécesseur de 1925 à 1941 et père du défunt Shah) qui serait devenue impératrice d'Iran en lieu et place de son auguste frère. Jadis, la loi de succession royale ne connaissait pas cette restriction, l'Iran a ainsi connu plusieurs impératrices.



4) Monarchie islamique: un oxymoron?


La "Bible" de la monarchie perse, le "Shah-Nameh", "Le livre des Rois", rédigé en pleine période islamique par le poète persan Ferdowsi, n'évoque que les rois de la Perse préislamique, car le concept même de monarchie perse est fondamentalement étranger à l'Islam  (comme vous avez pu le constater en 1979) et il s'est forgé pendant plusieurs millénaires de civilisation royale iranienne (plus de 5000, voire 10 000 ans et plus, selon la Tradition iranienne, reprise notamment dans le Shah-Nameh, et CONTINUMENT depuis la période indo-européenne selon les historiens qui estiment que les Iraniens ont conservé intacte l'institution royale de nos ancêtres communs indo-européens, n'en déplaise aux actuels néo-paganistes républicains anti-royalistes qui trahissent l'héritage de Dumézil).



5) Le Shah (1919-1980) /   Belgique et Perse


Le défunt Shah était perçu par beaucoup comme un crypto-zoroastrien, non seulement par Khomeini, mais aussi par de nombreux Européens qui avaient eu l'honneur d'être reçu à la Cour d'Iran, notamment par le regretté Pierre de Boisdeffre (décédé en 2002 à 75 ans).


Ce serait plutôt un grand honneur fait au jeune prince belge Laurent,  si le roi de jure de l'Iran, pays qui fut le doyen des monarchies du monde indo-européen (et qui le redeviendra prochainement), acceptait.

 

6) "Diplomatie oblige" versus "Noblesse oblige"


Une éventuelle rétractation de la famille royale belge pour éviter tout "incident diplomatique" avec le régime terroriste des
ayatollahs entacherait durablement la réputation de la famille royale belge, qui a d'ailleurs déjà brillé par son absence aux funérailles grandioses (plus de TROIS millions de Cairotes massés le long du cortège), et ce, moins de 9 ans après les cérémonies de Persépolis (2500 ans de l'unification de l'Empire perse par Cyrus le Grand) où étaient accourues en Iran toutes les têtes couronnées du monde, dont le roi Baudouin et la reine Fabiola.



7) Qui vous parle?


N'oubliez pas que c'est un anti-islamiste perse (royaliste) qui vous écrit.

Pour plus de précision à ce sujet, reportez-vous à ma précédente missive "électronique" envoyée à Vexilla Regis et intitulée

"extrait de la profession de foi d'un PERSAN royaliste ", datée du vendredi 30 janvier 2004   04h51 (du matin)

 

Khoda Shah Mihan

Dieu Roi Patrie

 

Chahpour