Royauté et suffrage universeL

débat dur VR fin 2004.

 

 

Paul Turbier, 6 décembre 2004 :

   Je pense, et je ne suis probablement pas seul à faire ce raisonnement, que le Roi pourrait conserver le rite électoral mais en en changeant  les modalités.. Deux mesures sont envisageables sinon trois.

   La première, déjà largement appliquée dans des domaines qui relèvent du droit civil serait de déterminer un quorum électoral. Voir un nombre significatif d'électeurs manifester de l'intérêt pour un scrutin me semble le moins qu'on puisse demander pour que le résultat soit valide.

  La seconde serait de fixer les seuils majoritaires à des valeurs qui éliminent au moins l'aléa statistique. Il faut éviter de voir des mandants attribués des changements constitutionnels décidés à la sauvette avec un résultat électoral à 50,2. On est là dans le ridicule voire dans la malhonnêteté. Il n'est pas interdit d'adapter les moyens de vote pour que le déplacement physique à date et heures fixes ne soit pas l'unique procédure.

    Une troisième possibilité peut être exploitée pour diminuer les attributions de mandats personnels et accroître les décisions référendaires. Voter moins pour mandater des intermédiaires douteux mais voter plus pour faire des choix concrets. Au premier rang de ces choix, l'approbation d'un budget triennal ou quinquennal s'impose, d'autant plus qu'il correspond à une usage très royal. En effet, l'impôt royal est consenti. Personnellement, je vivrais bien avec ce seul appel à ma modeste compétence.

    Le roi peut-il rester le roi dans ces conditions ? je le crois.

Paul T.

 

Annelysdefrance, 6 décembre 2004 :

Je crois que vous avez raison. La représentation du peuple auprès du roi, y compris par le suffrage universel, est une nécessité, non seulement pour ne pas enlever sa sucette à l'électeur, mais surtout pour que le roi soit informé des préoccupations de ses sujets autrement que par les sondages et pour que les sujets se sentent concernés par la vie du royaume.

Vos projets de réforme de la loi électorale et de recours plus fréquent à la consultation directe du peuple, pour l'impôt, sont très intéressants.

Il faudrait toutefois y ajouter des précisions quant au contenu du mandat des élus.

Très semblable à ce qu'il est aujourd'hui pour la gestion des communes, parce qu'il s'agit de gestion au jour le jour qui, dans les petites communes, s'apparente plus à la gestion du "père de famille" qu'à la "grande politique" (et donc avec des correctifs pour les grandes communes, afin d'éviter qu'elles deviennent des États dans l'État - contrairement à certains aux "Lecteurs-Figaro" je suis très favorable au maintien des petites communes et même à la division des grandes communes en quartiers qui se gèrent eux-mêmes pour tout ce qui concerne seulement leur intérêt propre, la commune n'intervenant que pour ce qui relève de la gestion commune aux quartiers : gros investissements, règles de circulation, etc.), il faut qu'au niveau provincial (j'écarte le département, décidément obsolète puisque ses frontières, décidées au XVIIIème siècle, ne correspondent plus, en général, aux besoins des populations) et à plus forte raison au niveau national soit totalement écartés et le mot et la notion de "Parlement". Il doit s'agir d'une part d'organismes de gestion, d'autre part d'organismes de représentation auprès du roi.

Amitiés

Anne

 

Jean-Michel Lehaire, 6 décembre 2004.

Vous sachant des personnes sérieuses, je n'ose pas sourire à tant de candeur. Le vote républicain est un amuse gogos qui est bien ressenti comme tel par plus de 30% des citoyens. Dans les 70% restant il y a plus de la moitié qui vote à vue de nez sans connaître véritablement les enjeux. Vous voudriez que le Roi se prête à cette stupidité ?

Nous sommes au XXIe siècle. L'ère des communications en temps réel est là et les transports puissants et rapides. De sorte qu'il faut envisager une redistribution simple et rationnelle des divisions administratives du pays. Regrouper toutes les petites communes par 2, 3, 4 ou même 5 pour aboutie à un maximum de 15.000. Les sujets éliront un maire. Le département disparaît au profit de régions redessinées en tenant compte des données moderne sociologiques, économique, stratégiques... et la géographie physique. Un conseil royal régional regroupe l'activité de la préfecture départementale et régionale (car au cas où vous ne sauriez pas, nous avons actuellement les deux, c'est insensé !). Les maires et leurs adjoints constituent les grands électeurs qui sont régulièrement consultés par le Roi et ses ministres.

Ce qui n'empêche pas le Roi de consulter l'ensemble du peuple pour certains grands sujets qui concernent tout le royaume. La subsidiarité doit jouer pleinement et les communes avoir toutes latitudes pour prendre toute initiative locale. Le Conseil royal régional s'occupant des grand réseaux d'infrastructures et généralement tout ce qui dépasse le stade communal. Il est là aussi pour donner conseil et assistance aux communes. Il regroupe tous les services régaliens par délégation du Roi. Voilà grosso modo comment je conçois une administration légère et souple et des administrés entièrement impliqués à l'action locale. Au Roi, ses ministres et ses conseillés de régler les besoins supérieurs du royaume. On peut rentrer dans le détail des métiers, des services publics, etc. mais ce serait trop long.

En tout cas, pour l'amour du ciel, plus d'usine à gaz ripoublicaine !

jml.