Saint Nicolas occupée.

 

Voici le texte que j'envoie dès maintenait au nonce apostolique.

Paul T.


Nonciature Apostolique

10 Av du Président Wilson

70116 PARIS




à l'attention de son Éminence, le nonce apostolique.


Monseigneur,


Il y maintenant un an, presque jour pour jour, j'avais pris la liberté de vous écrire à propose des événements qui se déroulaient à St-Denis dans le très saint lieu de la basilique royale. Or voici que, de nouveau une église catholique est occupée pour servir de cadre à une action politique et revendicative. Je souhaite encore cette fois-ci l'attention de votre Éminence pour solliciter son attention et demander son aide.


Comme je l'avais déjà exprimé lors de l'occupation de la basilique, je très étonné que, quelques soient la gravité de leur situation administrative sur laquelle je ne porte ici aucun jugement, quelques personnes aient pu former le projet d'occuper en terre chrétienne le lieu de prière et de recueillement qu'est une église. Pourrait-on imaginer de voir quelque part en France, une mosquée, une synagogue ou un temple hindou ainsi profanés ? Le règlement d'un différent d'ordre administratif qui oppose des immigrés illégaux à la puissance publique doit-il se régler en prenant en otage un sanctuaire chrétien, quel qu'il soit, aujourd'hui St-Nicolas à Paris, demain peut-être une humble église de village Qu'importe le lieu c'est le symbole qui est important.


Au delà de cet événement, on peut voir que de toute part notre religion est agressée. C'était hier la suppression d'un jour férié chrétien, c'est, de façon permanente, une dérision irrespectueuse à l'égard de notre Saint-Père le Pape et de lui seul, c'est encore en ce moment d'actualité la tentative, à propos du voile islamique (attitude essentiellement politique et nullement religieuse) et sous couvert d'une laïcité sectaire, d'effacer de notre environnement, les signes visibles de notre chrétienté. L'occupation, aujourd'hui de St-Nicolas du Chardonnay s'inscrit dans le droit fil de ce qui apparaît, comment ne pas le penser, comme une persécution de la Foi.


Dans les circonstances que nous vivons aujourd'hui, les ennemis de la religion tentent, comme toujours en pareil cas, de faire peser sur nos consciences le poids d'un manquement grave à la charité. Mais est-il charitable d'utiliser la misère de pauvres déracinés à des fins politiques alors que l'on sait pertinemment que l'action entreprise n'amènera aucun soulagement de cette misère.


Ces mêmes ennemis tentent également par un amalgame odieux d'assimiler les chrétiens traditionalistes à des intégristes (c'est le terme généralement employé) comme si, à l'instar d'activistes musulmans, ils étaient les acteurs ou les inspirateurs d'actes violents. Or, combien d'attentats à leur actif, combien de bombes posées, combien de morts ? A travers eux, c'est toute la catholicité qui est visée et atteinte car, malgré les divergences qui, temporairement séparent l'ensemble des catholiques, ils sont et resteront indissolublement frères. Ce qui semble les séparer ne regarde que la sagesse de nos pasteurs et en aucune façon un quelconque mouvement politique surtout athée voire anticlérical.


Mais voici peut-être plus grave. Le chrétien que je suis et beaucoup d'autres avec lui ne se sent pas défendu par la hiérarchie catholique dans toutes les agressions que je viens d'évoquer et particulièrement dans la dernière en date Ceci, Monseigneur est une cause de grande souffrance dont je vous prie de transmettre l'expression, par le moyen de votre ambassade, aux autorités religieuses compétentes de Rome. Ce serait pour nous, une consolation appréciée et une motif d'espoir si notre appel à l'aide pouvait parvenir jusqu'à Sa Sainteté le Pape dont nous sommes les très humbles et très obéissants fils.



Recevez, monseigneur, l'expression de mes sentiments dévouées et respectueux,


Paul Turbier