POSITIONS de ROYALISTES SUR LA CRISE IRAKIENNE

Débat de mars 2003

 

Lancé par Paul turbier le 10 mars 2003 :

 

Que pensent les royalistes des évènements que nous vivons à propos de l'Irak ?

    En quoi leurs sentiments pourraient-ils se distinguer sur ces deux thèmes de ceux qui sont étalés dans les médias républicains ?

 

    Je ne suis pas seul à me poser cette dernière interrogation.

 

Paul le hérisson 10 mars 2003 :

 

Personnellement, je me suis déjà exprimé sur cela. Je vous invite tous à aller voir ce texte de TG sur C&R dans lequel je dois dire que je me reconnais pleinement :

http://web.redbox.cz/pnrintegral/north.htm C'est, selon moi, un texte important et à la logique inexorable.

Paul le Hérisson

 

 

"Tout appel à la réflexion nous irrite et nous avons horreur des arguments qui ne nous sont pas familiers, qui ne correspondent pas à ce que nous voudrions croire. Schumpeter.

 

« IRAK, la guerre prochaine et le courage de dire NON ».

« Union sacrée contre les déclarations de Donald Rumsfeld. ».

 La première phrase est reprise de la newslettre de nos amis de Granika, qui nous pardonneront de les citer pour une fois en mauvaise part. La seconde a été prononcée ce matin sur la plus islamophile des radios d’état : France-Infos.

Quel courage y-a-t-il donc a se retrouver dans le camp de 100 % des votants aux dernières élections présidentielles, Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac n’ayant décidément en commun que leur opposition à la guerre en Irak ? Quel courage y aurait-il à se retrouver dans le camp presque unanime de ceux qui, de l’Eglise catholique à l’extrême gauche anticléricale, appellent à s’opposer à cette guerre ? J’avoue ne pas du tout le comprendre.

Les déclarations de Donald Rumsfeld sur « l’ancienne Europe » sont éclairantes. Revendiquant pour les Etats-Unis l’héritage de l’Occident que nos gouvernants délaissent, il prend une position qui peut ne pas plaire, mais qui a le mérite de la cohérence : effectivement, dans le monde tel que nous le voyons aujourd’hui, les Etats-Unis sont les principaux héritiers des valeurs occidentales : capitalisme, individualisme, défense de ses propres intérêts, indépendance de désision, puissance technique et technologique, un certain messianisme même… autant de choses qui forment l’Occident, qui en sont les traits propres, qui ont fait sa civilisation – avec ses imperfections certes, mais aussi avec ses réussites. De la Grèce antique à l’Italie renaissante, du rêve bourbonnien de la monarchie gallique universelle jusqu’à la constitution américaine ces valeurs se sont développées au-delà des différences et des remises en cause partielles, comme celle propres de l’Occident issu d’Athènes, de Jérusalem et de Rome.

Il faut de plus souligner que l’on a entendu souvent dire par Clinton ou Gore – tous deux très favorables à l’islam durant leurs mandats – que les Etats-Unis n’avaient rien à voir avec l’Europe.

Que voit-on pendant ce temps de notre côté de l’Atlantique ? Des pays où l’islam progresse sans cesse numériquement, où un ministre français n’a pas hésité à proposer récemment de modifier au profit de l’islam et de lui seul la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat, où les populations nombreuses issues des pays d’islam à la faveur d’une immigration incontrôlée sont flattées par des politiciens professionnels en mal d’électeurs. Bref : une classe politique qui abandonne les valeurs occidentales auxquelles celles de l’islam sont explicitement et diamétralement opposées. Choisir les unes, c’est rejeter les autres et inversement, sans que l’on voie de place pour un moyen terme. Que quelques-uns fassent semblant de croire à un « islam à la française » ne doit pas tromper et doit être pris pour ce que c’est : une collaboration avec l’immigration de peuplement qui met notre pays en danger.

La question est alors la suivante : voyant la manière dont notre nomenklatura politico-médiatique favorise l’implantation de l’islam en France et en Europe, leur position hostile à la guerre en Irak est-elle une coïncidence, ou fait-elle partie du même mouvement de complaisance pro-islamique ?

On nous dira : mais l’Irak est un pays laïc. Comme on a tenté de nous faire croire que les Palestiniens, ceux du Hamas, du Hezbollah, les disciples de Cheick Yassine étaient eux aussi « laïcs ».

Voyons donc sur le serveur officiel du gouvernement irakien le dernier discours de Saddam Hussein, chef d’un parti laïc, aux forces armées laïques de ce pays laïc : Ce discours commence par une invocation « à Allah le miséricordieux, le compassionné », s’achève sur les exclamations : « Allah est le plus grand, Allah est le plus grand, et les misérables envahisseurs seront repoussés ». Mais, dira-t-on peut-être, ce ne sont là que deux bornes conventionnelles entre lesquelles se développe un discours qui n’a rien de religieux.

Nous avons déjà eu l’occasion de dire que notre vue de notre histoire en Irak, qui est aussi la vue de notre histoire en tant que nation, c’est que notre histoire est un équivalent de la foi. Cela parce que l’histoire, pour notre nation et notre peuple, n’est pas un registre d’actions et d’événements. C’est plutôt un mémorial des sacrifices sanglants consentis par notre nation pour préserver ses qualités et son rôle, et consentis par notre peuple pour rester ce qu’il est. Ce qui élève notre histoire et l’élève au niveau de la foi c’est le fait que le sang versé dans les plus cruciales situations par notre nation pour affirmer ses traits, et sa mission d’augmenter son éternelle contribution à l’humanité, a été le sang des mujahidins qui ont aimé Allah et n’ont donc pas hésité à mener à bonne fin la mission qui leur avait été confiée par Allah, le Tout-puissant, avec l’honneur qu’ils avaient de porter l’Appel du Message des Cieux à l’humanité toute entière, après l’avoir disséminé dans toute leur grande nation.

Tout est à l’avenant. Confusion entre le destin de la nation arabe et sa foi, appel aux moujahidins, rappel aux forces armées qu’elles doivent porter le message de la foi musulmane à l’humanité entière… que ceux qui nous servent encore la blague de l’Irak laïc apprennent à lire, je ne vois pas bien quoi leur conseiller d’autre…

L’Irak n’est donc pas un pays laïc. A moins que les mots n’aient plus de sens et que l’on dise laïc un pays où le chef de l’Etat pour galvaniser ses troupes fait appel à une rhétorique presque entièrement religieuse et islamique. La guerre en Irak est donc bien la guerre contre un pays musulman, qui le revendique, qui se veut d'autant plus le champion de l’islam que le panarabisme du parti Baas une fois dévié de l’intention orignelle que lui donna Michel Aflaq se trouve en synergie avec la notion d’oumma et de communauté des croyants qui dépasse les frontières étatiques.

Parvenu à ce stade, j’entend bien les pleureuses qui, entre deux évocations des petits enfants irakiens morts dans les hopitaux dépourvus de seringues stériles vont me dire tout fiérotement que les Etats-Unis se moquent comme d’une guigne de l’islam et qu’ils ne cherchent qu’à s’approprier le pétrole irakien. Pas un de ces brillants esprits cependant ne sait nous dire pourquoi les Etats-Unis feraient cela, et c’est ce point qu’il nous faut à présent examiner. Car s’approprier le pétrole n’est pas un but en soi. Le seul intérêt des Etats-Unis à propos du pétrole, à savoir qu’il coule et ne s’arrête pas de couler, est justement le même que celui des musulmans assis sur leurs gisements : voit-on sérieusement un seul des pays qui ne vivent que du pétrole couper le robinet qui déverse chez eux tant de dollars ? Penser comme on l’entend dire que les Etats-Unis veulent se garantir d’une coupure d’approvisionnement en mettant sous leur coupe directe les gisements irakiens est donc simpliste, sinon absurde.

En revanche, peser de manière déterminante et directe sur le marché permettrait aux Etats-Unis d’y faire baisser notablement le prix du baril. D’autant que le pétrole irakien est cet arabian light plus facile et donc moins cher à raffiner que bien d’autres pétroles.

On voit nos pleureuses esquisser un sourire : ce serait donc dans le but de faire une économie sordide que les Etats-Unis déclencheraient la guerre ! Outre que déclencher une guerre pour procurer à son pays des avantages commerciaux substantiels ne me paraît pas forcément condamnable, il me semble encore que cela ne rend pas compte des objectifs des Etats-Unis. Car le premier effet d’une telle baisse du prix du baril ne serait pas tant de procurer aux Etat-Unis une facilité d’achat à bas prix dans un domaine où le dollar leur est déjà un atout considérable, mais bien de couper les subsides à l’Arabie séoudite, à son cortègre de petites monarchies du Golfe, à la Libye et à quelques autres pays du même genre. Le trésor de guerre de l’islam, cette rente mirobolante que représente le pétrole depuis le premier choc pétrolier, serait alors sinon tarie du moins sérieusement amputée. Et les capacités de ces pays à financer l’expansion de l’islam aussi : finies en Espagne les thèses d’histoire sponsorisées pour tresser les louanges de l’Andalousie arabe, finis les financements de l’Institut du Saint Coran pour construire des mosquées un peu partout, finies les largesses de la Libye pour favoriser d’armes et de distributions humanitaires sélectives l’islam sub-saharien ou philippin. Fini aussi, ou du moins considérablement diminué, le financement du terrorisme musulman et celui des hommes politiques occidentaux chargés contre pots-de-vin d’endormir les peuples en leur faisant croire qu’il n’y a pas de problèmes plus urgents que la sécurité routière, la prévention du verglas en hiver ou le sauvetage du camembert à la louche.

C’est donc bien, et les principaux protagonistes ne s’y trompent pas, une croisade à laquelle nous assistons. Ou, si l’on veut, une guerre médique. A ceci près que le mouvement de l’occident qui a entrepris de s’étendre sous son avatar américain à la terre entière, conformément à ce qu’il est et à ce qui le pousse depuis sa naissance, donne à cette croisade une dimension inédite.

Que quelques pays, sociétés, ou individus y trouvent une occasion de profit ou de puissance ne doit pas tromper : la guerre ne s’est jamais faite sans que personne n’y trouve son compte. Imagine-t-on que la thalassocratie athénienne se faisait pour rien, que l’Empire étendu sur tout le pourtour de la méditerranée l’était au profit de personne ou que la conquête féconde de l’Amérique a eu lieu pour la seule beauté de la chose ? On peut même voir dans cette motiviation par le profit l’un des ressorts originaux les plus puissants de l’occident et de sa manière de se comporter, qui explique sa puissance inégalée. Le tout est de savoir s’il faut reconnaître dans ces mouvements un destin commun au delà des différences ou des concurrences accidentelles, quelque chose qui nous a fait ce que nous sommes et qui chemine dans l’histoire. Prétendre que non, c’est sombrer dans un relativisme culturel et civilisationnel qui est justement le mal de l’Europe actuelle, pour laquelle un Fragonard et trois poils torsadés du cul d’un chameau sont également de l’art. .

T.G. 24 janvier 2003"

 

SdeB, 10-03-2003 :

Ainsi, ne pas vouloir cette ratonnade irakienne  serait une marque de lâcheté, un signe d'appartenance à la secte  "sadamite" , une fuite devant 'éventualité d'un soulèvement des banlieues occupées, une marque de sympathie pour les Arabes, une compromission avec le terrorisme islamique et un aveu de complaisance pour la pensée unique qui, de Krivine à Le Pen en passant par Chirac aurait mobilisé massivement au nom de la haine anti-américaine et de la sympathie pour un dictateur socialiste arabe ? Ca fait un peu beaucoup.

Pour ma part, les choses sont claires : je ne vois pas d'autre bénéficiaires a la ratonnade génocidaire qui se prépare que, d'une part le gang mondialiste des détenteurs de la fortune anonyme et vagabonde qui, installé à Washington, tire les ficelles de cette effarante marionnette appelée Bush et d'autre part l'Israel talmudiquement enragé contre les arabes et cyniquement décidé à en génocider autant qu'il sera nécessaire pour éloigner la menace de la submersion démographique du peuple juif en Palestine. Je ne me sens pas spécialement lâche en face du danger de guerre et quand je le serais, cela ne changerait pas grand chose puisque j'ai passé l'âge d'être mobilisé. (je trouve d'ailleurs assez abjects ces vieillards qui, planqués derrière leur bulletin de naissance, aboient des cris de guerre dont ils sont assurés qu'ils n'auront jamais à les transformer en actes) Je ne suis pas du tout anti-américain. J'ai été élevé dans l'admiration de ce peuple et, pendant la guerre du Viet Nam,  j'ai porté , seul, la contradiction  aux orateurs d'un meeting communiste, aventure qui m'a valu quelques bleus de la part des rouges et les félicitations écrites d'un Monsieur Owen alors secrétaire à l'Ambassade US de Paris !

Je me fous de Saddam comme de mon premier dictateur. Je voudrais, seulement, qu'on m'explique ce qu'il a fait de pire que Kadhafi qui, depuis trente ans, multiplie impunément les assassinats, liquidations, épurations sanglantes, attentats, attaques de pays voisins et actes de pure folie dictatoriale. Qui se souvient par exemple qu'en 96, sa police tua au hasard vingt personnes parmi les spectateurs d'un match de foot parce qu'on avait hué son fils présent dans le stade ? (sur le terrain, puisqu'il était capitaine de l'équipe libyenne de football.- précision de henri de fersan)

 Je ne suis pas plus sadamite que je n'étais serbolchévique mais je ne vois pas ce qui qualifie un Bush pour décider du régime qui convient aux Irakiens et aux Serbes. (c'est au point que si un pouvoir étranger se mêlait de nous débarrasser de Chirac, je crois bien que je ne serai pas d'accord!) quant aux  Kurdes, je confesse que leur sort m'indiffère. Je préfère les savoir en Turquie, en Irak, en Iran voire au Kurdistan libre plutôt qu'à Strasbourg-Saint-Denis. C'est tout.De même, je ne suis ni sioniste ni antisioniste. Je ne me sens pas investi de la mission de libérer la Palestine et je préfère savoir les Israéliens là bas plutôt que dans le Sentier.

Je ne crois pas un seul instant à la menace d'un soulèvement de la racaille des banlieues. Ce  sont des loques abruties de rap, ivres de drogue et assommés de films pornos, arracheurs de sacs de vieilles dames, incapables de voler une voiture sans aller s'emplâtrer deux kilomètres plus loin dans la glissière du periph', infoutus de coucher avec une fille sans l'assistance d'une demi douzaine de complices pour la tenir en attendant leur tour, sans aucune formation militaire, étanches aux ordres les plus simples et a fortiori inaptes à toute obéissance. Dix mille d'entre eux ne tiendraient pas plus longtemps en face d'un stick du Deuxième Régiment Etranger Parachutiste qu'une centaine de ces rebelles ivoiriens qui se font triquer d'abondance à chaque rencontre.

Je regrette bien que Krivine, Buffet,  ou Chirac soient du même avis que moi mais je ne vois pas pourquoi, par grand froid, je m'imposerais la tenue d'été pour ne pas porter un manteau comme eux.

Je n'ai pas la moindre attirance pour le fanatisme islamique, pas même pour l'islam républicain, citoyen, modéré, religion-de paix-et-d'amûr à laquelle je crois autant qu'au Père Noël soviétique. Ce n'est donc pas pour des raisons altruistes, pacifistes ou de solidarité raciale que je suis contre cette guerre. C'est parce que, d'abord, je n'aime pas ceux qui la veulent. C'est ensuite parce qu'à cinquante six ans je supporte de moins en moins l'idée de voir mourir encore des dizaines de milliers de gosses. Du berceau à vingt cinq ans . Bébés irakiens ou bidasses américains qu'un gang de planqués apatrides envoie se faire tuer dans des déserts où aucun motif noble  ne les convoque  pour garantir le pétrole de Bush, l'alimentation en eau de Sharon, les routes de la came de Soros, le plan mondialiste des Rockfeller, Rothschild, ou Warburg qui proclamait le 17 Février 1950 devant les sénateurs américains :  « Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question est de savoir s'il sera créé par conquête ou par consentement. » ou  les manigances occultes des rabbins kabbalistes et en aucun cas, bien sur, la démocratie dont tout le monde se contrefout. C'est enfin en application du vieux principe Maurrassien qui veut que seul compte l'intérêt national et que je ne vois pas ce que la France aurait à gagner à se cochonner dans cette busherie là.

SdeB

 

Paul le hérisson, 10-03-2003 :

Je me permets de jouer les facteurs...

Voilà la réponse de TG :

"D'abord je n'ai rien contre les ratonnades.

Tout ce que vous dites est vrai. Mais la question, d'une certaine manière, est de savoir si l'on ne peut pas voir les choses d'un autre point de vue, qui pourrait amener à des conclusions différentes.

La fable évacuée d'un Irak laïc où l'on tirerait des pintes de sang laïc à Saddam laïc pour calligraphier un coran laïc gardé dans une mosquée laïque, il paraît évident que cet affrontement s'inscrit dans un contexte plus vaste. Non seulement les américains ne s'y trompent pas mais les musulmans eux mêmes le comprennent bien : le grand méchant Ben Laden parle de « croisade », le cheick d'Al-Azar dit que « la nation islamique » doit se doter d'armes nucléaires et à Aïn Oussera, en Algérie, un réacteur chinois fonctionne avec un stock d'uranium enrichi exporté opportunément par l'Irak en 1992. Accessoirement, les musulmans du sud-est asiatique ne s'y trompent pas non plus. Chirac refuse le choc des civilisations ? cela n'a jamais empêché la réalité de rouler sans égard pour les choix purement idéologiques de M. Chirac.

Que contestera-t-on alors ? que ce soient les Etats-Unis qui s'y collent ? personne d'autre n'a les moyens militaires d'un tel affrontement. Qu'ils commencent par l'Irak ? le choix est facile compte tenu de la première guerre du Golfe et logique si le but des USA est comme je le crois de mettre la main sur une capacité de production telle qu'ils frappent les puissances musulmanes au portefeuille en faisant baisser significativement leur rente pétrolière.

Avons nous quelque chose à en attendre au delà d'une solidarité occidentale dont je comprends bien que tous ne la partagent peut-être pas ou ne lui fixent pas les mêmes limites que moi ?

Regardons notre situation sans nous voiler la face : notre démographie est au plus bas, il n'y a aucune apparence qu'elle remonte malgré les incantations. Toute politique familiale ambitieuse précipiterait la catastrophe puisqu'on ne voit pas le moyen de la limiter aux blancs et que nous risquerions de nous retrouver dans la situation d'Israël où les mesures d'incitation profitent aux familles arabes plus qu'aux familles juives malgré une certaine brutalité dans l'application restrictive de ces mesures, brutalité qui serait elle même inenvisageable en France à moins de bouleversements dont on ne voit pas le début. Résumons : si rien ne change, le différentiel démographique nous condamne.

Faut-il attendre le salut d'un changement politique ? à 17 % contre 82 % ça ne va pas être facile. Un changement religieux ? il n'y a pas d'apparence de rechristianisation en masse. Un changement culturel ? on sait aux mains de qui la droite et l'extrême-droite les plus bêtes du monde ont laissé la culture et le domaine méta-politique. L'horizon semble bouché.

Quelle petite chance nous reste-t-il ? ce que certains appelleraient le chaos constructif : agiter le bocal suffisamment fort et longtemps pour espérer que les choses changent et saisir une chance qui se présenterait. Ou du moins retarder l'échéance le temps de trouver une autre solution ou le temps que les populations gauloises décérébrées se radicalisent en suffisamment grand nombre.

Pouvons nous agiter le bocal assez fort avec nos propres forces ? l'état de l'opinion en France, l'arsenal judiciaire récemment renforcé et quantité de choses s'y opposent. Avons nous les moyens par exemple de faire sauter simultanément vingt minarets dans toute la France en une nuit pour espérer déclencher une réaction musulmane violente et un cycle de provocation-répression ? non.

Qui peut agiter le bocal avec une force suffisante ? et où ? qui à part les USA qui ont encore une armée et que toute une histoire prédispose au rôle de grand satan ? où sinon au Proche-Orient qui cristallise - à tort ou à raison - les passions ?

Cela rencontre les intérêts d'Israël ? la belle affaire ! vais-je donc me laisser tuer pour ne pas donner à mon voisin que je n'aime pas la satisfaction de l'aider s'il a maille à partir avec la même bande de tueurs ? De plus, on ne sache pas qu'il y ait menace de submersion démographique par les enfants d'Israël. Peut-être représentent-ils une autre menace. Peut-être ont-ils aidé à cette menace démographique. Dois-je pour autant refuser de me défendre contre cette menace au prétexte qu'elle est instrumentalisée par quelqu'un ? En poussant les choses, la condition pour me défendre à l'avenir contre les méchants juifs qui instrumentalisent l'immigration, n'est-ce pas de continuer à exister en ne me laissant pas submerger par le taux de fécondité des femmes maliennes (plus de 10). N'est-il pas urgent d'abord de ne pas succomber à l'arme des juifs pour pouvoir se défendre d'eux ensuite ?

Il me semble que si la guerre peut servir à cela par quelque côté elle est bonne. Sinon elle est indifférente. Quant à prendr eparti pour l'Irak, sauf à faire de la morale ou de la sensiblerie humanitaire et pas de la politique, je n'en vois pas du tout l'opportunité. Il serait temps que la France cesse de donner des leçons de morale : d'abord c'est inutile et lui fait perdre de vue ses intérêts, ensuite cela la rend parfaitement ridicule quand les leçons sont donnés par l'un des hommes politiques les plus cyniquement corrompus qu'elle ait eus.

T.G."

 

Anne, 10-03-2003 :

Cher Paul Le hérisson,

Votre message que je viens de recevoir est extrêmement pertinent et éclairant.

En particulier, je reconnais aisément qu'il n'y a nul courage à défendre la paix ou à tenter d'éviter la guerre quand 90% des opinions publiques sont du même bord, fût-ce pour les plus mauvaises raisons.

Je ne crois donc pas ma position courageuse. En revanche, et c'est différent, je la crois justifiée (et je crois avoir montré que je me  moquais éperdument d'être en accord ou non avec les opinions publiques et les puissances de ce monde).

Je suis, je l'ai dit, et écrit, pacifique, au sens des Béatitudes (Heureux les artisans de paix !) et absolument pas pacifiste. Je n'hésiterais pas (du moins je l'espère) une seconde à risquer ma vie pour ne pas devenir musulmane (ou dhimmi), rouge ou nazie. Rien ne m'est plus étranger que le slogan "Plutôt rouge (ou autre chose) que mort".

Je reconnais bien volontiers aux États-Unis   les vertus et valeurs que  vous leur prêtez.

Mais il y a un point sur lequel je ne suis pas d'accord : vous semblez embrasser leur "Croisade" et justifier les motifs économiques ou géopolitiques qui rendent celle-ci (comme les Croisades elles-même, sauf la Croisade de pèlerins massacrés qui fut le début de la première) impure.

Or il me semble que leur Croisade est viciée non dans ses à-côtés, mais  dans son origine.

Les Croisades n'ont jamais été une guerre de conquêtes (ou plutôt elles ne le sont devenues que tardivement). Au départ, ce n'étaient même pas des guerres de reconquête d'un territoire qui avait, après tout,  été plus longtemps chrétien que musulman et qui était le berceau de la Chrétienté. C'était une tentative de redonner aux pèlerins chrétiens l'accès aux Lieux Saints qui leur était dénié. Ce n'est qu'à la suite de l'odieux massacre  des masses de pèlerins désarmés qui s'étaient dirigés vers Jérusalem qu'est venue la reconquête.

Mais il me semble que Bush voit sa Croisade beaucoup plus comme une  conquête par les armes en vue d'imposer le mode de vie et si possible les croyances des Évangélistes américains que comme une Évangélisation par la parole du Christ et par la persuasion. Il est vrai que ce serait une "reconquête", mais si tardive qu'elle paraît à beaucoup abusive, comme à d'autres, en  sens inverse mais pour les mêmes raisons, la "reconquête" de la Palestine par les Israéliens.

L'Irak de Saddam Hussein est ce qu'il est : plutôt musulman que laïque (comme la Turquie, l'Égypte ou la Tunisie, d'ailleurs) ; la vie n'y est certainement pas facile, le pouvoir y est plus que pesant.

Mais il n'est pas le seul État dans ce cas, ni le pire.

Aussi Bush ne déclare-t-il pas clairement que sa volonté est d'aller y combattre l'Islam (ce qui serait à mon avis une erreur, mais aurait le mérite de la clarté) : il prend pour prétextes, d'une part un armement de l'Irak qui serait dangereux pour tout le moyen Orient et même le monde entier et d'autre part le fait que le terrorisme islamiste prendrait sa source en Irak.

Or, il ne présente pas la moindre preuve sérieuse de ce qu'il avance : il se contente d'affirmer "J'en ai la preuve, et vous devez me croire sur parole, vous taire et me suivre aveuglément".

Cela ne me paraît pas justifier une guerre qui aura, de toutes façons, des conséquences graves, dont la moins pernicieuse (mais la souhaitez-vous vous même ?) serait un "Imperium americanum" sur le monde entier, obligé de se soumettre politiquement, économiquement et culturellement à ce qui vient des États-Unis et cela, sans doute, pour des centaines d'années. Or, dans ce mode de vie américain, il y a bien des choses qui sont totalement en contradiction avec notre héritage européen : malheureusement, il est probable que ce sont précisément ces éléments contraires qui prendraient le pas sur ce qui nous est commun.

Voilà pour quoi je souhaite à la fois que Saddam reste pour longtemps hors d'état de nuire hors des frontières de l'Irak, et cela sans guerre.

Pour ses capacités de nuisance à l'intérieur de l'Irak, c'est l'affaire des Irakiens eux-mêmes ; or je viens d'entendre, tant sur divers médias, dont Radio-Courtoisie, que par des conversations privées (avec des personnes d'horizons politiques fort divers mais qui ont une caractéristique commune  : toutes ont séjourné assez longtemps en Irak récemment), que  si Saddam Hussein organisait des élections vraiment libres et contrôlées comme  telles, il n'en retrouverait pas moins une majorité (pas à 100%, certes) de coalition qui ne serait sans doute guère plus docile aux volontés des États-Unis que Saddam Hussein tout seul.

Donc, pour l'instant, je prie pour que cette guerre n'ait pas lieu et que la France n'y prête pas la main (d'autant qu'étant donné l'état de notre armée, elle ne pourrait y jouer qu'un rôle minime, donc n'en tirerait aucun bénéfice).

Il va de soi que mon opinion ne serait plus la même si Bush daignait donner, de ses affirmations, des preuves incontestables (et vérifiables, car vous savez bien que n'importe quel état ne se gêne pas pour falsifier les faits s'il y trouve son avantage.

Très amicalement

Anne

 

Paul le Hérisson, 10-03-2003 :

Chère Anne,

Tout d'abord, je rappelle encore une fois que ce texte n'est pas moi comme vous l'avez cru du fait de ma maladresse dans sa présentation. Il s'agit d'un texte de TG.

Cela dit, comme je l'ai précédemment écrit, je fait miens les raisonnements de ce texte et miennes ses conclusions. C'est pour cela que j'en prends la défense.

J'aborderai cinq des points que vous avez développés : la légitimité de cette guerre, la légitimité des motifs qui semblent les plus profonds, la nature de cette guerre, la nature de l'adversaire, le motif officiel de cette guerre.

1) "Heureux les artisans de paix" dites-vous. Et vous avez raison. Mais est-ce réellement assurer la paix que de se priver de la possibilité de faire la guerre ? Vous répondez vous-même que non. En cela, vous vous inscrivez pleinement dans le cadre du droit des gens tel que Strauss le défend (contre les abstractions) ou tel que l'Eglise l'a définit. Il peut y avoir des guerres justes si ses motifs le sont. Donc, pour répondre à la question de la légitimité de cette guerre, il faut répondre à celle de la légitimité des motifs qui en sont à l'origine.

2) Les motifs qui motivent à cette guerre vont bien sûr bien au-delà de "désarmer Saddam". Il y a le pétrole, les motifs économiques et tout ce que TG explique clairement. C'est-à-dire acquérir les moyens d'une certaine autonomie énergétique face à la puissance pétrolière des pays musulmans comme l'Arabie Saoudite. Donc le véritable but de cette guerre n'est que d'acquérir une position meilleure dans un conflit plus large. Ce qui se prépare en Irak n'est pas LA guerre, ce n'est que la première bataille d'un conflit plus large. Donc la légitimité de cette guerre ne réside pas dans ces motifs-là (c'est-à-dire ses motifs à elle) mais dans ceux d'un plus grand conflit, c'est-à-dire de la croisade.

3) Pour la croisade, la première remarque que je ferai, c'est de préciser que ce mot n'a pas le même sens dans le monde américain que dans le monde européen. La grande raison en est (je vais choquer, je le sens...) que seuls les Etats-Unis sont une société d'Ancien Régime, une société antérieure à la Révolution. Donc, même marqué par le protestantisme (enfin, c'est un peu plus compliqué que ça...) les élites américaines n'ont pas le regard critique - forcément critique - que nous avons tendance à avoir sur ces événements. De plus, je soupçonne les universitaires américains (ceux qui sont autour de Bush, par exemple) d'avoir lu Alphonse Dupront plus que les élites françaises. Or, qu'a démontré ce grand historien français ? Que la croisade n'est pas tant un événement historique qu'une catégorie de la pensée occidentale (là, je synthétise beaucoup). Et que la guerre totale d'extermination est LA "western way of kill". Le modèle occidental de la guerre - comme l'a définit l'historien militaire V. D. Hanson - est, lorsqu'il s'oppose à un adversaire non-occidental, une recherche de l'extermination. Et sa seule légitimité est à la fois dans la conformité de l'Occident avec lui-même et dans la nature de l'adversaire. Or, la conformité de l'Occident avec lui-même est tautologiquement sa volonté même de mener des croisades... Donc, la légitimité de cette guerre se reporte logiquement sur la nature de l'adversaire.

4) Qui est l'adversaire ? Les esprits simples nous expliqueront, on n'en doute pas, qu'il s'agit de braves gens très laïcs (sauf ceux - très nombreux ! - qui sont chrétiens, évidemment) dont la seule faute est de posséder du pétrole. Et bien non, l'adversaire est l'Islam dans son ensemble comme la nature des motifs de guerre nous le démontre (cf. point 2). Si l'on refuse d'admettre que les Etat-Unis agissent contre l'Islam considéré comme un tout et dont l'Irak n'est qu'une hypostase, on se condamne à ne rien comprendre et à être obligé de piocher des grilles d'analyse dans Télérama ou au journal de 20 heure... Donc, les Etats-Unis se battent contre l'Islam. Mais, l'Islam existe-t-il ? N'est-ce pas qu'un fantasme né d'esprits malades et trop imbibés de "choc des civilisations" ? Je pourrais ne pas répondre à cela, l'évidence fait loi il me semble... mais je veux enfoncer le clou :

   A) Saddam Hussein se considère clairement et explicitement comme un leader musulman, il n'y a qu'a lire ses discours.

   B) Les musulmans du monde se reconnaissent en lui parce qu'ils sont musulmans et parce que lui-même l'est et le dit bien fort, il n'y a qu'à les écouter.

   C) Nier cela relève de l'aveuglement le plus total : ceux qui en doutent n'ont qu'à se reporter aux slogans des manifestations pacifistes ou à ceux qui ont retenti le long du chemin de Croix à l'envers de Chirac en Algérie.Donc, les Etats-Unis veulent se battre contre l'Islam en tant que tel et les gens contre qui ils vont se battre se considèrent eux-mêmes comme faisant absolument parti de l'Islam. La légitimité de cette guerre revient donc à se demander si oui ou non il est légitime pour l'Occident de se battre contre l'Islam.

5) Donc, nous en revenons à ce que beaucoup vont vite à appeler un prétexte : les armes de destruction massive et le terrorisme. On nous dit qu'il n'y a pas de preuve qu'il y ait de telles armes en Irak. C'est sans doute vrai. Mais il faut peut-être comprendre ce que sont ces armes. Beaucoup pensent à des bombes, des obus ou des missiles qu'il faudrait lancer sur le pays visé avec d'hypothétiques vecteurs (l'aviation irakienne n'est pas une menace...) et qui, éventuellement, répandraient un nuage nauséabond qui ferait tousser et même pleurer. Certains vont jusqu'à imaginer qu'un ou deux asthmatiques pourraient avoir de graves complications. Cette vision est dépassée. L'homme peut-être le vecteur. Il peut être porteur sain de virus particulièrement létaux ; il peut aussi porter quelques composantes chimiques parfaitement inoffensives et légales comme dix autres personnes. Ces 11 personnes réunissant leurs molécules peuvent produire des produits terrifiants. De telles armes ne nécessitent pas de lourdes infrastructures ; elles ne nécessitent que d'une volonté et de bases arrières. Les laboratoires hight-tech, où les créateurs de ces armes travaillent, ils ne sont pas à Bagdad... ils sont à Strasbourg, à Montpellier ou à Berlin... Tel jeune algérien un peu renfermé se convertira peut-être dans dix ans et apportera ses connaissances à l'islamisme mondial.. tel autre, jeune pakistanais plutôt beau garçon qui séduit les filles et aime la vodka est peut-être un islamiste de la première heure à qui un uléma aura expliqué que ses péchés n'en sont pas puisque c'est pour pouvoir obtenir un plus grand bien... Mais l'Irak est le lieu où ceux qui veulent faire ce genre de chose, les soutenir, les encourager, les financer, peuvent d'organiser. Finalement, le motif le plus superficiel est peut-être le plus vrai ; la "raison la plus vraie" à cette guerre, comme disait Thucydide, c'est que les Etats-Unis et tous les vrais occidentaux ne veulent pas mourir ni voir mourir ceux qu'ils aiment. Le jour où des virus modifiés génétiquement seront lâchés dans le métro parisien ou dans les forêts du Jura, nous aurons la preuve, mais il sera trop tard. Le jour où 100 fanatiques porteurs sains de maladies très lentes à se développer iront en boite de nuit tout les soirs, après avoir été dans cinq ou six bars ou, encore, ferons le tour des étalages des supermarchés, nous aurons la preuve et il sera trop tard....

Après avoir écrit tout cela, je peux vous répondre : cette guerre est légitime, cette guerre est nécessaire et cette guerre sera horrible. Nous n'avons pas le choix.

Paul le Hérisson

 

Anne, 11-03-2003 :

Paul le Hérisson a dit : "Si l'on refuse d'admettre que les Etat-Unis agissent contre l'Islam considéré comme un tout et dont l'Irak n'est qu'une hypostase"

Bien entendu, il s'agit d'une guerre contre l'Islam ou tout au moins d'une guerre contre l'expansionnisme islamique qui s'est réveillé depuis quelques décennies après avoir dû avoir un profil bas depuis Lépante, Vienne, et les guerres qui ont conduit à chasser l'Ottoman de certains pays d'Europe orientale.

Toutefois, il est pour le moins hypocrite de s'attaquer à l'Irak, l'un des états les moins porteurs d'expansionnisme islamiste, plutôt qu'à l'Arabie séoudite, au Yémen, à la Libye, au Soudan, à l'Indonésie, etc...

Entre se proclamer musulman et être un facteur d'expansionnisme islamiste, il y a une large marge. (ce qui ne veut pas dire que SH n'est pas un personnage dont on aimerait voir débarrassée la face du monde).

C'est un peu comme si voulant lutter contre le catholicisme, l'Islam faisait porter sa première attaque militaire sanglante contre un pays dont le premier ministre serait musulman.

"Les musulmans du monde se reconnaissent en lui parce qu'ils sont musulmans et parce que lui-même l'est et le dit bien fort, il n'y a qu'à les écouter."<

Non, les musulmans du monde ne se reconnaissent pas en lui. Tout au plus répugnent-ils à tourner leurs armes contre un pays musulman en majorité, contre un chef d'état musulman, sans qu'il se soit, cette fois, attaqué à d'autres pays musulmans. Mais ils ne se reconnaissent pas en lui.

" … De telles armes ne nécessitent pas de lourdes infrastructures ; elles ne nécessitent que d'une volonté et de bases arrières. Les laboratoires hight-tech, où les créateurs de ces armes travaillent, ils ne sont pas à Bagdad... ils sont à Strasbourg, à Montpellier ou à Berlin... Mais l'Irak est le lieu où ceux qui veulent faire ce genre de chose, les soutenir, les encourager, les financer, peuvent d'organiser…. "

Le début de ce raisonnement est impeccable : il est évident que non seulement n'importe quel pays, mais n'importe quel groupuscule de quelques personnes, pourvu qu'elle dispose des connaissances scientifiques nécessaires et de moyens relativement modestes, peut causer d'immenses dégâts (voir ce que quatre cutters ont pu faire le 11 septembre 2001, alors quatre personnes répandant des virus mortels à travers le monde...). Mais c'est justement ce qui contredit la suite de votre raisonnement : ce n'est pas à Bagdad, espionné de tous côtés et soumis pendant six ans, puis depuis quelques mois, à des inspections non seulement de leurs installations militaires, mais de tout site pouvant en tenir lieu, que peut principalement s'organiser une telle guerre meurtrière. Les États-Unis se sont d'ailleurs montrés radicalement incapables d'en apporter seulement un commencement de preuve, se contentant d'affirmer qu'ils en avaient; que le monde entier devait se contenter de les croire sur parole, de les suivre aveuglément et de fermer sa gueule.

Ce danger terroriste, par bombes, produits chimiques ou biologiques, est malheureusement à la portée de tous, et il semble bien que le "cerveau" (si cerveau il y a et non conjonction de "folies" individuelles) ait beaucoup plus de chances de se trouver à Strasbourg, à Londres ou n'importe où

ailleurs dans le monde qu'à Bagdad.

"Le jour où des virus modifiés génétiquement seront lâchés dans le métro… nous aurons lapreuve et il sera trop tard...."

Nous aurons la preuve - nous l'avons déjà - qu'il y a de par le monde quelques milliers de fanatiques musulmans, groupés ou non dans une organisation unique, et parfaitement capables de destruction massive de vies humaines. Nous n'aurons pas la preuve que Bagdad y était pour quelque chose.

Je le répète, contrairement à ce que pense notre ami Serge, je crois que Saddam Hussein n'en est pas moins un personnage odieux, mais s'il fallait faire une guerre pour éliminer tous les personnages odieux de ce monde, il ya bien longtemps qu'il n'y aurait plus un homme sur terre.

Amitiés

Anne

 

Mahoud, 11-03-2003 :

Il ne faudrait tout de même pas oublier que l'Iraq est le seul pays musulman à tolérer des églises sur son sol, voire même les chrétiens qui vont avec. Saddam parti, nous verrons sans doute se pointer un super-ayatollah à la séoudienne qui tuera tout ce qui ne sera pas islamiste et dynamitera tous les lieux de culte non musulmans...

     On sait ce qu'on perd, pas ce qu'ils nous mettront à la place.

Non à la dynamite dans la poudrière !

 

Henri de Fersan, 11-03-2003 :

Ce n'est pas Sharon qui soutien Bush mais le contraire. Nous avions vu dans les numéros précédents que Sharon déclarait ouvertement que Israël contrôlait les Etats-Unis. Il avait également déclaré en 1982, nous l'avons dit et redit, qu'il était prêt à déclencher une troisième guerre mondiale si celle-ci permettait la survie d'Israël. En décembre 1981, le même Sharon annonçait : « Dans les années qui viennent, la sphère des intérêts stratégiques d'Israël ne s'étendra pas seulement aux pays arabes de la Méditerranée, mais elle doit s'étendre à l'Iran, au Pakistan, au Golfe, l'Afrique et la Turquie ».  Lors de la Convention du Likoud en 1993, il confirmait ses ambitions : « il faut qu'Israël fonde sa politique officielle sur la notion des frontières bibliques ». Et pour finir, les propos terribles, criminels, sur Sharon de l'historien israélien Martin Van Creveld, de l'Université Hébraïque de Jérusalem, qui déclara le 31 janvier au journaliste Ferry Biedermann : « J'ai un énorme respect pour les Palestiniens, ils se battent héroïquement. Mais en fait,  si nous voulions franchir le Jourdain, ne n'aurions besoin que de quelques brigades. Si les Syriens et les Egyptiens veulent nous stopper, on leur passera à travers. Ariel Sharon est un chef, il a toujours un plan. [question du journaliste : un plan pour déporter les Palestiniens ?] Je pense que c'est quasiment possible qu'il veuille cela. Il veut l'escalade du conflit. Il sait que rien que nous fassions ne réussira. [pensez-vous que le monde permettra cette purification ethnique ?] Cela dépendra de qui fera cela et de la rapidité à laquelle cela se produira. Nous possédons plusieurs centaines d'ogives et de missiles nucléaires et nous pouvons les lancer sur des cibles dans toutes les directions, peut-être même sur Rome. La plupart des capitales d'Europe sont des cibles pour notre aviation [Israël ne deviendrait-il pas un état-voyou ?] Laissez-moi citer le Général Moshe Dayan : « Israël doit être comme un chien enragé, trop dangereux pour s'en faire (.) Nous ne sommes pas la 13e puissance mondiale mais la deuxième ou la troisième. Nous avons la capacité d'entraîner le monde dans notre chute.  Et je peux vous assurer que cela se produira avant qu'Israël ne s'écroule.(.) Je pense qu'il est trop tard. Chaque jour qui passe rend l'expulsion des Palestiniens plus probable. L'alternative serait l'annihilation et la désintégration totale d'Israël. Qu'espérez-vous de nous ? » Alors, qui sont les vrais dangers, les vrais fauteurs de guerre ???

 

Paul Turbier, 11-03-2003 :

Je veux bien croire TG et Paul le H ( moi, c'est Paul Turbier) et admettre qu'il s'agisse en Irak d'une croisade et non d'une opération de racket pétrolier. Soit!

    Il reste que dans une aventure de ce genre la France n'a aucun moyen militaire à engager au delà d'une figuration humiliante. Un engagement sur le terrain Irakien, sera, de plus une allégeance et une vassalisation totales ce qui est un prix exorbitant. Perdre le peu de liberté qui reste pour lécher des bottes mêmes amies n'est pas acceptable.

    Est-ce à dire qu'il ne faille pas se croiser ?

    Non, mais en prenant les choses dans l'ordre:

        - reconstruire des forces pour être efficace.

        - choisir judicieusement le théatre des opérations en allant du plus aisé au plus ardu, du plus urgent au moins brûlant :

   C'est à dire :

         - Affirmer notre chrétienté

        -  Contenir l'invasion en cours ( code de nationalité, banlieues, assistances diverses)

        - Freiner des quatre fers sur la turquie

        - Inverser les flux migratoires.

        - Contrôler la méditerrannée, la turquie  et un jour, l'Irak.

        - en un mot, faire ce qu'on peut là ou il faut.

    En Irak, nous ne pouvons rien et ce n'est pas là que notre maison brûle. Je reconnais volontiers qu'un programme du genre de ce qui est ci-dessus exposé n'est pas celui du gouvernement français. C'est une raison de plus pour moi de n'être ni républicain, ni chiraquiste.

Paul T.

 

Paul le Hérisson, 10-03-2003 :

" Paul Turbier a dit :Perdre le peu de liberté qui reste pour lécher des bottes mêmes amies n'est pas acceptable."

Le problème, c'est que le "peu de liberté qui reste", Chirac ne l'utilisera que comme il l'a déjà fait, comme lors de son voyage en Algérie...

Et puis, la perte de cette liberté qui reste à la France nous concerne-t-elle ? Après tout, Chirac n'est pas mon président et leur France n'est pas la France. Comme je l'ai déjà écrit ici, je suis cratyliste. Je crois à la réalité des mots et je ne crois pas qu'ils soient le fruit d'une pure convention. Pour moi, "France" renvoie à toute une série d'éléments historiques, culturels, humains... Quand j'entends le mot "France" dans la bouche de Chirac ou d'un des bâtards habituels, je sais que pour lui, c'est une pure convention et qu'il pourrait dire "fraise" ou "monde résultant de l'entrebaisement général et où règne un islamisme abatardi". En disant fraise, il serait un parfait disciple d'Hermogène (l'adversaire de Cratyle). En disant "monde résultant de l'entrebaisement général et où règne un islamisme abâtardi", sans le savoir, il ferait du cratylisme en désignant par les mots adéquats et juste la réalité qu'il pense.L'urgent, c'est de provoquer une guerre des civilisations*. La provoquer le plus tôt et par tous les moyens. Parce que dans pas bien longtemps, nous n'existerons plus. Moralement, nous sommes rongés par notre propre nihilisme (pensée des valeurs, relativisme - Breiz Cola, etc. -, négation de notre propre identité, croyance aux réalités derrière les réalités...) ; physiquement, nous n'existerons plus. La démographie africaine (que ce soit celle du Maghreb ou de l'Afrique noire) fait qu'a court terme, le français moyen soit musulman et fortement basané.Comprenons-nous bien, mon problème n'est pas d'ordre racial. Je ne suis pas raciste. Mais le problème culturel et civilisationnel qui est le seul qui m'importe prend forcément pour caractères les plus visibles ceux du type ethnique. Je puis vous assurer que cela me désole. Mais nous n'avons pas le choix.

De même, je sais ce que valent les souffrances humaines mais je ne vois pas d'autre solution que l'extermination (partielle...) si nous ne voulons pas disparaître nous-même.

Nous ne menons pas une guerre pour l'hégémonie, nous menons une guerre pour la survie et son résultat sera l'hégémonie.

Paul le Hérisson

* Chirac, hier soir : "Il est certain que s'il y a guerre, les premiers vainqueurs seront probablement ceux qui souhaitent l'affrontement, le choc des civilisations, des cultures, des religions". Voilà ce dont ils ont peur. A nous de faire que leur cauchemar devienne réalité et que, si nous perdions, ce ne soit pas sans avoir regardé en face ce qui nous tue.

 

Anne, 11-3-2003 :

SdeB a dit "le gang mondialiste des détenteurs de la fortune anonyme et vagabonde qui, installé à Washington, tire les ficelles de cette effarante marionnette appelée Bush"

D'autant que, comme vous l'avez déjà remarqué, les marchés financiers mondiaux ne cessent de baisser (la crise en ce domaine, pour être progressive et non aussi brutale, étant sans doute plus importante que celle de 1929) : près de 75% de la valeur des entreprises  s'est évaporée depuis deux ans : or, l'argent ne se perd ni ne se crée (sauf par inflation ou déflation qui ne sont pas très apparentes aujourd'hui), c'est-à-dire que 75% de la valeur des entreprises est passée en des mains inconnues ; les mêmes mains, sans doute, ramassent à bas prix (et assez lentement pour ne pas risquer d'inculpation pour délit d'initiés) d'énormes paquets d'action. La crise irakienne passée (que l'issue en soit le renoncement à la guerre ou une guerre évidemment gagnée par les États-Unis - même si les conséquences en sont, par la suite, catastrophiques) - ces mains inconnues revendront leur butin tout aussi progressivement, au fur et à mesure de la hausse prévisible des marchés, et compléteront ainsi l'énorme magot qu'elles se sont constitué à la faveur de la crise.

Amicalement

Anne

 

Jean-Luc d'Albeloy, 11-03-2003 :

Rappel utile d’une dépêche AFP de novembre dernier.

"La guerre est un projet des « juifs du Pentagone », déclare Otto de Habsbourg fils aîné du dernier empereur d’Autriche, qui a fêté mercredi son 90e anniversaire.

Dans la dernière livraison de Zur Zeit, hebdomadaire autrichien proche de l’extrême droite, Otto de Habsbourg déclare que les « juifs du Pentagone » veulent attaquer l’Irak pour protéger Israël.

Le descendant d’une des plus vieilles dynasties d’Europe, célébré comme un militant de l’idée européenne, voit dans la diplomatie américaine une lutte d’influence entre « juifs » et « noirs ». « À l’heure actuelle, les Anglo-Saxons, les Américains blancs, jouent un rôle relativement marginal », ajoute-t-il.

 « D’un côté, il y a le ministère de la Défense, où les juifs occupent les postes-clés (...), le Pentagone est une institution juive actuellement », affirme dans cet entretien M. de Habsbourg. « De l’autre côté, il y a le département d’État, avec les Noirs, comme Colin Powell et Condoleezza Rice », respectivement secrétaire d’État et conseillère du président George Bush pour la Sécurité nationale, ajoute-t-il.

Selon lui, « les juifs du Pentagone pensent qu’Israël est en danger. Ils veulent protéger Israël à n’importe quel prix et ils croient qu’ils peuvent le faire en attaquant l’Irak », déclare-t-il.

M. de Habsbourg, président depuis plus de 30 ans de l’Union paneuropéenne internationale (UPI), organisation militant pour une Europe qui irait de l’Atlantique à l’Oural, estime parallèlement que la Russie est « extrêmement dangereuse » et que son président, Vladimir Poutine, « poursuit (...) une politique étrangère expansionniste et une politique intérieure autoritaire » s’apparentant, selon lui, à une forme de « national-socialisme ».

Otto de Habsbourg s’était ouvertement opposé aux nazis et à l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche au Troisième Reich allemand en mars 1938. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il avait également aidé des milliers de juifs européens à fuir l’Autriche."

 

 

Jean-Luc d'Albeloy, 11-03-2003 :

« Une seule nation qui parvient à faire baisser l'intelligence, la moralité, la qualité de l'homme sur presque toute la surface de la terre, cela ne s'est jamais vu depuis que le globe existe. J'accuse les Etats-Unis d'être en état constant de crime contre l'humanité. »

(Henry de Montherlant, « Le chaos et la nuit »).

POUR UNE POSITION MONARCHISTE SUR LA CRISE IRAKIENNE

1 - « L'Etat est une forme de vie », selon le titre de l'ouvrage du pionnier de la géopolitique Rudolf Kjellen. Cette forme de vie lui est propre : il revient à chaque État de développer organiquement sa vocation historique ; organiquement, c'est-à-dire par une synergie de ses organes, de la tête (le souverain) au membres du corps (les corps intermédiaires, organisant les forces vitales du peuple). Le chef et son peuple sont seuls compétents pour décider de ce qui est bon ou pas pour leur patrie.

Dans le cas irakien, c'est évidemment à cette nation, et à elle seule, de décider de son avenir.

2 - « Les nations sont des idées de Dieu », écrivait Herder. Chaque peuple suit dans l'histoire sa propre voie. Il n'existe aucun modèle universel, ni politique, ni social, ni économique. Ceux qui prétendent le contraire sont des universalistes, des mondialistes, dont le prosélytisme agressif doit être clairement désigné comme tel.

Tout  pays se doit notamment de choisir organiquement son régime politique, pour le meilleur comme pour le pire - qui ne regardent tous deux que lui. Seuls sa tradition historique et ses intérêts actuels peuvent le guider en la matière. Un pays a ainsi parfaitement le droit de se doter d'une dictature ; cela peut même lui être un devoir. En Europe, des exemples antiques (Grèce, Rome) et modernes (monarchies dites absolues), jusqu'à la mise en ouvre de l'article 16 de la Constitution de la Ve République par le général de Gaulle en 1961, le recours à la dictature est une légitime constante.

Dans le cas de l'Irak, comme dans celui de beaucoup de pays du monde arabe, le caractère autoritaire du pouvoir est une nécessité historique d'évidence, le parti unique y jouant le rôle du monarque « absolu » dans nos contrées.

3 - Le prétendu « droit d'ingérence » est le contraire d'un droit : c'est une agression. Il est en effet inacceptable qu'un Etat étranger prétende imposer à un autre Etat son régime politique, son niveau d'armement, sa politique extérieure, etc. Il s'agit d'un casus belli, dont les auteurs doivent être reconnus pour ce qu'ils sont. L'agression, notamment militaire, fait partie de la vie des Etats, mais doit évidemment se donner clairement pour telle.

Dans le cas irakien , l'agression finale programmée par les Etats-Unis est aggravée par l'exigence de désarmement préalable de leur victime, ce qui est évidemment le comble indépassable du cynisme. Il convient de parler d'agression « finale » car en réalité la guerre du Golfe ne s'est jamais arrêtée : depuis des années, des bombardements américains sur l'Irak ont lieu régulièrement. Sans même parler de l'embargo contre ce pays, imposé à la communauté internationale par les Etats-Unis (que Madelin qualifie de « pays du libre-échangisme ».)..

4 - L'attitude des pays tiers, dans un contexte de conflits entre deux autres Etats, ne peut être dictée que par leurs intérêts (lesquels ne se réduisent pas au plan économique, ni même militaire, car ils peuvent inclure des impératifs de civilisation, en particulier religieux). Invoquer un « droit international » d'apparence moraliste, qui ne peut tromper que les derniers des niais, n'est l'intérêt que de la puissance dominante qui dicte ce droit international (dans le cas présent, il suffit de constater que l'ONU, l'OTAN, ou l'Organisation Mondiale du Commerce, ont toutes leur siège aux Etats-Unis pour le comprendre).

En l'espèce, l'intérêt de la nation française, et de la civilisation européenne à laquelle elle appartient, est de s'opposer résolument à l'agression nord-américaine, pour les quatre motifs qui suivent.

5 - Le premier objectif de l'opération américaine est d'ordre économique. Il s'agit évidemment d'assurer le contrôle des ressources pétrolifères irakiennes par les firmes américaines, liées à l'Etat fédéral par des liens étroits (qui cette fois vont très loin, tant Bush que Condoleezza Rice, entre autres membres du gouvernement fédéral, ayant des intérêts financiers personnels et familiaux dans l'industrie pétrolière). Ce but est d'abord motivé par le désir de se rendre plus autonome de son principal  fournisseur, l'Arabie saoudite, eu égard à l'implication de cette dernière dans le financement des réseaux terroristes islamiques ; il est difficile aux Etats-Unis de gesticuler en prétendant les combattre, sans modifier leur attitude vis-à-vis du grand argentier de l'islamisme radical. Le motif plus large est celui d'un contrôle maximal des ressources énergétiques de l'ensemble de la  région, visant particulièrement à en priver la puissance européenne. A cet égard, la première guerre du Golfe en 1991 peut être analysée comme une première étape, visant à stopper l'extension de l'axe Rhin-Main-Danube, reconstitué après la chute du Mur de Berlin en 1989, en direction de la Mésopotamie et de ses ressources. Avant les Etats-Unis, leur matrice l'Angleterre avait eu, jusqu'en 1945, la même obsession de fragmenter la diagonale géo-économique naturelle allant de Rotterdam aux plages du Koweit.

6 - Le deuxième objectif de l'opération américaine est d'ordre géopolitique. Il vise d'abord à renforcer encore l'implantation militaire U.S. dans la région, au mépris de la souveraineté des différents Etats qui la composent.

L'une des plus importantes motivations de ce renforcement est dicté par le souci de soutenir Israël, dont la politique de viol permanent des résolutions de l'O.N.U., et les usurpations territoriales subséquentes, excite toujours davantage le légitime ressentiment du monde arabe. Les milieux américains de la Défense (des géopoliticiens aux membres du Ministère), où les juifs sont majoritaires, entendent assurer la solidarité de l'Amérique, « Nouvelle Jérusalem » et d'Israël, ancienne Jérusalem, contre le monde arabe d'une part, et contre ses interlocuteurs d'autre part, en particulier la « Vieille Europe »  - mise en cause par Donald Rumsfeld -, à laquelle est vouée une haine rabbique.

Le renforcement militaire au Proche-Orient participe en effet en outre d'une stratégie consistant, à partir d'une suprématie militaire toujours renforcée, à diviser la puissance européenne, future concurrente, en favorisant ses désaccords internes, pour la condamner à la paralysie, de façon à ensuite imposer les interventions armées américaines, dans le monde et notamment sur le sol européen (cf. ex-Yougoslavie et Kossovo), interventions présentées comme seul recours possible (et relayées, dans l'opinion des pays vassalisés, par des agents d'influence, qui assurent que les U.S.A. ont « sauvé » les populations ; cf. à nouveau Madelin, etc.).

7 - Le troisième objectif est une opération mondiale de subjugation mentale. Il s'agit de renforcer à l'échelle internationale l'image d'une suprématie absolue des Etats-Unis, afin que sa remise en cause ne soit pas même imaginable (cf. l'attitude vassalique des pays d'Europe centrale et orientale, et celle de l'Espagne, ou encore celles des pleutres de l'U.M.P., qui gémissent que la France s'expose à des « représailles » américaines.).

Pour conserver cette image, les Etats-Unis doivent achever de laver le terrible affront du 11 septembre 2001, en écrasant sans effort un pays de petite taille, affamé, malade, bombardé et désarmé. 

Ils doivent en outre montrer que rien ne saurait les arrêter, ni dans cette affaire, ni dans aucune autre : faire passer l'idée qu'ils n'ont plus à tenir compte des procédures classiques du droit international contemporain, c'est-à-dire des négociations de l'O.N.U., mais peuvent directement imposer un « droit » qu'ils sont les seuls à définir - allant jusqu'à définir le « Bien », d'un côté, et l' « axe du Mal » ou les « Etats-voyous », de l'autre. D'une façon purement, simplement et tranquillement  arbitraire. Les signes de ce mépris pour la communauté internationale entière (Israël évidemment excepté) ont été donné à profusion, avec un aplomb véritablement stupéfiant : faux rapport sur les armes irakiennes, fausses fioles irakiennes, fausses annonces d'attentats sur le sol américain, etc.

8 - L'objectif ultime, aboutissement des trois précédents, est d'imposer l' « occidentalisation du monde » (Serge Latouche) c'est-à-dire en fait son américanisation, ou pour mieux dire encore sa newyorkisation, pour des décennies, sinon des siècles (la « fin de l'histoire » vantée par le déraciné nippo-américain Fukuyama). C'est le cauchemar, en voie de réalisation rapide, d'une extension à la planète de ce qu'est la vie des agglomérations urbaines du nord-est américain : absence d'histoire, absence de traditions populaires, absence de substrat aristocratique, absence d'art, absence de mystique ; mais multiracialité délirante, déracinement généralisé, individualisme bouffi, pollution et gaspillage d'énergie omniprésents, société du spectacle et de l'instant, pop art dégénéré, puritanisme protestant judéomorphe et culte complémentaire de l'argent (« Bible and dollar »). Le résultat est visible de tous : le spectacle qu'offre aujourd'hui n'importe quelle capitale d'Europe de l'Ouest est celui qu'offrait déjà New York il y a plus d'un demi-siècle. Le chaos racial et en particulier l'africanisation, l'anomie urbaine, la laideur et la puanteur du métro, la publicité omniprésente, les fast-foods, les tags partout, le rap sur toutes les radios, les films américains colonisant le cinéma et la télévision, ou encore l'uniforme que l'occupant à réussi à imposer là où d'autres y avaient échoué : le jean. Et plus haut, dans les bureaux, ce lobby international à la mode de Wall Street, de Manhattan ou d'Hollywood (comme le disent des affiches de publicité récentes : « Arthur : un mythe, un roi, une radio »).

Que certains de ceux qui se prétendent royalistes, notamment les supposés « nationaux-royalistes », prétendent lutter pour l'identité française en soutenant la politique américaine (cela va de Jean Ferré à l'anecdotique Hérisson), en dit long sur leur capacité à tenir ne fût-ce que le plus élémentaire raisonnement.

9 - L'ennemi principal est constitué par les Etats-Unis. Comme l'a remarqué à juste titre J.-J. Juin sur cette liste, « le texan » est un danger que « l'algérien » est bien en peine de représenter. Sauf, évidemment, sur notre sol ; mais précisément : il n'est accepté chez nous qu'en raison de notre adoption du modèle multiracial américain (relayé chaque jour par films, séries télévisées, vidéos, jeux ou disques américains). C'est parce que nous sommes américains que nous sommes mentalement disposés à être envahis ; l'occupation territoriale ne prendra fin que lorsque cessera la colonisation mentale.

Le deuxième ennemi n'est pas l'islam, mais l'immigration. Les « jeunes des banlieues » ne sont pas musulmans, sinon par provocation superficielle ; ils sont américains, en revanche, en profondeur : les casquettes, les survêtements, les baskets, les ghetto-blasters, le rap, les tags, les drogues, l'agression du corps enseignant, le viol collectif comme rite de cohésion du groupe, tout cela est sans rapport avec la civilisation musulmane et n'a qu'une unique origine : la culture des gangs nord-américains. L'islam ne joue de rôle que via l'américanisation, par imitation des Black Panthers, de Cassius Clay, de Farrakhan, etc. L'immigration n'est pas d'abord un facteur d'islamisation, mais d'américanisation : dès la deuxième génération, les immigrés deviennent incapables de vivre selon leur culture d'origine ; ils sont beaucoup plus incapables encore de s'intégrer à la culture française - ce sont des déracinés entièrement parasitaires, ne pouvant s'assimiler qu'à l'unique civilisation qui a fait du déracinement son fondement : l'Amérique du Nord.

L'islam, sous la forme de l'islamisme, est bien cependant notre ennemi, au troisième rang. Mais là encore, il ne l'est que parce que les Etats-Unis lui ont permis de renaître (il est indispensable de lire, sur ce point, les deux premiers livres d'Alexandre del Valle, publiés avant qu'il ne cède à certaines pressions). D'abord en soutenant partout les luttes de décolonisation tournées contre les Etats européens, dont la France : le soutien américain au F.L.N. n'est un secret pour personne. Ensuite, en finançant la renaissance armée de l'islamisme pendant la guerre d'Afghanistan. Enfin, en favorisant partout en Europe l'expansion de républiques islamiques, propres à saper de l'intérieur le développement de la puissance européenne : en Bosnie et au Kossovo, en n'hésitant pas à bombarder les chrétiens de Serbie, avec l'aval d'Européens lobotimisés (et la propagande logique de Bernard-Henri Lévy et ses amis) ; ou en exerçant les pressions ahurissantes que l'on sait pour que la Turquie réislamisée entre dans l'Union européenne.

Quant à l'Irak , il faut avoir tout l'aplomb des dirigeants américains, comptant sur l'analphabétisme de l'Occident américanisé, pour tenter de faire croire à un danger islamiste dans ce pays. L'Irak est sans doute le pays arabe le moins islamisé ; il est banal de rappeler qu'il s'agit d'un des rares régimes laïques de la région, en fidélité au programme du parti Baas, que le premier ministre irakien, Tarek Aziz, est chrétien, et que les communautés chrétiennes vivent en toute liberté dans ce pays, où les reliques de sainte Thérèse ont été apportées à leur vénération il y a quelques mois.

10 - Le rôle des monarchistes est de restaurer la nation française, et au-delà de contribuer à la renaissance de la civilisation européenne, en comprenant bien que l'Europe est aujourd'hui distincte de l' « Occident », de la « civilisation occidentale », qui s'est déportée vers le couchant jusqu'à Washington - où tout soleil de civilisation s'est définitivement couché en effet. Le devoir des royalistes, à cet égard, est de s'opposer aux vues des stratèges américains, dont Samuel Huntington a vulgarisé les vues, en accréditant dans son « Choc des civilisations » l'idée que l'Europe occidentale appartient à l'« Occident », compris comme entité dominée par les Etats-Unis, et s'oppose donc notamment à l'Europe orientale, de culture orthodoxe. Le procédé est grossier, mais les réactions de certains sur cette liste qui devrait en être immunisée, montre bien que les « idiots utiles » sont toujours au rendez-vous. Le fait est qu'ils sont logiquement légion hors des milieux réactionnaires. Contre cette manipulation, il faut ne pas se lasser de faire savoir que le « choc des civilisations » aura bien lieu - tout simplement parce qu'il n'a jamais cessé, et qu'il est donc en cours aujourd'hui même - mais que nous ne pourrons y faire face qu'en tant que bloc continental européen, rassemblant la Chrétienté d'Occident et d'Orient. Cela a commencé de se faire, par l'apparition, à l'occasion de cette crise, de la première occurrence de l'axe Paris-Berlin-Moscou, colonne vertébrale de la Grande Europe indépendante de demain (lire, sur le sujet, l'ouvrage d'Henri de Grossouvre, précisément intitulé « Paris-Berlin-Moscou »). Preuve que les Etats-Unis ont commencé d'aller trop loin. Et que le moment approche où l'Europe comprendra que le « choc des civilisations » l'affrontera d'abord, en réalité, à la civilisation - ou plutôt l'a-civilisation - américaine.

Jean-Luc d'Albeloy

« En créant en 1787 la première République démocratique, les Etats-Unis avaient donné à la doctrine révolutionnaire ce qui lui manquait encore : l'exemple » (P. Gaxotte, La Révolution française).

 

Paul le Hérisson, 12-03-2003 :

"'il est maintenant temps d'en finir"

Oui, la plaisanterie a assez durée. Les plaintes offusquées des jeunes filles des deux sexes nous ont assez fatigué ; les jérémiades imbéciles des géostatèges de comptoir ou de salon aussi.

Revenons à la stricte réalité. Et la stricte réalité, c'est l'ange aux FAE.

WASHINGTON, 12 mars (AFP) - Les Etats-Unis ont lancé un avertissement au président Saddam Hussein affirmant que l'Irak n'avait que très peu de temps pour choisir entre un désarmement complet et la guerre, tandis que Londres continue à plaider pour une deuxième résolution de l'ONU autorisant le recours à la force contre Bagdad.

"Notre position est que cela suffit et qu'il est maintenant temps d'en

finir", a déclaré la conseillère présidentielle pour la sécurité nationale

Condoleezza Rice dans une interview diffusée mercredi matin par la radio

publique nationale (NPR).

(...)

 

Jean-Luc d'Albeloy , 12-03-2003 :

Pour que certains membres de l'une ou l'autre liste royaliste (Vexilla Regis ou La Royale 14) ne se laissent pas abuser par les commentaires du mammifère amateur d'insectes et de serpents, qui fait actuellement office d'agence de presse américaine, je souhaite apporter un dernier éclaircissement.

J'ai bien rappelé, dans ma contribution, que nous avions aujourd'hui trois ennemis majeurs simultanés ; mais comme l'exige toute défense efficace, j'ai dû les hiérarchiser.

1 - J'ai écrit que l'actuelle puissance nord-américaine (c'est-à-dire l'actuel appareil d'Etat, ses moyens et relais - ce que les amusants groupuscules de la droite radicale américaine nomment "ZOG", zionist occupation government) constitue l'ennemi principal.

Cela peut étonner.

Est-ce que cela irait jusqu'à signifier qu'il est plus dangereux que l'immigration et l'islam ? Oui.

Imaginons en effet la situation actuelle de la France, c'est-à-dire les plus de dix millions d'allogènes extra-européens dont au moins la moitié sont musulmans, mais sans l'existence des Etats-Unis. Lesdits immigrés auraient été mis dehors depuis longtemps : personne, de la masse des électeurs jusqu'à la majorité des hommes politiques, ne considèrerait comme normal cette panmixie multiraciale délirante, cette Babel suicidaire, qu'aucune civilisation n'a jamais connu. Mais voilà : tous les jours, depuis un demi-siècle, des millions de Français et d'Européens voient les mêmes navets hollywoodiens où Blancs et Noirs luttent ensemble, en basic english, pour le triomphe de la démocratie universelle. Le chaos de New-York, sa "dissociété" (Marcel de Corte) s'est imposé comme modèle. L'horreur de ce que nous vivons, du coup, n'est perçu que par les sens ("le bruit et l'odeur", comme dirait Chirac, qui a dû beaucoup souffrir lors d'un récent voyage), l'intuitif, l'inconscient - la conscience, quant à elle, demeurant paralysée par le matraquage permanent qui accrédite l'idée que ce qui se passe est cool. Cela s'appelle un ethnocide. Quand l'intoxication ne suffit pas, l'Amérique reprend les méthodes parfaitement rodées sur les Amérindiens, victimes du seul véritable génocide des temps contemporains, ou sur les Japonais en 1945 ; les derniers rétifs aux joies de la démocratie pluriethnique l'ont découvert, dans l'ex-Yougoslavie, au Kossovo - ou en Irak. La force militaire directe est rarement nécessaire : une pression via l'OTAN, l'OMC, Wall Street, ou les réseaux publicitaires et médiatiques aux ordres, suffit à enrayer les velleités d'indépendance. Tout rentre vite dans le rang : la peur est la principale passion humaine (Hobbes), et la fascination des asservis pour la force de leur maître joue souvent. Ces derniers, comme tous les invertis, rêvent de la trique étrangère (l' "Ange aux FAO"), en proclamant que "ce pays n'est plus le leur" : leurs racines sont si courtes. C'est bien pour cela que "le cancer américain" (Thierry Maulnier) est le pire des maux actuels : il détruit les défenses de l'organisme, il coupe toutes les racines, il prépare à tous les autres maux.

2 - L'immigration est le deuxième ennemi, plus grave que l'islam. Parce que l'islam en France, sans les immigrés, ce ne serait pas seulement moins écoeurant ("le bruit et l'odeur", toujours), ce serait tout simplement impossible, car les religions sont le résultat des génies ethniques. C'est d'ailleurs pour cela que l'Europe, par ailleurs, n'a jamais été "judéo-chrétienne" (comme l'a magnifiquement rappelé Mme Huguette Pérol sur les ondes de Courtoisie hier), et que cela peine tant le cardinal Lustiger, qui s'en prend explicitement dans son dernier livre (La Promesse) à ceux qu'il nomme les "pagano-chrétiens", qui ont eu le tort criminel, à ses yeux, de se permettre de bâtir toute l'histoire de la Chrétienté : pour lui, c'est plus douloureux encore que ce qui lui est arrivé huit jours après qu'il eut le bonheur de naître.

Il y a donc problème de l'islam parce qu'il y a d'abord drame de l'immigration ; et il y a drame de l'immigration parce qu'il y a d'abord modèle multiracial américain. Et stratégie, évidemment, aussi : l'immigration en Europe est soigneusement entretenue par la puissance américaine. Sa dernière idée, c'est de faire entrer d'un coup 65 millions de Turcs. Les rapports des experts américains à l'ONU l'avaient déjà dit (rapport 2000 du "Département population") : il faut que l'Europe importe 159 millions d'immigrés extra-européens d'ici à 2025.

3 - L'islam est notre troisième ennemi, dans la mesure où sa "troisième vague" en Europe a commencé, à la faveur de l'aide américaine et de la colonisation de peuplement immigrée. Sans ces deux facteurs, il ne serait pas un danger, mais une religion parmi d'autres, bien adaptée au mental des peuples du désert, et qui ne dérangerait que les maniaques missionnaires.

Les choses changeront cependant bientôt, il est vrai, grâce à Sarkozy  - l'homme qui va prendre des leçons de sécurité à New York, le modèle d'une société si racialement chaotique et moralement anomique qu'il faut un flic derrière chaque citoyen ; l'homme, aussi, qui est "pour le droit du sol" parce que sinon il "n'aurait pas été ministre" et "cela aurait été dommage". Quand ce métèque autoproclamé aura transformé 'l'islam en France" en "Islam DE France", alors le deuxième et le troisième danger n'en feront plus qu'un : l'Islam sera une religion "de" France, le problème d'intégration culturelle des immigrés cessera : ils resteront vraiment musulmans, puisque la France le sera officiellement.

Sans réaction à ce stade, nous n'aurons plus d'ennemi du tout : nous n'existerons plus, ou si peu. Le fait que nous ne voulions pas nous reconnaître d'ennemi aujourd'hui est à cet égard éloquent : seuls les morts n'en ont plus.

A cette condition seulement, la tumeur qui s'est officiellement déclarée à la surface de la terre en 1787, celle de la démocratie messianique de quelques puritains insanes, pourrait achever son oeuvre.

Le moment est donc venu d'arracher la vilaine boule - toutes les vilaines boules, avec ou sans épines.

Pour cela, l'ardeur belliciste n'est pas malvenue. Oui, la guerre est nécessaire, mais pas celle à laquelle nous enjoint de collaborer le maître américain. Un tout autre combat, multidimensionnel au vrai, est à mener. Il répond logiquement aux trois dangers qui nous menacent :

1 - Cesser d'être américains. Sortir mentalement de l'américanosphère. (l' "Occident" libéral, ploutocratique, consumériste, multiracial, multi-tribal, babélien en un mot). Retrouver, à cette conditio sine qua non, notre identité. Par là, retrouver l'honneur : organiser notre propre défense européenne, sortir de l'OTAN, sanctuariser l'Europe. Par cette force, retrouver les moyens d'assurer l'indépendance de nos ressources : dénoncer les anciens accords du GATT et l'actuelle OMC, reprendre les leçons de Friedrich List pour édifier un néo-protectionnisme européen, reprendre celles du grand économiste et royaliste François Perroux pour bâtir une "autarcie d'expansion" à l'échelle continentale, par un grand espace économique autocentré, c'est-à-dire tourné vers la demande intérieure ; cela passera par la reprise de la synergie scientifique et technique des pays européens, leur association dans l'aménagement de la Sibérie (notre Far East) et la valorisation de ses ressources, l'unité de développement des programmes spatiaux européens, etc.

2 - Mettre fin à la colonisation à rebours, cette "immigration-invasion" si bien évoquée par l'un de ses créateurs, Giscard, qui prend peur devant son Golem. Colonisation territoriale qui prolonge celle des esprits : les immigrés sont en France les troupes au sol de l'Amérique, qui n'aime pas les corps-à-corps, et compte sur eux pour empêcher l'Europe-puissance de renaître (que cela puisse se retourner contre eux, comme dans le cas des Talibans ou de Ben Laden, cela va de soi, sans changer les faits) ; dans une France qui devient officiellement musulmane, ils deviennent simultanément les troupes de la troisième vague de l'islam (cf. Alexandre del Valle, Islam et Etats-Unis, une alliance contre l'Europe, préface du général Gallois, éd. L'Age d'Homme). Contre cette tenaille qui referme ses deux mâchoires sur nous, il ne peut y avoir qu'une politique de révolution conservatrice : fermeture des frontières, expulsion des clandestins, réforme du code pénal permettant l'expulsion des naturalisés criminels et délinquants, réforme drastique du code de la nationalité, révision de toutes les naturalisations abusives, entretien d'un climat ethnocentrique généralisé, politique nataliste en faveur des citoyens de souche, salaire parental, etc.

3 - Combattre non pas la foi musulmane, qui ne regarde que les peuples qui l'ont sécrétée, mais l'islamisme comme force internationale organisée, et comme réseau terroriste transnational, par un front uni des pays d'Europe, dont la Russie évidemment, et de ceux de leurs alliés extra-européens qui y ont le même pressant intérêt (Inde, Chine...).

Mais pour l'application d'un programme aussi terriblement ambitieux, il faut aux Etats européens, et en particulier à la France, un pouvoir qui puisse retrouver l'inspiration de la tradition nationale, qui puisse incarner la plus longue mémoire de la nation, qui soit indépendant des lobbies qui font l'opinion, et qui soit enfin capable de s'exercer dans la stabilité et sur la très longue durée.

Cela s'appelle la monarchie.

J.-L. d'A.

 

Paul Turbier, le 15-03-2003 :

Les messages comme celui que viens de nous transmettre J-L d'A sont de ceux que je lis de préférence sur VR, quelque soit le degré d'adhésion que les opinions exprimées ou les thèses défendues suscitent de ma part. Non pas que je méprise les autres, les amusants, les pittoresques et les savants, mais je suis sensible à la qualité de fond qui est atteinte dès que le point de vue prend un peu de hauteur. Et si, en prime, la qualité de forme y est, je relis soixante dix-sept fois sept fois. Le "bombirak" de Jean-Luc, donc, m'a prodigieusement intéressé et j'aimerais y apporter quelques commentaires.

    Deux certitudes apparaissent. Il est certain que l'ensemble des mesures qui sont énoncées en particulier dans l'alinéa 2 devraient être appliquées et vite. C'est la première de mes certitudes. La deuxième est contenue dans la conclusion : il nous faut un vrai Roi. Nous en sommes, sur VR tous convaincus et c'est là le ciment qui solidifie notre baraque.

    Mais hélas, de roi, point et d'espoir d'en voir un en place à temps, point également. La funeste fumisterie des philosophes mécréants du 18è siècle qui a engendré le cancer républicain est toujours active et par le moyen de l'école confisquée, a gangrené les consciences de la majorité des français. Le terrain est donc miné, il y a des mines partout même et surtout dans les nefs de nos églises. L'affaire est proprement diabolique.

    Comment donc retourner les têtes et les coeurs ? Faudra-t-il un drame et du sang pour ouvrir les yeux des aveugles et les oreilles des sourds ? Vivons-nous dans l'attente d'une révolution douce qui n'est peut-être qu'un mirage ? Sommes-nous dans un rêve qui anesthésie notre agonie ? Nous ne disposons que de quelques armes : l'exemple, la parole, l'écrit et la prière. Pas d'argent, pas d'outils de communication, pas d'alliés, pas de combattants.

    Mais la prière. Ah! la prière! Il faudra bien dégainer cette épée-là un jour prochain.

Paul T.