SOCIALISME

 

 

 

Bonsoir à tous,

je viens d'avoir une discussion avec un "ami" socialiste (et oui ça existe encore !!) buté comme ce n'est pas permis. Quelqu'un a-t-il un argument choc pour convertir un socialiste?? Parce que je commençais à vraiment sécher sur la question. Je vous remercie

Vive le Roy, Vive la France

Arnauld (VR)

 

Ce message a suscité toute une série de réponses assez peu argumentées.

Evidemment pour tous les "abominables mal pensants" de cette liste, demander un argument pour décrier le socialisme, c'est comme demander pourquoi un colin avarié est moins bon qu'un saumon frais et on a tendance à répondre un peu vite.

Je vais quand même improviser un peu succinctement au risque de susciter une levée de boucliers éventuelle.

 

Le socialisme est un mouvement politique dont la théorie affirme l'égalité et vise la justice sociale dans ce contexte.

En pratique qu'est-ce que cela donne ? Dans le contexte démocratique que nous connaissons où les socialistes n'ont pas le pouvoir seuls et doivent compter sur le vote de leurs électeurs cela se résume à une redistribution des richesses. On prend aux riches et on donne aux pauvres, c à d on prend aux plus créatifs pour donner aux moins productifs (ce qui reste après les prélèvements et coûts des intermédiaires administratifs et politiques). Deux avantages pour les socialistes :

1) on crée une classe d'assistés, dont on peut espérer la reconnaissance et le vote en conséquence.

2) on prélève suffisamment sur les actifs pour freiner l'économie et maintenir des conditions sociales assez médiocres pour que l'assistance des électeurs potentiels reste nécessaire et donc indirectement leur fidélité acquise. (Si malgré les prélèvements de l'état social(iste) les progrès technologiques et économiques permettent aux gens de progresser et de devenir autonomes, on encourage l'immigration pour recréer une nouvelle classe d'assistés électeurs potentiels de gauche).

 

Les inconvénients du socialisme ne se résument pas à cela. La théorie de l'égalité des hommes étant fausse, elle porte en elle les germes du totalitarisme. Le concept d'égalité en soi implique qu'aucun ne vaut plus qu'un autre, donc que personne n'a réellement de valeur, puisque tous doivent être égaux y compris le plus moche. On ne peut qu'abaisser au niveau du plus bas puisqu'en pratique remonter tout le monde au niveau du meilleur est irréalisable, et qu'un effort en ce sens à résultat partiel revient à confirmer les inégalités (les socialistes parlent d'élitisme avec mépris).

A partir du moment où l'on admet que tous les citoyens se valent, il n'y a que deux solutions : les considérer effectivement comme ne valant rien individuellement et en cas de prise du pouvoir par les socialistes, ces éléments interchangeables et sans valeur individuelle sont manipulables dans leur masse et l'élimination de tous ceux qui dépassent de la basse égalité peuvent être réalisée sans remords. L'autre solution est de décréter artificiellement que tous sont égaux, mais pas sans valeur car cette égalité est limitée à un groupe donné, les autres étant inférieurs, on observera que la majorité des états modernes où l'élimination physique ou sociale d'un sous-groupe complet de la société a servi de base officielle ou cachée aux objectifs politiques portent un qualificatif incluant le mot "socialiste" ou un synonyme (soviétique, communiste, république populaire, république démocratique...)

 

En situation démocratique imposer l'égalité se joue sur le plan culturel et fiscal essentiellement, en cas d'état fort, l'égalité s'obtient plus efficacement dans les camps de travail comme le goulag qui ont constitué non une exception mais une base économique de la société soviétique pendant plus d'un demi siècle.

 

Dis-je des bêtises ?

 

le Lieutenant 2-06-2001.