L'héritage de 68

pris sur le forum littéraire Christian

 

L'inconscience des jospino-trotskistes devant les pratiques des petits tant des terroristes corses que des délinquants de banlieues est inconcevable, alors que journellement des signes alarmants de l'augmentation de la violence aveugle se multiplient.

 

Nous pouvons constater les dégâts causés par l'idéologie soixante huitarde qui se fonde sur la haine féroce de la société, de ses institutions, de sa "philosophie et de sa culture judéo-chrétienne".

 

Une grande partie de la caste intellectuelle a hérité de cette logique selon laquelle le voyou, l'incendiaire de voitures, l'agresseur de personnes âgées, le voleur, le violeur, le criminel, l'assassin, devaient, à priori, bénéficier de la sympathie générale !

 

Pourquoi le syndicat de la magistrature devait-il s'indigner qu'un policier ait réussi à abattre le fameux H.B. (la Bombe Humaine - Human Bombe), alors que celui-ci menaçait de faire sauter une école maternelle de Neuilly et les enfants qui l'occupaient. Pourquoi a t-il reproché au commissaire Broussard d'en avoir fini avec l'assassin Mesrine ? Pourquoi un grand gaillard de 18 ans, qui végète en 3eme, hurle t-il au professeur qui lui fait une observation, "écrase salope ou je t'explose la tête" sans que quiconque n'ose, "non pas de le punir", il n'en est même pas question, mais tout simplement le réprimander ? Le proviseur qui aurait l'audace de vouloir lui faire entendre raison risquerait de voir débouler dans son bureau "les potes" du jeune avec cutters et gourdins. Au cas, improbable, où le proviseur en question porterait plainte, on lui ferait remarquer, je cite " Mme Guigou ", qu'il ne faut pas confondre délinquance et incivilité !

 

Comment a-t-il pu se faire dans une société civilisée, que le désir de vivre tranquille, d'aller et venir sans être agressé, de voir les voyous et les meurtriers en prison soit considéré comme une tare, comme un signe infamant de mentalité réactionnaire, comme une manifestation de cette obscénité que l'on a nommée "idéologie sécuritaire". Pourquoi un certain ministre de la Justice, que je rejoignais, par ailleurs, dans son combat contre la peine de mort, a cru bon cautionner une doctrine qui culpabilise la vieille dame a qui on a arraché le sac et fait de son agresseur une victime de la société.

 

C'est ainsi que la classe intellectuelle soixante huitarde, nourrie d'une pitance rousseauiste et marxisante, a érigé l'irresponsabilité personnelle en valeur fondamentale de notre société.

 

Plus marquant encore, ce sont les conséquences de la grande foire de mai 68, sur l'Éducation nationale. L'École avait jusqu'alors vocation à enseigner et à compléter l'éducation des élèves que les familles avait à charge d'assurer. Discipline et correction dans le comportement étaient de rigueur au collège, comme au lycée. Désormais la politesse, signe haïssable de la d'inégalité sociale et de dégénérescence bourgeoise a était abolie.

 

L'apathie, devant ces constatations, des intellectuels non-communistes, qui craignent, s'ils osent prendre position en faveur d'un rétablissement de la justice, d'être catalogués de "fachos" est désespérante. La droite française est politiquement inutile et, philosophiquement dangereuse elle s'aligne, par facilité et lâcheté, sur la gauche Jospino-trotskiste pour qui la mauvaise foi et le mensonge relèvent de l'arsenal l'idéologie.

 

Il nous faut sortir de ce faux clivage droite/gauche, entretenu par nos politiques qui profitent largement des faiblesses du système (Fonds secrets). Cette fausse lutte des classe est pitoyable. Robert Hue, "Bob" pour les intimes (pour un soviétophile), organise, tout comme un bourgeois qu'il est, des défilés de mode place du colonel Fabien.

 

Et que doit penser, là haut, Jean Jaurès, d'un avocat socialiste qui présente une note de 600 000 francs d'honoraires pour des conseils à une Mutuelle Etudiante ! Et ça donne à longueur de journée des leçons de morale à la France entière.

 

Comment, nous Français, pouvons-nous nous laisser mystifier, voire impressionner par ces intellectuels qui n'ont cessé de se tromper lourdement sur la vraie nature du communisme, et ne cesse de se tromper sur la social-démocratie et ses limites, et qui pourtant s'arrogent le droit de trancher en matière de politique et d'idéologie ! Pourquoi acceptons-nous de signer les pétitions de ces mêmes intellectuels qu'ils brandissent dès qu'un terrorisme du Hamas est tué en Palestine et se réfugient dans un silence assourdissant, lorsqu'un millier de chrétiens moluquois sont massacrés par des musulmans ou des centaines d'église détruites en Chine !

 

Pourquoi notre société laisse t-elle dire que le 20e siècle a été celui de J.P Sartre alors que ce philosophe de la liberté s'est fait le missionnaire de la plus sanglante dictature, de la pire intolérance !

 

Pourquoi devrions-nous suivre cette poignée d'intellectuels dans leurs errements ? L.Ruquier, G.Miller et leur clique de ratés haineux, sur France 2, sont un bel exemple de la façon dont les hommes qui avaient en 68 revendiqué la liberté d'expression, instruisent aujourd'hui des procès en sorcellerie à quiconque ose émettre une opinion différentes de la leur. Cette intolérance se marie fort bien avec une certaine xénophobie française (antisémite) rehaussée d'anticléricalisme primaire.

 

La résistance culturelle devient non seulement une nécessité, mais un devoir, pour celles et ceux qui refusent de vivre comme des zombies dans une France Loftstorienne dans laquelle le mensonge est devenu un impératif.

 

A.P

 

Paris le 19 août 2001

 

Texte transmis par Cnoterman (VR), le 20-08-2001.

 

Après lecture du message de CNoterman.

 

    Comment le Jospino-Trotskystes ..... ?

 

    Voilà une interrogation qui me taraude bien souvent. Voilà des gens qui ont eu assez de capacités intellectuelles et assez d'aptitude au travail pour mener à bien des études durant lequelles ils ont du faire preuve de capacités d'analyse et de synthèse supérieures à la moyenne. Donc, constatant les mêmes événements que vous et moi, ils devraient pouvoir remonter des effets aux causes, des causes aux prémices et grosso modo en tirer des déductions voisines des nôtres. Or il n'en est rien. S'ils ne sont bêtes c'est donc qu'ils sont méchants ou bien fous.

    La méchanceté est-elle curable ? Je n'en crois rien, dans le cas contraire des guérisons auraient pu être constatées. Or, mises à part quelques exceptions nettement signées de la grâce divine, on en voit pas. La folie ne l'est guère non plus, d'autant que la leur est sagesse à leurs yeux. De quoi souffrent-ils et dont par contrecoup nous souffrons aussi. D'une utopie fraternaliste qui postule que guerres et conflits sont les conséquences des cadres dans lesquels se développe la vie sociale : le famille, la nation, la patrie, la propriété et, bien sûr la religion. Ils ne rêvent donc que de les tuer et ils s'y emploient en enrôlant pour leur combat meurtrier les faibles et le cupides toujours vulnérables à la démagogie et tellement nombreux. Vous citez Rousseau qui est bien le plus fou de ceux qui ont sévi dans ce sens-là.

    Le seul moyen de canaliser méchancetés et folies incurables, est l'action d'une justice qui ne mettrait pas en avant d'abord le cas particulier (toujours émouvant par quelque côté, bien sûr) et le court terme, mais qui aurait souci de ménager l'espèce dans le long terme. D'où découle le besoin d'un Roi dont la première prérogative est précisément de rendre vraie justice.

    Mais pas de justice face au crime sans châtiment, et puisque vous évoquez la peine de mort, je ne vois pas bien comment faire l'économie du châtiment suprême si horrible qu'il apparaisse. J'ai lu récemment quelques pages que Joseph de Maistre à consacrées à ce si grave sujet et je vais tenter de les scanner pour vous les communiquer. Elles sont d'une profondeur qu'on ne découvre pas si souvent et en tout cas pas chez Mr Badinter qui fut à l'occasion d'un célèbre procès un opportuniste adroit. JdeM nous parle de façon étonnante d'un acteur du drame (car c'est un drame) toujours oublié : le bourreau.

 

Que Dieu nous garde. Paul T.

 

Texte de Paul T. (VR), 20-08-2001.

 

Je pense qu'il s'agit des lignes qui suivent. Pour la suite, je donne de nouveau l'adresse de Denis Constales et celle de l'ABU :

http://abu.cnam.fr/BIB/auteurs/maistrej.html

http://cage.rug.ac.be/~dc/

 

"LE COMTE.

 

Il a fait la même impression sur moi. J'y trouve la raison européenne avec une juste mesure de cette emphase orientale qui plaît à tout le monde quand elle n'est pas exagérée: je ne crois pas qu'il soit possible d'exprimer avec plus de noblesse et d'énergie cette divine et terrible prérogative des souverains: La punition des coupables.

 

Mais permettez qu'averti par ces tristes expressions, j'arrête un instant vos regards sur un objet qui choque la pensée sans doute, mais qui est cependant très digne de l'occuper.

 

De cette prérogative redoutable dont je vous parlais tout à l'heure résulte l'existence nécessaire d'un homme destiné à infliger aux crimes les châtiments décernés par la justice humaine; et cet homme, en effet, se trouve partout, sans qu'il y ait aucun moyen d'expliquer comment; car la raison ne découvre dans la nature de l'homme aucun motif capable de déterminer le choix de cette profession. Je vous crois trop accoutumés à réfléchir, messieurs, pour qu'il ne vous soit pas arrivé souvent de méditer sur le bourreau. Qu'est-ce donc que cet être inexplicable qui a préféré à tous les métiers agréables, lucratifs, honnêtes et même honorables qui se présentent en foule à la force ou à la dextérité humaine, celui de tourmenter et de mettre à mort ses semblables? Cette tête, ce coeur sont-ils faits comme les nôtres? Ne contiennent-ils rien de particulier et d'étranger à notre nature? Pour moi, je n'en sais pas douter. Il est fait comme nous extérieurement; il naît comme nous; mais c'est un être extraordinaire, et pour qu'il existe dans la famille humaine il faut un décret particulier, un FIAT de la puissance créatrice. Il est créé comme un monde. Voyez ce qu'il est dans l'opinion des hommes, et comprenez, si vous pouvez, comment il peut ignorer cette opinion ou l'affronter! À peine l'autorité a-t-elle désigné sa demeure, à peine en a-t-il pris possession que les autres habitations reculent jusqu'à ce qu'elles ne voient plus la sienne. C'est au milieu de cette solitude et de cette espèce de vide formé autour de lui qu'il vit seul avec sa femelle et ses petits, qui lui font connaître la voix de l'homme: sans eux il ne connaîtrait que les gémissements... Un signal lugubre est donné; un ministre abject de la justice vient frapper à sa porte et l'avertir qu'on a besoin de lui: il part; il arrive sur une place publique couverte d'une foule pressée et palpitante. On lui jette un empoisonneur, un parricide, un sacrilège: il le saisit, il l'étend, il le lie sur une croix horizontale, il lève le bras: alors il se fait un silence horrible, et l'on n'entend plus que le cri des os qui éclatent sous la barre, et les hurlements de la victime. Il la détache; il la porte sur une roue: les membres fracassés s'enlacent dans les rayons; la tête pend; les cheveux se hérissent, et la bouche, ouverte comme une fournaise, n'envoie plus par intervalle qu'un petit nombre de paroles sanglantes qui appellent la mort. Il a fini: le coeur lui bat, mais c'est de joie; il s'applaudit; il dit dans son coeur: Nul ne roue mieux que moi. Il descend: il tend sa main souillée de sang, et la justice y jette de loin quelques pièces d'or qu'il emporte à travers une double haie d'hommes écartés par l'horreur. Il se met à table, et il mange; au lit ensuite, et il dort. Et le lendemain, en s'éveillant, il songe à tout autre chose qu'à ce qu'il a fait la veille. Est-ce un homme? Oui: Dieu le reçoit dans ses temples et lui permet de prier. Il n'est pas criminel; cependant aucune langue ne consent à dire, par exemple, qu'il est vertueux, qu'il est honnête homme, qu'il est estimable, etc. Nul éloge moral ne peut lui convenir; car tous supposent des rapports avec les hommes, et il n'en a point.

 

Et cependant toute grandeur, toute puissance, toute subordination repose sur l'exécuteur: il est l'horreur et le lien de l'association humaine. Ôtez du monde cet agent incompréhensible; dans l'instant même l'ordre fait place au chaos, les trônes s'abîment et la société disparaît. Dieu qui est l'auteur de la souveraineté, l'est donc aussi du châtiment: il a jeté notre terre sur ces deux pôles; car Jéhovah est le maître des deux pôles, et sur eux il fait tourner le monde (1). Il y a donc dans le cercle temporel une loi divine et visible pour la punition du crime; et cette loi, aussi stable que la société qu'elle fait subsister, est exécutée invariablement depuis l'origine des choses: le mal étant sur la terre, il agit constamment; et par une conséquence nécessaire il doit être constamment réprimé par le châtiment; et en effet, nous voyons sur toute la surface du globe une action constante de tous les gouvernements pour arrêter ou punir les attentats du crime: le glaive de la justice n'a point de fourreau; toujours il doit menacer ou frapper. Qu'est-ce donc qu'on veut dire lorsqu'on se plain de l'impunité du crime? Pour qui sont le knout, les gibets, les roues et les bûchers? Pour le crime apparemment. Les erreurs des tribunaux sont des exceptions qui n'ébranlent point la règle: j'ai d'ailleurs plusieurs réflexions à vous proposer sur ce point. En premier lieu, ces erreurs fatales sont bien moins fréquentes qu'on ne l'imagine: l'opinion étant, pour peu qu'il soit permis de douter, toujours contraire à l'autorité, l'oreille du public accueille avec avidité les moindres bruits qui supposent un meurtre judiciaire; mille passions individuelles peuvent se joindre à cette inclination générale, mais j'en atteste votre longue expérience, M. le sénateur; c'est une chose excessivement rare qu'un tribunal homicide par passion ou par erreur. Vous riez, M. le chevalier!

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(1) Domini enim sunt cardines terrae, et posuit super eos orbem. (Cant. Annae, I. Reg. II, 8.) "

 

Texte transmis par Paul le Hérisson (VR), le 20-08-2000.