Les conditions du redressement moral

 

Texte transmis par Laure Barbagli (VR) le 23 mai 2001 :

 

Je tiens à remercier ceux qui m'ont apporté leurs contributions pour m'aider à trouver le livre écrit par mon arrière-grand oncle, le Vice-amiral de Penfentenyo, que j'ai reçu et lu d'une seule traite aujourd'hui même. …

Par ailleurs, je ne résiste pas à vous transcrire ici les premières lignes de cet ouvrage qui est parait-il scandaleux...(???) .

Pour le re-situer, il a été écrit en décembre 1940, édité en 1941 , préfacé par le Maréchal Pétain et il s'intitule "Manuel du père de Famille".

 

    "Un pays a le gouvernement et les chefs qu'il mérite : c'est le gouvernement qui a choisi les chefs, mais c'est la nation qui a élu le gouvernement, et qui a laissé faire nos hommes politiques; c'est elle aussi qui a restreint, en France, le nombre des naissances. Nous avons donc tous une part de responsabilité.

    L'intérêt de l'individu primait celui de la collectivité :FAMILLE - CITE - PATRIE.

    Nous avons vu régner le manque d'autorité, l'absence de responsabilité, le laisser-aller, l'égoïsme, l'esprit de jouissance. Au lieu de réagir, chacun ne pensait qu'à se débrouiller au mieux afin de jouir le plus possible des biens de ce monde en travaillant le moins possible.

    A quelques exceptions près, cet esprit dominait toute la Nation, à tous les niveaux de l'échelle sociale.

     Somme toute, bien qu'on ait eu encore la pudeur de ne pas l'avouer ouvertement, tout se passait en pratique comme si la loi de chacun était résumée par la formule : "Ni Dieu ni Maître."

     En conséquence :

    -pas d'autorité dans l'+tat ;

    -pas d'autorité dans la famille ;

    -méconnaissance des responsabilité à tous les échelons ;

    -peu ou pas d'enfants ;

    -le plus de luxe et de jouissance possible ;

    -le minimum de travail ;

    -et puis la foire aux consciences et la surenchère électorale.

 ...

    De tout notre coeur, de toute notre âme, nous voulons que la France se relève et ne revoie plus cela. Il faut donc en chercher les moyens.

     Or, nous constatons que le France a été grande, forte et prospère, tant qu'elle a appliqué les principes opposés : Autorité - Responsabilité - Travail - Probité - Loi morale. Pour avoir voulu nous en affranchir nous sommes tombés sous la servitude des hommes.

    Il faut donc y revenir, car, seuls, ils peuvent rendre vie et santé à notre pays.

     Remplacer :

-l'égoïsme par l'esprit de famille et l'esprit de solidarité nationale ;

-l'esprit de jouissance par l'esprit de devoir ;

-l'abandon et la facilité par l'esprit d'autorité, de travail et d'économie ;

-le nihilisme politique par le respect de l'autorité ;

-le nihilisme religieux, par le sens des grandes responsabilités humaines et le respect du Décalogue, loi commune aux chrétiens, aux musulmans et aux juifs.

   Voilà nous semble-t-il, les conditions du redressement moral, sans lequel le relèvement de la France nous paraît impossible. "