Régence

Message de Paul Turbier, 31 mars 2005.

 

Lettre au Figaro :

Albert Grimaldi est devenu, tout naturellement régent de la principauté après que le conseil de régence ait constaté l'impossibilité pour son père, Rainier III,  d'exercer la fonction monarchique. Il est prêt depuis longtemps puisque qu'il a été formé par le précepte et par l'exemple paternel dès qu’il eut atteint l'âge de 16 ans. Il a donc une solide expérience des affaires.

    C'est de la même façon, qu'il reprendra la barre du navire monégasque  lorsque Rainier rendra son dernier soupir.  Cette succession en douceur (et très économique) n'est pas pour les monégasques une occasion de division mais au contraire de concorde. Les micro-trottoirs qui ont été diffusés par nos télévisions sont éloquentes sur ce point. Le pince Rainier laissera les traces durables et positives de sa conduite des affaires publiques et  Albert, avec sa personnalité et ses compétences personnelles aura à coeur, a sa manière, de faire prospérer le legs. C'est tout ce dont les Monégasques ont besoin, c'est tout ce qu'ils attendent. Ils ne seront pas déçus.

    Quel contraste avec le  triste spectacle que furent les dernières élections présidentielles en France. Les français divisés, la haine, l'invective et l'insulte à pleines pages de journaux, les ambitions et l'arrivisme  étalés sans  vergogne. Voilà ce que nous avons vu, voilà ce que nous avons eu. Et en prime une dégringolade qui s'accélère et dont tout les Français pâtissent. Oui ! quel contraste.!

  . Qui, dans la vie privée trouve anormal qu'un fils prenne la suite de son père. Les  exemples abondent. Tout le monde pu voir comment monsieur Arnaud Lagardère a pris la direction de l'empire financier de Jean-Luc, son père. C'est exactement le même mécanisme qu'en principauté, avec la même simplicité, le même automatisme, la même efficacité. Pourquoi donc en avoir inventé un autre pour la conduite des affaires de notre pays, un autre  qui s'enraye chaque jour davantage. Faut-il que la France ait une sacrée santé pour ne pas être morte cent fois depuis cette funeste invention.

 

Paul Turbier

 

Dans le billet que j'ai envoyé au Figaro à propos de la transmission de pouvoir à Monaco ( et dont je ne pense pas un seul instant qu'il puisse être publié ), j'ai cité le cas Lagardère comme exemple de transmission naturelle de père à fils. Je me mords les doigts jusqu'au sang de ne pas avoir ,dans la foulée, cité Bouygues et surtout Dassault, pères et fils..  Ces  situations de transmission familiales efficaces sont est une sorte de cas d'école qui montre l'énorme distance qui sépare le dire du faire. Chez ces gens-là, on a volontiers la parole à gauche mais le geste est à droite. Il ne serait venu à personne dans leurs entreprises (que certains désignent volontiers sous le nom d'empire ) d'organiser un référendum au sein du personnel, ne serait-ce que sous condition d'ancienneté ou de fonction, et  pour avaliser ou réfuter le choix du nouveau patron.