La Marie-Jeanne
Théodore Botrel, (musique de Jean Varney)
A Madame Ch. de Cossé-Brissac (Marie-Jeanne)

4- Mais nous n’avons pas l’avantage,
« Hou ! hou ! Débandez-vous, les gâs ! »
Pour l’entraîner hors du carnage
Nous l’emportons entre nos bras !
La Joyeuse de tout-à-l’heure
Nous fredonne un autre refrain…
La Marie-Jeanne pleure, pleure ;
Marie-Jeanne a le cœur chagrin !

5- Pour Elle, dans une bataille
Moururent six cent gâs bretons
Qui luttaient contre la mitraille,
Armés simplement de bâtons !
Mais la Voix de la Prisonnière
N’escalada plus les coteaux :
Marie-Jeanne, fidèle et fière,
Ne chante pas pour les « Patauds » !

6- Vous ai-je dit que Marie-Jeanne
(Ou celle qui portait ce Nom)
N’était pas une paysanne
Mais… une pièce de canon ?
Sa voix de bronze, pure et forte,
Faisait frémir les « Bleus » d’effroi :
Saluons Marie-Jeanne morte !
Marie-Jeanne a vengé son Roi !!!

 

 

1- Au cœur de la troupe chouanne,
On l’aperçut après Cholet.
On l’appela la Marie-Jeanne,
Ainsi que le voulut Stofflet… !
Quel est son vrai nom ? D’où vient-elle ?
Qui la guida vers le hallier ?
Qu’importe ! Marie-Jeanne est belle :
C’est une belle au cœur d’acier.

2- Sur nous, jour et nuit, Elle veille
D’un bout à l’autre du Pays ;
Et c’est Elle qui nous réveille
Au fond des « Loges » du taillis,
Sa voix éclate, furibonde,
Dans les grands bois silencieux…
La Marie-Jeanne gronde, gronde ;
Marie-Jeanne a senti les « Bleus » !

3- Toujours vaillante à la besogne
Elle nous suit dans les combats ;
Autour d’Elle on hurle, on se cogne :
Marie-Jeanne ne bronche pas !
Sa voix si pure nous enchante
Et nous fait battre encore mieux ;
La Marie-Jeanne chante, chante :
Marie-Jeanne a le cœur joyeux !