RACISME

débat.

 

 

 

Paul T., 25-9-2003 :

    - Raciste ne veut rien dire d'autre que la préférence que l'on peut avoir pour certains et l'aversion pour d'autres, appliqué collectivement à des gens d'autre races que la sienne. En gros, les noirs n'aiment pas les blancs qui n'aiment pas les noirs C'est un sentiment universel qui se manifeste dès l'école maternelle. "Caroline, c'est pas ma copine !" ou " le meussieu, il est moche " ou encore " t'est pas chez toi". Sous-entendu " je ne veux pas te voir". C'est l'application à contrario du proverbe, " qui se ressemble, s'assemble". Pas de quoi fouetter un chat.

    Il est très aisé de démontrer à un non-raciste qu'il est autant raciste que quiconque sinon plus mais que, simplement, sa cible est différente (les "lepénistes" par exemple), et qu'il colore son aversion d'une haine que le raciste "officiel" n'éprouve pas. Chacun chez soi pour avoir la paix, rien de plus mais rien de moins.

Paul T

 

 

jml, 25-9-2003

Il ne me semble pas que le racisme soit tout à fait conforme à cette définition.

On peut effectivement ne pas aimer quelqu'un sans être raciste, mais ne pas l'aimer, le rejeter en raison de sa race, c'est cela le racisme. Autant dire que le racisme me semble assez rare de la part des Français. Pourtant, se montrer rebelle vis-à-vis de personnes qui ont d'autres moeurs, une autre philosophie de la vie, une autre religion, et qui manifestent de la haine et du mépris pour ce que nous sommes, et souvent une animosité envers notre différence, est souvent qualifié de racisme par les bien-pensants, alors qu'il n'en est rien. Les tricheurs, les voleurs, les mafieux, les salopards ont besoin de travestir la réalité, car ils ne peuvent prospérer que sur un terreau fangeux. Ces même voyous s'en prennent à la religion catholique, car par essence, un catholique n'est pas raciste. Il n'empêche qu'il saura légitimement lutter contre toute personne qui s'en prendra à sa religion, sa famille, sa patrie, sa langue et sa culture. Un antagonisme culturel, "civilisationel" ne saurait être qualifié de racisme. Les faux-culs au ventre mou ont besoin de créer cette confusion dans les esprits pour tenter de neutraliser les opposants que nous sommes.

Voilà en gros, car on peut aller loin dans le détail.

jml.

 

 

annelysdefrance, 25-09-2003 :

« Pourtant, se montrer rebelle vis-à-vis de personnes qui ont d'autres moeurs, une autre philosophie de la vie, une autre religion, et qui manifestent de la haine et du mépris pour ce que nous sommes, et souvent une animosité envers notre différence, est souvent qualifié de racisme par les bien-pensants, alors qu'il n'en est rien.»

Il faudrait trouver un mot (qui sonne bien, de préférence) pour qualifier cette attitude d'hostilité envers qui nous manifeste son hostilité ou son désir de nous dominer, attitude qui effectivement n'a rien de raciste.

A mon avis, le racisme commence quand on dit "LES" : les juifs, les noirs, les catholiques, les musulmans, les Français, les Belges, etc. En fait, notre réaction d'hostilité doit toujours être ciblée contre : "ceux des Juifs qui veulent imposer au monde entier leur prédominance", "ceux des Musulmans qui sont délinquants", etc... en épargnant leurs coreligionnaires, concitoyens, etc. qui ne nous ont rien fait.

Qui trouvera la bonne formule pour désigner cette attitude ?

 

 

Catulle 25-09-2003 :

Nous avons eu affaire à un glissement sémantique concernant le "racisme" après la dernière guerre. Avant-elle, nous avions la théorie des races sans autres considérations de valeur que le fait de les distinguer par une couleur de peau et quelques caractéristiques physiologiques des traits humains (aujourd'hui aussi, à partir de l'ADN). De nos jours, même, le terme de race est proscrit... La raison vient de ce qu'Adolphe Hitler (189-1945) a déshonoré le racisme. Mais, il n'a pas été le seul, de nombreux pogromes ont eu lieu en URSS pour les mêmes raisons, car les communistes se défiaient de la forte cohésion de la communauté juive et de son unité. Par ailleurs, on sait bien de nos jours que le nazisme est un avatar du communisme. La question est d'ailleurs posée par Pierre Chaunu : "comment un fou comme Hitler a-t-il pu prendre le pouvoir d'un pays qui avait produit le moitié des prix nobels et que la moitié de ceux-là étaient des juifs ashkénazes ? Et je n'oublie pas qu'un de ses amis juifs, engagé dans la résistance, s'était exprimé ainsi,  avec une grande noblesse, quant au sort que nous devions réserver aux allemands, dès la fin de la guerre (je cite) : "Non, il faudra traiter les allemands comme on nous a traité en 1814 ! C'étaient, ajouta-t-il, des princes chrétiens !" (chapeau bas !...). Alors, comment distinguer un raciste ségrégationniste d'une attitude xénophobe face à la perte de nos valeurs ? Anne a raison, on n'est pas mauvais parce qu'on est un noir, un jaune ou d'origine sémite, c'est la concentration de ces groupes qui posent problème ! Et les risques de déstabilisation politique et culturel qui sont en jeu ! Soit nous intégrons, soit nous serons absorbés ! Remontons dans notre histoire, pourquoi la croisade des albigeois, la sainte inquisition, les guerres de religions ? Des imbéciles ont mis en cause la religion. Non ! Pour faire court, il s'agissait d'abord de la cohésion sociale du royaume et l'affaire était une raison politique ! C'est pourquoi j'évoquais ailleurs le principe du "cujus regio ejus religio", l'excellent roi Henri IV ne pouvait faire autrement que se convertir au catholicisme, ne serait ce que pour assurer l'unité du royaume de France...

Il y aurait tellement à dire sur le sujet, mais il est tard, je vais aller au lit !

Bonsoir les amis !

Catulle

 

 

Cidene, 26-09-2003 :

Et voilà ! Je prétends que le mot "racisme n'a aucune signification, et plusieurs conjurés répondent que si, il veut dire quelque chose....et ils balancent chacun LEUR définition du racisme, qui n'est pas la même que celle du petit copain d'à côté.

Je ne pouvais pas souhaiter une meilleure illustration de ma thèse ! Je suis H-E-U-R-E-U-X !

Bon, reprenons les choses calmement.

Si vous prenez un petit carnet et que vous notez chaque définition du "racisme" que vous entendrez - vous pouvez même vous limiter à la radio et la télé - vous verrez bien vite que vous aviez intérêt à prendre un GROS carnet. Et vous verrez aussi que vous n'avez pas intérêt à vous séparer longtemps du dit petit carnet....

A une époque ou je n'avais pas grand chose à faire j'en avais recensé plusieurs dizaines, toutes différentes bien sur.

Donc je persiste et signe, le mot "racisme" ne veut RIEN dire, puisqu'il peut TOUT dire. En revanche son rôle est extrêmement important voire capital. Ce mot est en effet instrumentalisé par les droits de l'hommistes pour terrifier (au sens propre) leurs ennemis c'est à dire les nationalistes français et européens.

Il y a tellement de définitions du "racisme" qu'il leur suffit de choisir celle qui convient le mieux à vos propos pour vous lancer l'arme atomique du débat politique : "vous êtes raciste". Ou mieux, l'accusation viendra QUELS QUE SOIENT vos propos du moment que vous serez dans le mauvais camp, et même s'ils n'ont aucun rapport même de loin avec les races.

Et là, accusés de racisme, vous êtes mort. De profundis camarades....

On pourrait d'ailleurs utiliser la même arme contre eux, ce ne serait pas difficile de les qualifier à leur tour de racistes (je vous le montre quand vous voulez), sauf que l'impact serait nul tellement les consciences ont été habituées à ce que ce soit NOUS qui soyons les accusés.

Philippe

 

 

Paul le Hérisson, 26-09-2003 :

Ce n'est pas parce qu'il y a pluralité des définitions que ce qu'elles  définissent n'existe pas. Soit ces définitions ne sont pas toutes vraies et seule l'une d'entre elle est juste ; soit elles renferment chacune d'elles une part de vérité et elles sont complémentaires. SI vous croyez vraiment à ce que vous dîtes, demandez donc aux membres de la  liste ce que signifie royalisme, France ou Dieu... Vous serez bien obligé,  face aux réponses contradictoires, de d'admettre l'inexistence du royalisme, de  la France et de Dieu... Ce qui me semble difficilement admissible. Le racisme, pour tous ceux qui l'ont vécus, est bel et bien une réalité.  Encore une fois, ce n'est pas par une définition abstraite que l'on en vient à  comprendre un phénomène, mais en le vivant.

Paul le Hérisson

 

 

Le Saint, 26-09-2003 :

Racisme : tenant du rat ? philosophie de Râ ?  Philosophie contre le rassis ? Tenant des races...c'est à dire d'une classification des créatures terrestres... ne vaut pas un débat en tout cas ! théories fumeuses supposant la prééminence naturelle de certains types d'hommes en fonction de leur patrimoine génétique... le plus Kostaud imposant ses propres critères ! Critère de valorisation de ceux qui n'ont que cela à faire ! Résultat des complexes de l'homme "moderne" ! Fruit dérivé de l'orgueil humain ? Réflexe naturel de méfiance de l'autre à contrôler commun à tous les hommes !

 

 

Cidene, 26-09-2003 :

Cher LeSaint (lequel au fait ?)

Ouais peut être (?) mais en tout cas il devient de plus en plus difficile de nier une nette supériorité en sprint des athlètes noirs.

Je vois difficilement le biais qui pourrait fournir une autre explication ?

Mais c'est trés bien. De devenir une minorité opprimée va peut être nous remettre sur les voies de la reconnaissance de notre identité raciale (si si j'ai bien dit ça.)

Il ne peut rien nous arriver de mieux que de quitter notre rôle universaliste pour (re) devenir un groupe parmi d'autres.

Philippe

 

 

Sylvain, 26-09-2003 :

Le racisme?Personnellement? C'est dire qu'une race ,une ethnie est supérieure à une autre .  Je préfère un harki musulman à un francaoui catho de gauche. Je préfère un Sénégalais décore de la médaille militaire à un salopard de connard qui se couchait sur les voies de chemin de fer pour ne pas partir en Algérie. Je préfère un"nègre" parachutiste de chez nous a un employé du gaz de la CGT.

Je continue??

Mais je préfère un catho tradi (couleur je m'en f..) Royaliste(de préférence Orleaniste) Parachutiste et Scout, hétéro  portant des moustaches et peut être bien habitant le 8ème étage   Virer les emmerdeurs étrangers ou français de papier ce n'est pas du racisme c'est de la sauvegarde, d'autant plus que nous avons assez de la racaille Française de souche sans s'emm......avec les autres.

 Racisme moi ,connais pas

Montjoie Saint Denis

               Sylvain

 

 

Paul le Hérisson, 26-09-2003 :

« Le racisme?Personnellement? C'est dire qu'une race ,une ethnie est supérieure à une autre »

***Je ne parle pas de supériorité raisonnée, je parle de haine pure et  irrationnelle à la fois parfaitement méprisable et inévitable.***

« Je préfère un harki musulman à un francaoui catho de gauche. Je préfère un Sénégalais décoré de la médaille militaire à un salopard de connard qui … »

***Moi aussi. A titre individuel, moi aussi. J'ai même écrit ici qu'il allait de soi pour moi que si j'avais une fille, je préférerais qu'elle se marie avec un "noir"  qui soit un homme bon plutôt qu'a un "blanc" qui soit un salaud. Cela va de soi. Mais l'impératif moral kantien qui fait des choix particuliers la norme de  tous les choix en général est-il pertinent ? Je ne le crois pas. Ce que je  préfère à titre personnel n'est pas pertinent en ce qui concerne les nécessités  globales et inversement. C'est triste, mais j'ai peur que nous n'ayons pas  d'autres choix que celui-là...

A vous aussi je conseille de relire les citations d'Edwrard Bunker par moi  faites. Elles sont très éclairantes il me semble.***

 

 

Paul le Hérisson, 26-09-2003 :

***Je pense qu'il y a des choses qui n'ont pas besoin d'être définis pour exister. Relisez les citation d'Edward Bunker que j'ai faites il y a quelques temps et vous comprendrez que le racisme peu se vivre sans même se comprendre lui-même. Ne croyez pas d'ailleurs que ce soit, de ma part, une volonté de conspuer ou de me démarquer à toutes forces d'une prétendue attitude raciste.

Je ne suis pas raciste. Je me suis toujours refusé de juger des personnes autrement que par leurs mérites propres. Et la couleur n'est pas pour moi un mérite.

Toutefois, je suis bien obligé de penser aujourd'hui en terme de "races" (que ce terme ait un sens scientifique ou non, là n'est en aucun cas le problème) et quand je prends le bus pour me rendre à l'université, quand je me promène dans la rue ou quand j'entre dans un magasin, je ne peux m'empêcher de voir la couleur des gens. S'il y avait un "noir" dans le bus, je le remarquerai et je serais heureux de voir que mon pays n'est pas "raciste" et accueille chacune des personnes qui le souhaite et qui le mérite. Quand je suis obligé de compter les "blancs" parce que c'est plus rapide, je ne peux pas m'empêcher d'avoir une hostilité irrationnelle à l'égard des "non-blancs". Irrationnelle car je peux très bien n'avoir rien à reprocher à chacune de ces personnes individuellement mais je sens toutefois en moi de l'hostilité.

Un jour, dans le bus (ligne F à Bordeaux) il n'y avait presque que des"noirs"... Une vieille dame est montée, il y avait de nombreuses places libres mais deux noirs assis près de la porte par laquelle elle était monté se sont levés en disant poliment "asseyez-vous madame".C'était très gentil. Bien plus que ce que l'on peut attendre de beaucoup de "blancs" même bien éduqués. Mais cela ne change rien. Ils sont une menace et une nuisance non pas à cause de ce qu'ils sont mais parce qu'ils sont.

Leur existence même est un danger pour nous.

Je vous fais grâce des cas où je me suis heurté à des gens de "races" différentes de la mienne et dont l'attitude était parfaitement répugnante. Parce que le problème n'est pas seulement celui-là ; il n'est pas seulement celui des "mauvais" immigrés, des immigrés délinquants : il est celui des immigrés honnêtes et respectueux du fait même de leur altérité...

Alors, je peux vous dire - sans le définir abstraitement - que je sais ce qu'est le racisme parce que je suis obligé d'avoir une attitude raciste et peut-être de devenir raciste.***

 

 

S. de B., 27-09-2003 :

« si j'avais une fille, je préférerais qu'elle se marie avec un "noir" qui soit un homme bon plutôt qu'a un "blanc" qui soit un salaud »

Eh bien, quitte a choquer, pas moi.

Parce que je pense à leurs (donc à mes) descendants  et que je sais qu'un fils de salaud n'est pas un forcément un salaud alors qu'un arrière-petit fils de nègre est toujours un nègre et que je n'aime pas l'idée d'un nègre qui s'appelle B.

Mais c'est une opinion strictement personnelle dont je mesure parfaitement le caractère scandaleux et déplaisant.

J'ajoute que ce refus du métissage n'infère de ma part ni la moindre haine ni la moindre idée de hiérarchie. Je déteste le café au lait mais je ne prétends ni interdire le café ni attribuer au lait une quelconque supériorité.

SdeB

 

 

Pierre Van Ommeslaeghe, 27-09-2003 :

Bonjour,

la définition de Sylvain est précise mais pas explicite, et vous jouez sur les  mots. Dire qu'il y a inégalité physique, intellectuelle, culturelle entre les  races, et même entre les hommes (cf. Maurras "La politique naturelle") c'est enfoncer une porte ouverte (même si les anti-racistes voudraient la fermer).  Cela ne constitue pas le racisme. La supériorité dont se réclame le racisme est une supériorité du point de vue de l'humanité, de la dignité humaine. Le raciste est donc celui qui considère qu'il y a une hiérarchie entre les races, du point de vue de l'humanité, certaines étant plus humaines que d'autres, la première dans la hiérarchie étant bien entendu celle du raciste. Donc, si on considère que la dignité d'homme vient de ce qu'il est enfant de Dieu et frère du Christ, un chrétien ne peut être raciste.

Salutations

 

 

Catulle 27-09-2003 :

Oui, tout cela est juste ! je n'oublie pas que nous avons perdu l'acteur Pierral (je ne suis pas sûr de l'orthographe) une sorte de pygmée talentueux de nos écrans : un grand acteur et un homme petit ! Le nanisme est surtout une forme d'état d'esprit et je sais pour ma part qu'il m'arrive d'oublier que Mimie Matty n'est pas plus haute que trois pommes, il n'en demeure pas moins qu'elle a du coeur, un certain talent et qu'elle est blonde ! Conclusion, le racisme est aussi le regard critique que nous portons sur ceux qui n'entrent pas dans nos standards, en ce sens je dois être un peu raciste ! On entend beaucoup parlé, depuis que le terme raciste est diabolisé, de "RACIALISME", que pensez-vous, les amis, de ce néologisme ?

Catulle

 

 

Pierre Van Ommeslaeghe, 27-09-2003 :

Bonjour,

je n'ai pas d'opinion sur le terme "racialisme". Mais il me semble que vous  confondez racisme et étonnement (voire peur) face à l'altérité. Cet  étonnement face à celui qui est autre que moi est un sentiment humain,  universel et spontané. Il n'est pas condamnable moralement puisque non  réfléchi. Il peut même être positif en ce qu'il m'oblige à me demander ce  que je suis, comme personne, comme français ou comme homme. La rencontre avec  d'autres races humaines ou avec des handicapés nous forcent à réflexion (voir  la controverse de Valladolid par exemple).

Salutations.

 

 

Cidene, 27-09-2003 :

Chers Paul, Sylvain, Pierre et les autres,

C'est un dialogue de sourds ! Tout ce que vous dites est parfaitement vrai, le problème c'est que vous ne dites pas la même chose....

Si je veux désigner une chaise, je dis le mot "chaise" Pas d'ambiguïté, tout le monde comprend même s'il y a des dizaines de variétés de chaises...

Si je dis le mot "racisme" c'est bien autre chose. Ce n'est même plus la peine de noter sur un carnet les définitions entendues dans les médias ou les tribunaux, il suffit de lire VR !

Quel rapport entre ce que dit Paul :

<<quand j'entre dans un magasin, je ne peux m'empêcher de voir la couleur des gens>>

qui constitue UNE définition de "racisme" et ce que disent Sylvain ou mieux Pierre  :

 << Le raciste est donc celui qui considère qu'il y a une hiérarchie entre les races, du point de vue de l'humanité, certaines étant plus humaines que d'autres, la première dans la hiérarchie étant bien entendu celle du raciste>>

Désigner par le même mot deux conceptions si différentes reviendrait à appeler <<chaise>> un papillon et un vistamboire.

Moi, je suis raciste selon Paul et antiraciste selon Pierre !

Mais il y a bien pire ! Le mot "racisme" est sorti de son lit et désigne aussi des objets sans rapport avec quelque notion de race que ce soit :

Le "racisme anti vieux", "anti jeune", "anti femme", "anti homosexuel" etc.

Et en fin de compte vos serez qualifié de "raciste" pour le simple fait d'exprimer des opinions politiquement incorrectes.

Dire que l'on vote FN : Racisme (je l'ai vécu)

Etre contre l'avortement : Racisme

etc. etc.

Racisme : Mot de combat utilisé pour fustiger, effrayer et sidérer une certaine catégorie de français.

Comprenons nous bien. Je ne nie pas les faits et conceptions que vous rapportez, on pourrait s'entendre et désigner la définition de Paul (ou celle de Pierre) comme étant "le" racisme ou même  "du" racisme, MAIS ce serait peine perdue.

Le but des bien pensants n'est pas d'être précis, il est d'être imprécis pour pouvoir frapper qui ils veulent quand ils veulent de l'accusation de "racisme".

Et ce débat a des conséquences capitales, notamment sur la façon de réagir à l'accusation de racisme.(bombe atomique du débat politique)

J'ai beaucoup d'estime pour JMLP, mais en ce domaine, lui et la plupart desvedettes du FN s'y prennent comme des manches.

Pour répondre à Théorus Fumisis (dans un autre mail)je dirai comment à mon avis il faut riposter à une accusation de "racisme" ou de "nazisme" .

C'est là que le combat des consciences se gagnera ou se perdra.

Philippe

 

 

Pierre Van Ommeslaeghe, 27-09-2003 :

Bonjour,

vous pointez là un phénomène proprement révolutionnaire que l'on connaît parfaitement: la subversion du vocabulaire. Ce que Boileau (je crois) disait: "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" n'est plus vrai aujourd'hui. Si la pensée passe par les mots, alors avoir le pouvoir de changer le sens des mots permet de pouvoir contrôler la pensée, idéal de tout totalitarisme. Ce que décrivait Orwell dans "1984" est arrivé : la guerre c'est la paix, et les USA nous présentent une guerre contre l'Irak comme une opération de paix. Mais aussi, la mort c'est la vie, et on nous vend un meurtre comme un acte d'amour (je ne porte pas de jugement sur le cas Imbert.Je suis d'accord avec ce qu'a écrit SdeB; c'est l'utilisation qui en est faite qui est problématique).

Faut-il se résigner à ces subversion langagières ? Non, car alors c'est laisser à l'ennemi le pouvoir sur la pensée, renoncer par avance à la victoire. C'est pourquoi je n'accepte pas que l'on dise que quelqu'un est raciste (même si ce quelqu'un acquiesce à cela) parce qu'il dit qu'il y a des races humaines différentes et inégales du point de vue physique ou culturel.

Et que je commencerai toujours part donner la définition des mots. Ce n'est pas une position facile parce qu'elle exige un effort de ma part et de la part de mon interlocuteur alors que la position révolutionnaire est plus facile et donc plus efficace. Mais c'est la seule possible.

Salutations.

 

 

Theorus Fumisis, 27-09-2003 :

"Racisme : Mot de combat utilisé pour fustiger, effrayer et sidérer une certaine catégorie de français."

Bonjour,

En ce qui concerne le fond du problème, je ne me prononce pas : relisez ce que SdeB a dit, vous aurez ce que je pense. Mais je voudrais ajouter quelque chose sur la forme, ou plutôt sur le signifiant :

"Les mots piégés : Le recadrage abusif est tout à fait fréquent dans le domaine politique. Andreas Freund parle à ce sujet de "mots piégés" et en propose toute une typologie : "Les mots piégés, dit-il, ne sont rien d'autres que de la mésinformation véhiculée par des vocables au contenu tendancieux. Une fois passés dans le langage courant avec leur charge démagogique, ils serviront comme munitions de petit calibre dans la bataille permanente qui se livre pour la conquête des esprits." Il évoque par exemple l'emploi du mot "terroriste", très utilisé dans certains milieux pour désigner ceux qui loin d'être d'authentiques terroristes, sont, selon Andreas Freund, des militants sandinistes ou de l'ANC sud-africaine (a l'époque de l'apartheid). L'indignation légitime suscitée par le terrorisme effectif sera ainsi transférée sur ceux qui sont indûment qualifiés ainsi. Andreas Freund soupçonne que l'emploi des "mots piégés" s'appuie sur "le principe du réflexe 'conditionné' des psychologues dits comportementalistes de l'école pavlovienne". Et il décrit ainsi cette manipulation linguistique (en faisant référence au fameux chien de Ivan P. Pavlov que l'expérimentateur faisait saliver avec une clochette) : "C'est par un mécanisme comparable qu'agissent les mots piégés sur le lecteur : le mot 'terrorisme' prend la place de la clochette ; le réflexe conditionné qu'on veut obtenir, c'est l'indignation. La 'viande' utilisée pour faire 'saliver' d'indignation, c'est la référence aux authentiques terroristes, à la folie meurtrière des attentats aveugles. Si on réussit à associer le terme 'terrorisme' à cette image dans l'esprit des gens, on aura piégé le terme... et on aura toutes les chances de provoquer ce même réflexe d'indignation par automatisme, sans qu'intervienne aucune réflexion sur les différences éventuelles (avec l'action d'autres groupes).

Philippe Breton, La parole manipulée, Ed La découverte/Poche, 2000

J'ajoute que - vous l'aurez vu vous-même - il suffit de changer dans ce passage le mot "terrorisme" en "racisme", et l'on comprend où l'on en est aujourd'hui. Ce que je trouve intéressant, c'est que c'est une technique, c'est à dire un processus volontaire et codifié, que l'on utilise depuis les années 50. Rien de naturel, c'est un peu rassurant, mais cela veut aussi dire qu'il y a des initiateurs à cette manipulation, et donc des gens qui nous en veulent. Qui sont-ils ? C'est difficile à dire...

Cordialement,

LED

 

 

Paul le Hérisson, 27-09-2003 :

« … un processus volontaire et codifié, que l'on utilise depuis les années 50.. »

Nouveau ? Très certainement pas.

Deux exemples : au début du XVIIe s. le p. Garasse, sj, attaque Pierre Charron en le qualifiant de libertin ce qui est mal vu à l'époque ; au Ier s. av. J.-C. dire roi et César dans une même phrase est presque une sentence de mort pour ce dernier... Il y a des milliers d'exemples de ce type (rien que pour l'époque moderne : protestants au XVIe s. ; "politique" sous la Ligue, sorcière au début du XVIIe s., accapareur de grains au XVIIIe s...).

Ce que vous désignez là est ancien et courant.  A toute les époques et pour tous les camps, il y a des termes repoussoirs par lesquels on désigne l'adversaire qu'il soit cela ou non.

Ne serait-ce que par esprit de synthèse...

 

 

Soldat Louis, 27-09-2003 :

« Conclusion, le racisme est aussi le regard critique que nous portons sur ceux qui n'entrent pas dans nos standards, en ce sens je dois être un peu raciste ! »

L'homme de bonne volonté croit en l'existence de la vérité, et par un sain effort de la volonté, essaye d'y adhérer. Le cas échéant d'un individu Dupont ou Ahmed qui ne croirait pas en l'existence de la vérité, ou bien ne tenterait d'y adhérer, porterait mon regard critique à peu estimer une personne refusant 'd'entrer dans nos standards', qui ne sont rien d'autre ici que les préceptes de la loi naturelle.

Par conséquent, s'auto-affliger d'un regard critique (surtout pour un français, dont l'esprit critique et la culture sont les deux raisons qui peuvent justifier, non un chauvinisme un peu ronron, mais la légitime fierté de porter la tradition de siècles d'intellectuels féconds, au rayonnement international. Esprit critique et culture qui vont de mal en pis depuis plusieurs décennies, particulièrement à cause de positions du genre similaire à celle que vous tenez), se reprocher l'existence d'un commentaire négatif sur une façon de vivre objectivement mauvaise, c'est refuser la vérité, retourner la raison, et - sciemment ou pas - prolonger l'oeuvre de suicide intellectuel entamée il y a longtemps déjà.

Fi !

 

 

jml, 27-09-2003 :

Le sens des mots.

J'étais resté avec l'idée que le racisme est une THEORIE fondée sur la supériorité de certaines races sur les autres, et sa résultante qui engendre un comportement d'exclusion.

Autant dire que ce mot permet tous les excès dès lors qu'on quitte la théorie pour une doctrine ou un principe intangible. On peut aussi beaucoup gloser sur le concept de supériorité. Sans compter l'utilisation à toutes les sauces du mot exclusion si chère aux mathématiques modernes et à la théorie (encore une !) des ensembles.

Parlez de racisme à une truie, elle ne retrouvera pas ses petits. Je crois que c'est le jour de cette découverte qu'on a inventé le truisme.

Sérieux moi. Ca, jamais !

jml, DST.

 

 

S de B, 28-09-2003:

Toute tentative de débat sur le racisme est  empoisonné par cet a priori : le racisme serait la croyance que l¹on est supérieur à l’autre et la volonté de supprimer cet autre.

La question n'est pas là.

Le racisme, c’est la conscience qu’il existe plusieurs races d’homme, simplement. Que ces races ont des spécificités différentes, des moeurs différentes, des habitudes, des besoins, des cultures, des langues, des références, des codes sociaux différents. Mais aussi des dispositions différentes, et même des caractéristiques biologiques différentes.(Y compris des maladies différentes) Cela n’infère aucune hiérarchie, aucune haine. Et surtout pas la nécessité d¹une extermination, d’un génocide.

Je n’ai pas envie de vivre avec (comme, parmi) les noirs, les arabes, les juifs, les jaunes, les roms, les lapons, les aborigènes d’Australie mais Dieu m¹en soit témoin, j¹ai encore moins envie de déclencher contre eux une guerre raciale !

Et puis je remarque que l’on pose toujours la question  « que diriez vous si votre fille épousait un noir ». Mais on ne pose jamais la question à un noir : « que diriez vous si votre fille épousait un blanc ? » Eh bien, lisez la presse africaine, la littérature africaine, vous aurez la réponse. Demandez aux rabbins ce qu¹ils pensent du mariage d’une Juive avec un goy. Demandez à une « beurette » ce que dirait son frère s’il la voyait « sortir » avec un « fromage ». Demandez à un japonais ce qu'il éprouve quand sa fille épouse un coréen. Et ceci encore : sont-ce les nègres qui ont apporté le mieux être aux blancs ou le contraire ? Sont-ce les juifs qui ont protégé les chrétiens ou l’inverse ? Sont-ce les maghrébins qui aident les européens, qui les accueillent, les emploient, les soignent, les assistent, ou l’opposé ? Jusqu'à quand allons nous accepter d¹être les éternels accusés d’un crime que nous n’avons jamais commis ni même prémédité ?

Au roi (et vite !)

SdeB