Miracles et Pèlerinages

 

Message du « Saint », 26-12-2003 : On trouve dans le quid...http://www.quid.fr/2000/Q013700.htm des choses intéressantes même si elle sont transcrites avec la fausse volontaire "neutralité" de la méconnaissance...

Mini répertoire des pèlerinages en France... pour ceux qui pensent pouvoir croire sans les miracles : Le Bon Dieu ne doit pas penser la même chose apparemment ! Et peut-être proche de chez-vous !

 

 Albain-St-Nazaire (P.-de-C.). Chapelle de N.-D.-de-Lorette, voir à l'.
 Aire-sur-la-Lys (P.-de-C.). Du dimanche avant au dimanche après le 15 août (4 000 v.), N.- D. Panetière (distributrice de pains), commémore la délivrance d'Aire, assiégée 1213. Collégiale XVIe s. 20 000 v.

 Amettes (P.-de-C.). Village natal de St Benoît Labre, patron des pèlerins (1748-83, canonisé 8-12-1881). Pèlerinage régional du dernier dimanche d'août au 1er dimanche de sept. Visite de la maison natale du saint. 30 000 v.

 Ardres (P.-de-C.). N.-D.-de-Grâce. Statue du XIe ou XIIIe s. Chapelle de Guémy du XIe au XVe s. ; chapelle des carmes à Ardres début du XVIe s. Neuvaine vers le 15-8, procession le dimanche après le 15-8.

 Argenteuil (Val-d'O.). Depuis le XIIe s. ; Sainte Tunique (  Quid 2000 , p. 494b). Ostension 1934 : 150 000 v. ; 1984 : 75 000 v. ; prochaine prévue en 2034.

 Arles-sur-Tech (Pyr.-Or.). Sarcophage du IVe s. ; se remplit en permanence d'eau pure qui suinte goutte à goutte, surgie on ne sait d'où. Ancienne abbaye bénédictine carolingienne (devenue église paroissiale en 1790). 10 000 v. 30-7 fête de St-Abdon et St-Sennen, martyrs persans.

 Arras (P.-de-C.). Neuvaine de l'Ascension à la Pentecôte, N.-D.-des-Ardents ; commémore la fin miraculeuse d'une épidémie de mal des ardents (1095) ; app. à Pierre Norman (1105). Le cierge votif " Ste chandelle d'Arras " ou " joyel " (enveloppé d'un étui d'argent) aurait été, dit-on, apporté par la Ste Vierge. 5 000 v. (500 par jour pendant 10 jours). Église reconstruite en 1876.

 Ars (Ain). 4-8 grand pèlerinage ; anniversaire de la mort de St Jean-Marie Vianney (8-5-1786/4-8-1859), curé d'Ars, canonisé en 1925 et déclaré patron des curés en 1929. Sa renommée de sainteté fait accourir des foules (45 000 v. en 1845) ; il passe jusqu'à 18 h par jour au confessionnal. Inhumé dans l'église, on retrouvera son corps intact et on le placera dans une châsse, dans la basilique édifiée à la place du chœur de l'ancienne église. 400 000 v. de Pâques à la Toussaint. Internet : http://www.arsnet.erg.

 Bétharram (Pyr.-Atl.). Pèlerinage 28-7 et 14/15-9,à 15 km de Lourdes. Commémore un miracle de la Vierge (XVe s.) : elle a sauvé une jeune fille tombée dans le gave en lui tendant un " beau rameau " (en béarnais : beth arram). Desservi depuis 1835 par les religieux bétharramites ; leur fondateur, St Michel Garicoïts (1797-1863, canonisé en 1947) y a son tombeau. Église du XVIIe s.

 Blériot-Plage (P.-de-C.). N.-D.-de-la-Salette. Neuvaine autour du 19-9, jour anniversaire de l'app. de la Salette.

 Boulogne-sur-Mer (P.-de-C.). N.-D. de Boulogne ; en 636 une statue de la Vierge serait arrivée là, sur une barque " sans rames ni matelots ". 1er sanctuaire marial de France avec le Puy-en-Velay, avant les apparitions de Lourdes (au XVIe s., après un pèlerinage à Boulogne-sur-Mer, des habitants des Mesnuls reproduisirent le lieu de culte dans leur paroisse qui devint Boulogne-sur-Seine). Basilique avec dôme, commencée en 1822 ; crypte du XIe au XIVe s. et XIXe s., 125 m de longueur, 100 000 v. (dont 20 000 du 15 au 30-8). N.-D.-du-Grand-Retour : de 1943 à 1948, 4 chars portant une reproduction de N.-D. de Boulogne parcoururent en France 120 000 km, visitant 16 000 paroisses, provoquant un élan de prière et de conversion (100 000 personnes au stade de Colombes en 1946).

 Cadouin (Dordogne).   Quid 2000 , p. 494a.

 Capelou (près Belvès, Dordogne). N.-D.-de-Pitié. Depuis le Moyen Age. Début septembre, neuvaine de célébrations en l'honneur de la Ste Vierge.

 Chartres (E.-et-L.). Basilique supérieure des XIIe et XIIIe s. et crypte N.-D.-de-Sous-Terre du XIe s. ; vers 876, Charles le Chauve donne au sanctuaire le voile de la Vierge (longtemps appelé la Ste chemise ; une expertise du XXe s. aprouvé qu'il avait été tissé en Orient à l'époque du Christ). C'était au Moyen Age le pèlerinage le plus célèbre en France avec Le Puy. Principaux pèlerinages : mars-avril-mai, pèlerinage (en partie à pied) des étudiants du CEP (communautés chrétiennes universitaires) organisé depuis 1935 à l'initiative de Jean Aubonnet, étudiant à Paris (7 000 v. en 1995) ; du Monde du travail ; de N.-D. de Chrétienté (12 000 v.) ; des Tamouls (5 000 v.).

 Clairmarais (P.-de-C.). 15-8à la grotte de N.-D. de Lourdes. Construite 1938-39 après un vœu pour la guérison du supérieur du petit séminaire assomptionniste.

 Clichy-sous-Bois (Seine-St-Denis). N.-D.-des-Anges. Neuvaine du 8-9 (Nativité de la Vierge) au 16-9. Fondée 1212, comme la " portioncule " de St-François d'Assise, dont elle a pris le nom. Source miraculeuse (n'est plus atteignable). Vierge du XVe s. 5 000 v.

 Cotignac (Var). N.-D.-de-Grâces : 10/11-8-1519 app. à Jean de la Baume, bûcheron, 7-6-1660 au mont Bessillon, St Joseph apparaît à un berger, Gaspard Ricard, une source jaillit. Louis XIV y viendra pour remercier de sa naissance (vœu de Louis XIII). Principaux pèlerinages : fêtes des Apparitions, week-end le plus proche du 10-11 août ; fête de St-Joseph 19 mars ; plusieurs pèlerinages-marches. Intercession pour avoir un enfant.

 La Délivrande (Calvados). 1er ou 2e jeudi 15-8, fête du Couronnement de la Vierge noire. Vers le 8-9 fête de la Nativité de Marie, consécration des nouveaux baptisés. 50 000 v.

 Domremy-la-Pucelle (Vosges). Maison natale et église du baptême de Jeanne d'Arc ; basilique nationale illuminée tous les soirs au Bois-Chenu (construite en 1881) sur l'emplacement d'un oratoire du XIVe s., dédiéà la Vierge, où Jeanne a entendu ses voix. Crypte : statue de N.-D. de Bermont (XIVe s.) devant laquelle Jeanne a prié. Une chapelle construite par Étienne Hordal, chanoine de Toul (petit-neveu de Jeanne), a été détruite par les Suédois au XVIIe s. Fête de Jeanne d'Arc le 2e dimanche de mai ; pèlerinage " des Voisins "fin sept. 100 000 v.

 L'Épine (Marne). Vers 1405, découverte d'une statue de la Vierge dans un buisson d'épines lumineux (?) ; fêtes de la Vierge toute l'année ; pèlerinage du diocèse en mai ; basilique gothique flamboyant. Jubé. Mise au tombeau. Tabernacle-reliquaire. Puits. Orgue. 80 000 v.

 Frigolet (B.-du-Rh.). Abbaye de chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré. 15-5 fête de N.-D.-de-Bon-Remède (solennité le dimanche après le 15-5) ; 3e dimanche de juin, fête des Malades ; 29-9 fête de St-Michel-Archange (solennité dernier dimanche de sept.) ; Noël messe de minuit ; semaine sainte et lundi de Pâques (solennité provençale) environ 400 000 v.

 Garaison (près de Lannemezan, Htes-Pyr.). Vers 1520 app. à Anglèze de Sagazan (12 ans, devint cistercienne, † 30-12-1582). Retables et statues grandeur nature en bois de tilleul, dits " Poème de la Vierge " ; statue miraculeuse de N.-D.-de-Pitié (XVIe s.). Pèlerinage 3e dimanche de sept.

 Honfleur (Calvados). 1er sanctuaire élevé en 1023 (vœu de Richard, duc de Normandie, s'il survivait à une tempête). Chapelle N.-D. de Grâce (XVIIe s.). Nombreux ex-voto rappelant la protection de la Vierge pour les marins. 1er dimanche de mai consécration à N.-D. des enfants baptisés l'année écoulée. Lundi de Pentecôte pèlerinage des marins. 3e dimanche de juin fête de N.-D.-de-Grâce. 15 août procession aux flambeaux. 100 000 v. en 1994.

 Issoudun (Indre). Basilique de N.-D. du-Sacré-Cœur. Sanctuaire marial et missionnaire à l'initiative (1854) du père Jules Chevalier, prêtre du diocèse de Bourges et fondateur des missionnaires du Sacre-Cœur (2 400 dans le monde) qui animent le pèlerinage avec les Filles de N.-D. du Sacre-Cœur ; accueil tous les jours. Grandes dates : dernier samedi de mai, 15-8, 1er samedi de septembre et 8 décembre 100 000 v. Internet : http://www.cef.fr/issoudun.

 La Chapelle-Montligeon (Orne). En 1884, l'abbé Paul Buguet fonde une archiconfrérie de prières et construit une basilique (N.-D.) de 1896 à 1911. 1-5, Ascension, Assomption, dimanche le plus proche du 7-7 et 2e dimanche de novembre.

 La Louvesc (Ardèche). 16-6 ou le dimanche suivant, tombeau de St François-Régis (jésuite, 1597/31-12-1640, canonisé 1737) 100 000 v., et dernier dimanche d'août tombeau de Ste Thérèse Couderc (1805/26-9-1885, canonisée 1970) fondatrice de la congrégation de N.-D. du Cénacle.

La Salette (à 1 770 m d'altitude, Isère). Le 19-9-1846 sur les pentes du mont Planeau, app. de la Vierge (environ 30 minutes) à 2 enfants, Mélanie Calvat 1831-1904 ; bergère depuis l'âge de 10 ans, elle passe au foyer paternel les mois d'hiver ; postulante chez les sœurs de la Providence de 1850 à 1852 elle reçoit le nom de sœur Marie de la Croix, mais n'est pas admise à prononcer ses vœux. Elle entre dans un carmel qu'elle quitte en 1860 et séjourne chez les sœurs de la Compassion à Marseille. Réside ensuite en Italie revenant plusieurs fois en France. Meurt dans un couvent de la congrégation des Filles du Divin Zèle du Cœur de Jésus à Altamura (Italie) et Maximin Giraud (1835-75 ; ne convaincra pas le curé d'Ars en mai 1851 après un dialogue écourté. Séminariste de 1850 à 58, il suit de 1858 à 64 des études de médecine, puis mène une vie errante, servant notamment 6 mois, en 1865, comme zouave pontifical ; il meurt dans la misère). Le 19-9-1851 Mgr de Bruillard, évêque de Grenoble, reconnaît l'apparition comme " indubitable et certaine ". En 1855, Mlle Constance de Saint-Ferréol de Lamerlière, une ancienne religieuse passant pour mystique, demanda 20 000 F de dommages et intérêts aux abbés Déléon et Cartellier qui l'avaient accusée d'avoir joué le rôle de la Ste Vierge dans l'apparition (défendue par Jules Favre devant le tribunal de Grenoble, elle sera condamnée aux dépens). En 1872 devient Fondation des pèlerinages nationaux et en 1873 Œuvre des pèlerinages fondée par les Assomptionnistes (bulletin devenant le Pèlerin). Le 20-8-1879 couronnement de la Vierge. Le sanctuaire est érigé en basilique par le cardinal Guibert. Les missionnaires animent le pèlerinage ; 200 000 v.

 Le Laus (Htes-Alpes). De 1664 à 1718 : nombreuses apparitions de la Vierge à Benoîte Rencurel (1647-1718). Église en 1666, érigée en basilique mineure en 1893. Grands pèlerinages : lundi de Pentecôte, 15-8, 8-9. 25 000 p. ; 100 000 v.

 Le Puy-en-Velay (Haute-Loire). Pèlerinage à la Vierge noire. Statue de N.-D. de France coulée avec les canons pris à Sébastopol. Chapelle St-Michel située au sommet du rocher d'Aiguilhe, fête patronale 15-8. Grand pèlerinage 25-3. 500 000 à 600 000 v.

 Liesse (Aisne). A 15 km de Laon. Basilique N.-D., fondée 1134. 3 chevaliers d'Eppes, revenus de croisade grâce à Ismerie, musulmane convertie, lui offrent une statue en ébène. Le culte de la Vierge noire se répand. En 1414 devient pèlerinage royal (Charles VI) ; 1601 un maître-autel noir et or est offert par Marie de Médicis pour la naissance de Louis XIII ; 1847 la statue (brûlée à la Révolution) est reconstituée. Sanctuaire officiel de l'ordre de Malte. Fêtes mariales, lundi de Pentecôte. 50 000 v.

 Lisieux (Calvados). Dernier dimanche de sept., fête de Ste-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus et de la Ste-Face le 13-5-1883, Thérèse Martin (Alençon, 2-1-1873/30-9-1897) guérit en voyant une statue de la Vierge s'animer. Meurt au carmel de Lisieux où elle était entrée le 9-4-1888 par dispense spéciale ; béatifiée en 1923 ; canonisée le 17-5-1925 ; nommée 2e patronne de la France par Pie XII en 1944 ; proclamée docteur de l'Église le 19-10-1997 par Jean-Paul II. 2 000 000 de v. en 1997.

 Lourdes (Htes-Pyr.). Apparitions de la Vierge, dans la grotte de Massabielleà Bernarde-Marie dite Bernadette Soubirous (7-1-1844/16-4-1879, ne sachant ni lire ni écrire, fille d'un meunier ruiné, devenue en 1866 religieuse de la Congrégation des sœurs de la Charité de Nevers où elle mourra ; béatifiée le 14-6-1925 ; canonisée le 8-12-1933) ; le 11-2-1858 : 1re app. ; 18-2 : 3e app. (la Vierge lui parle) ; 24-2 : 8e app. (500 témoins) ; 25-2 : " mise au jour " de la source ; 2-3 : 13e app. (3 000 témoins : la Dame demande à Bernadette : " Allez dire aux prêtres qu'on vienne ici en procession et qu'on y bâtisse une chapelle ") ; 4-3 : 15e app. (20 000 personnes) ; 25-3 : la Dame se nomme : " Je suis l'Immaculée Conception " ; 16-7 : 18e et dernière app. Le 18-1-1862 Mgr Bertrand-Sévère Laurence, évêque de Tarbes, affirme la réalité des apparitions. Principaux pèlerinages : 11-2 fête des apparitions ; 18-2 Ste Bernadette ; 25-3 Annonciation ; mai ou juin pèlerinage militaire international ; 16-7 anniversaire de la 18e app. ; 12/16-8 pèlerinage national français (créé 1873 par des Assomptionnistes de l'Association de N.-D.-du-Salut) : fin août pèlerinage des gitans ; début oct. pèlerinage français du Rosaire animé par les Dominicains ; 8-12 Immaculée Conception.

Guérisons miraculeuses : l'Église, prudente, suit la codification de 1734 du cardinal Lambertini (futur Benoît XIV). Pour qu'une guérison soit retenue, il faut que l'affection guérie ait une base organique évidente et qu'elle soit grave (les guérisons de maladies mentales ou fonctionnelles ne sont pas retenues) ; que la guérison ait été spontanée, très rapide, non précédée d'un traitement médical ; qu'elle soit définitive et qu'on puisse faire la preuve certaine de la maladie antérieure. La surveillance et les contrôles d'un cas retenu ont lieu pendant plusieurs années avant qu'il ne soit reconnu en 1re instance par le Bureau médical de Lourdes. En 2e instance, le Comité médical international de Lourdes (24 spécialistes) reprend l'étude du cas par l'intermédiaire d'un (ou plusieurs) de ses membres. Après dépôt d'un rapport, il admet, ou non, le caractère inexpliqué de la guérison. Le dossier est alors transmis à l'évêque du diocèse du malade, seul habilitéà y reconnaître un miracle. Nombre de guérisons(depuis 1858) : 6 000 alléguées dont 2 000 retenues par les médecins du Sanctuaire et 66 reconnues miraculeuses par leurs évêques. Les 7 premières furent reconnues par mandement du 18-1-1862 de Mgr Laurence dont la 1re, Catherine Latapie-Chouat de Loubajac (Htes-Pyr) : 38 ans, paralysée d'une main après une chute en octobre 1856, en recouvra l'usage après l'avoir plongée dans la source le 1-3-1858. La 65e, Delizia Cirolli-Costa (née 17-11-1964) de Paterno, Sicile, guérie d'un cancer au tibia droit le 25-12-1976, après un pèlerinage à Lourdes du 5 au 13-8 (guérison acceptée le 28-7-1980 par le Bureau médical, et le 26-10-1982 par le Comité médical international et reconnue miraculeuse par l'archevêque de Catane le 28-6-1989). La 66e, Jean-Pierre Bély, atteint de sclérose en plaques (1972), circulant en fauteuil roulant (depuis 1984) guérit à 51 ans, le 9-10-1987, lors du pèlerinage du Rosaire. D'autres guérisons sont en cours d'examen par exemple celle de Joseph Charpentier (paralysé depuis 19 ans) venu en juillet 1988 avec la Communauté charismatique du Lion de Juda (depuis 1991, des Béatitudes) réunie à Lourdes du 25 au 30-7 (20 000 participants) et celle de Jean Salaün (Français, 59 ans) immobilisé depuis 1979 et qui s'est remis à marcher au retour de Lourdes, le 1-9-1993. De 1950 à 1994, le Bureau médical a examiné 1 200 patients (60 retenus). Le Comité médical international a eu à se prononcer sur environ 66 dossiers et en a accepté 29 à une majorité des 2/3. L'Église n'a reconnu parmi ceux-là que 19 miracles dont 4 cas de maladies néoplasiques malignes (2 sarcomes osseux, l'épithélioma et l'hémopathie maligne) et 15 cas d'affections dégénératives ou infectieuses organiques.

  Nombre de visiteurs : 1872 : 120 000 ; 1908 : 1 140 000 ; 1997 :5 000 000 dont 616 392 participants à environ 544 pèlerinages organisés et 1 478 chaînes d'avions-cars dont 33,8 % de Français, 193 904 venus de 140 pays en groupes indépendants ; 546 trains spéciaux, 5 456 mouvements d'avions environ, 12 000 cars. Source (eau ni thermale ni radioactive) : 1862 : 1er captage (approfondi 1948) ; débit 14 000 à 56 000 l par jour soit 10 par minute l'été et 40 l'hiver ; débit régularisé par 3 réservoirs de 30, 50 et 2 000 m3, construits depuis 1949 (source captée et mise sous plaque de verre). Nombre de bains aux piscines (en 1996) : hommes 133 434, femmes 249 495.

   Statue par Joseph Fabisch (professeur à l'école des beaux-arts de Lyon), en marbre blanc de Carrare, 1,88 m de hauteur, inaugurée 4-4-1864, descendue de son socle 4-1-1996 pour être restaurée.

 Lyon (Rhône). N.-D. de Fourvière. Statue d'une Vierge habillée à l'espagnole, XVIIe s. Quelques dates : 840 (?) 1re chapelle. 1187 une autre chapelle qui sera 2 fois rebâtie. 5-4-1638 vœu de l'Aumône générale (hospice de la Charité) pour obtenir la guérison du scorbut ; 12-3-1643 vœu des échevins pour que Lyon soit délivrée de la peste (ce qui arriva). 8-12-1852 inauguration de la Vierge dorée sur le clocher de la vieille chapelle et 1res illuminations. 1870 app. à Mgr de Genouilhac pour que Lyon soit préservée des Prussiens. De 1872 à1884 construction de la basilique à côté de l'ancienne chapelle agrandie en 1740. Juin 1896 dédicace. 5-10-1986 visite de Jean-Paul II. Fêtes : 15-8 ; 8-9 pèlerinage de la municipalité ; 8-12 fête de l'Immaculée Conception. 1 500 000 v.

 Magné (Deux-Sèvres). 6-7 depuis le Xe s. pèlerinage de Ste Macrine, patronne du Marais poitevin et des moissonneurs, et 15-8 journée du Patrimoine.

 Maillane (B.-du-Rh.) N.-D.-de-Grâce. Statue miraculeuse du XIIIe s. qui délivra Maillane du choléra en août 1854 à la suite d'une procession. Vierge couronnée le 4-9-1994. Commémoration : 28 et 29-8.

 Marseille (B.-du-Rh.). N.-D. de la Garde (ermitage fondé par Maître Pierre, prêtre en 1214) ; vers 1400 nouvelle chapelle ; 1 544 chapelle " Renaissance ". De 1853 à 1864 construction de la basilique (consacrée 4-6-1864) ; au-dessus de la tour à 60 m du sol statue de cuivre de 9,70 m et 9 796,6 kg, fixée par galvanoplastie et recouverte de feuilles d'or ; (bénie en 1870). 15-8 fête patronale. 1 600 000 v. Crypte de N.-D.-de-Confession : site de l'actuelle basilique St-Victor. Milieu Ve s. : 1re basilique dédiée aux martyrs qui s'y trouvent ensevelis. Pèlerinage du 2-2 au 9-2.

 Mont-Saint-Aignan (S.-M.). Chapelle Ste-Marie. 7-10 pèlerinage de Ste-Rita. 21-10 pèlerinage de Ste-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus. Pèlerinage mensuel à la Vierge miraculeuse.

 Mont-Saint-Michel (Manche). Lieu de culte antique, christianisé au VIe s. En 709 à la demande de l'archange St Michel, Aubert (évêque d'Avranches) construisit la 1re chapelle. Après les invasions normandes en 966, les bénédictins y fondent un monastère qui se développera jusqu'à la Révolution. Bâtiments du Xe-XIVe s. dont " la Merveille " avec l'église abbatiale. Grands pèlerinages : début mai (St-Michel du Printemps) ; juillet (à travers les grèves, à partir de Genêts) ; 29-9 et dimanche le plus proche grande fête St-Michel ; 16-10 (dédicace du Mont). 2 500 000 v.

 Mont-Sainte-Odile (Bas-Rhin). Ste Odile est la patronne de l'Alsace. Fêtes principales : 13-12 (anniversaire de Ste Odile), 1er dimanche de juillet (translation des reliques après la Révolution et anniversaire de l'Adoration perpétuelle). 1 000 000 de v.

 Myans (Savoie). Vierge noire. En 1248 un éboulement, venu du mont Granier, s'arrête au pied d'un oratoire de la Vierge. Pèlerinage régulier depuis le XIVe s. ; 1er dimanche de juillet (malades) ; 1er dimanche de septembre (familles) ; 7-8 (fête patronale). 100 000 v.

 Nevers (Nièvre). Fête le 18-2. Ste Bernadette Soubirous (voir Lourdes,   Quid 2000 , p. 490c) devenue religieuse à Nevers (1866), dont le corps a été retrouvé intact lors des exhumations (22-9-1909, 3-4-1919 et 18-4-1925), a été déposée dans une châsse à St-Gildard et exposée avec une légère couche de cire sur le visage et les mains. 500 000 v.

 Nouilhan ou Nouillan (Htes-Pyr.) Le 23-6-1848, à Montoussé, la Vierge apparut près d'une fontaine dans un buisson de houx et de ronces à Françoise Vignaux Miquiou (11 ans), Françoise Vignaux (sa cousine, 11 ans) et Rosette Dasque (8 ans). Les jours suivants et jusqu'en juin 1849, 11 personnes de 8 à 57 ans verront la Vierge.

 Ornans (Doubs). N.-D.-du-Chêne. En 1803 apparition à Cécile Mille (13 ans) et découverte de la statuette miraculeuse dans le chêne de N.-D. Chapelle de l'architecte Pierre Bosson (1869). Pèlerinages de mai à septembre.

Paray-le-Monial (Saône-et-Loire). 1673 app. du Christ à Marguerite-Marie Alacoque (religieuse, 1647/17-10-1690, canonisée 13-5-1920). Basilique romane du XIIe s., prieuré bénédictin (basilique du Sacré-Cœur) ; chapelle des apparitions (monastère de la Visitation, châsse de la Sainte) ; La colombière châsse de St Claude La Colombière (1642-82, canonisé 1992), jésuite, confesseur de Ste Marguerite-Marie, promoteur du culte du Sacré Cœur. 300 000 v. 15-02 : fête de St Claude La Colombière ; avril : fête de la Miséricorde ; juin : fête du Sacré Cœur ; juillet-août : sessions internationales de la Communauté de l'Emmanuel (20 000 v.) ; 16-10 fête de Ste Marguerite-Marie.

 Paris. Médaille miraculeuse (140, rue du Bac, 75007 Paris) : environ 1 800 000 v. par an ; rayonnement international. Maison mère : Chapelle de la maison de formation des Filles de la Charité (sœurs de St-Vincent-de-Paul). Nuit du 18 au 19-7 anniversaire de la 1re app. de la Vierge (1830) à Ste Catherine Labouré (1806/31-12-1876 ; canonisée 1947) ; le 27-11 elle revoit la Vierge, avec des rayons qui partent de ses mains et cette inscription : " O Marie conçue sans pÈché, priez pour nous qui avons recours à vous ". Médailles (avers : vision de la Vierge ; envers : M surmonté d'une croix et au-dessous 2 cœurs, l'un couronné d'épines, l'autre transpercé d'un glaive ; autour, 12 étoiles) diffusées : juin 1832 : 1res médailles ; janv. 1834 : 50 000 ; déc. 1834 : 500 000 ; 1876 : 1 milliard. Montmartre (Sacré-Cœur) : basilique construite sous la direction de Paul Abadie (1812-84 ; restaurateur de St-Front de Périgueux) en exécution d'un vœu national en l'honneur du Cœur du Christ (1870).. 5 000 000 de v. Tous les vendredis à 15 h, messe avec adoration. Fêtes principales : veillée et messe de Noël ; vendredi saint avec chemin de croix extérieur ; Fête-Dieu avec procession eucharistique sur la butte Montmartre ; en juin (3e jeudi, vendredi et dimanche après Pentecôte) : Sacré Cœur ; dernier dimanche de nov. : Christ-Roi. N.-D.-des-Victoires : fondée 9-12-1629 par Louis XIII pour remercier la Vierge de sa victoire sur les protestants à La Rochelle en 1628 ; achevée 1739 ; de 1795 à 1802 transformée en bourse des affaires. Lieu de pèlerinage depuis 1836 : l'abbé Dufriche-Desgenettes consacre sa paroisse au " Cœur Immaculé de Marie, Refuge des pécheurs " et rédige les statuts d'une " archiconfrérie de N.-D.-des-Victoires ". 1927 " basilique mineure ". Adoration eucharistique et offices chantés : matin et soir par les bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre. 8-12 fête ; 16-1 fête de N.-D.-des-Victoires ; 4-11-1887 anniversaire de la venue de Thérèse de l'Enfant Jésus (et guérison). Ex-voto : 37 000. St-Étienne-du-Mont : édifiée à partir de 1492, consacrée 15-2-1626 par Jean-François Gondi, 1er archevêque de Paris ; reliques de Ste Geneviève et mémorial du bienheureux Frédéric Ozanam qui fonda à St-Étienne-du-Mont les Conférences St Vincent de Paul. Pascal et Racine y furent inhumés. Pèlerinage œcuménique catholique-orthodoxe en mémoire des relations entre St Siméon Stylite et Ste Geneviève ; du 3 au 11-1 neuvaine de Ste Geneviève, patronne de Paris. Ste-Rita : 10-3 fête du pèlerinage de St-Benoît.

 Pellevoisin (Indre). 15 app. de la Vierge en 1876 (5 entre le 14 et le 19-2-1876 et 10 du 1-7 au 8-12) à Estelle Faguette (12-9-1843/23-8-1929, employée dans la famille La Rochefoucauld) dont la guérison (le 19-2 : 5e app.) est reconnue par Mgr Vignancour, archevêque de Bourges (4-9-1983). Révélation du scapulaire (le 9-9 : 9e app.) : sur une face on représente le Sacré Cœur de Jésus tel qu'elle l'a vu sur le scapulaire que portait la Vierge : un cœur rouge, couronné d'épines, d'où sortent des flammes de couleur or au milieu desquelles émerge une petite croix d'or ; sur l'autre face, la Vierge telle qu'elle lui apparut, entourée d'une couronne de roses, une sorte de pluie tombe de ses mains tendues ; avec une inscription : " Mère toute miséricordieuse. " Les apparitions ne sont pas encore canoniquement reconnues mais l'évêque de Bourges encourage le pèlerinage. Pèlerinage : juin (fête du Sacré Cœur), 15-8, dernier week-end d'août, 15 000 v. Archiconfrérie N.-D. de Miséricorde érigée 1894 (approuvée par Léon XIII, 4-4-1900). Monastère de dominicaines contemplatives puis de sœurs de Saint-Jean (juillet 1998), construit 1893, avec la chambre d'Estelle comme chœur du sanctuaire.

 Pontchâteau (L.-A.). Calvaire 120 000 v. Construit 1709 par St Louis Marie de Montfort, détruit 1710 sur l'ordre de Louis XIV et reconstruit en 1821. Fresques, représentation des 15 mystères du rosaire et chemin de la Croix. Pèlerinages : vendredi saint, 15 août, dimanches de septembre.

 Pontmain (Mayenne). Le 17-1-1871, alors que les Prussiens se préparent à investir Laval, la Vierge apparaît de 17 h 55 à 21 h à 7 enfants : Eugène Barbedette (1858-1927) 12 ans, Joseph (son frère, 1860-1930) 10 ans, Françoise Richer (1860-1915) 11 ans et Jeanne-Marie Lebossé (1861-1933, qui, devenue religieuse, se rétractera) 10 ans, Eugène Friteau 6 ans, Augustine Boitin 25 mois et Auguste Avice 4 ans, en présence de leur curé, Michel Guérin, de leurs parents, des religieuses institutrices, des personnes du village. Un message s'inscrit dans le ciel : " Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon fils se laisse toucher. " Le 2-2-1872 l'évêque de Laval, Mgr Wicart, reconnaît l'authenticité de l'apparition. De 1873 à 1895 construction du sanctuaire. En 1877 Association N.-D. de la Prière reconnue par Rome. Le 21-2-1905 devient basilique par Pie X. Le 24-7-1934 cour de la Vierge. Fêtes principales : 17-1 (anniversaire de l'apparition), 15 août ; chaque mardi en juillet et août ; 14 sept. (la Croix Glorieuse). 300 000 v.

 Rocamadour (Lot). Pèlerinage à la Vierge noire depuis le haut Moyen Age. En 1166 on trouve le corps intact d'un ermite (depuis lors nommé Amadour et parfois assimilé à Zachée). 1172, le Livre des miracles de N.-D. de Rocamadour (à la Bibliothèque nationale) mentionne des pèlerins d'Espagne, Italie, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas, et du Proche-Orient. Du XIIe au XIIIe s. les bénédictins construisent chapelles et monastères, organisent des étapes sur le chemin de St-Jacques ainsi qu'une confrérie. Trouvères et troubadours chantent la Dame de Rocamadour (Durandal fichée dans le rocher rappelle la Chanson de Roland). Pèlerins attestés : St Bernard, St Dominique, St Engelbert de Cologne, Raymond Lulle, St Antoine de Padoue, Henri II Plantagenêt, Blanche de Castille, St Louis, Philippe le Bel, Louis XI, etc. En 1545 Jacques Cartier invoque N.-D. de Rocamadour et implante son culte au Canada. Ruinée en 1562 (huguenots), puis à la Révolution. Ruines restaurées en 1835. Pèlerinage diocésain : semaine du 8-9. Ascension du grand escalier (223 marches) et chemin de croix dans la falaise. 1 500 000 v. (40 % d'étrangers d'avril à octobre).

 Ronchamp (Hte-Saône). Pèlerinage depuis le Moyen Age. Eglise détruite en 1913 et rebâtie, détruite en 1944 et reconstruite en 1955 par Le Corbusier. 120 000 v.

 St-Josse-sur-Mer (P.-de-C.). St Josse (600-669), pèlerinage de la Pentecôte au lendemain de la Ste-Trinité. Mardi de Pentecôte procession de " Bavémont " sur 14 km. 10 000 p. et 20 000 v.

 Ste-Anne-d'Auray (Morbihan). Du 7-3 au 1er dimanche d'oct. ; grand pardon 26-7, Ste Anne (mère de la Vierge Marie et patronne de la Bretagne). Entre 1623 et 1625, app. de Ste Anne à Yvon Nicolazic qui, le 7-3-1625 découvre une statue de Ste Anne et construit un sanctuaire (démoli 1865, remplacé par une basilique 1872). Au sommet, à 70 m, statue de Ste Anne en bronze (6,50 m) de Bizette-Lindet (1972). Dans le parc, autre statue en granit (5,64 m), 850 000 v.

 Ste-Baume (Var). Pèlerinage séculaire à Ste Marie-Madeleine (patronne de la Provence) qui aurait séjournéà la grotte après avoir débarqué aux Stes-Maries-de-la-Mer et prêchéà Marseille et à Aix-en-Provence. Reliques dans la crypte de la basilique de St-Maximin (XIIIe s.). Fêtes principales : lundi de Pentecôte, 22-7 et Noël. 500 000 v.

 Saintes-Maries-de-la-Mer (B.-du-Rh.). 23/24/25-5 (80 000 pèlerins dont 15 000 gitans) et avant-dernier dimanche d'oct. ; procession à la mer. Culte de Ste Marie Jacobé (mère de Jacques), Ste Marie Salomé et de Ste Sara (leur servante, patronne des gitans) crypte. Église forteresse de style roman IXe et XIIe s. 1 200 000 v.

 St-Omer (P.-de-C.). N.-D. des Miracles. Dans la cathédrale, statue de la Vierge à l'Enfant (XIIIe s.). Neuvaine dernière semaine de sept. et fête patronale le dernier dimanche de sept. 10 000 v.

 Sarrance (Pyr.-Atl.). N.-D. de Sarrance. Statue en pierre (XIIIe s.) découverte au bord du gave par un berger (ou par un taureau). Ancien monastère des Prémontrés et cloître du XIVe s. Sanctuaire du XVIIe s. Fête le 15-8, pèlerinage le 1er dimanche de sept.

 Sion (M.-et-M.). Depuis le IXe s., pèlerinage marial. Mémorial de la fidélité des Alsaciens-Lorrains. Site du roman de Maurice Barrès " La Colline inspirée ". 150 000 v.

 Thierenbach (Ht-Rhin). Fondé en 730. Pèlerinage de N.-D. de l'Espérance depuis XIIe s. Toute l'année. Sanctuaire construit en 1723 par Peter Thumb ; basilique mineure depuis 1936. 300 000 v.

 Tilly-sur-Seules (Calvados). Du 18-3 au 26-7-1896 app. aux enfants de l'école du Sacré-Cœur et à 3 religieuses, puis jusqu'en 1899 nombreuses app. à Marie Martel († 1913). Elles ne sont pas reconnues par l'Église. 15-8 vœu de Louis XIII.

 Tours (I.-et-L.). 11-11 et dimanche suivant : fête de St Martin. L'oratoire où fut conservée sa chape fut appelé" chapelle " et confiéà Hugues, duc de France (d'où son nom Hugues Capet). Basilique, construite (1885-1902) par Victor Laloux sur les vestiges de la basilique primitive (987-1014, démolie 1797-1802) qui renfermait le tombeau de St Martin édifié par le bienheureux Hervé de Buzençais et devint au Moyen Age le lieu de rassemblement des pèlerins de St-Jacques-de-Compostelle. La cathédrale St-Gatien renferme les reliques retrouvées le 14-12-1860 dans l'ancienne basilique (bras et portion du crâne). A Marmoutier (Majus monasterium, à 3 km de Tours) vestiges de l'abbaye fondée par St Martin ; saints dormants (3 frères cousins de 4 autres frères tous cousins de St Martin ayant vécu 16 ans à Marmoutier moururent le même jour : les témoins disaient : " Ce ne sont pas des morts mais des dormants ") dont les noms (Clément, Primus, Théodore, Laetus, Gaudens, Cyriaque et Innocent) furent découverts sur les fresques du XVIIe s. à l'ouverture de leurs tombeaux le 17-5-1769 (violés par les protestants en 1562). Fêtes : 4-7 ordination épiscopale de St Martin (371) : fête le dimanche le plus proche. 11-11 (inhumation de St Martin à Tours en 397) : pèlerinage diocésain le dimanche suivant.

 Trois-Épis (Ht-Rhin). N.-D. des Trois-Épis. 1491-3-5 app. à un forgeron d'Orbey, Thierry Schoeré, de la Vierge tenant dans une main 3 épis (symbole du pardon, de la miséricorde et de la surabondante bénédiction de Dieu) et dans l'autre un glaçon (symbole du cœur mauvais et endurci). Chapelle consacrée 1495, église 1968.

 Vézelay (Yonne). Église Ste-Madeleine (construite vers 1100 sur une colline) pour abriter les reliques présumées de Ste Marie-Madeleine. Étape sur la route de Compostelle. St Bernard y prêcha la 2e croisade. Ruinée à la Révolution, elle fut la 1re église restaurée par Viollet-le-Duc après 1830.

 Vieux-Marché (Côtes-d'Armor). Pèlerinage islamo-chrétien des 7 saints dormants d'Éphèse. Créé en 1954, il commémore la tradition de 7 fonctionnaires chrétiens du palais impérial, originaires d'Éphèse (Maximilien, Marc, Martinien, Denis, Jean, Sérapion et Constantin) qui se réfugièrent dans une grotte du voisinage d'Éphèse pour échapper à l'obligation de sacrifier aux idoles. L'empereur Dèce les ayant fait emmurer (en 250), ils se réveillèrent sous Théodose II (401-450) quand des maçons en creusant une étable découvrirent la grotte qui existe toujours à Éphèse.