Le roi de demain

 

Annelysdefrance, 15-12-2004 :

Je crois que rien ne serait pire - pour un long et heureux avenir - que de "retoiletter l'ancien système". Il faut bien se dire qu'il était déjà dangereusement vieillissant en 1789, et qu'il s'est écoulé 215 ans depuis...

Ce que nous devons en retenir, ce sont les principes : le roi ne dépend de rien ni de personne, hormis Dieu. Il prend conseil de ses sujets les plus avisés et les mieux au courant des affaires ; il ne décide pas sans avoir consulté les intéressés ; les sujets, dans un cadre qui est soit élaboré par eux et approuvé par le roi, soit, s'ils ne parviennent pas à l'élaborer, établi par le souverain et ses conseils, s'occupent de toutes les affaires qui les concernent directement à la seule réserve de ne pas contrevenir aux lois. Le souverain peut faire rédiger les lois par telle personne ou corps qu'il lui convient, il doit les soumettre à un collège juridique pour s'assurer qu'elles sont conformes aux lois précédentes ou qu'il convient d'abroger celles-ci, mais en dernier ressort il décide seul de les promulguer. Il assure par la police et le corps de la magistrature le respect des lois et la sécurité des personnes et des biens et par l'armée la sécurité du pays. Il signe les traités et conclut les alliances. Il ne perçoit d'impôts que ceux qui sont nécessaires pour ces différentes actions.

Pour le détail, dans le grand bouleversement qui seul, je pense, peut conduire à l'instauration d'une royauté "à la capétienne" dans notre pays (parce que je pense que personne n'imagine que nous y parviendrons dans le cadre des lois républicaines), il faudra certainement des institutions provisoires, abolissant en droit sinon en fait toutes les institutions républicaines dont on ne conservera, dans les faits, que ce qui est essentiel au fonctionnement du pays, sans tenir compte des prérogatives des uns ou des autres (il ne faudra cependant pas oublier de continuer à payer fonctionnaires et militaires pendant cette période, l'exemple irakien montre assez de quel prix on paye de ne pas le faire). Tandis que ces institutions provisoires fonctionneront, on pourra élaborer les institutions définitives. Comme, de toute évidence, nous ignorons quelles seront les conditions et les exigences de ce temps-là, inutile de nous fatiguer la cervelle d'avance.

Amitiés

Vive le Christ-Roi ! Vive le roi !

Anne