ROYAUTE et DEMOCRATIE

 

 Un des conjuré, dans un message que je viens malencontreusement d'effacer (n.d.Lt. :ce message), note que la royalisme laisse parfaitement en paix ceux qui ne s'intéressent pas à la politique mais utilise largement ceux que la chose passionne. La remarque est pertinente et j'en conclue que le royalisme est la VRAIE liberté (chacun fait comme il veut). En malaxant la formule, on peut également affirmer que le Royalisme, c'est la VRAIE justice, la VRAIE sécurité, etc. et il ne faudrait pas beaucoup d'efforts pour aboutir à cette formulation paradoxale : le Royalisme c'est la VRAIE démocratie. A y bien regarder, le paradoxe n'est qu'apparent.

D'où ma conclusion du jour : Vive le ROI (premier à Reims, évidement).

Message de Paul Turbier (VR) 21-11-01.

 

Le maire de mon village n'est pas royaliste. Pour être plus exact, je crois qu'il l'est mais qu'il n'en sait rien.

    Comment administre-t-il le village ?

    En s'appuyant sur des conseillers choisis par lui,  même si les électeurs ont ratifié ses choix par un vote. En leur confiant des dossiers et en prenant la décision finale. Les votes du conseil municipal ne sont que des formalités d'enregistrement.

    Il ne met pas les questions d'intérêt général sur la place publique, et  s'il lui arrive (c'est fréquent) de demander l'avis d'un villageois lambda , c'est que le quidam a une compétence notoire sur le sujet traité (l'expert). D'ailleurs, je ne connais pas beaucoup de villageois qui revendiquent une parcelle de décision. Le Maire est là pour en prendre, qu'il les prenne.

   Comment un tel miracle est-il possible ? C'est à cause de la taille réduite du village qui exclut la mainmise d'intermédiaires douteux, partis politiques ou candidats parachutés et qui le rend inintéressant pour les amateurs de fromage. Un gars qui ne serait pas du cru et qui voudrait se mêler des affaires locales serait vite renvoyé à ses études. On n'est pas raciste, non, mais quelqu'un qui n'est pas du pays, on n'en a rien à faire.

    Le tableau a pourtant quelques ombres, la plus importante étant la pernicieuse manie des subventions. Elles sont la drogue de la vie publique car elles installent des relations de clientélisme et

accroissent finalement le poids des impôts. J'ai souvent plaidé ce point de vue dans le village, au maire lui-même ainsi qu'au député lorsqu'il nous visite, à chaque fois  avec un certain succès.

    Au fait, le député est une député et s'appelle Christine Boutin. Quelqu'un a douté de ses compétences culinaires, je crois à tort. Elle a quelques rondeurs qui dénoncent la bonne cuisine. Dommage qu'elle cultive le défaut très républicain de ratisser les voix. Ses convictions, pourtant réelles, en prennent un coup.

    Le maire et son épouse doivent dîner chez P*l et M*, un de ces prochains soirs. La conversation va sûrement aborder la question royale car ma cravate fleurdelisée intrigue beaucoup la mairesse.

Message de Paul Turbier (VR) 21-11-01.

 

Ces jours derniers, j'ai tenté un rapprochement provocateur en accolant Royalisme et démocratie. J'attendais une volée de bois vert, ce fut le silence sidéral…

Message de Paul Turbier (VR) 23-11-01.

 

Cher Paul,

Ce silence me parait tout a fait normal et rassurant. On peut en effet espérer qu'il s'explique par l'adhésion de tous les royalistes qui n'ont rien à redire à votre rapprochement . Il n'est paradoxal que pour ceux qui croient que la monarchie est le bon plaisir du Roi et la démocratie le bon plaisir du peuple. Or ni l'un ni l'autre ne sont cela. La monarchie absolue, on l'a dit et répété mais sans doute pas assez,  c'est le gouvernement d'un roi sans liens de dépendance, de subordination ou d'obligation avec quiconque. Or aujourd'hui le monarque, car le chef de l'état Français est constitutionnellement un monarque puisqu'il gouverne seul s'il le désire grâce a l'article 16 et au 49/3 (pleins pouvoirs, possibilité de gouverner par décret, possibilité de dissoudre la chambre, immunité totale, aucune obligation de résultat ou de rendu-compte) est assujetti aux lobbies, aux promesses électorales, aux garanties données aux financiers de sa campagne etc... Ce qui est exactement le contraire de la Royauté.

La démocratie c'est, indissolublement lié à la subsidiarité, le pouvoir, pour chacun des échelons de la hiérarchie sociale, de traiter à son niveau les questions qui sont de sa compétence . Pour prendre un exemple littéraire connu ( ?) : la construction d'un édicule à Clochemerle est du ressort des habitants de Clochemerle. Or, aujourd'hui, pour installer des pissotières sur la place d'un hameau, il faut obéir aux directives européennes, se plier à  des dizaines de lois nationales sur l'urbanisme, le financement des travaux publics, l'hygiène, les marchés publics, la préservation des sites etc... encore ne peut on

rien sans l'autorisation du Préfet. C'est exactement le contraire de la démocratie.

La vraie démocratie ne  peut donc s'exercer que sous la tutelle d'un roi absolu.

CQEDLD ( ce qui est depuis longtemps démontré)

AU Roi donc (et vite)

S de B

Message de S. de B. (VR) du 23-11-01

 

Il est quelques jours, je vous avais promis un article qui m'avait semblé intéressant, le voici. Il cadre parfaitement dans notre discussion Royauté-démocratie.

C'est un article relatif à un monarque constitutionnel dans un pays bien précis. Les idées qu'il contient sont toutefois plus universelles, c'est avec cela à l'esprit que je vous propose de le lire.

Un Roi constitutionnel dans une démocratie est un contre pouvoir aux possibles dérives de cette démocratie parce qu'il est au dessus de la mêlée et indépendant des partis et de leurs politiques à courte vue. C'est une réalité valable pour tous les pays et ne perdrait rien de sa pertinence dans un régime de monarchie absolue, tout au plus le Roi n'y serait plus un "contre-pouvoir" aux dérives, mais le garant de leur absence.

Olivier de Clippele est un politicien, on peut ne pas le suivre en tout et lui reprocher diverses chose comme pour Madame Boutin en France, mais il n'en est pas moins un des rares hommes politiques de valeur dans le paysage  belge.

Voici l'article :

Message du Lieutenant (VR) du 23-11-01

 

Le Roi reste un excellent contre-pouvoir aux possibles dérives séparatistes

Article "Point de vue" dans l'Echo du 21-11-01

 

Alors que le Sénat a institué un groupe de travail sur les dotations allouées aux membres de 1a famille royale, la Chambre envisage d'entamer un débat sur le rôle du Roi en Belgique.

Bien entendu, il faudra préalablement modifier la Constitution belge en obtenant une majorité des deux tiers au Parlement.  Les articles 85 à 114 de la Constitution doivent en outre faire 1'objet d'une déclaration de révision lors de la présente législature, ce qui n'est pas du tout acquis du coté francophone.

Les partis flamands de la majorité ont par contre lancé le débat en se prononçant en faveur du rabotage des compétences du Roi.

 

Signature des lois et arrêtés royaux

Certains veulent retirer la signature du Roi pour sanctionner des lois et arrêtés.  On se souviendra du refus du Roi Baudouin de signer la loi du 3 avril 1990 sur 1'interruption volontaire de grossesse. Ce refus était manifestement contraire aux articles 108 et 109 de la Constitution qui imposent au Roi de sanctionner les lois votées par le Parlement.

Mais ce refus royal n'était pas un refus catégorique puisque le Roi avait participé à 1'é1aboration d'une solution qui n'entrave pas 1'exécution de cette loi. Il souhaitait s'abstenir de signer, à titre personnel pour des raisons de conscience, mais ne souhaitait pas empêcher le cours normal du processus démocratique.

Ce cas aurait pu se produire avec un Président élu on avec un gouvernement qui sanctionne les lois. L'article 54 de la loi spéciale sur les réformes institutionnelles prévoit d'ailleurs que les décrets régionaux sont sanctionnés par les gouvernements régionaux. Théoriquement, il est dès lors possible qu'un gouvernement refuse de signer un décret voté. par le Parlement.

Le fait d'ôter au Roi la tâche de sanctionner les lois ne fera que déplacer cet éventuel problème, qui est resté, rappelons-le, tout à fait unique. Il serait dangereux d'en tirer une conclusion hâtive.  Depuis cette fameuse interruption volontaire de régner du 3 avril 1990, les Rois Baudouin et Albert II n'ont plus jamais refusé de signer une loi.

Par contre, il n'est pas exclu qu'à 1'avenir un parti moins scrupuleux sur les principes démocratiques fasse adopter une loi sans quorum parlementaire.  Dans cette situation, le refus de la sanction royale retrouvera pleinement son sens, car le Roi ne peut accepter une violation de la Constitution.

 

1égitimité démocratique

 

L'argument réptiblicain par excellence est de dire que 1'é1ection directe d'un on d'une Présidente repose sur une meilleure légitimité démocratique. Pour les partis flamands, elle permet en outre d'éviter qu'une minorité francophone use de son droit de veto, car il n'y aurait qu'un seul Président élu la majorité des voix.

Toutefois, 1'é1ection d'un Président poserait rapidement un autre problème de légitimité en Belgique, car on peut craindre que ce Président soit systématiquement élu par la même communauté, an détriment de 1'autre.  C'est jouer avec le feu.

L'Espagne a connu une situation comparable qui avait conduit à la guerre civile de 1936-39.  Cette guerre civile, la plus affreuse des guerres, a produit la dictature de Franco et on est bien obligé de constater que I'Espagne a retrouvé le chemin de la démocratie par la voie d'un système monarchique comparable au nôtre, où le Roi Juan Carlos reste un garant indispensable de la paix interne en Espagne.

Un autre argument souvent entendu en faveur de 1'affaiblissement des prérogatives royales est de renforcer la position du Premier ministre, à 1'image d'un Chancelier allemand.  C'est 1'exemple qui inspire le plus les partis flamands.

Le risque est en effet très grand que la Flandre soit dans 1'incapacite de trouver une majorité stable au lendemain des prochaines élections. Il a fallu réunir quatre partis pour former une coalition gouvernementale, dont la Volksunie, qui en outre, vient de se diviser en deux nouveaux partis, le NVA et le "Spirit".  La Flandre connaît ainsi huit formations politiques.  Cela ne peut que déboucher sur un excès de démocratie où les négociations nocturnes et secrètes des leaders empêcheront tout débat parlementaire classique.

La formation du collège après les élections communales d'octobre 2000 à Anvers en est un autre exemple.  Seul un marchandage qui n'en finissait pas a finalement permis la mise en place d'une coalition de cinq partis an pouvoir.  L'absence de cohésion de cette équipe qui en a résulté fait toujours régulièrement la une des journaux flamands.

Ainsi, on pourra même soutenir que la volonté républicaine en Flandre vise en réalité à instaurer un pouvoir central fort an niveau de la Flandre, lequel pourrait bien devenir un pouvoir anti-démocratique, s'il tombait entre les mains du Vlaams BIok, qui, ne 1'oublions pas, détient 34% des votes à Anvers et est devenu le troisième parti en Flandre.

La décision récente du gouvernement d'instaurer un seuil d'éligibilité de 5% dans tons les arrondissement électoraux n'est pas étrangère à cette problématique.  L'instauration de ce seuil obligera les petites formations politique A fusionner avec d'autres.

 

Allergie aux institutions belges

 

II faut être conscient que la suppression des rares interventions royales dans la vie politique belge est de nature à rapprocher le Pays de la scission ou de la partition.

Certains hommes politiques pensent de plus en plus à supprimer d'autres institutions restées nationales, comme le Sénat, l'Office du ducroire, la SNCB, 1'aéroport de Zaventem, la police fédérale, la justice, la concertation sociale, 1'assurance soins de santé.

Dans cette liste de revendications, la monarchie belge n'est pas épargnée.

Le Vlaams Blok a repris ce point à son programme et un autre parti flamand, le NVA, demande 1'indépendance de la Flandre, et par voie de conséquence la suppression de la monarchie.

La suppression de I'Office belge du commerce extérieur (OBCE), qui était sous la présidence d'honneur du Prince Philippe, nous donne un avant-goût de la sauce qui se prépare. Cette institution, qui avait pour but de promouvoir les exportations, ne coûtait que 700 millions de francs belges aux contribuables.

L'OBCE avait fait connaître le Prince Albert, avant qu'il ne soit Roi, et ensuite le Prince Philippe.  Mais le succès de ces missions avait créé une, certaine jalousie dans la classe politique.  C'est ce qui a provoqué sa perte.

La récente affaire autour de la -dotation de la maison du Prince Laurent 1'a encore démontré.  C'est bien la représentation de la Belgique qui est dans le collimateur des sécessionnistes.

Afin de ne pas choquer frontalement la population, qui est restée très attachée à la famine royale, 1'idée est lancée de -réduire la fonction royale à une fonction d'apparat comme e'est le cas au Danemark.  On peut toutefois craindre qu'il s'agisse d'une pièce qui se joue en deux actes, D'abord déshabiller le Roi, pour ensuite le supprimer.  Les sécessionnistes tablent sur l'éventuelle perte de confiance de la population envers 1'institution royale en diminuant son prestige à 1'étranger.

 

Désigner le formateur

 

La seule compétence personnelle du Roi consiste à désigner le formateur du gouvernement après les élections.  Ce formateur doit également recevoir 1'aval du Parlement, mais le Roi conserve 1'initiative.

Pour mener à bien cette tâche, qui entraîne la décision politique la plus importante du pays après les élections, il est indispensable que le Roi soit informé de la situation politique. Il doit savoir ce qui se passe dans le pays en rencontrant ses habitants, mais il doit aussi connaître et apprécier 1'état des relations entre les hommes et femmes politiques. Il doit dès lors régulièrement s'entretenir avec les élus parlementaires.

Actuellement, 1'intervention du Roi est respectée par 1'ensemble de la classe politique belge parce qu'il reste incontournable chez ceux qui ont des ambitions ministérielles.  De ce fait, une convocation an Palais royal ne se refuse pas.

II n'en sera plus de même si le Roi ne participait plus à la vie politique du pays.  En ôtant cette compétence royale, nous affaiblirons le caractère unioniste de la monarchie, car le Roi sera sans autorité.

Tant que la Belgique connaît des partis qui ont le séparatisme à leur programme, l'institution royale restera indispensable au bon fonctionnement de nos institutions démocratiques.  Les Rois ont toujours bien rempli ce rôle unificateur, et il n'y a aucune raison de les en priver à 1'avenir.

OLIVIER DE CLIPPELE

SENATEUR PRL

 

"La VRAIE démocratie, c'est le Roi."

     Mein Gott! Vous voulez attrouper le peuple français vers l'idée de Monarchie en commençant par le tromper?

     C'est de la démagogie; la Monarchie n'est pas la démocratie. Le Roi est le lieutenant de Dieu sur terre, il est le père de la Nation, le gardien du domaine de la Couronne, mais il n'est pas le représentant des français, car dans un tel cas il devrait justifier ce titre par une élection ce qui est aberrant pour une Monarchie forte, et paralyserait son pouvoir de décision (car il devrait rendre des comptes aux français et éventuellement à un Parlement...).

     Je suis Royaliste et non démocrate. Je méprise l'idée de démocratie, car elle suppose que le peuple peut diriger. Or le peuple est un sombre crétin. Il est un gamin qui a besoin d'un père, d'une autorité. Parce qu’unenfant ne choisit pas son père, les français n'ont pas à élire leur Roy. Dès lors la Restauration implique-t-elle une approbation populaire, un vote?

     Question purement rhétorique. Si la Restauration devait se réaliser par une élection, elle serait bancale ab initio. Le Roy parcequ'il tient sa légitimité du peuple, aurait en permanence à justifier sa politique par l'approbation populaire; d'où référendum, mais comme c'est très long à mettre en place et que la prise de décision est urgente (pour garantir l'ordre public), une assemblée des représentants du peuple serait créée... Et rien est pire pour une Monarchie puissante qu'un Parlement, source de rivalités... La Monarchie ne vivrait pas longtemps.

     Alors une Monarchie oui, Absolue, nécessairement, et le peuple "odi profanum vulgus et arceo" ("je méprise le vulgaire profane et je l'écarte). La Restauration se fera par le soulèvement de la "Blanche Armée des Martyrs", et ce, grâce au soutien du Très Saint Père.

     Le peuple est un crétin congénital et s'abaisser à lui demander "voulez-vous de la Monarchie?" est une hérésie.

 Térence (VR) 24-11-01.

 

il me semble que vous n'avez pas bien compris ce que Paul T à écrit ….Que la royauté n'est pas une démocratie, certes. Elle exclut l'intervention du peuple dans le choix du souverain. Pour autant elle n'exclut pas la démocratie à d'autres échelons que le sommet de l'État. Elle est même la condition de possibilité d'une démocratie à l'échelon local. Maurras disait que la démocratie est possible entre gens qui se connaissent parlant de choses qu'ils connaissent. Ces conditions ne sont pas réunies pour la politique nationale et internationale, elles le sont au niveau local. Et la monarchie permet à cet échelon local de ne pas être le marchepied d'ambitions plus hautes, de ne pas être mis au service de manoeuvres politiciennes.C'est, si j'ai bien compris, ce que voulais dire Paul. Et ce n'est pas contradictoire avec ce que vous écrivez.

Deux remarques complémentaires :

- à l'issue du sacre il y avait une acclamation qui marquait l'approbation du peuple.

- je vous trouve bien méprisant pour le peuple, dont je suis. Je ne sais si vous êtes de filiation noble, mais cette attitude me semble être la marque de la dégénérescence de l'aristocratie en une caste de privilégiés ayant oublié que leur légitimité est le service du peuple. Par ailleurs l'aristocratie, la vraie noblesse, se trouve plus souvent dans ce peuple que vous méprisez.

- parler d'hérésie en matière politique c'est confondre le temporel et le spirituel et se comporter comme un taliban moyen.(Je sais, ça fait trois remarques)

Salutations

Pierre Van Ommeslaeghe(VR) 24-11-01.

 

Ca ne marche pas sans un minimum de "vertus".

Sinon, les problèmes lié à toute représentation ou assemblée, au lieu d'être nationaux, seront locaux. Il suffit de regarder actuellement comment marche une assemblée de co-propriétaires ou même les réunions du Lions Club dans une petite ville de province. Très vite des partis se forment, l'intérêt général et officiel est passé dans les pertes et profits et les principaux sujets de discussion portent sur - comment emmerder l'autre en face qu'on a jamais pu piffer ?

- qui couche avec qui ?

- comment gagner encore un peu plus de pognon notamment en se répartissant les marchés locaux et les bonnes affaires (parfois en s'échangeant les femmes également ;-)

Si vous voulez créer des assemblées locales, il faudra se pencher de très très près sur le mode désignation : cooptation, élection-suffrage, nomination ? selon quels critères ? Censitaire ? Moral ? Intellectuel ? social ? économique ? etc, etc. et surveiller l'ensemble par un représentant du Roi... autrement dit, la démocratie, même locale, je n'y crois pas beaucoup...

Mac Guffin (VR) 25-11-01.

 

Vous donnez une liste de mécanismes de désignation pour des assemblées locales et " j'en vois un qui n'est pas là " (citation d'un adjudant injustement anonyme). C'est le tirage au sort, actuellement utilisé pour les jurys d'assise.

            Par ailleurs, une notion bien connue des assureurs est celle de la durée d'exposition au risque. Pour éviter la course au fromage, il faut que les mandats de représentations soient courts et concernent des missions ponctuelles. Les corrupteurs ont alors moins de chance d'identifier les corrompus potentiels et d'agir auprès d'eux. Il circule parfois une boutade auprès des maires : le premier mandat ne rapporte que des tracas, mais le second et le troisième sont très intéressants.

Paul Turbier (VR) 26-11-01.

 

…2- Réponse à Térence.

    Vous vous méprenez sur mes intentions. Je ne cherche pas à bâtir une doctrine mais seulement un argumentaire de combat qui puisse prendre l'adversaire à contre-pied sur son propre terrain. Il ne doit pas être difficile de démontrer que la vie de tout les jours sous Louis XIV était moins contrainte et plus autonome que celle qui est aujourd'hui notre lot. La démarche pourrait s'appliquer en comparant 1702 et 2002.

…4°) Réponse à McGuffin

            Vous donnez une liste de mécanismes de désignation pour des assemblées locales et " j'en vois un qui n'est pas là " (citation d'un adjudant injustement anonyme). C'est le tirage au sort, actuellement utilisé pour les jurys d'assise.

                Par ailleurs, une notion bien connue des assureurs est celle de la durée d'exposition au risque. Pour éviter la course au fromage, il faut que les mandats de représentations soient courts et concernent des missions ponctuelles. Les corrupteurs ont alors moins de chance d'identifier les corrompus potentiels et d'agir auprès d'eux. Il circule parfois une boutade auprès des maires : le premier mandat ne rapporte que des tracas, mais le second et le troisième sont très intéressants.

Paul Turbier (VR) 26-11-01.

 

On peut aussi se référer au débat plus ancien  sur Royauté et démocratie également sur ce site.