PEFALQBSLFM (Pour En Finir Avec Les Querelles Byzantines Sur LaFM)

Texte de S.de B., 27 juin 2003 en guise de conclusion à de nombreux débats sur la FM sur VR.

 

Je sais bien que l'on ne peut pas être maçon et catho puisque c'est la raison principale, déterminante, pour laquelle j'ai quitté la FM après cinq ans.

Mais cette incontestable vérité n'autorise pas à traiter les maçons de chez nous (ou qui se revendiquent, ou qui se croient, de chez nous) comme des auteurs de viol collectif dans une nursery.

Au surplus, le point de vue est double.

Les catholiques qui ne sont pas maçons soutiennent que l'Eglise affirme que l'on ne peut pas être maçon et catholique.

Les Maçons catholiques ( ou qui se revendiquent, ou qui se croient catholiques) pensent que l'Eglise ne dit pas cela mais qu'elle se borne a recommander aux maçons catholiques de ne pas avoir un double langage et d'être catholiques jusque dans les loges. Cette illusion est d'ailleurs entretenue par certains évêques qui ont, sur cette question, une position pour le moins ambiguë et parfois même carrément scandaleuse .

Ce que je sais parce que j'ai gardé des amis qui sont encore maçons c'est que

1) 98% des maçons ignorent eux mêmes la réalité de la secte satanique à laquelle ils adhèrent.

2) De nombreux maçons sont, en toute bonne foi, catholiques, le plus souvent traditionalistes et mieux encore, défenseurs purs et durs de la tradition catholique.

3) Tous ces braves gens seraient épouvantés a l'idée de proférer un blasphème ou de faire quoique ce soit de contraire à la foi catholique.

Et pourtant :

 

Ecclesiam a Jesu Christo, Pie VII (pape de 1800 à 1823) :

« Personne n'ignore quel nombre prodigieux d'hommes coupables se sont ligués dans ces temps si difficiles contre le Seigneur et contre le Christ, et ont mis tout en oeuvre pour tromper les fidèles par les subtilités d'une fausse et vaine philosophie, et pour les arracher du sein de l'Église, dans la folle espérance de ruiner et de renverser cette même Église. Pour atteindre plus facilement ce but, la plupart d'entre eux ont formé des sociétés occultes, des sectes clandestines, se flattant par ce moyen d'en associer plus librement un plus grand nombre à leurs complots et à leurs desseins pervers. Il y a longtemps que ce Saint Siège, ayant découvert ces sectes, s'éleva contre elles avec force et courage, et mit au grand jour les ténébreux desseins qu'elles formaient contre la religion et contre la société civile. »

 

Quo graviora, Léon XII (pape de 1823 à 1829)

« Clément XII, Notre prédécesseur, ayant vu que la secte dite des francs-maçons, ou appelée d'un autre nom, acquérait chaque jour une nouvelle force, et ayant appris avec certitude, par de nombreuses preuves, que cette secte était non seulement suspecte mais ouvertement ennemie de l'Église catholique, la condamna par une excellente constitution qui commence par ces mots : In eminenti. »

 

Mirari Vos, Grégoire XVI (pape de 1831 à 1846) :

« Abîme de malheurs sans fonds, qu'ont surtout creusé ces sociétés conspiratrices dans lesquelles les hérésies et les sectes ont, pour ainsi dire, vomi comme dans une espèce de sentine, tout ce qu'il y a dans leur sein de licence, de sacrilège et de blasphème. »

 

Multiplices inter, Pie IX (pape de 1846 à 1878) :

« Parmi les nombreuses machinations et les moyens par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s'attaquer à l'Église de Dieu et ont essayé, quoiqu'en vain, de l'abattre et de la détruire, il faut sans doute compter cette société perverse d'hommes, vulgairement appelée " maçonnique ", qui, contenue d'abord dans les ténèbres et l'obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la religion et de la Société humaine. Dès que Nos prédécesseurs les Pontifes Romains, fidèles à leur office pastoral, eurent découvert ses embûches et ses fraudes, ils ont jugé qu'il n'y avait pas un moment à perdre pour réprimer par leur autorité, frapper de condamnation et exterminer comme d'un glaive cette secte respirant le crime et s'attaquant aux choses saintes comme aux choses publiques. »

 

Humanum genus, Léon XIII (pape de 1878 à 1903) :

« Le but fondamental et l'esprit de la secte maçonnique avaient été mis en pleine lumière par la manifestation évidente de ses agissements, la connaissance de ses principes, l'exposition de ses règles, de ses rites et de leurs commentaires auxquels, plus d'une fois, s'étaient ajoutés les témoignages de ses propres adeptes. En présence de ces faits, il était tout simple que ce Siège apostolique dénonçât publiquement la secte des francs-maçons comme une association criminelle, non moins pernicieuse aux intérêts du christianisme qu'à ceux de la société civile. Il édicta donc contre elle les peines les plus graves dont l'Église a coutume de frapper les coupables et interdit de s'y affilier. »

 

Vehementer nos, Pie X (pape de 1903 à 1914) :

« Vous savez le but que se sont assigné les sectes impies qui courbent vos têtes sous leur joug, car elles l'ont elles-mêmes proclamé avec une cynique audace : " Décatholiciser la France ". »

 

enfin : Joseph Cardinal Ratzinger, Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 26 novembre 1983.

« Le jugement négatif de l'Eglise sur la franc-maçonnerie demeure dont inchangé parce que ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l'Eglise ; c'est pourquoi il reste interdit par l'Eglise de s'y inscrire. Les catholiques qui font partie de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la Sainte Communion. 

Les autorités ecclésiastiques locales n'ont pas la faculté d'émettre sur la nature des associations de la franc-maçonnerie un jugement qui entraînerait une dérogation à ce qui est mentionné ci-dessus, conformément à l'esprit de la Déclaration du 17 février 1981 de cette même Sacrée Congrégation. Le Souverain Pontife Jean-Paul II, au cours de l'audience accordée au sous-signé le Cardinal Préfet, a approuvé la présente déclaration adoptée au cours de la réunion ordinaire de cette Sacrée Congrégation et en a ordonné la publication. » 

Voilà au moins un domaine ou le Concile n¹a rien changé au fond

 

SdeB
Ce qui n’enlève rien à l’amitié que j¹ai pour Michel S. dont j’espère qu¹un jour, il aura la grâce de mettre son exceptionnelle intelligence au service de la Vérité. Mais, le connaissant, je sais que l’on ne l’y contraindra nui par la menace, ni par l’injure, ni par l¹anathème.

J’ai dit, vénérables maîtres !

 

SdeB ( dit Tourangeau l’endormi)