Saint-Suaire

L'AFFAIRE DU CARBONE 14

Pour vous, le schtroumpf à lunettes a retenu ce qui suit :

 

Macgama  a écrit (30-05-01) :

Je conseille la lecture

 d' ENQUETE SUR LE SAINT-SUAIRE

 de Daniel Raffard de Brienne,

 aux Editions Rémi Perrin (disponible à Chiré),

dont je me permets de vous livrer un extrait

au sujet de l'affaire du carbone 14 :

 

 

 

L'affaire des essais de datation du linceul par le carbone 14 ou C 14 effectués en 1988 a eu un tel retentissement que nous ne pouvons nous dispenser de donner en introduction à ce chapitre quelques explications sur la méthode utilisée.

On a pu, pour établir la chronologie préhistorique et protohistorique, mettre au point des méthodes de datation fondées sur le rythme de dégradation des éléments radioactifs.  Ainsi dispose-t-on, entre autres, de la datation au plutonium-argon pour les périodes de plus d'un million d'années d'ancienneté, et de la méthode au radiocarbone (C 14) pour les objets de composition organique âgés de moins de 50 000 ans.  Tous ces procédés reposent sur le fait que chaque élément radioactif se dégrade à un rythme constant qui lui est particulier.

Pour employer un langage imagé, nous dirons que les éléments radioactifs possèdent dans leurs atomes des particules surnuméraires et que ces particules ,mal accrochées » s'enfuient en créant le rayonnement qui justifie le mot « radioactif ». Les éléments radioactifs tendent ainsi à perdre leur radioactivité pour devenir des éléments stables.

Le carbone comporte deux formes stables, le C 12 et le C 13, et une forme radioactive, le C 14.  Le carbone 14 se forme dans les régions hautes de l'atmosphère qui sont bombardées par des neutrons provenant des fameux rayons cosmiques.  L'air que nous respirons et qui constitue l'atmosphère est composé de 4/5 d'azote et 1/5 d'oxygène.  Les neutrons venus de l'espace frappent ci et là des atomes d'azote et les transforment en atomes de C 14.

Ce C 14, concurremment aux carbones stables, forme comme eux avec l'oxygène du gaz carbonique ou dioxyde de carbone, C02.  Les plantes absorbent ce C02 et, par photosynthèse, en rejettent l'oxygène, ce qui nous permet de respirer, et utilisent le carbone pour construire leur molécules.  Le carbone sert, si l'on peut dire, d'ossature à toutes les molécules organiques, aussi bien chez l'homme et les animaux que chez les végétaux.  L'homme et les animaux prennent leur carbone dans un alimentation qui vient toujours, directement ou non, des végétaux qui, seuls, sont capables d'assimiler des éléments minéraux.

Tout ce processus d'échanges a pour conséquence que tous les êtres vivants, animaux et végétaux, ont dans leurs molécules la même proportion de C 14 par rapport au carbone total que celle de l'atmosphère.  Et ceci de manière à peu près constante au cours des siècles.  Un certain nombre de facteurs interviennent bien sur la formation et donc la proportion de C 14, mais les variations qui en découlent sont faibles.  On a pu le vérifier en étudiant les coupes d'arbres très âgés.  On sait que la croissance en épaisseur des troncs varie selon les saisons et se traduit chaque année par la production de cercles concentriques : la dendrochronologie consiste à dater ces cercles en les comptant.  On peut analyser les cercles datés pour connaître la teneur en C 14 de l'atmosphère d'époques anciennes.

Chez l'être vivant, la teneur en C 14 reste constante puisque le carbone est sans cesse renouvelé.  Mais lorsque le tissu organique est mort, son carbone stable demeure tandis que le C 14 continue à se dégrader par rayonnement sans être remplacé.  Plus la mort du tissu remonte loin, plus la proportion de C 14 subsistant est faible.

La dégradation du C 14 s'opère selon un rythme constant -. on estime qu'il faut environ 5 730 ans pour que le taux de C 14 diminue de moitié, 50 %. On peut donc calculer de manière approximative l'ancienneté de la mort d'un tissu en connaissant le taux résiduel de C 14.  C'est ainsi qu'entre un lin récolté au début de l'ère chrétienne et un lin récolté au XIVième siècle, il y a une différence de 17 % de teneur en C 14.

On comprendra que la mesure de la teneur en C 14 est particulièrement délicate quand on saura qu'il n'y a dans l'atmosphère, et donc dans les tissus vivants, qu'un seul atome de C 14 pour mille milliards d'atomes de C 12 et 13 ! La mesure s'opère au moyen de deux procédés fondés l'un sur des compteurs d'électrons, l'autre sur la spectrographie de masse.  Nous n'en dirons pas plus.

 

Les erreurs ne sont pas rares.  On a daté un cor viking du ... XXIième siècle et, lors des essais préliminaires à la datation du suaire, le laboratoire de Zurich s'est trompé de mille ans dans l'âge d'un linge égyptien.  Des erreurs viennent de ce que certaines matières, comme la corne, sont d'étude délicate ; d'autres peuvent être imputées à une purification insuffisante des échantillons.

 

Mais ces erreurs ne doivent pas occulter le sérieux et la fiabilité de la méthode de datation au carbone 14.

 

Les préliminaires de l'essai

 

À peine la méthode de datation par le carbone 14 fut-elle inventée par l'Américain W. Libby que, dès 1955, on proposa de l'appliquer au linceul de Turin.  L'idée paraissait d'autant plus séduisante que, d'une part, la relique se prêtait au mieux à la nouvelle méthode par sa substance et par son ancienneté et que, d'autre part, elle n'avait fait encore l'objet d'aucune investigation matérielle.  Il est bien évident que, depuis les travaux de 1973 et 1978, la datation du linceul par le radiocarbone n'offre plus qu'un intérêt secondaire.

 

On ne put donner suite au projet en 1955 car la méthode, encore relativement rudimentaire, exigeait la destruction d'un morceau du précieux tissu de 870 CM2, l'équivalent d'un mouchoir de poche.  On reprit le projet en 1975, mais il fallait encore détruire 500 CM2 du linge.  Puis l'adoption de nouvelles techniques permit de réduire la destruction à 10 CM2 vers 1977, à 4 en 1984 et à 1 ou 2 en 1988 ; des chiffres à multiplier, bien entendu, par le nombre de laboratoires participant à l'essai.

0.Petrosillo et E.Marinelli ont établi la chronologie des discussions et manoeuvres parfois surprenantes qui se multiplièrent à mesure que l'essai paraissait de plus en plus réalisable.  Il n'est pas nécessaire de reprendre ici le détail de cette affaire où interviennent le fameux Sox, qui devait soutenir, on l'a vu, les fantaisies de Mc Crone, le STURP, le British Museum, l'Académie pontificale des sciences, bien d'autres dont six laboratoires qui se livrèrent en 1983 à des essais préliminaires.  Le STUR-P établit en 1984 un programme très complet de recherches où la radiodatation occupe sa place.  Mais les spécialistes du C14 s'efforcent d'écarter le STURP du projet.

Finalement on aboutit à un accord et un protocole d'essai est adopté en 1986 à Turin.  Il est prévu qu'une spécialiste des tissus anciens prélèvera sur le linceul sept échantillons de 40 milligrammes qui, accompagnés de faux échantillons, seront remis à sept laboratoires.  La remise des échantillons sera faite de sorte que les laboratoires ne puissent identifier les vrais, sous le contrôle de l'Académie pontificale des sciences, du British Museum et de l'archevêché de Turin.

Les laboratoires travailleront simultanément mais à l'insu les uns des autres.  Leurs résultats conservés sous pli cacheté seront ouverts et analysés par les trois organismes contrôleurs, l'archevêché étant représenté par l'institut Colonnetti.  Entre le prélèvement et le test au C 14, des institutions comme le STURP pourront étudier les échantillons.

En 1987, le protocole d'expérimentation se trouve profondément modifié par le cardinal Casaroli.  Quatre laboratoires sont exclus : il ne reste que ceux d'Oxford, de Tucson en Arizona et de Zurich.  La spécialiste en tissus anciens qui devait faire le prélèvement est éliminée.  Les différents organismes de contrôle sont écartés à l'exception du British Museum qui devient le seul garant de toute l'opération.  Ni le STURP ni personne d'autre ne pourra examiner les échantillons prélevés.  Autrement dit, toutes les garanties de sérieux sont supprimées.

 

 

Le prélèvement des échantillons à tester

 

Le 21 avril 1988, le prélèvement des échantillons fut opéré par G. Riggi assisté du professeur Testore qui pesait au fur et à mesure les morceaux de tissu sur une balance ultra-précise.  Les échantillons étaient enfermés dans des tubes métalliques numérotés pour pouvoir être identifiés à la fin de l'essai.  Un tube métallique devait être remis à chaque laboratoire avec deux autres tubes semblables renfermant des échantillons provenant d'autres tissus anciens.  Tout était donc organisé pour que l'essai se fasse « à l'aveugle » sans possibilité de tricherie ni influence de subjectivité.

 

En réalité, quand on y regarde de plus près, on relève des faits bien étranges.  D'abord, si l'on braqua volontiers l'oeil (sélectif !) des caméras, on ne fit pas de procès-verbal.  Ensuite, les représentants des laboratoires étaient présents, ce qui rendait aléatoire le secret de l'essai à l'aveugle.  Il fut d'ailleurs dit que l'apparence d'essai à l'aveugle n'était conservée qu'à l'usage de l'opinion publique.  Et pour être sûr que les laboratoires ne commettraient pas d'erreur, on leur communiqua, contre tous les usages, les âges des échantillons de contrôle.

À propos de ces échantillons, il se produisit d'ailleurs une affaire bizarre.  Le docteur Tite, directeur du British Museum, l'homme-clef de l'essai à toutes les étapes, avait demandé à J. Evin de lui procurer des fragments d'un tissu qui ressemblât précisément à celui du linceul mais datant du XIIIième siècle ou, mieux, du XVième.  Cette date était précisément celle qu'attendaient Sox, Mc Crone et d'autres.  Que voulait faire Tite ? Evin trouva le sosie textile demandé dans une chape provençale des années 1296-1297.  Mais il l'apporta trop tard et on dut se contenter d'ajouter aux trois tubes de chaque laboratoire une petite enveloppe contenant un fragment de ce tissu.

De curieuses anomalies devaient se révéler plus tard, à l'occasion du Symposium de Paris en 1989.  Riggi di Numana y expliqua qu'il avait prélevé un morceau de tissu qui, après ébarbage, pesait 300 mg, soit 40 mg au cm², alors que le poids du linceul n'est que 23 mg au cm² ! D'après lui, ce morceau fut coupé en deux parties d’environ 150 mg.  On morcela ensuite l'une de ces moitiés en trois fragments pratiquement égaux destinés aux trois laboratoires.  Riggi déclara : «Le hasard veut que chacune de ces trois parties soit identique aux autres parce que le poids des trois fragments pesés sur une balance électronique variait d'un millième de gramme environ pour chaque pièce et fut équivalent à presque 0,053 g en moyenne pour chaque échantillon. »

Testore se montra plus précis.  Selon lui, le prélèvement ébarbé de 300 mg fut coupé en deux morceaux, le premier de 154,9 mg, et le second de 144,8 mg «avec une perte d'environ 0,3 mg » due à la coupe.  Il précisa : « Le premier échantillon fut partagé en trois parties, qui furent presque toutes identiques : l'une pesait 52,0 mg, la seconde 52,8 et la troisième 53,7. » Or, un peu plus tard, le frère Bonnet-Eymard remarqua que l'addition de ces trois poids donnait 158,5 mg et excédait de 3,6 mg le poids du morceau dont ils étaient tirés !

On s'en étonna.  Conscients qu'il leur était difficile d'invoquer une erreur de pesée, les deux hommes revinrent sur leurs déclarations.  Riggi dit que le troisième fragment ne pesant en réalité que 50,1 mg on avait dû le compléter par un quatrième de 3,6 mg (moins de 10 MM2) prélevé sur le morceau de 144,8 mg. Contrairement à ce qu'il avait dit, les trois fragments étaient donc quatre et ils n'étaient pas identiques.  De plus son explication parut absurde puisque

le morceau de 50,1 mg excédait le poids requis (40 mg portés par précaution à 50) et n'avait pas besoin d'être complété. Aussi le professeur Testore crut-il devoir opérer une conversion totale, tout en conservant la thèse du quatrième fragment.  Il remplaça le texte que nous donnions plus haut (le partage du premier morceau) par celui-ci -. « Le deuxième morceau, le plus petit, fut partagé en trois parties, l'une pesant 52,0 mg, la seconde 52,8 et la troisième 39,6.  Pour atteindre le poids minimum requis aussi pour le troisième échantillon, il fut découpé du premier morceau une mince bande qui pesait 14,1 mg ».

Nous voici donc en face de trois versions officielles et contradictoires au sujet du simple découpage des échantillons !

Pour couronner le tout, la partie du prélèvement (la grande ou la petite ?) qui ne fut pas répartie entre les laboratoires disparut dans une poche et nul ne la revit...

Ajoutons que dans ce bref exposé nous n'avons pas fait état d'autres anomalies et contradictions que Petrosillo et Marinelli ont relevées à propos des mesures, des poids et des procédures...

 

Le déroulement de l'essai

 

On voit donc que le sérieux de la datation se trouvait dès le départ irrémédiablement compromis par ces diverses irrégularités et ces étranges contradictions-. L'essai à l'aveugle ne serait pas à l'aveugle et il porterait sur des échantillons d'identité suspectes.

 

Munis de ces échantillons, les laboratoires se mirent au travail.  On en avait réduit le nombre à trois pour diminuer la surface de tissu détruite, mais on avait prélevé de quoi alimenter six et même sept laboratoires et laissé inutilisé la moitié du prélèvement.

Nous renvoyons au livre de Petrosillo et Marinelli pour y apprendre ce qu'il a été possible de savoir des étapes des travaux à l'intérieur des trois laboratoires.  Mais nous pouvons dire que de l'aveu du maitre d'oeuvre, le docteur Tite les trois laboratoires, loin de respecter le secret qui leur était imposé, communiquaient entre eux.

Ils refusèrent toute collaboration et tout contrôle des scientifiques d'autres disciplines, mais le laboratoire de Tucson s'ouvrit à Gove, un partisan de la thèse du faux médiéval.  Le laboratoire de Zurich, lui, accueillit un autre adversaire de l'authenticité, ce Sox que nous avons déjà rencontré.  Il accepta même les caméras de la BBC.  Quant à Oxford, dirigé par le professeur Hall sous l'oeil du docteur Tite, nous verrons son rôle dans l'affaire.

La simultanéité ne fut pas plus respectée que le secret.  Tucson fit son essai en mai 1988, Zurich en juin, et Oxford en août à un moment où l'on annonçait déjà que la date médiévale était acquise.

On pourrait ajouter bien d'autres détails étranges.  Donnons-en un seul : l'échantillon analysé par Tucson pesait 52,36 mg, ce qui ne correspond exactement au poids d'aucun des fragments pesés par Testore.

 

La publication des résultats

 

En dépit du secret officiellement imposé aux participants de l'essai de datation, la conclusion globale de ce test était connue depuis plusieurs mois lorsque le cardinal Ballestrero, archevêque de Turin, réunit une conférence de presse le 13 octobre 1988.  Le cardinal, avec une sérénité souriante, expliqua aux journalistes que la foi devait accepter les verdicts de la science et annonça qu'en conséquence on ne pouvait voir dans le saint suaire rien de plus qu'une « vénérable icône » confectionnée au XIVième siècle.  Il reviendra plus tard, nous le verrons, sur la confiance qu'il avait ainsi trop facilement accordée aux résultats du test.

Le lendemain, 14 octobre, le docteur Tite, directeur du British Museum et coordonnateur du test, assisté du professeur Hall, responsable du laboratoire d'Oxford, tint une autre conférence de presse où il confirma l'information donnée la veille par le cardinal.  Un tableau noir, dressé derrière Tite, portait la fourchette des dates fournies par le test : 1260-1390, suivies d'un point d'exclamation qui traduisait l'évidente jubilation du conférencier.

Ce fut le signal d'une étonnante campagne de presse.  Nous y reviendrons.  Le 15 février 1989, le professeur Hall donna au British Museum une causerie où il se plut à ridiculiser le linceul.

Les résultats du test n'avaient été publiés que la veille, 14 février, dans un article de la revue britannique Nature.  Cet article, unique acte officiel clôturant l'essai, S'il avait recueilli plus de vingt signatures, ne comportait que quatre modestes pages.  Il ne donnait succinctement que les résultats finals.

Cet article, unique répétons-le, manquait à toutes les règles de l'expertise scientifique.  On aurait dû pouvoir y lire les rapports des trois laboratoires avec le détail des méthodes et du matériel utilisés, des circonstances des essais, des résultats bruts obtenus à chaque étape, bref avec tout ce qui aurait permis de contrôler le sérieux des travaux exécutés.  Rien de cela n'y figurait.  Faute d'obéir aux lois du genre et à défaut de publication complémentaire, cet article n'a aucune autorité scientifique et donc les résultats dont il fait état, quels qu'ils soient, ne peuvent être retenus.

Si succinct qu'il fût, cet article révélait cependant involontairement une grave anomalie.  On y voyait en effet que la fameuse fourchette de dates, 1260-1390, venait de l'amalgame arbitraire de deux fourchettes différentes.

Les deux premiers résultats' obtenus en mai etjuin 1988 par les laboratoires de Tucson et de Zurich, donnaient des dates s'échelonnant entre 1353 et 1384, avec une moyenne se situant aux environs de 1370.  Or le saint suaire ne peut être postérieur à 1353, date de son apparition à Lirey.  Les dates données par les premiers essais étaient donc globalement trop récentes.

Lorsque ces résultats furent connus à Londres, le laboratoire d'Oxford se mit à son tour au travail, en août, et fort opportunément, trouva des dates nettement plus anciennes réparties de 1262 à 1312.

 

C'est en amalgamant ces dates avec celles données par les deux autres laboratoires qu'on obtint le fameux éventail 1260-1390, avec une moyenne tombant avec bonheur vers 1325.  Personne ne se préoccupa de ce qu'entre les fourchettes de 1262 à 1312 et de 1353 à 1384, il y avait un « trou »  de plus de quarante ans que l'on intégrait bravement aux dates démontrées.

Les mathématiciens possèdent un test, le test de Pearson fondé sur une variable Khi 2, qui leur permet de vérifier l'homogénéité des échantillons par rapport à la variable étudiée.  Ils appliquèrent ce test à l'écart des dates annoncées et conclurent qu'il y avait plus de 957 chances sur mille que les échantillons confiés aux trois laboratoires fussent hétérogènes.  En clair : ou bien Oxford avait reçu un échantillon pris sur un autre tissu, les échantillons des autres laboratoires ne venant d'ailleurs probablement pas du linceul, vu leur âge.  Ou bien Oxford s'était trompé au cours de ses essais.  Ou bien Oxford avait menti...

 

 

  S.de B. ajouta : je ne puis que vous recommander le livre ABSOLUMENT DEFINITIF d'Arnaud Aaron-Upinsky : "la science à l'épreuve du linceul".

Il y est démontré par les seuls moyens de la logique et de l'intelligence que le Saint suaire ne peut être que le linceul qui enveloppa le corps de Noter Seigneur.

Je vous supplie de lire ce livre qui est réellement un document prodigieux avant de vous lancer dans des "disputations" sur le carbone 14 et autres "accidents" (au sens théologique du mot)

Bonne lecture

  Frank Gérardin précisa : L'argument de fond d'Upinsky est remarquable de simplicité & d'intelligence contre tous les sceptiques : comment veut-on qu'un faussaire, si génial & retors qu'il fût, eût pris au XIIe ou au XIIIe siècle, des moyens chimiques ou biologiques propres à contrer sur leur terrain des grilles d'analyses établies par des scientifiques postérieurs de plusieurs siècles ?

  Un petit complément bibliographique de Paul Turbier :

       Outre  Le suaire de Turin de Ian Wilson déjà cité (chez Albin Michel) qui est interressant pour entrer dans le sujet, je vous propose :

        Enquête sur le St-Suaire par John H. Heller édité en france par Club France Loisir (éh oui!) , edition américaine chez Houghton Muffin à Boston. Ce livre très utile fait l'historique et la synthèse des travaux d'une équipe de scientifiques américains (Sturp) qui ont travaillé bénévolement à l'étude plurisisciplinaire du Suaire. A lire par des technico-chimico-physicos. L'auteur, non catholique, y fait état d'une série de coincidence qui sent l'intervention providentielle.
        Le Suaire par Orazio Petrosillo et Emanuella Marinelli chez Fayard.  L'imbroglio du C14. En toute logique, les promoteurs du test auraient pu citer les auteurs en justice.

  Je ne crois pas avoir lu le bouquin de mr Upinsky. Comme toujours dans ce genre de polémique (celle de l'authenticité ou non) les partisans campent sur leurs positions... Mais un signe est révélateur: le camp qui rassemble les  plus hargneux haineux, les cracheurs d'injures et d'obcènités, les vomisseurs de fiel et de pus est celui des négateurs .Je n'y suis pour rien, c'est ainsi.

  Dans les situations de ce genre, j'ai un comportement instinctif : je vais là où sont les poëtes. Quand les insulteurs vont à l'est, je file à l'ouest. Cherchez à Claudel sur votre fouineur favori et vous trouverez une page que vous garderez sans doute.

  Ceci dit , le Saint-Suaire est un sujet d'étude pluridisciplinaire et le carbone 14 n'est qu'un des éléments du dossier, élément pour lequel dans le genre amer baveur, l'anglais Tite, à fait un fameux numéro.

  Que Dieu nous garde la Sainte Image de son Fils. Paul.