LIBERTE  -  LIBERTES

 

Réponse à la Princesse Jacqueline RAKOCZI, DC sur l'article de la constitution française :

Titre XVI- De la Révision. Art. 89

 "La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l'objet d'une révision"

 

Madame,

 

Pardon si j'ai l'air polémique à ce sujet.

L'un des grands principes de la République en France est "pas de liberté pour les ennemis de la Liberté".

Or, ce que les républicains appellent Liberté, est la subversion obligatoire.

On a souvent tendance à croire (c'est même un objet essentiel de la propagande républicaine) que Liberté = libertés. Or, Liberté=1/2 libertés seulement, i.e. si l'on souhaite ramener ses contemporains vers le Bon Pasteur, on est en dehors des libertés autorisées. Ce n'est que si on les entraîne vers le gouffre qu'on entre dans la Liberté. Ainsi, on peut envoyer de la marijuana aux députés, paralyser les transports du pays, déverser du fumier devant une préfecture, du moment que l'on ne remet pas en cause la course folle de notre société vers l'enfer.

A l'inverse, il suffit de prier dans un parc public pour les victimes de l'avortement, pour être embarqué par la police, et condamné.

Tant que la République ne jugera pas les royalistes dangereux (et en particulier, elle ne le fera pas si elle peut espérer une "royauté" à la Louis-Philippe, qui lui permettra de respirer avant de reprendre sa marche dans une vingtaine d'années), elle ne mettra pas en pratique ces textes qui nous condamne. Mais il est certain que nous sommes espionnés, malgré notre insignifiance tant regrettée par M. van Ommeslaeghe. Dès que les royalistes apparaîtront comme dangereux, on peut être certain qu'ils seront persécutés, comme ils l'ont été par le passé.

Est-ce une raison pour abandonner le combat? Je ne le pense pas, bien au contraire.

Respectueuses salutations,

Thérèse Ribette

11-06-01