Le Roi, pourquoi pas ?

 

Dans L'Action française 2000 cette semaine, Vladimir Volkoff est le premier à répondre à la question : le Roi, pourquoi pas ?

 

«  La question "Le Roi, pourquoi pas?" qui me rappelle mon adolescence, pendant laquelle je la voyais fleurir sous forme de papillons sur les murs du métro, me paraît la plus impertinente, la plus inconsistante, la plus blasphématoire que l'on puisse imaginer.

Si c'est "le Roi, pourquoi pas?" alors, non merci, je ne veux pas de roi. D'autant moins qu'il y a à cette question plusieurs bonnes réponses :

- pas de roi, parce que la royauté a accouché de la République ;

- pas de roi, parce qu'un roi de France ne saurait être que sacré et que la France est au trois quarts déchristianisée;

- pas de roi, parce que tant de Français ne s'aiment plus en tant que Français, mais à supposer qu'ils s'aiment encore, c'est en tant qu'Européens ou supplétifs des Américains.

 

Les deux vraies questions sont :

Premièrement : Le Roi : pourquoi ?

Réponse : parce que la France a changé de régime seize fois en deux cents ans, que tous ceux qui s'y sont succédé ne lui ont fait que du mal, que la Révolution c'est la Terreur, le premier Empire c'est Waterloo, le Second Empire c'est Sedan, la Troisième République c'est la victoire achetée trop cher en 14-18 et la défaite subie trop bon marché en 1940, la Cinquième République c'est l'Algérie trahie, l'Education nationale sabotée, la société et l'économie française tout entières livrées en otage aux syndicats.

Là, je comprends : je veux autre chose.

Deuxièmement : Le roi pour ... quoi ?

Réponse : pour ressusciter la France, s'il en est encore temps. Là aussi, je comprends.

Je veux le Roi.  »

A. Clert, 20-06-2003.