Patrie " cela doit bien avoir une définition quelque part ?

Message de Claude Timmerman, 15-09-2003.

 

Hilaire de Cresmier expliquait voici un an dans une conférence à Caen « qu'il fallait bien faire avec les transformations en cours puisqu'elles intéressaient la France qui restait malgré tout notre Patrie» (sic!)

Eh bien, je ne suis pas d'accord du tout de jouer les "malgré tout": " Patrie " cela doit bien avoir une définition quelque part ?

Quelque chose comme la terre où l'on est né et pur la quelle on peut donner sa vie et parce qu'elle porte le peuple de nos frères, avec ses us, coutumes et traditions, sa religion, ses arts, etc...Tout ce qui fait que l'on s'y reconnaisse comme Français en un mot.

Cette définition n'est certes pas parfaite mais résume assez bien, je pense, la vision palpable terre à terre que l'on peut se faire de "son pays".

Maintenant si les repères que l'on trouve sont changés d'une génération à l'autre, si les valeurs fondamentales en sont bannies, si le peuple lui même en est changé par métissage et transferts de population, si les paysages traditionnels sont bouleversés par un développement déraisonnable et une pollution galopante, (liés, entre autres, à une évidente surpopulation même si certains refusent de l'admettre).

Bref si on ne se reconnaît plus ni dans le peuple qui l'habite ni dans sa façon d'être et de vivre, pourquoi voulez-vous qu'on aille se sacrifier pour cette patrie, puisqu'elle ne représente PLUS ou PAS ce que nous voulons être et où nous voulons vivre, parce qu'elle n'est plus porteuse de nos traditions???

Ainsi, on ne peut pas accepter une "dérive" trop importante de la population, sinon cette "patrie" n'est qu'un pâté de couleur sur un coin de carte...

C'est pourquoi, à partir du moment où une volonté politique nous interdit d'espérer voir les choses s'améliorer à terme, le recours à la violence me paraît fatal, inéluctable...et souhaitable d'ailleurs! C'est l'origine de toutes les guerres civiles...et l'histoire de la France en regorge! Il y a des moments où ne peut plus tout accepter. « Non possumus...»

Il y a quelques semaines Fressinet m'avait posé cette question à propos de la restauration monarchique:

«Jusqu'où peut-on aller dans la nécessaire compromission sans déroger à ce que nous sommes et à ce que nous voulons? »

Je lui ai alors répondu :

« Au jour d'aujourd'hui je ne sais pas encore! Mais j'y réfléchis très sérieusement...»

Je commence d'ailleurs là à avoir la réponse.

Il en est de même pour l'évolution de notre patrie : vient effectivement un moment où si cette terre se trouve défigurée et n'est définitivement plus porteuse des valeurs qu'elle était encore capable (pour notre plus grande chance) à nos générations, on ne peut plus la regarder aujourd'hui comme patrie sans alors trahir ses convictions.

Si la France c'est le métissage à la Raffarin, le reniement de l'héritage de l'Occident Chrétien à la Chirac, l'a-culturation classique, la "culture" rap ou pop, BHL et Harlem Désir, alors je mettrais un point d'honneur à ne plus être français, parce que je ne peux pas avoir de sentiment d'appartenance à ce contexte là!

On est donc contraint d'agir avant de devoir choisir sous peine de se renier...et de renier tous ceux qui, depuis des générations sont morts au combat pour nous permettre d'avoir pu encore avoir la chance de voir perpétrer tout cela...

Claude T.