Races et racismes et ... tortues                          

 

 

  La télévision et quelques revues signalent ces temps-ci le problèmes que posent des animaux exotiques lâchés imprudemment dans la nature avec des conséquences désastreuses. Une espèce de tortue très aisée à acclimater élimine radicalement les tortues autochtones. Idem pour les écrevisses qui ont dépeuplé les ruisseaux. Je ne redirai pas ce que tout le monde sait à propos des lapins sur le sol australien.

    On peut aisément extrapoler à propos des migrations humaines en observant que l'accueil sympathique que les amérindiens du Nord et du Sud ont fait aux arrivants européens n'a pas eu pour eux de suites heureuses.

    D'un autre côté l'époque que nous vivons si performante dans la propagation de l'information et dans l'efficacité des moyens de transport ne peut empêcher que naissent des désirs de voyages et de transplantation.

    Le problème est donc de canaliser le phénomène pour éviter les chocs qui sont, il faut bien le voir, des chocs de civilisation. Le temps, la géographie, le climat et l'histoire ont formé partout des modes de vie adaptés aux terroirs et il est dangereux de nier cette adaptation et encore plus d'en transgresser les modalités. Le migrant qui arrive avec sa religion, ses usages, ses moeurs, ses habitudes vestimentaires, commet une faute grave car il devient un envahisseur. Il ne devrait donc pas s'étonner de voir des réactions de rejet se développer autour de lui. Cette observation vaut autant pour les blanc qui partirent pour les nouveaux mondes que pour le noir ou les arabes qui arrivent dans l'ancien.

    Sur ce terrain relationnel se greffe une notion quantitative. Un arrivant allogène dans un village est tout à fait admis, dix posent déjà problèmes et cent sont une affaire d'état. Pourquoi ? parce que l'immigration n'est pas rejetée si elle conduit à l'assimilation et qu'instinctivement chacun perçoit que  les contingents importants amèneront un communautarisme qui empêchera toute assimilation.  De là découle la bonne tolérance vis-à-vis des migrants inter-européens. Mr Kelman qui dit se sentir bourguignon a déjà fait un pas dans la bonne direction mais aussi devrait imaginer le long terme. Supposons qu'il ait prit  femme avec une autochtone, il aurait eu des enfants métis probablement beaux, pourquoi pas, je connais des eurasiennes superbes. Il en fait la remarque sans son livre. Ceux-ci se marieront aisément avec des blonds ou des blondes et en trois générations, l'affaire sera réglée. (J'en parle d'expérience familiale). Evidement ce cheminement n'est possible que dans une démarche personnelle. Il est impensable avec les migrations importantes et a fortiori massives  Il reste à déterminer à partir de quels effectifs, l'immigration est-elle problématique. Vaste problème qu'il faudra cependant rèsoudre. Les moyens pour y parvenir peuvent se discerner mais n'ont pas été réellement expérimentés bien au contraire. La bourde des bourdes dans cette affaire fut le regroupement familial, une autre est le tapis rouge déroulé journellement par nos gouvernants républicains, par peur, devant l'immigration arabo-musulmane. L'utopie multi-culturelle est mortelle.

    Les migrations civilisationnelles devront être régulées par des quotas et soumises à des vérifications de motivations sauf à déboucher sur des conflits gravissimes.

    On est loin des "droits d'lhomme" et de la constitution européenne.


Paul T. 6-10-2004.