PRESENCE DES PRINCES

Débat.

 

Merlinchaz, 28-05-2002,

En page 1 du Figaro (mais oui !) un article sur le prince Louis de Bourbon, "aîné des Capétiens" qui s'est rendu aux Etats-Unis pour célébrer la mémoire de Louis XVI devant la Société des Cincinnati ; il rappelé aux Américains la dette contractée envers Louis XVI, non seulement parce que son appui avait été décisif dans la Guerre d'Indépendance, mais encore parce qu'en fait, le roi l'avait payé de sa vie, "la banqueroute financière qu'elle provoqua [devant] être regardée comme une des causes de la Révolution française". Il a invité les Américains à "garder vivace la fraternité d'armes".

Certes, ce voyage était plus familial et dynastique que politique, puisque l'un de ses objectifs était de réunir l'argent nécessaire au transfert du coeur de Louis XVII dans le crypte de Saint-Denis.

Pourtant, n'y a-t-il pas là un premier geste royal ?

un signe d'espoir ?

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Mlap, 28-05-02 :

Voilà une nouvelle qui va faire plaisir à notre ami Paul T ....

Que Louis XX sorte de l'ombre ne peut que nous réconforter et nous donner raison à la Cause que nous défendons.

Au Roi et vite

Amicalement.

Marie

 

Le Schtroumpf du Roi, 28-05-2002 :

Mais que fait-il encore avec cette histoire pourrie par tant de côtés de Louis XVII et qui risque bien de se retourner contre lui un jour ? Est-il si urgent que cela de s'en préoccuper après plus de 200 ans alors même qu'il semble y avoir de plus en plus de doutes sur les analyses pratiquées ?

C'était déjà limite de l'impliquer dans la proclamation urbi et orbi des résultats... pfffffffffff... on n'est pas sortis de l'auberge (espagnole ?)

Collecteur de fonds pour enterrer une relique douteuse, c'est pas glorieux :o(

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Le schtroumpf du roi

 

Paul Turbier, 28-05-2002 :

Cher SdR,

    J'entends bien et je partage mais je persiste néanmoins. Il faut bien commencer par un bout et ce bout est de parler quitte à ce que ce soit d'abord de babioles anodines. Il viendra bien un jour où on parlera de choses sérieuses. Il faut simplement guetter l'ouverture en multipliant les opportunités.

    C'est un peu comme dans le monde de la publicité pour qui apparaître est aussi important que d'être.

Paul T.

(publicitaire amateur méconnu)

 

Le Schtroumpf du Roi, 30-05-2002 :

Ce qui me gêne surtout c'est l'absence de volonté du prince de sortir de son rôle d'ambassadeur d'une France à jamais naufragée... s'il n'avait que ce genre de manifestation à sa disposition et qu'il les utilise comme une tribune, ce serait effectivement un début. Encore faudrait-il pour que ce soit un début que lui-même commence par le début, aborde des problèmes visibles, lisibles pour tous les Français, qui aient une chance d'être reproduits et commentés et qu'il ne se contente pas de quelques généralités vaguissimes et consensuelles dans les rares occasions où les journaux acceptent de parler de lui. Quand il n'apparaît pas purement et simplement pour ouvrir un bal dont tout le monde se contrefout.

Pour le dire plus crûment : s'il n'a rien à dire, qu'il se taise et disparaisse vraiment (c'est bien Raspail qui avait eu cette idée d'une disparition préalable à une action d'éclat ?) au lieu de dire et faire des choses qui le cantonnent un peu plus à chaque fois dans son rôle de potiche au dessus de la cheminée républicaine.

Car que voyons nous : quelques commentateurs spécialisés dans le coupage de cheveux poudrés qui en sont à examiner dans des feuilles ultra-confidentielles si tel ou tel mot peut laisser penser qu'il y aurait un quart de début d'ombre de la queue d'une pensée politique dans ce que dit Louis. Résumons : c'est le néant.

Jean semble avoir un peu d'avance dans ce domaine, mais faut bien dire que c'est très prudent et pas très visible non plus...

Moralité : on n'en est pas sortis... :o(

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Le schtroumpf du roi

 

Paul Turbier, 31-05-2002 :

Tout ce que dit SdR est vrai, mais seuls ceux qui s'intéressent à la cause le savent. Pour le lecteur lambda (ou la lectrice, s'il s'agit d'une presse mondaine), la seule information qui restera dans le flou de son inculture, lorsque la page sera tournée, ce sera quelques mots-clés : Roi, Prince, Prétendant. Et il saura, même confusément que quelque chose existe.  Pour l'instant c'est tout ce qui peut être digéré à ce niveau-là. Mais ce n'est pas rien, même si c'est peu.

    Le comte de Chambord avait bien réussi à régler en son temps la querelle dynastique et ce que je reprocherais à nos princes contemporains, avec tout le respect que je leur dois, c'est de ne pas sentir, devant la gravité des temps, l'urgence d'un gentlemen agreement.

    Si l'un ne veut pas s'impliquer parce qu'il se sent exclusivement espagnol plus que Bourbon, qu'il le dise par les voies les plus diplomatiques et les moyens qu'il jugera bons. Beaucoup pleureront mais les choses seront claires et nous arrêterons de divaguer.

    Si l'autre accepte l'hypothèse d'un accès personnel improbable à la charge suprême (délais obligent), qu'il adoube solennellement son fils comme le firent aux débuts de la dynastie, les premiers capétiens.

    Jean dont je n'entends dire que du bien, mais dont il semble qu'il soit tenu en laisse et qu'il ronge son frein est actuellement face à un premier devoir réalisable : assurer une postérité à la lignée. Ce serait un signe vu de tous.

Mais je m'égare et mon audace m'inquiète.

Paul T.

 

Le Schtroumpf du Roi, 31-05-2002 :

Justement cher Paul, justement, il faudrait voir à rééduquer la lectrice ! il est temps !... il s'agit de lui mettre un peu de plomb dans la tête (si j'ose dire) pour qu'elle arrête de voir dans les princes des sortes de couvertures de magazines. Parce que sinon il y a fort à parier que la lectrice des Gala, Voilà, Hola et autres choses qui lui font dégouliner le cerveau par les oreilles sera toujours bien disposée à propos de tel ou tel prince photogénique, mais qu'elle n'aura jamais la jugeotte - pauvre tête de linotte qu'elle est - d'y adjoindre le moindre sens politique. Comment dire : il me semble que la lectrice, pour savoir qu'il existe un prince qui passe ses vacances ici, qui a failli épouser la grand duchesse de Mölenstein, ou qui a enterré son arrière grand cousin par alliance à la chapelle de Mirage-sur-Lalubie, ne pensera jamais que ces princes puissent avoir le moindre rôle réel. Mais peut-être est-ce mon pessimisme qui m'emporte...

 

Pour la querelle dynastique, je ne peux que redire mon avis : elle se réglera au profit de celui qui saura devenir quelque chose, de rien qu'ils sont tous aujourd'hui. Car même s'il y avait un accord, il y aurait encore des ultras dans chaque camp pour le contester. Ou alors une épizootie subite sur les bêtes à couronne qui réglerait le problème en ne nous en laissant qu'un sans plus aucune parenté proche... mais voilà que je m'égare aussi...

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Le schtroumpf du roi