Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

 

Monsieur le Ministre de l'intérieur,

 

Ces derniers mois, j'ai suivi avec beaucoup d'attention, comme de nombreux jeunes Français, le débat suscité dans notre pays autour du principe de "discrimination positive".

Je l'ai suivi avec attention mais aussi avec inquiétude, car je n'ai pu manquer de découvrir au fil de vos différentes interventions que vous étiez un farouche partisan de la discrimination positive en faveur des populations d'origine musulmane, ou plus exactement des populations maghrébines.

Ainsi vendredi 13 février, lors de votre visite à Rillieux-la-Pape dans le Rhône, vous avez déclaré que "le fils de Mohamed et Latifa doit être plus aidé que celui de Nicolas et Cécilia".

M. Sarkozy, dois-je comprendre, à travers vos propos, que pour vous un jeune Français de souche, dont les deux parents sont de nationalité française, mérite à ce titre moins d'aide et d'assistance de la part de l'Etat qu'un jeune Français d'origine maghrébine ? Qu'en est-il alors de celui dont même les grands-parents sont de nationalité française, envisageriez-vous de lui donner un handicap, ou peut-être de lui faire payer une taxe ?

Mes parents se prénomment Sophie et Thierry, cela fait-il de moi un citoyen de seconde classe ? Votre discrimination positive implique-t-elle donc, M. le Ministre, que demain, parce que je m'appelle Philippe, on me préférera Abdel ou Ramzi dans la fonction publique ?

Vos propos me choquent profondément M. Sarkozy, et je vous interpelle au nom de la jeunesse française.

Vos propos me choquent, et me blessent, car ils sous-entendent que le seul fait d'avoir des parents Français fait de moi un privilégié dans notre société. C'est pourtant loin d'être le cas, et la misère du libéralisme touche aussi de nombreuses familles de souche française.

Ma mère a élevé seule et avec courage ses deux fils, cumulant souvent deux emplois en même temps. Mon enfance a eu pour décor le béton et la grisaille d'un de vos " quartiers sensibles ".

Pourtant aucune discrimination positive n'est jamais venue se pencher sur mon cas Monsieur le Ministre.

Toute discrimination positive au profit d'un groupe entraîne de fait une discrimination négative à l'encontre d'un autre, vous le savez bien M. Sarkozy. Et je ne peux que constater que ce groupe défavorisé c'est bien celui des jeunes Français de souche, des jeunes Français d'ascendance européenne.

 Je vous remercie d'avance de votre attentive lecture et vous prie de bien vouloir accepter mes sincères salutations identitaires,

 

Philippe Vardon

Président des Jeunesses Identitaires

 

JEUNESSES IDENTITAIRES Communiqué du 21 février 2004

Transmis par « la_mary_poppin_s » le 21-02-2004.