Soupes du Roi    

 

PARTICIPEZ A LA SOUPE DU ROI !

 

L’action de VR n’est pas restée purement virtuelle et est plusieurs fois sortie de la « toile ». Il ne s’est pas seulement agi de retrouvailles en Vendée ou aux « Templiers » à Paris ou de participations à des messes ou dîners royalistes, Saint Denis en est l’exemple le plus connu.

 

Sur un autre plan, la « soupe du Roi » mérite une mention, voici quelques uns des échanges sur VR à son sujet :

 

"La_mary_poppin_s", le 6 janvier 2004 :

Le 21 janvier prochain, s'il y a assez de généreux et courageux et dans le cadre de l'idée qui traîne depuis plus de deux ans, je vous propose d'assurer la première soupe populaire royaliste à Paris!

Pas de mauvais jeu de mot, chère Charlotte s'il vous plait !

Je vous demande donc de réfléchir à la question et de bien vouloir soumettre vos idées et SURTOUT VOS ENGAGEMENTS en dons ou en temps !

A vous !

 

"annelysdefrance", le 7 janvier 2004 :

Chère amie,

Comme l'an passé, je propose, s'il se trouve quelqu'un pour en assurer le transport et surtout la distribution (puisque je ne puis rester debout et qu'il m'est difficile de conduire) de faire deux grosses marmites (8 l et 10 l de contenance théorique, un peu moins en réalité puisqu'elles ne peuvent être remplies à ras-bord) de petit-salé et saucisses aux lentilles.

Ceci sous la réserve ci-dessus, et aussi (car il faut bien la faire) celle de mon état de santé (en amélioration depuis deux jours) et de celui de mon mari (en amélioration aussi, mais il a subi deux très lourdes opérations en moins de trois ans ...) et nous avons tout près de 77 ans et 71 ans...

Amitiés

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

 

"annelysdefrance", le 10 janvier 2004 :

Où ? quel jour ?

Comme je l'ai dit, je suis prête à confectionner deux grosses marmites de petit salé et saucisses aux lentilles. Encore faut-il que je sois prévenue suffisamment à l'avance :

1. que cela se fera effectivement

2. du jour et heure (et si possible du lieu) où cela se fera.

Paul T. se charge pour moi du transport et je pense qu'il y aura de jeunes bonnes volontés pour la distribution.

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Amitiés

Anne

 

"La_mary_poppin_s", le 11 janvier 2004 :

Les bras sont nombreux.

Une soupe est prévue.

J'attends encore que d'autres coeurs généreux se dévoilent, et  nous faisons le point lundi soir !

TOUS A LA SOUPE !

CELLE DU ROI !

Marie

 

"annelysdefrance", le 17 janvier 2004 :

Réponse à l'offre de bonnes volontés AF pour la soupe populaire royaliste du 21 janvier.

S'il se trouve d'autres personnes que moi pour la préparer (car je ne peux promettre que deux bonnes marmites de petit salé et saucisses aux lentilles, ce qui n'est pas beaucoup mais correspond à mes moyens physiques et financiers), je proposerai de la faire devant une gare (Saint-Lazare ?).

Il faut, je pense, à peu près cinq fois la quantité de nourriture que je prévois, plus des récipients jetables mais pas trop mous pour y mettre l'assiettée.

Paul Turbier se charge d'apporter mes marmites au lieu de distribution (car je suis un peu handicapée et ne peux venir distribuer).

Donc, si vous pouvez trouver quatre volontaires pour préparer chacun(e) deux marmites de lentilles avec petit salé et/ou saucisses et une demi-douzaine de volontaires, les mêmes ou d'autres, pour assurer la distribution, plus des récipients jetables (cela doit se trouver dans les magasins de sport, rayon camping), on pourrait y aller.

Il faut aussi prévoir (je n'ai pas) des réchauds de camping pour réchauffer les marmites sur place. Et un drapeau à fleurs de lys et une pancarte.

Enfin, une fois le lieu choisi, il faut peut-être une autorisation de la Préfecture de Police. Il vaudrait mieux un parisien que la campagnarde que je suis pour faire la démarche...

Prévenez-moi au plus tard lundi 19 après-midi, si cela se fait, car il faut le temps d'acheter les matières premières et de les faire cuire pour que tout soit prêt le mercredi matin. Et il faut aussi que je puisse prévenir "Présent" et "Radio-Courtoisie" pour qu'ils fassent passer l'information (cela, je m'en charge...).

Amitiés

 

"annelysdefrance", le 19 janvier 2004 :

Comme vous avez dû le voir dans un de mes messages, notre initiative a été reprise par des jeunes de l'AF. Je vous transmets ci-après leur message d'hier soir. Je vais donc préparer mes deux marmites de petit salé/saucisses aux lentilles demain et compte sur vous pour les transporter jusqu'au lieu précis du rendez-vous gare Montparnasse.

J'envoie ce message sur VR pour que tous ceux qui pourraient et voudraient s'y joindre viennent gare Montparnasse, avec leur seule bonne volonté ou de préférence quelques aliments (pain frais, fruits, fromage)...

Je téléphone d'autre part à "Présent" et à "Radio-Courtoisie" pour qu'ils fassent part de notre initiative.

Mille amitiés

Anne

« de Hugues de Malval : …au sujet de la soupe populaire, une quête a été faite ce soir au défilé de l'AF et nous avons récolter plus de 100 euros ce qui nous permettra de faire quelque chose.

Pour l'instant, le lieu retenu est la gare Montparnasse car nous y avons nos habituelles ventes à la criées.

Cela se déroulera entre 18h30 et 21h00 et si cela fonctionne nous pourrons envisager de continuer pendant l'hiver.

A bientôt et merci pour cette initiative.

H de Malval

 

"annelysdefrance", le 19 janvier 2004 :

J'ai bien envoyé un fax à Radio-Courtoisie et un courriel à "Présent", parce qu'un écrit est plus facile à consulter qu'un appel téléphonique.

Demain je fais mes courses, et mercredi matin, je mets le tout en cuisson ...

Amitiés

Anne

 

"Mahoud", le 20 janvier 2004 :

N'oubliez pas de mettre un panneau à côté de la marmite : SAUCISSES GARANTIES PUR PORC

 

"Juste BLANC", le 24 janvier 2004 :

A qui envoyer les dons? Merci.

 

« Paul Turbier », le 27 janvier 2004 :

Juste Blanc suggère la constitution d'une espèce de cagnotte qui serait destinée à soutenir l'action de la Soupe du Roi. L'avantage visible est l'indépendance vis-à-vis de structures existences partisanes. Un légitimiste cotiserait-il de bon coeur, même indirectement à l'AF ?

    Mais il faut bien voir que VR  n'est aujourd'hui qu'un lieu d'échanges et de palabres qui  parfaitement informel qui ne peut pas être titulaire d'un chèquier. Au début on peut certes gérer un petit pécule de façon libre en s'appuyant sur une bonne volonté à qui nous ferons confiance, mais pour peu que les choses croissent et embellissent (pas celles du Dr Montgarnaud) il faudra envisager un peu plus de rigueur. Du point de vue de l'administration, un simple CCP ou compte courant bancaire ne peut être ouvert à une personne morale qu'après dépôt de statuts et déclaration en bonne et due forme ce qui est hors de portée de VR. Comment par exemple tenir une assemblée générale statutaire ?

    Mais après tout pourquoi pas envisager l'étape n° 1 . Nous sommes théoriquement 200 dont un quart d'actifs soit 50 personnes et il devrait être possible de réunir entre 600 et 1000 leuros qui seraient aussitôt  transférés aux jeunes de l'AF pour mise en action.

Paul T.

 

"annelysdefrance", le 28 janvier 2004 :

Si tout le monde me donne son accord (que je présumerai s'il n'y a pas de désaccord exprimé), et dès que la neige m'en laissera le loisir  (il neige à gros flocons, ce qui rend la route périlleuse jusqu'à ce qu'elle ait été déneigée : grosse côte en virages !), je pense aller aux Essarts-le-Roi demander à ma banque de m'ouvrir un compte séparé, à mon nom, qui serait réservé aux opérations "soupe du roi". Il semble que ce soit possible sans difficultés.

Bien entendu, puisque ce ne serait pas un compte "d'association", il ne pourrait reposer que sur la confiance qui me serait faite ...

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

"annelysdefrance", le 28 janvier 2004 :

Chers amis,

J'ai donc ouvert pour la soupe du roi un compte séparé à mon nom au Crédit agricole des Essarts-le-Roi. Ce compte bénéficie pendant six mois d'une assurance gratuite contre la perte ou le vol de chèques ou de chéquier. Au bout de six mois, ce service sera facturé 4,6 euros par mois, je le ferai donc probablement supprimer...

J'aurai un chéquier dans dix jours et pourrai donc rembourser (dans la limite des fonds existants) les dépenses faites pour la "soupe du roi".

Je communiquerai mes nom et adresse personnels et le n° du compte à tous ceux qui souhaiteront alimenter la "soupe du roi" et m'en feront la demande par courriel privé.

Amitiés à tous

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

"annelysdefrance", le 01 février 2004 :

Donc, nous continuons. Prochaine "soupe du roi" mercredi 4 février, mêmes heures, même endroit. "Moi aussi" et moi-même préparons cette fois des haricots blancs au porc fumé. S"'il y a d'autres cuisiniers ou cuisinières qu'ils se manifestent ...  Tout sera préparé avec l'amour et le respect que méritent "Nos Seigneurs les pauvres".

J'ai reçu plusieurs promesses de chèques pour le compte qui alimentera la soupe du roi et pourrai donc rembourser* en tout ou partie les "matières premières" : haricots, porc, saucisses, oignons et beurre...

S'il y a quelqu'un(e) qui préparerait une bonne quantité de soupe, les jeunes de l'AF qui font la distribution pensent que ce serait un complément utile... Eux se chargeront, je pense, d'acheter pain, fruits, café...

Merci à tous ceux qui participent...

Amitiés

 

"annelysdefrance", le 01 février 2004 :

Je pense que la "soupe du roi" est utile, ne serait-ce que parce qu'elle peut répandre, peu à peu, l'idée que le Roi, ce n'est pas "pour les nobles et les riches". En dehors de cela, elle remplit quelques dizaines d'estomacs creux - même si ceux-ci trouvent à se remplir le vendredi. Il s'agit aussi de plats au cochon... En outre, je ne pense pas que ce soit au même endroit, mais si cela l'est, tant mieux ...

Six fois par mois (deux mercredis et quatre vendredis), ce n'est pas trop pour "Nos seigneurs les pauvres"... Au demeurant, dans quelques semaines nous entrons en carême, et il vaut mieux que le repas servi ne soit pas "gras" le vendredi...

Amitiés

Anne

 

"La_mary_poppin_s", le 2 février 2004 :

Les identitaires organisent chaque vendredi une soupe populaire au > cochon. Cette soupe n'est pas celle de VR le mercredi, c'est une autre organisation qui fonctionne bien aussi. Les deux sont utiles et même indispensables !

Pour des questions de sécurité et devant l'affluence à la soupe identitaire au cochon du vendredi, il est nécessaire et urgent de les renforcer avec des jeunes vaillants et efficaces.

Merci de prendre contact en privé avec moi. Il va de soi que l'échange peut se faire dans l'autre sens aussi, si les susceptibilités ne sont pas trop fortes à l'AF ! ;-)))

 

"Augusto von Pickendorf", le 2 février 2004 :

Une soupe identitaire, BIEN, au conchon, le vendredi  tsss tsss  Cela dit c'est sans doute le seul moyen qu'elle reste identitaire...

Bien cordialement ,

 

 « SdeB », le 2 février 2004 :

Au surplus, le maigre du vendredi n'est   exigé ni des malades ni des voyageurs. Et qui ressemble plus à un malade et à un voyageur au bout de la misère qu'un clochard ?

Les cathos qui ont les moyens de respecter l'obligation du maigre en dégustant de la sole le vendredi peuvent prendre sur eux l'obligation du maigre, jeûner complètement  et offrir cette privation pour  les clochards qui, eux , mangeront, ce jour là et pas un autre, un bon morceau de cochon.

(Accessoirement, ils peuvent verser le prix de la sole sur le compte de la soupe identitaire ou royaliste)

SdeB

(théologien d'occasion)

 

"La_mary_poppin_s", le 2 février 2004 :

Ils fournissent aussi des vêtements, chaussures ou autres choses, à ceux qui leur en demande, mais vendredi dernier un de ceux qui n'aiment pas le cochon a montré beaucoup d'empressement à en choisir beaucoup trop... Il  n'était pas venu pour la soupe, mais il a trouvé le moyen de prendre beaucoup de vêtements sans doute pour aller les revendre... Je n'ose imaginer s'il avait été servi autre chose que du cochon  !

Certes, une soupe au cochon le vendredi, ce n'est pas top, mais elle serait au poisson, elle deviendrait vite la soupe identitaire des Frères Musulmans... alors, la soupe c'est le vendredi, ben c'est cochon le vendredi!

Et de toute façon, c'est mieux que rien !

On a peine à imaginer que les gens de la rue souffrent eux aussi de discrimination. Ils savent d'ailleurs très bien le dire : les "institutions" font tout pour les sdf de couleur ou de confession islamique, et rien pour les clochards de souche... vous savez le vrai clochard parisien, pas celui d'importation. Ils savent aussi vous dire comment ils sont attaché à leur région d'origine, l'Auvergne, l'Alsace, la Bretagne, la Normandie etc... Un peu d'humanité à l'encontre du clochard labellisé français, ça ne fait pas de mal !

Allez, venez aider ces jeunes identitaires, je suis certaine qu'ils feront de même avec la soupe royco, pour ceux qui habitent Paris  -d'autant qu'ils en connaissaient l'existence avec que l'idée ne soient reprise par l'AF devant la déficience de VR!

Nous pouvons tous donner un peu de temps un mercredi ou un vendredi de temps en temps !

 

"Bertrand LAMBERT", le 2 février 2004 :

Une précision, toutefois, en fait, c'étaient les étudiants d'A.F. qui avaient l'antériorité... qui avaient laissé tomber, faute de véhicule notamment, ... et Vexilla qui a relevé... Honneur lui soit rendu... et les Etudiants d'AF qui sont revenus donner un coup de main à Anne Fleur de Lys, et à Paul Turbier (car les autres ne se sont pas précipités...)

Quant aux Identitaires, un certain nombre d'entre eux sont passés par les Lycéens d'Action Française... Ceci explique peut être cela? Ce n'est en tout cas pas si loin, qu'on ne s'en souvienne pas!

cordialement

 

"le chouan", le 2 février 2004 :

Bonsoir

Une soupe du roi est en train de s'organiser, une autre distribuée par les identitaires aussi...  Il est à prévoir que cette opération va drainer énormément de monde. Plus le temps passera, plus les demandeurs seront nombreux. Les organisateurs, ceux qui la distribuent ne doivent pas se laisser déborder...

Donc une entraide ne sera t elle pas nécessaire? Ce sont ceux qui sont au mastic et sur le terrain qui le diront.

Pourquoi faire cette opération? La première réponse qui vient à l'esprit est pour aider les plus nécessiteux par pure charité chrétienne... La deuxième pour montrer que les royalistes sont toujours présents dans le paysage français et qu'ils sont actifs, qu'ils savent faire  autre chose que des dîners (pas de cons quand même) ou autres mondanités. Je suis convaincu que le Principe, que nous défendons tous, quelles que soit nos préférences, a tout à gagner. Et c'est sous les Fleurs de Lys  que nous devons signer notre action. Ces Lys qui devraient rassembler tous les royalistes...

Arrêtons donc les histoires de préséances, d'antériorité ou pas.. Seule une action unitaire et charitable en plus peut porter ses fruits,  le reste n'est que futilité. Les jeunes de l'AF qui on répondu a l'appel le montre bien.. Plusieurs disent bien qu'il faut stopper ces guéguerres qui empoisonnent le royalisme depuis des lustres. Et si les identitaires sont des anciens de l'AF.. et bien c'est encore mieux.. (On pourra peut être comprendre pourquoi ils ont quitté le royalisme) La seule récupération de nos actions, qu'elles soient importantes ou minimes, ne doit être que pour montrer que le ROYALISME est toujours présent.
Amitiés à tous

Le chouan qui tient toujours la barre d'une main ferme :-)

 

« SdeB », le 2 février 2004 :

je peux vous dire par expérience que ceux qui se contrefoutent absolument de savoir quelle main tient la louche, ce sont les clodos qui viennent à la soupe. J'ai participé avec ma femme aux soupes que le pasteur Blanchard avait organisé pour le Front. Tous les clodos qui étaient là (place Saint Lazare) étaient follement enthousiastes et acclamaient les responsables FN qui nous rendaient visite comme s'ils avaient été Monsieur Liébig ou Madame Knorr en personne. Faciste, royco, coco, catho, les ventre-creux s'en tamponnent. Ce qui les intéresse, c'est que ce soit chaud et bon et s 'il faut payer en écoutant un discours partisan, ils veulent bien. C'est d 'ailleurs la clef du système « armée du salut » : si tu veux bouffer , tu écoutes nos prêches les  seuls qui sen émeuvent parfois, ce sont les protestants (je veux dire : les protestants qui n'ont jamais faim)  qui, souvent, détestent leurs frères salutistes

SdeB
A ce propos : quelqu'un a-t-il entendu parler d'une organisation musulmane ou juive qui distribue de la soupe aux clochards ?

SdeB

 

"Bertrand LAMBERT", le 2 février 2004 :

Ca, c'est bien vrai! Pour avoir 'alimenté', et 'participé' au SAMU social, c'est bien la chose la plus évidente!

Il fallait le dire, merci!

 

« Chouanne », le 2 février 2004 :

…Certains musulmans vont à la "soupe populaire" préparer des repas pendant Ramadan.

 

« Dugelez », le 2 février 2004 :

…empêchent-ils également des non-musulmans d'y aller en leur servant des plats "impropres" à leur consommation ???

 

« SdeB », le 3 février 2004 :

La question ne se pose pas : nous ne sommes pas assez cons pour croire que la volonté divine se manifeste sur un menu de restaurant.

Pour ça, il faut être adepte d'une fausse religion…Ce que nous croyons, nous, c'est qu'il faut, a certains moments, consentir a se priver du plaisir de manger certains plats.

 Non pas pour plaire à Dieu qui s'en fout probablement, mais pour :

1) s'exercer a une discipline personnelle

2) permettre à l'organisme de se reposer

3) manifester notre appartenance à une communauté

 

"annelysdefrance", le 10 février 2004 :

Avec l'autorisation de son auteur, je reproduis ici une lettre qui m'a été adressée par l'un des donateurs de la "liste" internet, théoriquement républicaine, que j'avais également sollicitée pour la "soupe du roi".

A Paul Turbier, je dis : "encore un ! si cela continue ils seront tous royalistes" ...

Amitiés à tous

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

« Comme je vous l'ai promis je tiens à participer à votre initiative et vous adresse à cette fin un chèque de 75 Euros. Je vous inscris dans la liste des ouvres auxquelles j'envoie mes dons tous les ans dont le montant est fonction de mon opinion sur le caractère de leur entreprise.

Je suis plus généreux avec celles que je soutiens depuis plus de vingt ans et dont j'apprécie particulièrement le travail sur le terrain : l'Abbé Pierre, Sour Emmanuelle, la Croix Ronge, le Secours catholique, le CFCM, la Fondation de France, la Recherche Médicale et distribue à une quinzaine d'autres ouvres tirées au hasard parmi toutes celles qui me sollicitent une participation plus modeste pour encourager et soutenir leur action, tout cela dans la mesure de mes moyens qui ne me permettent pas de faire plus.

Vous serez en bonne place et pourrez donc compter dans l'établissement de votre budget annuel de fonctionnement d'une somme équivalente tant que Dieu me prêtera vie. Je vous souhaite bon courage dans la réalisation de votre entreprise et espère que vous aurez beaucoup d'autres contributions plus consistantes de membres du forum qui ont le moyen de le faire.

Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour ne pas vous avoir écrit à la main mais une arthrose sévère me rend illisible ou presque!

Bon courage. J'apprécie tout particulièrement tout ce que vous écrivez et suis en phase avec vous sur presque tout et même sur les avantages de la royauté dans le gouvernement d'un pays ! Hélas le nôtre a coupé la tête à son roi et les esprits y sont marqués par cette révolution de 1789 que je déteste et la marxisation des esprits dont sont imprégnés même les gens qui se prétendent de droite »

 

"annelysdefrance", le 10 février 2004 :

Les deux premières "soupes du roi" se sont fort bien passées. Il faut organiser les suivantes, car j'ai reçu des dons pour les assurer matériellement (actuellement 270 horreuros de dons et 35 euros de dépenses), ce sont les bras qui manquent le plus.

Il faut compter un peu plus d'un horreuro par "convive" pour le plat principal, plus pain, fruits, café ... et transport,  car pour l'instant les "cuisinières" ne sont pas à Paris même.

Je dois néanmoins dire que, ayant lancé un appel auprès d'amis d'un forum "républicain", j'ai reçu presque autant de dons (en nombre et en montant) de cette origine que de VR qui a pourtant lancé l'idée (le plus gros donateur hors VR ayant même proposé de s'engager pour un versement chaque année tant que Dieu lui prêtera vie). Il est vrai que VR a jusqu'ici fourni les "cuisinières"  et le "transporteur".et des dons en nature qui ont presque couvert les deux premières "soupes du roi"

N'empêche, je renouvelle mon appel : des dons et des bras !

Une soupe du roi aura prochainement lieu à Grenoble. Je pense qu'elle se suffira à elle-même mais sinon elle peut faire appel à nous, j'espère.

Amitiés

Anne

 

« Vincent », le 9 février 2004 :

Bonjour à tous,

Etant donnée l'excellentissime idée lancée de faire la soupe du Roi à Paris, j'ai décidé de me lancer dans la même aventure sur Grenoble. Par contre, déformation professionnelle oblige, je souhaite profiter au maximum de l'expérience de mes prédécesseurs. Je vous demande donc me signaler ce qui manque dans la liste ci-après, et ce qui conviendrait de faire pour que cette opération soit réussie, c'est-à-dire permette aux "cabossés de la vie", comme dit mon ami Marc, de faire un bon repas chaud, et d'en tirer le meilleur profit médiatique. Soupe proprement dite :

- préparation d'une soupe campagnarde (avec légumes, lardons, fromage) chez un ami à proximité du lieu d'intervention pour faciliter le transport : 20 litres (?)

- table (planche et tréteaux) pour la distribution

- gobelets en plastiques (faut-il en mettre deux par personne pour ne pas se brûler les doigts ?)

- réchaud de camping sur place pour réchauffer la tambouille

Publicité :

- collage d'affiches deux ou trois jours avant

- envoi d'une information au Dauphiné Libéré, et autres organes de presse locale deux jours avant

- préparation de tracts sur la charité du Roi et notre service

- préparation d'un communiqué de presse à adresser à tous les services de presse du coin pour le lendemain matin, si nous n'avons pas eu le plaisir de voir les journaleux venir

Cela vous semble-t-il une base à améliorer, ou à jeter et à recommencer ?

Merci de votre aide.

 

"annelysdefrance", le 11 février 2004 :

Bien que n'ayant pas assisté physiquement aux opérations "soupe du roi" à Paris, je pense que votre projet se tient fort bien, tenant compte en particulier de la publicité que nous n'avons pas obtenue de la presse parisienne (même amie) ; il est vrai que nous n'en avons pas eu besoin, puisque, à peine le couvercle des marmites soulevé, il y avait foule de convives.

Je pense qu'à votre soupe, qu'il faut prévoir très consistante (nous avons à Paris opté pour des plats chauds et non pour de la soupe : petit-salé et saucisses aux lentilles ou aux haricots blancs, risotto*..., :ceci pour trois raisons : plat plus nourrissant, comprenant une bonne portion de viande**,  transport plus facile et moins de légumes à éplucher), il faut ajouter du pain, des fruits (oranges) et du café.

Pour le plat principal (ou la soupe), il faut compter environ 15 litres pour 40 "convives" (plus la viande).

Autre chose à prévoir (pas encore réalisée à Paris : un drapeau fleurdelysé et/ou une banderole "Soupe du roi".

D'autre part, en attendant de créer éventuellement une association "ad hoc", j'ai ouvert un compte bancaire spécial à mon nom pour recevoir les dons, déjà assez nombreux.

Je laisse à Paul Turbier et à Hugues de Malval le soin de vous donner d'autres précisions, "prises sur le vif" puisqu'ils ont assuré la distribution.

Amicalement

Anne

* Attention : prévoir de laisser assez de liquide de cuisson pour ne pas se retrouver avec une sorte de béton à la fin après trois heures de réchauffage et maintien au chaud ... C'est arrivé pour une partie des haricots...

** ces plats ne sont pas très coûteux, environ 50 euros pour 40 portions, en prenant des ingrédients de bonne qualité.

 

"annelysdefrance", le 16 février 2004 :

…Pour nous autres de la "soupe du roi", ce sera mercredi 18 à partir de 18 heures gare Montparnasse.

Pour nous aussi, il faut tenir jusqu'au début d'avril. Pour l'instant (mais pour l'instant seulement), cela va, car aux contributions des amis de VR se sont ajoutées trois contributions de membres d'un autre forum, non royaliste.

Mais cela ne suffira pas jusqu'en avril. A l'heure actuelle, j'ai reçu 470 horreuros ; j'en ai dépensé 35 pour rembourser à une conjurée une partie de ses achats alimentaires et 110,12 pour rembourser à nos jeunes amis de l'AF les dépenses qu'ils avaient faites après avoir épuisé le montant de la quête faite en janvier pour la "soupe du roi". Il me reste donc en caisse :304,88 horreuros.

Sachant que le plat principal de la première soupe a été entièrement offert en nature, ainsi que plus de la moitié du plat principal de la seconde, nous ne tiendrons pas très longtemps car s'il en sera peut-être de même pour tout ou partie de la troisième, cela ne sera pas indéfiniment le cas. Et il faut payer fruits, café, eau minérale, pain, vaisselle jetable...

Donc, je renouvelle mon appel à tous ceux qui sont restés silencieux jusqu'à présent.

Nous avons besoin par priorité de bonnes volontés pour cuisiner, si nous ne voulons pas servir d'horribles tambouilles dignes des soupes populaires non royalistes ni identitaires, tout droit sorties de boîtes de conserve bon marché, et ensuite, de nouveaux dons pour acheter les denrées...

Je donnerai mon adresse personnelle à tous ceux qui souhaiteraient m'adresser un chèque à verser au compte que j'ai spécialement ouvert au Crédit agricole.

Merci à tous

Amitiés

Vive le Christ-Roi ! vive le roi :!

Anne

 

« Paul Turbier », le 18 février 2004 :

La troisième édition de la soupe du Roi est parue hier soir et il ne restait pas un grain de riz au fond des gamelles dès 20h45. L'ambiance commence à devenir chaleureuse avec des têtes qui se reconnaissent et qui se saluent mutuellement. Très bonne soirée. J'ai guetté en vain la télévision pour un reportage de cette tranche de la vie parisienne nocturne. Peut-être pour la prochaine fois ?

    Je ferai à l'intention des véritables amateurs, un petit CR sur les problèmes techniques et logistiques qui se sont posés et qui se poseront encore. Qu'on se le dise et qu'on me dise qui est interessé.

Paul.

 

« Paul Turbier », le 19 février 2004 :

SOUPES du ROI :

J'écris soupes avec un S car il y en eut trois. De quoi commencer à se faire une petite expérience. Au delà des problèmes technico-logistiques, il faut considérer le fond de l'affaire qui est d'offrir un repas chaud et consistant à des gens qui en ont perdu jusqu'au souvenir. Ce but s'atteint facilement avec un peu d'argent (en 2 à 3 euros par convive) mais il y a un retour d'investissement très intéressant.

   On arrive là pour une distribution et on aboutit à une rencontre avec des échanges étonnants. Les gens que nous voyons sont tous SDF, certains murés dans un silence lourd  mais d'autres encore  capables de contacts.

    Comment vivent-ils ? Ils hantent toujours le même quartier et finissent par en faire partie avec des connaissances sinon des amis qui les aident plus ou moins régulièrement à surmonter les difficultés d'une vie, pour nous incompréhensible. L'un qui a deux chiens (en très bon état) me dit qu'il n'a aucun souci pour les nourrir car des petites grand’mères du secteur n'oublient jamais les toutous. Un autre me montre son sac et me demande de le soupeser. Il n'est pas vraiment lourd mais l'avoir  à bout de bras toute la journée le transforme en plomb. Se nourrir est un problème qu'ils solutionnent à peu près, mais il reste deux énormes difficultés : dormir (ou et comment) et se protéger du froid.  "Avec un bon duvet, t'est paré " encore faut-il avoir le duvet. Pour ceux qui sont dépendants, fumer est une préoccupation quasi-constante. . lls ont tous perdu l'idée même du travail. Ceux avec qui j'ai pu aborder le sujet m'ont dit avoir renoncé à l'espérance d'une vie "normale". L'un était peintre sur chaîne à Poissy, il ne cherche même plus. Un autre, non sans culture, a tout perdu, emploi et  famille, à cause du jeu. Il parle de lui à la troisième personne comme s'il était étranger à lui-même… Etrange.

    Un petit barbichu, jovial, questionne : " vous êtes qui ?" Lorsqu'il apprend que les garçons qui le servent sont royalistes, il ouvre des yeux sidérés, et s'informe plus avant. "Et toi, me demande-t-il, t'est aussi royaliste ? et la petite, là, qui sert du café, aussi ? " Qu'un vieux déplumé comme moi soit royaliste lui semble bizarre mais plausible, il en témoigne en me donnant deux ou trois bourrades de sympathie, mais que le petite, si fraîche et si mignonne le soit aussi, le laisse sans voix. Il quitte le groupe, serre des mains et s'en va ; fait cinq pas et revient ; pose encore des questions et ainsi de suite. Le manège dure jusqu'au départ. Il reste jusqu'au bout, on dirait qu'il est bien avec nous.

    Dans quinze jours, ils seront tous là et on pourra connaître leurs noms. Ils connaîtront aussi les nôtres.

Etonnant !

Paul T.

 

"Juste BLANC", le 21 février 2004 :

Bravo pour votre engagement, en revanche et si vous me le permettez, j'aimerais ajouter qu'il convient de ne pas s'apitoyer plus que de raison sur le sort de tous ces sdf. Certains en sont là parce qu'il l'on bien voulu au départ, même s'ils viennent à le regretter ensuite. La paresse intellectuelle et physique, le manque d'esprit combatif ou d'initiative et pourquoi pas une philosophie particulière de l'existence ont réduit ces individus à l'état de mendiants. Il serait angélique de croire qu'ils soient tous des "malgré-eux" de la rue. Bien sûr je ne généralise pas, la grande majorité sont réellement les laissés pour compte de la nation c'est pourquoi je soutiens votre action. Certains esprits chagrins rétorqueront sans doute que cette démarche n'aura pas l'efficacité politique escompté pour nos ambitieux desseins, dans ce cas faisons le par charité chrétienne.

 

"annelysdefrance", le 21 février 2004 :

Tout ce que vous dites est parfaitement exact, sans doute (encore qu'en ces temps de chômage et de divorce, les cas de sdf malgré eux se soient multipliés), mais le Christ ne nous a pas dit de prendre soin des pauvres méritants, mais des pauvres.

Amitiés

Anne

 

« David », le 22 février 2004 :

Un jour, j'attendais quelqu'un à la gare, un sdf s'est assis à quelques mètres de moi, et je ne sait plus comment on en est venu à discuter. Il m'a confié qu'il avait eu pendant de nombreuses années un travail dans une petite boîte, je ne sais plus quoi exactement, mais un jour elle a fermé, il s'est retrouvé à la porte, sa femme a voulu divorcer et il s'est retrouvé tout seul, la famille ne voulait plus le voir et vous imaginez la suite. Il me disait qu'une fois dans la rue il était quasiment impossible de retrouver un travail car on est alors pas très présentable. Peut-être qu'il y avait eu un peu de paresse, je voyais bien qu'il avait une bouteille de vin avec lui, mais il me semblait sincère, victime de la vie qui avait été injuste avec lui, même s'il avait certainement manqué de courage.

Par contre il m'a dit que les gens de la campagne étaient quand même plus charitables que les citadins, car non seulement les citadins les méprisent, mais en plus ils les traitent comme ci ils n'étaient pas humains, alors que les campagnards eux les respectaient un peu plus et leurs donnaient même a manger, de temps en temps...moi je lui ai souhaité une bonne journée, bien que cela est impossible dans son cas, et à chaque fois que je le revoyais je lui disait 'bonjour monsieur' avec un sourire et il se sentait tout de suite un peu mieux.

David L.

 

Annelysdefrance, le 3 mars 2004 :

La prochaine soupe du roi aura lieu demain mercredi 3 mars, à partir de 18 h 30, devant la gare Montparnasse, à côté du manège (Menu : choucroute garnie).

Ceux qui veulent se joindre aux distributeurs ou faire leur connaissance sont les bienvenus. Je leur conseille de porter visiblement une fleur de lys pour se faire reconnaître.

Heureusement, parmi les donateurs (trop peu nombreux : douze seulement en comptant ceux qui ont fourni de la nourriture et/ou leurs bras, alors qu'il y a eu trois donateurs hors VR), il y a des "récidivistes", sinon je me demande comment nous pourrions tenir...

Amitiés

Anne

 

Paul Turbier, le 4 mars 2004, le matin :

La 4ème édition de la soupe du Roi a eu un très bon succès et a été heureusement complètée par une initiative de quelques jeunes catholiques. Ils distribuaient gâteaux et café et les équipes se sont donc partagé le travail avec un réel bonheur.

    Nous avonc fait connaissance de Macgama-consort qui, qui semble-t-il, a été très interessé par la sociologie de nos convives. Il faudra que Cécile le questionne la-dessus.

    Prochaine édition dans quinze jours à laquelle je ne particperais pas, pour cause de relâche familiale.

 

Paul Turbier, le 4 mars 2004, en fin d’après-midi :

Quatre Soupes du Roi depuis deux mois constituent déjà une somme d'expérience qui permet de mieux voir où sont les difficultés

    Elles résultent de deux caractéristiques : la dispersion géographique des acteurs et la précarité des moyens techniques.

    En effet la préparation se situe en grande couronne ouest avec trois pôles, un à St-germain, et deux à Rambouillet  alors que la distribution se situe au coeur de Paris. De là vient que la qualité de ce qui est préparé vers 4 heures de l'après-midi, se dégrade à cause des indispensables réchauffages pour servir les dernières assiettes vers 21 heures. Il faudrait disposer d'un point cuisine dans Paris intra-muros. De leur côté l'équipe de l'AF se transporte par le métro avec, qui un fait-tout, qui la table, le troisième charrie le pain, un autre les fruits. C'est très incommode et finalement peu efficace.

    Deuxième problème, l'équipement. Les jeunes de L'AF disposent d'un réchaud alors qu'il en faudrait deux. Hier, j'en avais amené un second  afin que les viandes et la garniture de légumes restent chaud chacun de leur côté. L'unique instrument de service est une louche qui ne convient pas alors qu'il faudrait avoir une écumoire. Bref, il y a lieu d'améliorer.

     L'idéal serait, comme le fait une équipe du secours catholique qui opère dans le secteur, d'avoir une remorque qui rassemblerait le matériel et qui permettrait de fonctionner comme les anciennes mais fameuses roulantes militaires  Un équipement de ce genre résoudrait d'un coup le problème de la cuisine et celui des distances de transport. Emprunter à un ami une petite remorque bagagère ne doit pas être impossible, l'équiper de deux réchauds type tripatte(*), d'une bouteille de butane 13 kg est concevable. Ajouter une planchette qui serve de comptoir ne devrait pas être insurmontable. Il reste de savoir comment la tracter et où la garer ce qui n'est pas encore examiné.

    Bien sûr, il faudra utiliser des préparations adaptées et, justement, nous avons expérimenté hier la stratégie de " l'uranium enrichi " c'est-à-dire une préparation de base en boite complétée par un appoint en produits frais.  L'application d'hier consistait en une choucroute pré-garnie et enrichie avec du lard fumé et des saucisses fraîches. Cette stratégie allie le prix de revient bas à une qualité plus qu'acceptable et (très important) ne requiert aucun talent de cuisinier. Elle peut être utilisée pour des saucisse/lentilles ou pour des raviolis/pâtes et quelques autres. Je donne ci dessous le bilan économique de l'opération d'hier.

    La chronologie d'une opération serait la suivante. Dès 14 heures on fait les achats (sur Paris, pas de problème) à 16 heures on charge et dès 17 heures, on est sur place et on commence à réchauffer ou à cuire. Vers 18 heures, on sert et à 21 heures, on plie bagage. La remorque est empruntée du 15 Novembre au 15 Avril et son légitime propriétaire en retrouve donc l'usage pour les vacances d'été.

    Je mesure mal les tracasseries éventuelles qui pourraient résulter de l'interventions de services sanitaires sourcilleux. Dans l'époque imbécile qui est la nôtre, il faut s'attendre à tout.

Détail du déboursé pour La Soupe du Roi 4 :

Denrée

Qté

P.U

Prix net

Source

Info compl.

Choucroute garnie

20

0,93

18,5

Carrefour Ramb

Poids unit = 600 grs 

Poitrine fumée

5

1,79

8,95

Ed Coignères

lot de 10  tranches

Knakis

10

1,19

11,9

 

lot de 10 saucisses

 

                                                          TOTAL  39.35 Euros

    A quoi il convient d'ajouter les achats de fruits/ eau/pain/café faits par les jeunes de l'AF               


(*) le tripatte, pour les non initiés, est un réchaud en fonte à trois pieds que l'on pose à même le sol et qui sert, dans les cours de ferme, à cuire la pâtées des volailles. C'est très simple, très puissant, inusable et très bon marché. La quincaillerie ambulante qui dessert les villages en propose pour moins de 20 euros. Au prochain passage, j'en achèterais deux dont l'un servira pour les confitures et le consommé de cous de poulets (de ferme, of course). Comme nous ne faisons pas de confitures l'hiver, je pourrai les mettre à la disposition de la Soupe du Roi.

 

Paul Turbier, 15 mars 2004 :

La huitième Soupe du Roi a été servie hier par les jeunes royalistes avec un menu un peu enrichi ( fromage, oranges et bouchée au  chocolat en dessert) puisque nous étions dans la semaine de Pâques. Ce fut un beau succès et les marmites ont été remisées vides "de chez vide". Nous avions préparé 50  repas et 10 de plus n'auraient pas été de trop. Du coup nous aurons une 9éme édition dans deux semaines. Après, on verra.

    Le trésor de guerre n'est pas encore complètement vide mais la remise à niveau s'impose. L'un des animateurs de notre SdR (Soupe du Roi) propose que chacun fasse appel à de modestes concours auprès de ses amis et relations pour que l'on puisse disposer d'un budget de 8 à 900 francs par session. Outre l'aspect terre-à-terre alimentaire de la démarche, il n'est pas négligeable de trouver là une occasion de parler du roi et du royaliste autour de soi.

Paul T.

 

Fressinet , 25 mars 2004 :

Bonjour a tous,

Veuillez m'excuse pour le retard de ce compte rendu, mais j'ai été débordé (et le suis encore) pour cause d'élection. J'ai d'ailleurs eu le plaisir de voir le nom de Mr. Jean Michel Lehaire sur le bulletin que j'ai mis dans l'urne :-)

Enfin, revenons a nos moutons. Mon épouse c'est chargé de faire la tambouille (8 heures pour la préparation vu la taille de nos casseroles). Le petit salé aux lentilles a été stocké dans une poubelle (neuve) et nous la version au fur et a mesure pour le chauffage.

Pour la première fois, nous avions une banderole a la soupe. Elle fut faite par une dame du prieure de Saint Jean (SPX) de Mante la Jolie. A gauche un sacre coeur, au centre "la soupe du Roy" et a droite les armes de France. J'ai pris des photos digitales.

J'ai discute avec un de nos "clients" et il m'a explique que l'attrait principal de notre soupe, c'est qu'elle n'était pas "un système". Bien que notre intention première était de faire une soupe SDF, nous acceptons tout le monde. Il n'y a pas que des SDF, pas que des français de souche. A la vérité, ça lui donne son charme. A ses yeux, le principal attrait et le coté convivial, le mélange de gens et des genres. C'est un point à noter je pense...

J'ai rencontre Le Chouan (ou peut être un sosie, car ce chouan la, n'eut pas le temps de boire une cervoise avec moi, ce qui est disons nous, suspect). Egalement vu Charlotte Corday. Une vraie femme a barbe :-)

Il y aura une autre soupe le 31 Mars concoctée par les Manants du Roi. La dernière est prévue pour le 14 avril. Hughes de Malval (AF) demande si nous sommes intéressés pour continuer.

Une idée pour terminer. Que pouvons nous faire cet été pour remplacer la Soupe du Roy? Vu qu'il semble que l'été sera chaud, peut être pouvons nous essayer de "parrainer" certaines personnes ages vivant seules dans notre voisinage. Qu'en pensez vous? Comment associer cette idée a celle du Roi?

fressinet

 

Annelysdefrance, 25 mars 2004 :

Je pense qu'il serait souhaitable de faire une dernière "soupe du roi" à la mi-avril si nous pouvons trouver qui la cuisinera.

Je ne serai sans doute pas en région parisienne, car mon mari a besoin de nouveaux examens médicaux le 21 avril à Marseille, sans doute suivis d'une intervention chirurgicale dans les jours qui suivront.

C'est donc à Paul Turbier qu'il faut s'adresser pour les détails matériels et les "phynances". Il a le chéquier du compte dédié à la soupe, et la signature.

Bien sûr, il faut que ceux qui le peuvent continuent à la financer... mais les chèques, toujours à mon nom, sont à adresser jusqu'à nouvel ordre à l'adresse de Paul Turbier, s'il veut bien la donner à qui la lui demandera à cet effet. Ceux qui préfèrent peuvent continuer à l'adresser chez moi, mais il y aura des délais d'encaissement, compte tenu du fait qu'il faut que quelqu'un relève ma boîte à lettres matérielle et fasse suivre le courrier ici (avec, comme toujours, des risques de perte)..

Votre idée de "parrainer" des personnes âgées pendant l'été est excellente. D'autant que chacun de nous peut le faire là où il se trouvera. La mairie du lieu de résidence ou de vacances se fera certainement un plaisir de communiquer les noms des plus esseulées des personnes âgées. Les finances de la "soupe du roi" permettront, je l'espère (si elles sont régulièrement alimentées) d'offrir quelques douceurs ou objets nécessaires à celles-ci.

Pour associer l'idée à la "soupe du roi", il faudrait par exemple que nous portions une fleur de lys bien visible et que nous expliquions, sinon à la première visite, du moins plus tard, que nous venons "au nom du roi qui viendra, par exemple en laissant une carte fleurdelysée; je suis sûre que Paul Turbier saurait nous préparer cela et nous l'envoyer en pièce jointe que nous n'aurions plus qu'à imprimer (inutile de signaler cela aux mairies ...)

Merci de votre travail de la 5ème soupe du roi.

Mille amitiés

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Paul Turbier, 15 avril 2004 :

La huitième Soupe du Roi a été servie hier par les jeunes royalistes avec un menu un peu enrichi ( fromage, oranges et bouchée au  chocolat en dessert) puisque nous étions dans la semaine de Pâques. Ce fut un beau succès et les marmites ont été remisées vides "de chez vide". Nous avions préparé 50  repas et 10 de plus n'auraient pas été de trop. Du coup nous aurons une 9éme édition dans deux semaines. Après, on verra.

    Le trésor de guerre n'est pas encore complètement vide mais la remise à niveau s'impose. L'un des animateurs de notre SdR (Soupe du Roi) propose que chacun fasse appel à de modestes concours auprès de ses amis et relations pour que l'on puisse disposer d'un budget de 8 à 900 francs par session. Outre l'aspect terre-à-terre alimentaire de la démarche, il n'est pas négligeable de trouver là une occasion de parler du roi et du royaliste autour de soi.

Paul T.

 

Annelysdefrance, 15 avril 2004 :

Comme Paul l'a écrit, il y a eu hier une nouvelle "Soupe du roi" dont le succès a été évident.

Ce qui justifie une autre "Soupe du roi" (qui sera je crois la huitième) le 28 (d'autant qu'il ne fait toujours pas bien chaud).

Seulement, les fonds sont bas, à ce que me dit Paul qui les gère en mon absence.

Je fais donc appel à toutes les générosités pour envoyer de nouveaux fonds.

Comme je ne suis pas à mon domicile habituel, prière de me demander, par courriel privé, mon adresse actuelle pour l'envoi de chèques, ou les éléments nécessaires pour faire un virement.

Amitiés et merci à tous.

Anne.

 

Annelysdefrance, 5 juin 2004 :

Exceptionellement, je reprends la parole sur VR, mais il me faut réagir publiquement à l'agression publique de "***" contre la Soupe du Roi.

Non, la soupe du roi n'a rien à voir avec le Bloc identitaire (si ce n'est, mais je l'ignorais, que la Mary_Poppins l'avait suggérée en s'inspirant des actions de celui-ci). C'est une action spécifiquement royaliste (bien que des non-royalistes, extérieurs à VR mais assez proches de nous, parfois sans le savoir, y aient contribué). Elle est menée par des royalistes, principalement financée par des royalistes, organisée par des royalistes, servie par des royalistes sous une bannière royaliste.

Au demeurant, je ne pense pas que servir des pauvres, quels qu'ils soient, puisse être une "cochonnerie" .Que ce soient les gens du Bloc identitaire, des Juifs, des Musulmans, des Catholiques ou de parfaits athées qui les servent...

Ci-après, copie d'un message adressé par moi à La Mary_Poppin qui, je l'espère, m'excusera de reproduire en public un message que je lui ai adressé en privé  :

« J'ai répondu à RTL en exposant que "la soupe du roi" elle aussi proposait du porc, pour des raisons qui ne sont pas (ou peu) d'éloigner les musulmans (pour la bonne raison que ceux-ci, quand ils ont faim, viennent quand même) mais d'ordre pratique : je veux servir des repas tels et aussi bons que je les servirais chez moi (et pour cause, j'en réserve toujours deux parts pour mon mari et moi-même) : or, si je fais bien le petit-salé aux lentilles ou aux haricots, ou encore la choucroute, je suis moins experte en daube et bourguignon  - lesquels en outre exigent un long épluchage de légumes, qui n'existe pas dans les plats que je prépare - car pour moi, ces plats ont toujours un vague relent de "tambouille de cantine". En outre, le porc (tel que je l'achète, j'ai une bonne source) est beaucoup moins cher que le bœuf de bonne qualité, l'agneau ou le veau. »

J'ajouterais que quand les oeuvres caritatives musulmanes servent de la nourriture présentée comme purement "hallal", c'est-à-dire, comme il est dit dans les Épîtres de Saint Paul, "consacrée aux idoles" (ce qui n'est pas le cas de la nourriture casher, consacrée au vrai Dieu), les catholiques avertis (beaucoup ne le sont pas, évidemment) doivent s'en abstenir : il n'y a pas plus discrimination dans l'attitude des royalistes qui servent du porc, parce que c'est bon, que dans celle des oeuvres caritatives musulmanes qui servent de la nourriture "hallal", parce que c'est conforme à leur religion.

Vous parlez des juifs : eh bien, quand nécessité (la faim) fait loi, ils ne refusent pas non plus à manger du porc : j'ai dans mes proches relations unefamille juive orthodoxe très pratiquante. Arrivée un soir, très tard, surnotre lieu de vacances, les parents, qui se sont abstenus sous un vagueprétexte (j'ignorais alors qu'ils fussent "orthodoxes"), n'ont pas hésité àme laisser donner du jambon à leurs enfants ...

Très amicalement

Anne

 

Paul Turbier, 20septembre 2004 :

Et si on reparlait de la soupe du Roi car les hirondelles sont parties et les derniers beaux jours vont en faire autant.

Paul T.

 

Annelysdefrance, 20septembre 2004 :

Je garde volontiers la gestion des "phynances" de la soupe du roi, lesquelles permettent de faire face aux premières "soupes", mais pas plus.

En revanche, étant pour l'instant et jusqu'à Noël à plus de 800 km de Paris, je ne puis y participer en cuisinant ni en faisant les courses, sauf au premier trimestre de 2005 où j'habiterai Les Essarts-le-Roi...

Je fais donc appel à toutes les bonnes volontés de la région parisienne pour préparer la "soupe" et la distribuer, et bien sûr à tous pour la financer.

S'il y a des Vexillarégiens, des Manants du roi, des jeunes d'AF dans un rayon de 30 km de Marseille, ils peuvent prendre contact avec moi et j'essaierai de mettre sur pied une soupe du roi dans cette ville, mais je suis physiquement incapable de la distribuer et dois donc compter sur les bonnes volontés, d'autant que je serai absente de Noël à Pâques.

Tous ceux qui veulent participer sont invités à m'adresser un courriel privé, je leur donnerai alors mon adresse et numéro de téléphone.

Amitiés à tous

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

 

Paul Turbier, 19 octobre 2004 :

La rédaction d'un message que tous pourront lire sur VR m'amène à solliciter de votre part une réflexion et un avis sur la suggestion que voici.

    Il faut tout d'abord savoir que l'organisation de la Soupe du Roi démarre laborieusement pour des raisons de logistique tant dans la préparation (plus beaucoup de cuisiniers, un tout au plus)  que dans la distribution. D'autre part l'expérience de l'année passée, expérience que m'a value une  participation active à la plupart des distributions (J'ai du en manquer deux, tout au plus) m'a laissé un enseignement très clair : le problème pour les SdF en saison froide n'est pas de manger, mais de dormir. .Et il se décompose en deux sous-problèmes , dormir où ? et dormir comment ?. L'un des SdF habitué de nos rendez-vous m'avait dit que le plus important était de disposer d'un duvet, objet rare, convoité et souvent volé.

    D'où l'idée de remplacer la Soupe du Roi par le Duvet du Roi en organisant chacun en ce qu nous concerne, là où nous sommes, la ramassage de duvets qui dorment, inutilisés,  dans les soupentes d'anciens amis campeurs convertis à la douceur douillette des Campings-cars et autre Mobile Home  Acheminer les duvets collectés vers Paris ou Luon ou Marseille  ou .. ne doit pas être insurmontable et permettrait d'organiser une action plus légère que celle qui consiste à acheter, préparer, transporter et distribuer des denrées périssables chaudes et tout autant appréciée. Je me charge de transformer les contributions en espèces en objets chauffants et isolants.

    Cette action serait  unique en son genre, du moins sur nos terrains de manoeuvres, et assurerait au royalisme une excellente visibilité.

Peut-on essayer ? Que vous en semble.

Paul T.

 

 Annelysdefrance, 4 novembre 2004.

J'ai des remerciements à adresser à un donateur de la soupe du roi qui a envoyé ou remis le 12 octobre un chèque de 47 horreuros sur le compte de la soupe du roi. Je ne me souviens plus s'il m'avait été envoyé, ou envoyé à Paul Turbier  ou déposé directement.

Je  l'ai appris par mon relevé (car je suis actuellement loin des Essarts-le-Roi) et n'ai pu identifier le donateur par son patronyme. Qu'il trouve ici mes remerciements.

Anne Chazelas

 

Bertrand Lambert, 13 novembre 2004.

La ' soupe populaire du Roi' redémarre avec les premiers froids.

Rendez-vous mercredi, à 18 h.30 pour ceux qui s'ocupent du matériel, et pour les distributeurs, à 19 h.15 à la Gare Montparnasse côté droit face à l'entrée principale (Même rendez-vous que l'an dernier)

Le matériel nécessaire a été complété et acheté.

Tous dons et denrées seront reçus sur place (en particulier fruits et denrées faciles à distribuer en plus du repas)

 Contacts habituels: Hugues de Malval, h2malval@yahoo.fr, 06 75 06 06 74, Paul Turbier, turbierp@wanadoo.fr, 01 34 86 36 61

 

Paul Turbier, 17 novembre 2004 :

Petit compte rendu du service de ce soir.

    Bonne affluence mais moindre que nous attendions. Normal puisqu'il s'agit d'une reprise. Des visages connus, des sourires de ceux qui nous reconnaissent et pour tous, un solide coup de fourchette. Je ne me souvenais plus de cette faim si terriblement visible. Parmi les nouveaux, un couple avec trois petits enfants de moins de six ans dont une blondinette encore en landau.; un peintre aussi, avec son chevalet et ses toiles, toujours proposées, jamais achetées. Il ne lui manque qu'un abri et il appréhende l'hiver. J'en reparlerai. L'homme au chien qui n'est pas celui que nous connaissions mais qui lui ressemble; un agressif, il en faut, un sportif en rollers, il en faut également. Tous gens de misère.

    La formule avec un plat pré-cuisiné et un "enrichissement" frais semble bonne car nous avons eu 10 boites de lentilles non ouvertes qui pourront servir ultérieurement et il est resté une douzaine de côtelettes qui rejoindront le congélateur de mon épouse avant  de ressurgir un jour prochain sous une autre forme (hachis parmentier ou lasagnes ?).
    Un merci à Correns83 qui a confectionné sept gâteaux au chocolats, une équipe de jeunes filles qui distribue de son côté des sandwiches au pâté et/ou au fromage a bien voulu se charger de la distribution.. Je présument qu'elles sont étudiantes et qu'elles préparent une maîtrise de maîtrise de la qualité (MMQ) car elles ont tenu à faire un test en double aveugle avant que de prendre le risque d'une distribution qui aurait pu provoquer une réaction négative des clients (saine application du principe de précaution ). Verdict:: compliments à la main habile qui a procédé à la confection du produit. Les clients ont confirmé.

Paul T.

 

Un rapport des « Manants du Roi » (http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article7240.html)

Paul était au rendez-vous. Nous n'en doutions pas ! Tous nos amis de "La Soupe du Roi" étaient présents. Etudiants du C.R.A.F, Manants et amis divers.

Nos amis "cabossés" de la vie nous attendaient...  

         

"La Soupe du Roi" a dressé ses tréteaux les mercredis 17 novembre et 1er décembre 2004.

 Nous avons eu mille pensées pour notre grande Amie "Anne Lys de France", qui est un peu notre fée, malgré la distance qui nous sépare, mais... bonne nouvelle, notre fée sera plus près de nous dès le 10 décembre!

Nous vous attendons toutes et tous le mercredi 15 décembre 2004, Parvis de la gare Montparnasse face à la porte Océane, vers 18h30.

Et n'oubliez pas que Noël approche...

 

Paul Turbier, 15 décembre 2004

La troisième soupe du roi de la saison a eu lieu ce soir avec un très vif succès. Quarante rations avaient été préparées et en moins d'une heure , tout était distribué. Au menu, nous proposions de la blanquette de dindonneau accompagnée de pommes vapeur. Nous avons fait des progrès dans notre logistique de sorte que tout fut livré chaud sans nécessité de remise en température. Rien de tel qu'une assiette fumante et odorante pour remonter le moral lorsque le thermomètre est à la baisse.

L'ambiance devient de plus en plus conviviale et tout le monde commence à connaître tout le monde. La prochaine fois, nous saurons les prénoms. Le problème des couvertures de survie semble avoir trouvé une solution car l'armée en a distribué dimanche soir ainsi que des duvets Un autre distribution est espérée ce prochain dimanche. Sur ce point là les choses s'arrangent encore que les informations demandent à être recoupées. Personnellement j'ai été déçu de ne pas avoir vu le peintre et son chevalet dont j'ai déjà parlé ici. J'avais noué un début de contact prometteur qui, j'espère pourra être repris. Ainsi va la soupe du roi.

La prochaine soupe interviendra soit entre Noël et la St-Sylvertre soit le mercredi proche de l'épiphanie suivant la disponibilités des jeunes qui assurent le service. Nous aviserons. Il y aura donc des galettes.

Paul T.

 

Paul Turbier, 16 décembre 2004

Action sociale et soupe identitaire.

Je suis très mal placé pour penser quoi que ce soit contre une soupe distribuée à des SDF sur une esplanade de gare, mais je dois dire que j'achoppe sur …l'idée « d’action sociale » qui me fait trébucher.

Avec la soupe du Roi ( la dernière eut lieu hier soir ) nous ne faisons pas d'action sociale (social, socialisme, ah!: les vilains mots !); nous faisons seulement acte de charité ordinaire. Les Sdf que nous servons sont plus nos maîtres que nos porte-drapeaux. Dans l'opération les royalistes qui sont là ont des prédilections personnelles diverses mais les soirs de distribution elles restent à la maison. L'important, dans l'affaire, ce sont les pauvres, pas nous.

Pour autant, nous n'avons pas notre drapeau dans la poche malgré que, faute de temps et d'argent nous n'ayons pas encore fabriqué d'enseignes. Mais les SDF connaissent la conviction royaliste de ceux qui les servent.

L'essentiel n'est cependant pas là. Il est dans la mise en application pure et douce de la parole de Dieu "J'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'étais seul et vous m'avez visité".

Le reste nous sera donné de surcroît, c'est la prime.

Paul T.

 

Annelysdefrance, 16-12-2004 :

Étant aux Essarts, je suis prête à préparer la prochaine soupe du roi. Je propose si c'est entre Noël et le jour de l'an de la dinde rôtie avec une farce contenant des marrons, et en légume des pommes de terre vapeur (je ferai rôtir les dindes, les découperai et les préparerai en portions réchauffables soit sur place, soit dans l'installation qui vous a permis de tout livrer chaud). Je peux même essayer (si "moi aussi" ne le fait pas) de confectionner des "bûches de Noël). Si c'est après le premier de l'an, longe de porc fumé et saucisse de Morteau aux lentilles (lentilles en boîte, viande cuite et saucisses découpées à l'avance et prêtes à réchauffer) +

galettes à acheter (çà, je ne sais pas faire).

Merci pour tout

Anne

 

Paul Turbier, 13 janvier 2005 :

Manifique soupe du Roi malgré une participation moins grande qu'espérée. Mais ce fut vraiment la fête avec champagne (merci Jean-Michel, galettes à profusion (merci Frédérique et merci Sophie). " Ah qu'elle est bonne, j'me régale ! ",.du poulet rôti aux marrons (Merci Annelys) et je peux vous assurer effectivement que tout était bon car je n'ai laissé à personne le soin de faire le contrôle qualité, à commencer par celui des carottes aux citron.

    Ce fut Anne qui présida l'ensemble, assise en majesté sur une chaise de jardin, qu'avec la nuit j'ai fini par moment confondu avec un trône. Les jeunes de L'AF, formidables comme toujours, ont entouré Frédérique, parfaite maîtresse de maison qui a rempli pas mal d'assiettes..

     Pour Frédérique et Anne, les petites nouvelles, ce fut la découverte d'un monde qu'elle n'imaginaient que bien imparfaitement et je suis sûr qu'elles nous feront part de leurs impressions. En ce qui me concerne, je commence à bien connaître les habitués ( y compris le chien Sirius, gentil boxer qui ne nous quitte pas d'une semelle, assuré qu'il est de trouver chape chute ici ou là.).

    Quelques-uns de nos amis royalistes qui sont venus nous rendre visite participent discrètement mais efficacement à la survie de l'institution, avec qui une petite participation sonnante, qui un ou deux sacs d'oranges, du pain, que sais-je, il sont tellement discrets.

    Allons un dernier bouchon saute : "Au Roi !!" .Nous distribuons les bonbons (merci aux enfants de Sophie) et les reliefs abondants. Ils serviront pour la survie de demain. Une petite dame qui m'avait dit " Oh merci, j'avais tant faim" s'en va avec un bon morceau de poulet, du riz et une part de galette pour le petit déjeuner. Elle serre son trésor sur le coeur. Peut-être s'appelle-t-elle Madeleine ou Juliette, nous n'en saurons rien, car il y a de la pudeur sous les hardes, mais j'ai bien envie de lui dire pendant qu'elle s'éloigne : " Merci Madeleine !"

Paul T.

 

Annelysdefrance, 14 janvier 2004 :

Frédérique et moi avons surtout été frappée de la bonne éducation et de la discrétion, voire de la timidité (à une ou deux exceptions près) de nos invités. Et aussi du souci de rester propres de la plupart d'entre eux (et cela ne doit pas être facile !)

Amitiés

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Fc, le 16 janvier 2005 :

C'est avec retard que je vais m'exprimer brièvement sur "la Soupe du Roi" de mercredi dernier, car Paul et Anne vous l'ont déjà relatée.

Tout d'abord, j'ai passé 10 merveilleuses heures en compagnie de Anne que je suis allée chercher puis reconduire chez elle. Inutile de vous entretenir de son ardeur dans la cuisine. Je me demandais si nous préparions des munitions alimentaires pour tenir suffisamment de temps le jour du renversement de la République, ou s'il s'agissait du dîner pour nos Pauvres.

Bref, nous nous mîmes en route vers 17h30. Ma voiture embaumait de la bonne odeur de poulet farci, la route était quasiment déserte et, cerise sur le gâteau, à 18h00 pétantes nous écoutions SdB.

18h30 : arrivée à la Gare Montparnasse et accueil chaleureux de Paul.

18h31 : installation d'un siège pour Anne et préparation du stand alimentaire.

3 heures après nous remballions notre matériel et, croyez-moi, Paul n'exagère en rien le rôle majeur que Anne a tenu ce soir là. Majestueuse. Vêtue d'un manteau bleu marine, fleur de Lys à la boutonnière recevant les chaleureuses félicitations et de tous nos invités, leurs remerciements et leurs poignées de main.

Quelle dignité dans leur attitude !

Anne porte bien son nom de Bonne Maman.

En conclusion et comme d'habitude : tous nos vifs remerciements à Anne, à la famille C… (moi aussi) pour les 3 énormes galettes et les paquets de bonbons individuels faits maison, à Paul (notre "relations publiques"), à Jean-Michel (merci pour les bulles) et à tous ceux qui étaient présents pour nous aider !

 

Paul Turbier, 25 janvier 2005.

Suite à l'initiative publicitaire de Frédéric (qui a inclus un publireportage d'une soupe du Roi dans un bulletin de l'Institut Louis XVII) , deux amies royalistes se sont manifestées, l'une de Lyon et l'autre de Toulouse. Toutes les deux participeraient volontiers sur place à une Soupe Du Roi décentralisée s'il en existait ou s'en créait une. En attendant elles ont contribué aux financement de la Soupe du Roi parisienne par chèque très apprécié. (qu'on se le dise)

Comme des Toulousains et des Lyonnais sont présents sur la liste et qu'ils sont " très certainement " intéressés par une perspective pareille, pourquoi se pas rencontrer ces deux demoiselles (forcément charmantes) ?

J'arrangerai les premiers contacts dès que les volontariats se seront manifestés. J'imagine qu'il ne doit pas manquer de brasseries sympathiques dans ces deux gros villages pour qu'une rencontre autour d'un chocolat chaud ne puisse se faire.

Paul T.

 

Paul Turbier, 25 janvier 2005.

La TV de ce midi montre que Lyon ne manque pas de SDF. Debout les coeurs !

Pour fonctionner, une Soupe du Roi nécessite :

- Une table de camping, un réchaud à gaz un peu puissant (un tripatte est excellent), des couverts en plastique, une ou deux glacières de camping rigides, aucun raton laveur mais au moins un(e) cuisinier(e) ou mieux des petites équipes de deux ou trois.

- On prévoit un plat chaud unique avec viandes et légumes et des recettes qui autorisent la station chaude prolongée sont préférables aux grillades, encore qu'une omelette soit tout à fait possible si on dispose d'un tripatte.

Menus déjà expérimentés :

- Saucisses, lard, lentilles (le classique) en partant de lentilles pré cuisinées en boites auxquelles on ajoute une saucisse de Toulouse (il y en a à Lyon aussi) et une belle tranche de lard de poitrine fumé ou non. Une saucisse de Strasbourg en sus ne fait pas de mal

- Blanquette de dindonneau (prix record) avec légumes et pommes de terre.

- Sauté de boeuf avec des coquillettes. .

- Côtes de porc charcutières et spaghettis

- Pour le dessert, un fruit ou une part de tarte, un morceau de fromage le tout arrosé d'eau minérale ou de café.

- Début Janvier, le menu plus festif incluait une entrée avec des légumes râpés (Carottes, radis, céleri ensemble) et de fantastiques galettes.

Lorsqu'on dispose d'une glacière de camping (rigide surtout), il est possible de s'en servir comme marmite norvégienne ce qui est très commode pour la cuisson du riz, des PdT à l'eau et des pâtes. Le système consiste à démarrer la cuisson normalement mais avec juste la quantité d'eau qui sera absorbée en fin de cuisson. (c'est indiqué sur le paquet pour le riz) . On transvase bouillant dans la glacière, on sale, poivre, on met du beurre et une heure après, c'est prêt, car la cuisson s'est achevée pendant le transport.

En ce qui me concerne, je m'efforce d'utiliser de très bons produits car le prix n'est guère plus élevé et le résultat est incomparable. e plus, nos Seigneurs les Pauvres ne doivent pas être nourris au rabais. La Soupe du Roi doit être pour eux un souper royal.

Nous ne faisons pas de Pub encore que quelques fleurs de Lys ici ou là ne dépareraient pas le paysage. Nos convives se renseignent pour savoir qui nous sommes et c'est le moment de dire que nous venons de la part du roi.

Paul T. 26-01-05

 

Annelysdefrance, 26 janvier 2005 :

Je suis un peu inquiète. Paul Turbier ne pouvant assurer, comme il l'avait promis, la soupe du roi de ce soir et m'écrit :"Elle sera donc entièrement assurée par les jeunes de l'AF que nous devons remercier chaleureusement"

Il ajoute dans un autre message : "Ce sont les jeunes de Hugues qui assureront la popote. Ils se sont équipés pour faire face et prévoient justement des lentilles/saucisses/lard. C'est Marc Portemont qui semble diriger la manoeuvre. Il m'a dit qu'il avait installé une cuisinière dans un coin disponible de la rue Croix-des-petits-champs pour parer à de telles éventualités"

Mais "Aliénor" me dit que vous n'êtes pas au courant, ni personne 10 rue Croix-des-Petits-Champs.

S'il y a un loupé, je peux encore à cette heure-ci (17h30) me précipiter dans un supermarché pour acheter boîtes de lentilles, saucisses et viande pré-cuite, puis téléphoner à Aliénor pour qu'elle passe chez moi dans une heure chercher le tout. Mais c'est déjà très, très juste.

Si vous arrivez à lire ce message à temps, voulez-vous me téléphoner pour me dire ce qu'il en est.

Amitiés

 

Paul Turbier, 6 février 2005 :

Anne s'alarme que la prochaine soupe du roi qui tombe justement le mercredi des Cendre soit servie avec du boeuf et non du poisson. J'avoue ne pas m'en être trop inquiété pour plusieurs raisons.

    1- les pauvres étant affamés sont exempts de service pour le jeûne, c'est bien connu et, complémentairement, leur environnement domiciliaire et climatique appelle des nourritures énergétiques qu'ils ne trouvent, suivant leurs dires, qu'à la soupe du Roi. Dans nos soucis, ils doivent avoir la première place.

    2- Leur pratique religieuse qui semble pour le moins distendue et incertaine ne risque pas de leurs causer des inquiétudes métaphysiques

Il reste qu'Anne souhaite ne pas laisser passer une bonne occasion de manifester notre fidélité religieuse à et à l'heure où d'autres tentent de nous imposer la leur, ce désir est doublement recevable..

    3-  Techniquement, servir du poisson ou des oeufs pose un problème qui se recoud mal par une cuisine anticipée. C'est une difficulté qui est importante.

Qu'en pense le Père Chadwick, aumônier honoraire de VR ?

Paul T.

 réactions rapides souhaitées.

 

Annelysdefrance, 5 février 2005 :

« - Techniquement, servir du poisson ou des oeufs pose un problème qui se résoud mal par une cuisine anticipée. C'est une difficulté qui est importante ». Nous dit Paul Turbier.

Je pense pouvoir résoudre la difficulté, à condition d'avoir des récipients pour tenir le plat au chaud en "marmite norvégienne" dans des glacières de camping.

Les filets de poisson exigeant très peu de cuisson, il suffit de préparer une quantité suffisante de sauce (beurre, champignons, farine, crème fraîche, un peu de vin blanc), de déposer les filets dans la sauce bouillante et de mettre le tout dans la glacière. Le poisson cuira "en marmite norvégienne" pendant le transport.

Je peux très bien me charger d'acheter mercredi matin 8 kgs de filets de poisson, 2kgs de champignons de Paris, 1 l. de crème fraîche et un litre de vin blanc... et la préparation ne me prendra pas bien longtemps (beaucoup moins que les poulets farcis !)

Il me manque seulement les récipients et au moins une glacière supplémentaire.

Amitiés

Anne

 

Richard, 5 février 2005 :

Je pense que le Seigneur pardonnera cette entorse au dogme (qui a été fait pour des raisons plus ou moins d'hygiène et économique). N'oublions pas que nos "clients" ont faim et attendent cela avec impatience non seulement pour se caler l'estomac mais aussi pour avoir un échange, un contact  avec des gens qui ne les rejettent et qui essayent de les aider. Alors d'abord la charité "chrétienne" ensuite le dogme et les principes inventés et mis en place par les hommes....

 

Anthony Chadwick, 5 février 2005 :

Les observances religieuses, comme le jeûne et l'abstinence, concernent ceux qui sont engagés à la vie chrétienne. On ne peut pas les imposer à ceux qui ne sont ni croyants ni pratiquants. Ce discréditerait le christianisme si on imposait le jeûne et l'abstinence sur les gens qui n'ont rien à manger.

Le jeûne n'a aucun sens pour les SDF, ni le voeu de pauvreté pour ceux qui vivent de la RMI.

Si nous voulons vraiment nous abstenir, mangeons comme les végétariens, car le poisson coûte plus cher que la viande. Je trouve le poisson si bon qu'il me semble que le manger les jours d'abstinence est hypocrite. On peut manger de la langouste et du saumon fumé les jours d'abstinence, mais ce serait complètement manquer à l'esprit de la pénitence chrétienne. C'est autre chose de bouillir un choux et quelques pommes de terre, et manger un peu de fruits et du pain sec - là on commence à être un peu plus authentique.

Je passais un Carême dans un monastère bénédictin. Les moines ne touchent jamais de la viande pendant tout le Carême, même les dimanches. Mais, ils donnent de la viande aux hôtes, car ceux qui ne sont pas moines ne sont pas tenus à toute la rigueur des observances monastiques. De même, nous chrétiens observons le jeûne et l'abstinence les jours prescrits, mais nous ne les imposons pas aux autres.

Donnez-leur de la viande et des bonnes choses à manger. C'est votre bonne action du Carême. Ensuite, votre témoignage chrétien sera peut être une occasion pour leur conversion. Le Sabbat est fait pour l'homme, et non l'homme pour le Sabbat!

P. Anthony

 

Juste Blanc, 5 février 2005 :

Merci mon bon abbé de remettre les pendules à l'heure, votre réponse permet de souligner l'une des dérives anachroniques de certains catholiques qui voudraient assimiler intégrisme à tradition et disette à jeûne.

Vive l'abbé Chadwick! Et vive la tradition pour que vivent les pauvres!!

 

Annelysdefrance, 6 février 2005 :

Je me suis simplement demandé si nous ne risquions pas de « scandaliser » certains en affichant ce qui pouvait paraître une certaine « désobéissance » et si, au contraire, le fait d'obéir à la règle (qui est valable aussi bien pour les « conciliaires » traditionnels ou non que pour les « tradis » lefebvristes) ne pouvait pas être un moyen discret d'évangélisation.

Puisque tout le monde est d'avis contraire, je n'insiste pas.

Amitiés à tous

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Paul Turbier, 6 février 2005 :

Merci pour toutes les contributions. Cependant, la date limite pour la commande à la boucherie Sanzot ( là où mon épouse a ses habitudes) est écoulé. Comme d'autre part, je me sens tenu par un engagement moral d'assurer totalement cette soupe, je renoncerai à l'aide que notre amie Anne se proposait de m'offrir. Nous aurons mercredi un rizotto original avec des oeufs durs (renforcés) au lieu de viande et des coquillettes au lieu de riz. Pour la sauce, au lieu de tomates, nous aurons des tomates. L'assaisonnement sera très inspiré par la cuisine des îles (accrochez vos ceintures pour que la joie des coeurs se lise dans les yeux.. La solitude me va bien mais connaît quand même des limites. J'accepterai volontiers une vingtaine de crêpes qui s'ajouteront à celles que je vais produire.

    Pour Frédérique. Je vous donnerai demain matin l'adresse d'un lieu de dépôt à Paris.

Paul T.

    PS j'ai rencontré aujourd'hui l'un des vicaires épiscopaux de mon diocèse et la réponse qu'il m'a faite pour la question que vous savez est exactement la même que celle de notre Aumônier à qui j'adresse mes affectueux respects.

Paul

 

Annelysdefrance, 7 février 2005 :

D'accord pour faire quelques crêpes, si vous pouvez passer les prendre au passage.

Amitiés

Anne

 

Paul Turbier, 23 février 2005 :

Les soupes du roi se suivent sans qu'aucune ne ressemble à celles qui furent vécues auparavant. Celle de ce soir nous a amené son petit cortège d'imprévu et d'étonnement.

L'imprévu fut la faiblesse de la participation des jeunes royalistes qui habituellement assurent la distribution pendant que les vieux assurent les relations publiques et humaines. La grippe, la neige et aussi quelque diable firent que nous avons du faire face, Thibaud et moi aux casseroles et au réchaud dans la bonne humeur comme chacun s'en doute. Pas de dessert, pas de sucre pour le café, heureusement que le coq au vin qu'Anne avait mitonné avait mis la joie dans les coeur .

Un convive nouveau est arrivé en vélo. Mais quel vélo mes enfants, chargé devant, chargé derrière, sur le côté droit et sur le côté gauche, plus bondé qu'un RER aux heures de pointe. Mais où donc s'assoie-t-il Julien pour atteindre les pédales. Il faut voir Julien sous son bonnet de ramoneur, moral d'acier, mollet de même métal, conversation distinguée, bonne connaissance de la généalogie capétienne, malgré un certain flou dans les liens de parenté entre Philippe-Auguste, St-Louis et Philippe le Bel. Il est en route pour la Forêt noire et redoute la neige du côté du col de Bussang, la même que celle qui l'a contraint l'année dernière à dormir en forêt sous un sapin avec un mètre de neige tout autour. L'étonnant n'est pas dans le physique ou dans la performance du bonhomme mais dans l'insoutenable impression qu'il donne d'être heureux.

Ah! On en voit des choses à la Soupe du Roi.

Rendez-vous le 9 Mars. Il y aura du bouillon chaud. Promis.

Kenavo, comme m'a dit Julien.

Paul T.

 

Annelysdefrance, 24 février 2005 :

¨Paul Turbier vous a rendu compte de la "soupe du roi" d'hier soir et vous avez reçu des compte rendus de toutes les soupes de l'hiver dernier et de celui-ci depuis le 18 novembre.

Nous ne sommes pas totalement démunis d'argent, car les "popotiers" ne se font pas toujours rembourser leurs frais... et parce que les dons - plus rares - continuent cependant à arriver. (*) Aussi il serait souhaitable que la "soupe du roi" puisse devenir hebdomadaire.

Notre gros problème reste celui de la distribution, surtout (comme hier) en période de vacances scolaires et universitaires.

Si vous pensez que nous pouvons soutenir l'effort, je suis, de mon côté, prête à "popoter" chaque semaine jusqu'au 30 mars (après, je ne serai plus en région parisienne). Mais j'attends vos réponses, et, bien entendu, les dons qui seront nécessaires pour tenir ce rythme.

Merci d'avance de la part de Nos Seigneurs les Pauvres.

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

 Anne

* A ce sujet, je tiens à remercier ceux ou celles qui ont remis entre le 25janvier et le 2 février des chèques (un de vingt euros, un de seize euros et un de quarante euros) dont je n'ai eu connaissance que par mon relevé ce qui ne me permet pas d'identifier les donateurs, puisque ma banque a cessé d'indiquer les noms des signataires de chèques.

 

Annelysdefrance, 24 mars 2005 :

Hier soir s'est tenue une "soupe du roi - spéciale Pâques".

En effet, nous avons voulu faire profiter "Nos Seigneurs les pauvres" des promotions sur les gigots, viande qu'ils ont rarement le plaisir de manger. Nous avons donc décidé de fêter Pâques, sinon avant les Rameaux, du moins avant le Jeudi-Saint.

Le menu était le suivant :

Crudités mélangées assaisonnées d'une vinaigrette à l'huile d'olive et au citron, suivies de gigot rôti avec son jus (cuit un peu moins longtemps que la normale, la cuisson s'achevant en "marmite norvégienne" dans une glacière) accompagné de petits légumes de printemps (pommes de terre, petits pois, carottes, haricots verts, navets, oignons), les uns, frais, cuits dans un jus aux lardons, vin blanc et bouillon et aromatisé avec les os en surnombre des gigots (os qui ont ensuite été distribués aux chiens qui sont les compagnons de Nos seigneurs les pauvres), les autres venant de conserves, réchauffés dans le jus des légumes frais. Cantal. Gâteaux (confectionnés par "moi aussi"), oranges, oeufs de Pâques au chocolat, café.. Le tout servi avec un excellent gros pain trouvé par Paul Turbier.

Rien n'est resté que quelques boîtes de conserves de légumes qui serviront pour une prochaine "soupe".

Grâce au prêt d'une remorque sur laquelle était fixée le "tripatte", l'installation, le service et ensuite le rangement ont été beaucoup plus faciles que d'habitude.

En raison d'une autre distribution qui avait lieu dans le voisinage, et aussi à cause du vent très violent et désagréable (heureusement , il ne faisait pas froid), nous avons eu un peu plus de trente "convives" tous bien servis et dont la plupart ont emporté du fromage et/ou de la viande et des oranges pour assurer la nourriture du lendemain.

Par ma faute (incident culinaire ...) le dernier gigot n'était pas assez cuit quand Paul Turbier est arrivé chez moi pour récupérer le repas, si bien que nous sommes partis en retard et avons manqué le rendez-vous avec une amie de "moi aussi" qui devait nous remettre des gâteaux que Correns83 avait confectionnés de ses blanches mains. Par chance, il en était resté quelques-uns de la dernière "soupe" que Paul avait congelés et qui ont permis, avec des oranges, d'assurer un dessert... Heureusement, ce fut (avec le manque de sucre pour le café) le seul contre-temps, et il fallait voir Paul s'activer, grand couteau en main, pour distribuer gigot et pain tandis que d'autres volontaires réchauffaient les légumes et les distribuaient à la louche (les assiettes en carton, ce n'est vraiment pas parfait quand il y a du jus ..) en risquant de mettre le feu à toute l'installation quand le vent chassait les flammes du "tripatte" trop près d'emballages en plastique, quand au contraire il ne soufflait pas carrément la flamme du gaz !

Prochaine soupe le 6 avril. L'ami dont Paul vous a parlé la prochaine fois se charge de la "popote".

Merci à tous ceux qui nous ont aidés, de la part de "Nos seigneurs les pauvres".

 

Annelysdefrance, 24 mars 2005 :

Depuis quelque temps déjà, il nous était apparu qu'il était nécessaire de pérenniser la "soupe du roi" dans le cadre d'une association, pour diverses raisons :

 - il nous paraissait juste que les donateurs puissent déduire de leurs impôts 75% de leurs dons - et anormal de laisser la Gueuse en profiter ...

 - il nous fallait acheter du matériel - notamment une remorque qui s'avère indispensable - matériel qui devait avoir un propriétaire ...

Donc, après la "soupe du roi", sept des volontaires de la "soupe" : Paul Turbier, "Portemont", "Hugues de Malval", FB, Frédérique Cingala, mon mari et moi-même nous sommes réunis pour fonder cette association.

"Portemont" nous ayant avisés de la possibilité d'obtenir certains fonds à condition que l'objet de notre association concerne non seulement les pauvres mais aussi les malades, nous avons nommé cette association "Nos Seigneurs les pauvres et les malades". Nous avons aussitôt tenu une "Assemblée générale constituante", au cours de laquelle nous avons approuvé la fondation de l'Association et, après discussion, le projet de statuts. Aussitôt après, nous avons tenu une Assemblée générale ordinaire, laquelle a élu les sept membres présents comme membres du Conseil d'Administration, fixé la cotisation à 5 euros et décidé l'acquisition d'une remorque de taille adéquate et de matériels divers (tripattes à gaz, bouteilles de gaz, grandes marmites pour collectivité et petit matériel de cuisine et de service, si possible assiettes ou plateaux compartimentés rigides et couverts plus solides que ceux que nous utilisons actuellement).

A la suite de l'Assemblée générale, le Conseil d'Administration s'est réuni et a élu "Hugues de Malval" président, Paul Turbier secrétaire général et votre servante trésorière. Le secrétaire général a été chargé d'assurer les formalités auprès de la sous-préfecture, la trésorière de l'ouverture d'un compte au nom de l'Association et du transfert sur ce compte des fonds actuellement sur un compte ouvert à son propre nom pour la "soupe du roi", et tous les membres du Conseil de rechercher les meilleures conditions d'acquisition du matériel nécessaire.

Puis, satisfaits de notre soirée, nous nous sommes séparés.

Amitiés

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

 

Paul Turbier, 7 avril 2005 :

J'ai personnellement trouvé la soupe du Roi de mercredi un peu en demi-teinte. Nous pas qu'elle manquât de sel ou qu'elle fut mauvaise (tout le mode a trouvé le sauté d'agneau excellent) mais parce qu'un problème automobilo-policier m'a démoli mon programme et m' a obligé à des impasses très gênantes. Par exemple, j'ai du échanger l'attelage avec remorque contre le coffre agrandi mais cependant exigu de la Twingo de mon épouse. De plus, je n'ai pas pu servir les mousses au chocolat que Correns m'avait demandé de me procurer. mais que je n'ai pas pu trouver dans les rayonnages du fournisseur. (je m'en excuserai auprès de notre généreuse amie). Enfin, les carottes râpées qui sont passées à la trappe faute de temps pour les râper.

    Nonobstant ces anicroches, l'ambiance fut, comme à l'accoutumée excellente et le nombre des convives tend à grandir. Il m'a semblé également qu'un phénomène nouveau apparaît sous forme d'une seconde vague qui arrive alors que nous partons, cambuse vide et cuisine froide. Je pense que nous suivrons les judicieux conseils de Marc à propos d'un stock de secours ( Conserves à réchauffer, fromage) qui pourrait servir au dépannage des retardataires.

    Passons à la petit chronique de la Soupe du Roi.

   Julien le cycliste transporteur s'affirme décidément comme un animateur-né. Il cite Oscar Wilde et nous apprend qu'il parle anglais. ( La démonstration pratique aura lieu, je suppose, ultérieurement ). En attendant, il nous donne une définition de la chasse au renard tirée des oeuvres complètes du célébrissime écrivain. Qu'est-ce donc que la chasse au renard ? C'est , nous rapporte Julien, " la poursuite d'un immangeable par des infréquentables."

     Autre vedette de la soirée, Louise ( 88 ans, maigreur ambulante ). Elle arrive tard alors que le fond de la marmite est atteint et je chauffe pour elle une boite de lentilles, rescapée d'une soupe précédente. " ça tombe bien" dit-elle,  "j'adore les lentilles et si certains n'en veulent pas je mangerai leur part ". Je la crois volontiers car j'appends que le maigre repas de ce soir est le premier qu'elle fait depuis 24 heures. Je lui donne un bon quignon de l'excellent pain campagnard que nous avons servi (trouvé à Carrefour). Ce sera probablement pour elle, à la fois le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner de demain. Mais Louise garde le moral et le sens des convenances. Elle nous demande de nous détourner, Marc et moi, pendant qu'elle ôte son dentier. Nous obtempérons et aussitôt l'opération terminée, les lentilles disparaissent de l'assiette à une vitesse stupéfiante. J'en déduis que le principal obstacle à la déglutition des lentilles est parfois constitué par les dentiers, surtout chez les vieilles personnes. Et c'est là que le drame se noue. "J’ai perdu mon dentier" s'écrie Louise et tout le monde de chercher, courbé en deux scrutant  le sol par terre, sous la table et dans la perlouse de l'esplanade. Une petite équipe d'experts fait consciencieusement, mais en vain, la poubelle. Je fais un 180° avec la Twingo pour éclairer le champ de bataille. Pas de dentier. Les combattant relèvent l'échine au clairon de la voix de Louise qui annonce, triomphante " ça y est, je l'ai retrouvé, il était dans le fond de mon sac" . Sur ce elle fait la bise à tout le monde et s'en va, guillerette. Une famille, se pointe, le père et trois jeunes enfants très joueurs. Ils sont sales et un peu dépenaillés mais ils n'ont pas faim. Les enfants acceptent toutefois une orange mais ne se jettent pas dessus. En voilà au moins qui ne sont pas affamés. L'un de nos amis me dit que le père vit en faisant la manche avec ses marmots. Possible !

    Ce qui m'étonne le plus dans cette expérience de la rue, est de découvrir que subsiste au fond de ces détresses, encore un peu de bonheur de vivre. L'amertume est cachée, alors qu'elle doit bien exister. Pudeur ou anesthésie ?

Paul T.

 

Paul Turbier, 30 avril 2005 :

Mercredi 4 mai de l'an de grâce 2005 après la naissance de notre Seigneur Jésus Christ, aussitôt l'angélus du soir sonné,  la Soupe du Roi sera servie sur l'esplanade de la Gare Montparnasse à " Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades ".

    Au menu : Crudités de saison, Daube ( provençale ou béarnaise, en fonction du marché ), fromage, dessert et fruits, succulent pain "à l'ancienne" doré comme une starlette festivalière de cannes ( on en mangerait) . Café bien entendu et petite friandise car cette soupe-là, gentilshommes et gentes dames, sera la dernière de cette saison. Eh oui !  Nous n'en aurons pas fini pour autant. Les étudiants-serveurs  se préoccuperont de leurs examens, et nous autres ,, les marmitons, nous fourbirons les armes de la prochaine campagne, couteaux, chaudrons, lèchefrites, lardoires, écumoires, louches, poêles et réchauds sans oublier la remorque-cuisine-salle à manger avec vue sur les jardins de la gare.

    Pour le dessert, la surprise est grande car je n'en connais pas encore la couleur,l'odeur et le goût. Mais notre amie pâtissière à confiance. Moi aussi.

Paul T.

 

Paul Turbier, 6 mai 2005 :

Un qui aurait fait bien dans le décors, mercredi soir à la soupe du Roi, c'est McMahon, car nous n'avons pas manqué d'eau. Ce fut un déluge, un bombardement de Canadairs Des trombes d'eau se sont déversées sur Paris et nous avons guetté une éclaircie pour commencer notre distribution. A peine en action, et une seconde vague arriva, nous chassant vers un auvent de kiosque à journaux heureusement fermé.

    Notre cohorte d'habitués d'en est trouvée amoindrie et seule une petite quinzaine d'habitués avait bravé la météo. Ils ont donc été largement servis et comme nous disposions d'emballages adéquats, nous avons pu faire des paquets cadeaux. Malgré tout il nous est resté un peu de saumon aini que trois charlottes aux fruits rouges sur les six que nous devions à la générosité de Correns.

    C'est pourquoi nous avons pris la décision de jouer les prolongations et de revenir dans quinze jours, sous un soleil radieux, du moin snous l'espérons. Nous essaierons une formule un peu innovante qui nous permettre de vider un congélateur dans lequel se morfondent quelques denrées propres à garnir un buffet campagnard.

    Je vais entamer des consultations pour affiner cette petite nouveauté et tenir la compagnie au courant.

    Dans un autre domaine, l'un de nos jeunes serveurs, à moins que ce ne soit Hugues, m'a remis entre deux inondations, un message du comte de Paris qui nous complimente pour l'initiative. Je renvoie le compliment aux véritables inventeurs, La_Mary, Mahoud et Anne.

Paul T.

 

Paul Turbier, 15 mai 2005 :

Le souper du Roi accueille quelques convives musulmans, deux ou trois et probablement un juif sans qu'apparaissent de problèmes liés aux interdits de leurs religions respectives. Tout au plus de temps en temps une abstention discrète. Je questionne l'un des musulmans qui me dit ne pas avoir d'état d'âme car il est permis de manger ce dont on dispose dans les situations de nécessité, ce qui est le cas.

    Puisant dans mes sources, je trouve que la Sourate 2 verset 273 confirme explicitement son dire ce qui rend pour le moins bizarre l'attitude de madame l'adjointe au maire de paris envers nos amis de la soupe au cochon.  Madame l'adjointe n'a peut-être pas lu le coran ?

    Plus généralement, comme la nourriture, trouvée unanimement excellente, que nous servons n'est ni halal ni casher, qu'elle a été préparée par des chrétiens, elle est déjà, porc ou pas porc, coraniquement illégale et nous devrions être, nous aussi interdits de service par la dame en question. Toutefois, si d'aventure, des poux nous étaient cherchés dans la tête ( où s'abriteraient-ils dans la mienne ?), il nous serait facile de produire des témoignages de première main, celui de Mohamed et de son compère dont j'ai oublié l'imprononçable prénom.

    Quant à nous qui servons, le péché de viol de conscience ne peut nous être imputé. Ouf ! Je me demande par ailleurs si le fait que ce repas soit servit au nom du Roi, n'est pas pour nos invités exotiques, un excellent alibi.  Dame,  un roi ce n'est pas comme un vulgaire sous-off cuistot républicain, y a pas moyen d'y refuser !

Paul T. 

 

Message d'Annelys relayé par Paul T le 23 octobre 2005.

Cher amis,

Donc, la " soupe du roi " reprend mercredi prochain 19 octobre, avec le concours, pour le service, des jeunes de l'Action française et des manants du roi.

Mais vous vous en doutez bien, pour continuer cette ouvre qui fait du bien au corps et au cour de " Nos Seigneurs les pauvres ", il nous faut de l'aide.

De l'aide en temps à nous consacrer, pour la cuisine (je préparerai le hors-d'ouvre, la viande, les saucisses et les sauces et accompagnements, " moi aussi " confectionnera des gâteaux, mais je repars jeudi pour le midi et ne serai de retour que vers la mi-décembre ; il faut donc une relève ; il faut pouvoir consacrer quelques heures certains mercredis..), le transport (Paul en fait beaucoup, mais il peut être indisponible, il faut pouvoir le remplacer les mercredis où il sera indisponible de 17 h 30 à 21 h 30 environ et disposer d'un véhicule, de préférence avec un crochet à remorque), le service (il faut être disponible à la gare Montparnasse le mercredi - un mercredi sur deux pour l'instant, mais nous aimerions rendre notre " soupe " hebdomadaire - de 19 à 21 h).

Et aussi de l'aide en argent, sans lequel nous ne pouvons rien faire.

    Comme nous vous l'avons dit au printemps, nous avons créé une association dénommée " Nos Seigneurs les pauvres et les malades ", qui a son siège 15 avenue de la gare 78690 LES ESSARTS LE ROI ; cette association a maintenant un compte en banque au Crédit agricole des Essarts le roi, n° 509 445 4 001.


Vous pouvez donc adresser des chèques à l'adresse suivante : " Association Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades ", 15 avenue de la gare 78690 LES ESSARTS LE ROI ou à celle de notre secrétaire général, Paul Turbier, … ; pour un virement, les coordonnées sont les suivantes : CRCA LES ESSARTS LE ROI , Banque 18206, guichet 00089, n° de compte 509 445 4 001 , n° IBAN FR76 1820 6000 8950 9445 5400 182, BIC AGRIFRPP882.

" Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades " vous remercient chaleureusement.

Et moi, je vous adresse toutes mes amitiés,

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Photos du 19 octobre 2005 :

 

         

 

 

Paul Turbier, le 3 novembre 2005 :

La pluie n'arrête pas le pèlerin; dit le proverbe mais elle érode la participation des convives de la soupe du Roi. Les mercredi se suivent sans se ressembler et nous n'avons vu qu'une trentaine de visiteurs hier soir. Pas d'Irlandais avec son 'Ti chien", pas de Philippe, pas de ... et pas de ....mais un revenant, Pascal et quelques dames (cinq) en nombre inhabituel. Malgré que ceux qui sont venus aient fait grand honneur au menu, il nous est resté de quoi servir encore une dizaine de gourmands et même du pain et quelques uns des excellents gâteaux de Correns. Qu'on se rassure, rien de tout cela ne sera perdu.

Parmi les cinq dames, une fidèle, Marie-Claire avait oublié son cabas, cet incident technique, sans conséquence pour son moral, l'a empêchée de nous aider à vider notre stock , comme elle le fait parfois.

Une nouvelle, très attendrissante, mange (que dis-je mange, dévore) son bourguignon en silence, avant de commencer à parler. C'est une vendéenne, royaliste dont une grand'mère portait en nom de jeune fille une particule maintenant perdue. Elle traîne un spleen dans les rues pour ce que ses enfants ont disparu de sa vie. Elle les cherche. Elle et Sébastien " l'irlandais-au-ti-chien" font partie de ceux que le Christ se serait prit à aimer au premier regard, comme il le fit pour le jeune homme riche. Nous devons les remercier d'être aujourd'hui pour nous l'occasion de pouvoir imiter un moment, au coin d'une place de gare, notre Seigneur Jésus Christ. C'est notre vraie rétribution.

Deux autres, une mère et sa fille, nous parlent de leur nuits blotties dans une encoignure pour tenter de dormir assises, dans l'angoisse d'une agression. En fait la mère seule parle, car la fille un peu simplette, ne dit mot. Elles sont à la rue depuis huit ans pour ne pas être séparées par la mise en hospice de l'une des deux.

Une sixième personne, robuste paysanne du Sud-Ouest, avec un accent qui chasse la pluie, arrive alors que nous commençons les manoeuvres de repli. Elle ne veut rien, sauf gagner son procès, ce qui lui fournira des ressources pour aider les pauvres. Quelques siècles plus tôt elle se serait trouvée à Vincennes pour crier justice auprès de Saint Louis, ça c'est sûr.

Je termine par un double merci pour Olivier et Séverine, désarmants de gentillesse et d'efficacité.

Bonne journée à tous.

Paul

 

Annelysdefrance, 24 mars 2005 :

Voici le compte rendu de la dernière "Soupe du roi" fait par Paul Turbier.

 

<<< Pour avoir du monde, nous avons eu du monde et les opérations furent rondement menées. J'avais préparé 48 parts de sauté de poulet façon provençale et nullement lésiné sur le riz (thaï, évidemment). J'avais également et à tout hasard emporté une marmite de bourguignon, relief de la dernière soupe (c'est là qu'on profite des avantages des popotes à l'ancienne, plus elles sont réchauffées, meilleures elles sont). Le fromage et la salade ont fondu comme neige au soleil , nous avons du gratter les fonds de marmite pour servir notre dernier visiteur et à 21 heures la messe était dite.. C'est bien ainsi.

L'équipe de distribution s'est renforcée par une paire de bras efficace détectée grâce à Internet ( c'est beau le progrès) . Philippe a donc participé à la fête et, visiblement enchanté sera de nouveau des nôtres dans deux semaines. Tant mieux car nous devrions avoir du monde puisque le froid arrive. Merci à Philippe.

Vers la fin, provisions épuisées, nous levons le camp et j'aperçois un gâteau au chocolat (merci Correns ) qui n'avait pas été distribué. J'en fait deux larges part pour de véritables amateurs. L'un s'avance et me dit " C'est trop, monsieur, une moitié suffit, il faut partager ". Sans commentaires !

Petite nouvelle des nos habitués, Sébastien l'Irlandais au Ti-chien a perdu son ti-chien qui s'est enfui dans la nuit. Il est bien triste (Sébastien).

Je ne me déroberai pas au devoir qui s'impose à moi en remerciant de la part de tous, Séverine, Olivier et un de leurs amis dont je n'ai pas gardé le prénom. Puisqu'ils ne me lisent pas, j'en profite pour dire tout le réconfort qu'on puise à côtoyer des jeunes gens de cette qualité. C'est pour eux et leurs semblables qu'il faut se battre pour que la vraie France vive.>>>

Vous vous doutez bien que notre Association a besoin d'aides : à l'heure actuelle, le gros de la charge repose sur Paul Turbier qui assure la cuisine et le transport (pour la cuisine, je l'aiderai au premier trimestre de 2005 quand j'aurai pris mes quartiers d'hiver en région parisienne) et sur un groupe de jeunes de divers mouvements royalistes qui assurent le service. Si certains d'entre vous peuvent se libérer quelques heures un mercredi sur deux (dans la journée pour faire la cuisine, de 17 à 22 h avec une voiture ayant un crochet à remorque pour le transport, de 19h à 21 h pour le service) ils seront les bienvenus. Les dons en argent peuvent être adressés par chèque à l'Association "Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades" 15 avenue de la gare 78690 Les Essarts-le-Roi, ou par virement au compte ouvert au nom de l'Association au Crédit agricole des Essarts-le-Roi, 7 rue du 11 novembre 78690 Les Essarts-le-Roi, compte n° 509 445 54 001, clé RIB 82, code banque 18206 , guichet 00089.

Amitiés à tous


Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Paul Turbier, 3 décembre 2005 :

Comme tous le monde ne le sait pas, la " soupe du roi" continue, et s'apprête à fêter Noël dignement sur l'esplanade de la gare

Montparnasse avec la quarantaine de SDF qu'elle rassemble désormais autour d'un festin de rue " royal".

    Bien sûr, la nourriture du corps est l'objectif premier de l'opération mais nous avons découvert que les deux ou trois heures que nous passons ensemble dans le froid (oublié) et parfois la pluie (méprisée) sont aussi de moment d'amitiés et de chaleur morale essentiels.

     L'Association "Nos Seigneurs les Pauvres" qu'il a fallu créer pour des raisons administratives fonctionne et délivrera dès la fin de l'années ses premiers reçus fiscaux. Des soutiens souvent modestes mais toujours appréciés nous sont parvenus, parfois de loin, et je dois dire que VR a été, dans un certain sens, un lieu remarquable à cet égard. En effet, alors que la liste compte près de deux cents inscrits, sensés être majoritairement ouverts à toute manifestation de charité chrétienne, alors que l'opération "Soupe du ROi" est un remarquable exemple de coopération royaliste "oecuménique", très peu de VRgiens ont réagi positivement aux appels à l'aide qui leur ont été adressés. Que ceux qui se sont manifestés reçoivent ici les remerciements qu'ils méritent et en sus ceux qui avaient été engrangés pour les autres et qui ne sont pas encore distribués.

    L'arrivée de Noël va donner l'occasion aux frileux de sortir du bois. Voici comment. La drame que constitue l'avortement est un thème qui est souvent évoqué dans les messages VRgiens. Nous avions, AnneLys et moi, proposé une action concrète dans cette direction.. Je la renouvelle aujourd'hui.

    Puisque l'association "Nos seigneurs les pauvres" existe et qu'il est dans ces statuts de soutenir et promouvoir toute action d'aide aux pauvres et au malades, elle peut donc recueillir des dons pour les jeunes femmes qui tentent courageusement de garder la vie qu'elle portent en elles malgré la pression d'un environnement avorteur. Justement, il existe une oeuvre qui les accueille pour les aider; c'est le refuge "Magificat"   Chers amis, voilà l'occasion de faire un geste simple : achetez un carnet de timbres, mettez le dans une enveloppe avec la mention " Magnificat", portez sur l'enveloppe l'adresse que vous trouverez en bas de ce message et mettez le tout dans la boite de la poste. C'est tout. Bien sûr, si vous pensez qu'un carnet de timbre est un effort un peu mesquin (je crois pour ma part qu'il n'en est rien car ce sont les petits ruisseaux .....), ne vous gênez pas, mettez un chèque en lieu et place. Ceci ne posera aucun problème car l'association a ouvert un compte dans une banque et vous recevrez un reçu fiscal pour votre prochaine déclaration d'impôts.

    La transmission vers "Magnificat" se fera au nom collectif de Vexilla Regis, ce qui fera un peu de publicité à l'action royaliste.

Alors ! on y va !

Paul T.

" Association Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades ", 15 avenue de la gare 78690 LES ESSARTS LE ROI ;

 

Annelysdefrance, le 4 décembre 2005 :

... Je tiens cependant à avertir les donateurs, tant pour "la soupe du roi" que pour "Magnificat" que la délivrance des reçus fiscaux est subordonnée à une autorisation délivrée par les services fiscaux, au vu de nos comptes certifiés au 31 décembre : si nous tombons sur un "mauvais coucheur" nous risquons de ne pas pouvoir les délivrer tout de suite.

Amitiés

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Lelieutenant, le 27 janvier 2005 :

 

Voici un petit rapport sur les dernières soupes du roi, constitué d’une compilation des derniers messages de Paul Turbier et FB sur le mois de décembre 2005 :

 

Message du 5 décembre :

D'ici à la fin de l'année, nous aurons deux services dont l'un, festif, sera avec quelques jours d'avance le dîner de Noël. Pour la mise sur pied de ces deux opérations, j'ai besoin d'aide. Mais auparavant , voyons les menus

    Le 14 décembre, ce sera Pot-au-Feu et nous n'aurons pas d'entrée, le consommé en tiendra lieu. Il sera renforcé  en conséquence avec des flocons d'avoine. Nous terminerons avec l'incontournable fromage avant de proposer des fruits, oranges et pommes  en dessert.

    Le 21, c'est la fête.  Qu'on se le dise ! Pour suivre la direction qu'avait prévue Anne, ce sera de la dinde rôtie  ou plutôt des manchons de dinde rôtis accompagnés d'une purée de Ptd (merci Sébastien) et des marrons (cuits dans le jus de la dinde),  le tout rehaussé d'une une sauce au foie gras (royal, non!). Un peu de salade ne déparera pas, le fromage non plus, bien sûr ainsi que le dessert. Il serait possible d'envisager de la bûche mais ce serait avoir recours à une préparation industrielle de qualité douteuse. Je crois que les gâteaux au chocolats tant appréciés ( merci Correns) seront de beaucoup préférables. Une orange et un petit paquet de douceurs permettront de se quitter bons amis.

    Je crois qu'il sera nécessaire de prévoir plus de cinquante couverts, car rien ne nous empêche d'accroître la convivialité de l'événement en partageant ce dîner avec nos invités. D'autant que, si je me fie aux rapports qualité que  rédigent les serveurs goûteurs sous la direction de Séverine, directrice du Labo de contrôle, la tâche est loin d'être désagréable..

    Le café ! n'oublions pas le café. Il est important , et c'est l'enseignement de la dernière SdR, que le café soit disponible d'entrée ce qui implique un thermo de grande contenance. Celui de mon épouse ne fait que trois litres ce qui est insuffisant. Il existe de thermos de cinq litres à pompe  et je vais me renseigner sur le prix d'un de ces engins. En attendant, j'emprunterai celui du comité des fêtes de mon village.

    L'année dernière, nous avions levé le coude et le verre de la Fête avec du crémant mais je ne sais plus comment ce crémant était arrivé. Tombé du ciel , probablement. Mais qu'est devenu le tombeur ? 

L'aide.

Comme notre amie Anne ne pourra pas être des nôtres, je suis en principe seul pour faire marcher toute cette machine. Pas tout à fait car Correns se charge des gâteaux  ce qui est considérable. J'ai donc besoin d'un coup de main et je lance un appel pour deux postes :

   1 - La vaisselle. Nous allons manquer d'assiettes en plastique, de couverts et de serviettes. Qui peut s'en occuper ? Frédérique (elle) , peut-être ? Frédéric (lui), nous apportera des plateaux qui permettront de servir plus facilement fromage et dessert.

    2 - Les douceurs : je n'ai aucune idée ni de leur forme ni de leur nature et  l'imagination a porte ouverte. Il faut prévoir cinquante bénéficiaires. Qui a de l'imagination ?

Merci de m'avoir lu. Aux Rois! Celui du Ciel et celui que nous

attendons. Paul T.

 

Message du 15 décembre 2005 :

La soupe du roi d'hier a été servie à une assemblée record. Soixante portions avaient été préparées et on a du cuire sur place du rabiot de pommes de terres. 14 kg de viande 15 kg de pommes de terre, y sont passés et le troisième pain ( 4 livres, à l'ancienne) qui, il y a peu donnait lieu à une distribution finale pour le déjeuner du lendemain a été dévoré sur le champ. Les cinq cakes salés de Clotilde ( merci Clotilde) ont fait un tabac. mai pour le reste le cuisinier n'était pas très content de sa prestation qu'il a jugée médiocre car soixante est un chiffre charnière à partir duquel des problèmes techniques apparaissent ( j'y reviendrai dans un autre billet), problèmes qui ont empêché que tout soit bien. Les invités ne se sont pas plaints, mais je les crois très indulgents.  Nous avions prévu d'offir de la salade mais elle fut complètement oubliée à cause de la nécessité de pouvoir, avec les moyens du bord, offrir queque chose de chaud aux retardataires. J'ai retrouvé les boites dans lesquelles elle avait été amenées (heureusement sans leur assaisonnement)  et je les ai distribuées ce matin à quelques familles  nécessiteuses du village. Heureusement que le renfort attendu sera opérationnel la semaine prochaine car l'affaire va être chaude.

    Donc beaucoup de visages nouveaux dont une dame qui pleure, à l'écart, effondrée en disant " je n'en peux plus" . Samantha, 19 ans et déjà sept ans de trimard derrière elle. Comment fait-elle pour ne pas avoir tout perdu d'une innocence d'enfance qui se lit encore dans son  regard ? Comment fait-elle pour avoir un reste d'élégance dans la vêture et dans la démarche ? Marc et moi lui parlons un peu et ce qui se devine dans cette confession de coin de rue est horrible.  Elle veut encore s'en sortir, nous dit-elle mais le peut-elle. On voudrait faire quelque chose et personnellement l'idée que l'enfant qu'elle est malgré tout, passera Noël seule dans le noir et le froid, m'est insupportable. Cette idée meublera ma réflexion de retour lorsque je roulerai vers ma maison chaude et confortable où ma femme m'attend. Nous la reverrons mercredi prochain pour le repas festif de cette fin d'année. Elle l'a promis.

A bientôt

Paul T.

 

Messages du 26 décembre 2005 :

A la Soupe du roi de Noël, on a mangé de la dinde aux marrons, et à belles dents ! A vingt-et-une heure nous touchions le fond des gamelles, le pain vint à manquer et heureusement que nous n'avions pas encore dévoilé les gâteaux au chocolat , sans quoi , tout étant consommé, nous nous serions quittés dans la morosité. Soixante rations ont été distribuées à environs 40 à 45 convives, approximativement  je dit approximativement, car il est très difficile de les compter, ils bougent tout le temps comme les moutons du berger dans le Causse.

    Merci pour l'aide qui nous est tombée du ciel et même de Tahiti, c'est dire ! Du côté organisation on a vu la patte du professionnel (c'est Fred) trois tables, une nappe, parfaitement , une nappe, des branches de sapin, des pare-vents pour les réchauds et une main d'oeuvre de choc avec Eugénie et Enguerrand  (six ans la plus jeune et onze ans le plus ancien). Voilà du sang neuf !

    Que dire d'autre sinon la joie et le bonheur d'être ensemble, toutes choses que je ne peux traduire. Bien sûr, la soupe est bonne, mais la rencontre, est de beaucoup plus importante. Je suis certain que si un jour, nous débarquions avec des sardines et du fromage, faute d'avoir pu cuisiner, la  joie serait aussi grande, car  au dessus de l'estomac, un peu sur la gauche, pour la droite de celui qui est en face des yeux , il y a le coeur.

Paul T.

 

bonjour à tous,

oui la fête était belle et les convives semblaient ravis, et difficile fut le départ pour certains qui auraient continué le reste de la soirée ( bien entamée ) pour finir la discussion.

Des nouveaux venus ( à leurs dires ) trouvent l'ambiance très chaleureuse, et je suis d'accord avec l'ami Paul, des sardines à défaut de cuisinier ( mais avec un bon café tout de même à la fin ) les contenteraient tout autant..

Pour Eugénie et Enguérand petit rectificatif, car ils ont l'air " grands" mais n'ont que 5 et 7ans et demi. ( ce qui me rajeunit tout  de même un peu..ouff! )

amicalement,

Frederic

 

Message de Paul T. du 3 février 2006 :

    Nous avons joué la neuvième de la Soupe du Roi mercredi premier dernier ( tout le monde suit?) allegro vivace. D'abord la foule, plus de monde que d'habitude m'a-t-il semblé, mais aussi l'inauguration de la remorque-cuisine dont le maniement n'est pas encore bien au point. Nous avons ouvert le bal par une partie de bouling sur le bitume avec des pommes de terres crues (mais épluchées) que le basculement inattendu de la remorque avait provoqué . Je passe sur les détails sauf sur les remerciements que nous devons à  Nicole pour avoir déniché en un temps record une source d'eau chaude pour réparer les dégâts. Quel classe !

    Ces petits incidents mettent un peu d'animation dans un événement que l'habitude rendrait vite routinier. Le décor est toujours le même ainsi que les acteur, chacun prend les nouvelles de chacun, on s'inquiète des absences, et  des états de santé. La pièce peut commencer avec les

personnages maintenant bien connus : Philippe qui aide à la mise en place, Pascal qui amène de la lecture (sait-il lire?), le petit resquilleur replet, tout en rondeur, qui tel le furet passe et repasse (comment peut-il manger tant ?), l'ex-homme du monde ( il en a gardé une

politesse raffinée), la mère et sa fille. Bref, ma routine, vous dis-je. Avec un peu de talent littéraire il y aurait là de quoi nourrir l'inspiration d'un nouvel Eugène Sue.

    Aujourd'hui, il fait froid d'un de ces froids humides et glaçants " qui puent le rhume et la bronchite  " (*). Le bouillon bien chaud tombe à pic, les pommes de terre enfin cuites et brûlantes aussi. On se régale des formidables cakes de  Moihaussi puis chacun disparaît. Nous en retrouveront une petite troupe dans la gare autour d'une distribution de café-viennoiseries. Le requilleur-replet est de la fête et que fait-il ? Il mange !

Prochain rendez-vous le 15 Février avec .... un menu mystère!

Paul T.

(*) Aristide Bruant.

 

Message de Paul T. du 5 février 2006 :

Dans le petit compte-rendu de la neuvième, j'ai omis un détail qui va en faire rêver plus d'une. Notre premier convive fut un nouveau venu, SdF plus vrai que nature, grand, très maigre, pommettes saillantes émergeant d'un barbe à la Dostoievsky et encadrant deux yeux encavés au

fond de leurs orbites. Très poli et serviable, il se précipite pour m'aider à soulever une marmite qu'il jugeait probablement trop lourde pour mes petits bras et en remerciement je le sers en tout premier lieu.

     Le morceau de viande que j'extrais pour lui de la marmite et qui atterrit sur ma planche à découper est un peu gras à ce qu'il me semble et je m'attache donc à en éliminer l'excédent de graisse. Il m'interrompt d'un geste vif et dit : " Laissez monsieur !  Vous ôtez le meilleur ". Il remonte pour moi sans le savoir 65 ans de ma vie, vers une époque où le réfectoire du lycée proposait des portions bien congrues et où une quelconque graisse attachée à un rare morceau de

viande était reçue comme un aubaine. Un peu plus loin, une convive trie soigneusement dans son assiette. Il y a donc des degrés dans la faim comme il y en a dans toute horreur.

    Et nous, faut-il donc que nous soyons riches et repus pour que l'essentiel de notre publicité alimentaire soit consacrée aux allégés, aux yaourts à 0%, au lait demi-écrèmé aux  pondéreux-regardants et qu'il soit difficile de trouver une famille soit démunie d'un pèse-personne.

    Mesdames qui ne savez pas comment  perdre les deux kilos pris lors des fêtes,  regardez Samantha qui arrive : taille mannequin de chat écorché, digne d'un défilé de couturier d'avant garde. Elle mange ce qu'elle peut (et pas souvent ) et a tout le temps froid.

Paul T.

 

Message de Paul T. du 14 février 2006 :

Le tripatte :

    Ne vous précipitez pas sur votre encyclopédie pour voir quel animal ou insecte a trois pattes car vous n'en trouveriez pas. Deux pattes oui, quatre ou six , d'aucuns diront mille, mais trois, non ! (cinq non plus , même chez les ovins). Pour trouver qqchose qui ait trois pattes il faut se rendre dans une bonne quincaillerie, admirer le quincaillier qui déniche la boite poussiéreuse qui dormait sur une étagère d'arrière-boutique et vous aurez un réchaud à gaz propre à faire chauffer de grandes quantités de liquides ou de denrées.

    C'est pourquoi la Soupe du Roi s'en est équipée en toute première  urgence et c'est pourquoi, l'affluence de nos convives le commandant, nous avons du envisager d'en acquérir un second. Et c'est là que les choses deviennent intéressantes, car comme chacun sait, La soupe du Roi n'est pas riche.

    Une de mes amies, âgée vient de rejoindre la Maison du Seigneur et laisse dans des hangars, remises ou appentis un bric-à-brac invraisemblable dans lequel ne manque qu'un raton-laveur.

     Un exécuteur testamentaire chargé de déblayer les lieux sait que je cuisine pour la bonne cause et s'avise qu'un tripatte inutilisé gît peut-être dans le fatras et qu'il serait bien utile pour chauffer la Soupe du Roi. Vous trouvez ça normal, vous ?  Le génial inventeur pense et qu'il serait aisé de le trouver en remuant une dizaine de mètres-cubes de matériels divers. Il a raison car il y en a bien  un. Il a tort car il n'est pas besoin de fouiller. Une patte dénonciatrice pointe sous une serre pliante et vingt centimètres de poussière et dénonce le lieu où entamer les fouilles. L'exhumation révèle que le tripatte en question est exactement du même modèle que celui qui est en service. Vous trouvez ça normal, vous ? Par contre, vous conviendrez que la logique est respectée car le robinet de cuivre qui commande l'allumage manque, ce qui rend la trouvaille inopérante et les matérialo-logiciens vont en rougir d'aise. Pas pour longtemps car foin du manque, il doit être possible de trouver dans le commerce le chaînon manquant. Bernique ! pas plus de chaînon manquant à la quincaillerie que dans le sarcophage de Lucy. Qu'importe, la persévérance étant la vertu cardinale des archéologues, nous reprenons les fouilles dans le hangar et sous la vieille tondeuse à gazon rouillée, là sous les feuilles mortes, ce petit disque vert oxydé qui ressemble à une pièce mérovingienne, ça s'rait-y pas not' robico ? C'est lui!  Hourrah !.

    Redevenons sérieux pour méditer sur l'invraisemblable empilage de hasards (???) qui a doté la SoupeDu Roi de l'équipement précis dont elle a besoin, au moment précis où elle en a besoin et au meilleur prix qu'elle puisse obtenir. J'ajoute que le tripatte en question est absolument neuf.

    Ce que j'admire le plus, c'est la délicatesse avec laquelle la providence intervient dans nos petits tracas quotidiens, sur la pointe des pieds, discrètement. Le miracle n'est pas explosif mais il est permanent. Seuls, quelques prêtres ne semblent pas s'en apercevoir.

Paul T.

 

Message de Paul T. du 21 février 2006 :

La dixième Soupe du Roi fut un évènement mouvementé avec des alternance de hauts et de bas à commencer dans sa phase de préparation.

    Comme le projet était de préparer un navarin d'agneau, il fallait donc se procurer du collier de mouton et des haricots blancs. Facile! pourrait-on dire . En bien non! Le beau mouton pas cher et appétissant ( premier point haut) proposé en promotion dans une célèbre grande surface donna après cuisson plus de déceptions que de rations comestibles. Les neuf kilo achetés s'étaient transformés en un petit tas de petits morceaux assez rabougris recouverts d'une épaisse couche de sauce suiffeuse.

   Inservable, j'ose le dire. Nous touchions le fond de l'abîme. Annelys, femme de décision rapides et grand capitaine s'il en fut, désarma ma déconvenue en montant à la hussarde un plan d'urgence construit autour de haricots tout préparés et de poitrine de lard déjà cuite. Un peu de montbéliard fûmées et trois flacons de sauce provençale et nous eûmes en un rien de temps une sorte de cassoulet simplifié qui nous permit de faire face honorablement. Et nous voilà de nouveau tête haute.

    Las ! Arrivé sur le site, et à peine nos pieds à terre, le ciel ouvre son déluge et déverse ses larmes glacées sur les  premiers arrivés dont l'un ( moi, n'en faisons pas mystère) par imprévoyance ou optimisme ou les deux à la fois, n'avait ni parapluie ni même de vêtement imperméable. Grand Dieu !Que l'eau qui tombe sur un crâne dégarni peut être fraîche en hiver. Et nous voilà de nouveau avec un moral au plus bas.

    Nous émigrons sous un auvent abriteur.  Marie Laure qui n'est pas venue les mains vides sort d'un sac tout un outillage de service, couteaux, louche, fourchettes. Quelle organisation! Les invités arrivent.

   Ils se fichent de la pluie, nos invités et se jettent sur la soupe, sur les haricots, sur la viande et sur le fromage en montrant le plus grand mépris pour la météo inclémente. Ah, ça vous durcit le cuir, la rue ! Un café chaud et de nouveau, haut les coeurs !

    N'empêche que personne ne s'attarde et, pomme en poche, tous aux abris.

    Notre lithuanien en détresse a trouvé du travail ( il est carreleur ) et voit le bout de ses peines car il va bientôt avoir assez d'économies pour acheter son billet pour Vilnius. Il en a le regard plein d'étoiles malgré que son patron polonais soit difficile à vivre :  "

Lui,  beaucoup méchant !".  Bon vol Léon ! (*).

    Merci aux garçons qui se mettent au service de nos SdF et bien plus à Nicole, Marie-Laure et Isabelle pour leur efficacité et leur sourire.

Paul

(*)  En fait, il ne s'appelle pas Léon, mais comme son nom est pour moi imprononçable et encore moins scriptible, pour me simplifier la vie, je l'appelle Léon, prénom court qui ne me cause que peu d'inquiétudes orthographiques.

 

Message d’annelys du 21 février 2006 :

Je profite de ce message pour rappeler aux membres fondateurs de l'Association Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades, qu'il serait nécessaire que chacun d'entre eux adresse à l'Association (15 avenue de la gare 78690 LES ESSARTS LE ROI) un chèque de 5 euros (cinq euros) représentant la cotisation. Ce chèque devant être daté de l'année 2005 et de préférence assez tôt dans l'année mais après le 10 mai (date du récépissé de la déclaration de l'Association à la sous-préfecture). En effet, il est nécessaire pour notre comptabilité qu'y figurent les montants des cotisations. Il faudra envoyer la même cotisation chaque année. Si d'autres personnes désirent devenir membres de l'Association, elles devront adresser leur chèque de 5 euros pour cette année 2006 seulement.

Merci à tous ceux qui ont donné de leur temps ou de leur argent pour Nos Seigneurs les Pauvres.

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Message de Paul Turbier transmis par Annelysdefrance, le 2 mars 2006 :

Certains soirs de Soupe du Roi, je me demande comment cette aventure va finir (puisque tout ici-bas doit finir par finir) à cause de l'ampleur que cette affaire commence à prendre.

Hier l'esplanade était largement occupée par deux énormes camions des équipes chargées du démontage de la patinoire de la Mairie de Paris. Pas moyen de s'installer. Je parlemente avec le chef d'équipe qui, peu aimable m'informe un peu sèchement que l'accès est interdit. Je lui expose notre projet et là, tout change ; un chauffeur propose de déplacer son trente-huit tonnes et une passage royal est ouvert pour nos voitures et notre remorque .

Nous avons de plus en plus de convives et à chaque fois l'affluence détruit les velléités d'organisation rationnelle qui étaient les nôtres en arrivant sur le site. Heureusement que nous avons Marie-Laure pour mettre un peu d'ordre et de rigueur dans ce qui serait vite une joyeuse pagaille. Le fromage fut servi avant le plat principal et quelques desserts ( merci Correns !) furent testés bien avant l'heure. Pour en arriver au menu de la soirée d'hier dont Annelys avait mitonné la consistance, je m'en réfère au sondage spontané, ou plutôt au micro-trottoir improvisé, dont il ressort que la lotte était excellente et que son mariage avec le riz était un cadeau du ciel. Comme nous avions récupéré notre Directrice du contrôle qualité en la personne de Séverine, la science put rejoindre l'opinion publique pour constater que, pour un premier jour de carême, on ne pouvait mieux faire.

Chaque soupe du Roi amène son lot d'enseignements et on voit bien que le succès nous oblige à serrer notre organisation et à perfectionner notre outil de travail. Le temps où le petit réchaud de camping d'Olivier suffisait pour réchauffer quelques boites de lentilles-saucisses est bien révolu et le coffre de ma voiture serait aujourd'hui une soute bien exiguë. Où mettrions-nous les quatre bacs plastiques de vaisselle semi-jetable, les deux réchaud " tripattes" escortés de leurs bouteilles de butagaz respectives ? Comment transporter trois tables de camping ? Devrons-nous affréter un semi-remorque pour la saison prochaine car la remorque que nos venons d'acheter semble déjà trop petite ? Nous en sommes là !

C'est que le bouche à oreille est un moyen de communication efficace et à chaque session, le petit noyau de fidèles que nous connaissons maintenant depuis trois ans, se complète par des visages toujours nouveaux. Nous voyons de plus en plus de météores qui traversent notre horizon de façon fugitive. Ce sont des itinérants qui voyagent , allant du nord au sud l'hiver pour revenir en sens inverse dès les beaux jours. Ceux-là sont les plus affamés, les plus faméliques et leurs yeux sont plein d'une sorte de fièvre. Peu bavards, ils dévorent en silence ce qui leur est proposé, enfouissent au fond d'une poche la pomme qui sera peut-être le déjeuner du lendemain et disparaissent subitement vers un abri dont il n'est que trop facile l'imaginer la précarité. Dois-je le dire ? J'ai une petite préférence personnelle pour ceux-là.

Côté technique culinaire, nous avons expérimenté la cuisson directe sur les lieux ( pour le riz) . Ce fut un essai concluant que nous pourrons exploiter largement lorsque les menus comprendrons de pâtes, des pommes de terres ( coupées menu) ou toute autre denrée dont le temps de cuisson est inférieur à une douzaine de minutes.

Pour notre prochain rendez-vous, nous émigrerons sur aux " Templiers " dont, Jacques, le patron, nous propose sa terrasse pour la mi-carême . Au menu, crêpes en tout genre seront de rigueur . Si chacun de nos cordons-bleus en fait une trentaine que nous réchaufferons sur le tas, on devrait aisément trouver les deux cents qui nous sont nécessaire. Idem pour les confitures, c'est le moment de vider les stocks car une vingtaine de pots seront probablement vidés. Un peu de salade verte, des oranges et un morceau de camembert compléteront le festin. Exceptionnellement, nous aurons du cidre.

Je ne voudrais pas que mes remerciements s'enroutinent, mais vraiment le dévouement tranquille de l'équipe est impressionnant. Quel bonheur !

Paul T

 

Soupe du Roi en daube provençale, Message de Paul Turbier du26 juin 2006 :

    Soirée des records ce dernier mercredi. Probablement record d'affluence car le 10 kg (sans compter le lard) de daube que j'avais préparé ont disparu très rapidement sans que nous puissions faire les distributions habituelles des restes qui permettent au retardataires d'assurer le repas du lendemain. Pas de fromage de reste, ni de fruits,  conteneurs vides de chez vide !   Probablement record de beau temps, soleil et douce chaleur, peu de vent, il ne manquait qu'une brise odorante pour se croire à la campagne, dans une garden-party chic avec des amis.

    Le groupe des habitués est maintenant bien caractérisé. Tous ont un abri, précaire mais abri quand même. Tous mangent plus ou moins à leur faim car ils ont acquis une bonne expérience de la rue. C'est ainsi que l'un d'eux ne veut pas attendre que la daube soit convenablement réchauffée ( c'est un avantage que la daube partage avec le boeuf mode et le miroton d'être encore meilleure lorsqu'elle est réchauffée), il préfère emballer son dîner et filer car :  " à 19h 30, la boulangerie  Michue distribue du pain ( et il est bon)  mais  il faut être à l'heure" . un autre demande poliment deux parts de fromage et deux oranges. " C'est pour mon pote Marcel qu'est à l'hosto". Marcel est-il un alibi ou un vrai malade ? Mystère!.

    C'est parmi les visiteurs de passage que se trouvent le vrais affamés. Un roumain est assis près de nous et n'ose pas s'avancer. C'est moi qui m'avance et qui tente une conversation malaisée puisque je ne parle pas un mot de roumain et que lui n'en connaît qu'une pincée en français. J'apprends cependant qu'il n'a pratiquement rien mangé depuis cinq jours sauf un quignon de pain glané par ici ou un sandwich ramassé par  là. Le déficit de communication constitue pour lui un énorme handicap et il compte à cause de cela retourner en Roumanie très bientôt.  Par bribe, je devine son métier, technicien en conception de machines et d'outillage ou, plutôt,  dessinateur d'outillage. Voici 50 ans nous aurions été confrères. Il représente le cas-type de l'immigré choisi et peut-être  faudrait-il le présenter à M. Sarkozy. Frédéric est en grande conversation avec un monsieur très digne. Je n'en saisit que quelques fragment qui m'indiquent qu'on parle histoire avec un grand H . On est entre experts et je me fais tout petit.  Un moment, il est question de la Fête-Dieu et on évoque Claire Ferchaud.  Il connait le bonhomme. il sait que Claire avait tiré les moustaches de Poincaré. Je n'en savais pas tant  en ce qui me concerne car tout le monde me cache tout.. .

    Puisque les provisions sont épuisées, nous remballons et c'est là, divine surprise, qu'une petite glacière de camping bleue que je soulève me parait bien lourde. Je l'ouvre : de la salade de fruits, Bonne Mère, et préparée par Nicole, Tabernacle ( comme au québec) !. Et dire qu'on allait l'oublier ! Allez les enfants, on ressort des assiettes, et on s'y colle. Et là troisième record, la salade de fruit est liquidée en moins de temps qu'il en faut à une pouliche de trois ans pour abattre le kilomètre à Auteuil lorsque la météo est bonne ( c'est le cas) et le terrain pas trop lourd.

    Au revoir, les gars, à dans quinze jours.

Paul T.

 

Message de Frédéric transmis par Paul Turbier, le 28 juillet 2006 :

Objet : la der...

Ce soir, se déroulait la dernière soupe du Roi de la saison.. je prends donc la plume en place de notre ami et chef cuisinier-trésorier-chaufeur-reporter, j'ai nommé Paul, qui prenait soin de Maryse souffrante depuis son séjour en Vendée.

C'est donc en avance que nous sommes arrivés sur le parvis de la gare, et il n'a pas fallu attendre longtemps pour que nos premiers amis nous rejoignent, et qui de prendre les tables, qui de prendre les glacière, un autre les plats, le pain...la voiture était vidée en quelques minutes par des mains à présents sures et organisées.  Cela fait plaisir à voir. le coup de main est volontaire, et quasi au pas..ah! ils sont sérieux nos gaillards.

      A la distribution ce soir, Nicole, Marie-Laure( qui était arrivé chargée de vêtements ) Mathias, puis plus tard Carole ( également chargée de vêtements qui ont disparu en quelques instants ) et votre serviteur, (plutot à discuter autour des tables, que derrière à servir..)

     Au menu de ce soir préparé par notre second chef cuisinier, Nicole, des salades de tomates, concombres et oeufs en entrée ( par une température proche de 35 c'était apprécié !! ) puis, une magnifique salade de pommes de terre au cervelas et gésiers...( autant dire que nous avons eu une pensée pour le mari de Nicole, qui se demande s'il ne doit pas faire des démarches pour reprendre les chemins de l'armée, et ainsi, poursuivre les pluches !! dites, 15 kgs de pommes de terre ça compte !!  mais devant le sourire de Nicole, il ne faut pas longtemps pour comprendre que cela est réalisé de très bon coeur ! Puis venait le fromage, le fromage de chèvre fut quasi applaudi ! , le brie et l'émmental à coté, semblaient plus classiques, mais

surtout plus pratiques pour les emplettes du lendemain.Des pêches et des brugnons suivis de gateaux aux chocolats préparés par Mathias, ont fini d'achever les derniers appétits.Eau , menthe café et thés nous ont accompagnés, car par cette chaleur, nous avions prévu "large", et tout fut vidé !

Ce qui devient intéressant, est l'organisation qui ronronne de plus en plus, chacun sachant ce qu'il peut apporter de plus à chaque nouvelle soirée...et ce, des deux cotés. Il n'y a pas vraiment de frontière entre ceux qui servent et ceux qui reçoivent, probablement de moins en moins.un de nos amis, vient régulièrement, véhiculé par son fauteuil électrique, qu'il doit apparemment faire changer. Il est à la recherche d'une personne pouvant le véhiculer de Paris à Argenteuil où se trouve l'usine où il doit déposer son ordonnance...( d'après lui .)Les transports en commun reliant les deux points ne semble pas prévu pour ces personnes... tout comme la plage n'est pas à Paris pour " tous" les parisiens..

Lorsque l'on dit que nos rencontres lors de ces soirées sont parfois surprenantes, c'est assez juste.. ce soir encore, un de nos amis nous précisait qu'il avait tourné ( en figurant ) dans trois film qui sortiront d'ici début 2007.. vraiment.. plus rien n'est surprenant..

Notre ami Mathias , très apprécié par certaines de nos amies présentes, ( non non, je n'en dirai rien de plus !! ) a fait une amie de la Cause de plus ...sa maman. C'est elle, en effet, qui avait préparé deux très bons gâteaux au chocolat " pour la Soupe du Roi ".   décidément, quelle richesse que ces moments passés ensemble !

  Notre prochain rendez vous est fixé au premier mercredi de Septembre. ( si les champignons sont déjà au rendez vous...je vous proposerai peut être une omelette sur le parvis.. aux Cèpes, tiens ... )

A tous, je vous souhaite de bonnes vacances

Frédéric

 

Message de Paul Turbier, le 10 septembre 2006 :

La Soupe du Roi reprendra ses distributions mercredi 13  prochain. Qu'on se le dise et que ceux qui peuvent prendre en charge hors-d'oeuvres ou gâteaux me le fassent savoir car je fais les

approvisionnement dès demain.

     J'ai eu l'honneur et l'avantage d'intervenir sur Radio Courtoisie samedi dernier vers 13 heures dans le journal des lycéens de Thibault Lefranc pour dire qq mots de l'aventure que nous vivons ensemble. Ce fut pour moi l'occasion de dire en votre nom l'essentiel de nos motivations.

    A bientôt pour les premiers échos de la fête

Paul Turbier

 

Message de Paul Turbier, le 14 septembre 2006 :

    Le temps était là, et, par exception l'autoroute fluide comme un mardi de mois d'août m'avait amené en vue de la tour Montparnasse en une heure. Que du bonheur ! Heureusement que le périphérique était un peu constipé sur la fin car je serais arrivé sur l'esplanade avant qu'une manifestation CGT n'ait terminé l'entreprise de salissure de l'endroit commencée, m'a-t-on dit dès dix heures le matin. Spectacle incroyable de tracts répandus sur le sol parmi les canettes de bière écrasées. Par mégarde j'ai écrasé un carton non entamé qui devait bien contenir 1500 à 2000 tracts format A4 inutilisés , carton que les ouvriers de l'entreprise de location qui achevaient de déménager le podium avaient négligé d'emballer avec le reste.

    Le premier convive arrive, me salue , ramasse un tract, voit le sigle en haut et à gauche, le lit et dit " GGT ? CGT par la fenêtre!" Voilà un mot qui pourrait bien connaître un franc succès populaire car il déclanche un rire général et gargantuesque. Un deuxième invité arrive, puis un troisième - salut Pascal- et j'arrête de compter.

    J'attends le reste de l'équipe et le matériel qu'elle amène. A 19h 20 personne, je me fais tout doucement à l'idée de faire face seul moyennant un recrutement sur le tas quand, ouf, Matthias arrive avec le fourniment attendu. Marie-Laure arrive également, Matthias part, on se croirait dans du Feydeau mais heureusement une aide inattendue et combien opportune arrive .Il se trouve que le dimanche précédent,j'étais intervenu quelques minutes sur Radio-Courtoisie pour parler de notre Soupe du Roi et qu'une auditrice a entendu l'appel à'aide. C'est elle, elle est là et comme cette bonne volonté est munie de deux bras agiles, c'est tout bénéfice pour l'efficacité de l'équipe. A trois plus la recrue-prise-sur-le -tas qui prend en charge la gestion du pain, nous sommes parés. Ce genre de péripétie heureuse mais imprévue est très fréquente dans l'aventure de la Soupe du Roi et je me demande si ce n'est pas là l'un de ses caractères particuliers.

    Ca démarre, les enfants! ça démarre : tomates (merci Nicole) en salade : délicieuses, lentilles à la dijonnaises avec lardons et moutarde y afférents, longe de porc rôtie, oeufs durs ( un standard) le tout capable de nourrir au moins cinquante personnes et nous ne sommes qu'une petite quarantaine. Tant pis, il y aura du rab ! Pareil pour le fromage et pour les oranges . Et les tartes (  ah! Nicole, les tartes !). Marie Laure fait un premier test, je les contemple, et je pense à Garrigou. S'il avait vu à Trinquelage des tartes pareilles, croustillantes, garnies de prunes confites à point, pas trop sucrées, pas trop acides (quoique une certaine acidité ne messied pas dans la tarte aux prunes, bien des chapelains vous le diront) , avec un parfum! Hum! il y aurait eu de quoi damner le révérend  Balaguère plus vite que les dindes truffées du château. Allez,! j'arrête sur les tartes car c'est moi qui va finir par rôtir chez Satan, ce que je prie Notre Seigneur de m'épargner.

    Comme souvent, Thibault se trouve malgré lui au centre d'une petite discussion politique. Nos SDF ont leurs idées, curieusement pas vraiment à gauche. Ségolène se fait confectionner un tailleur pour l'hiver, on évoque Edith, la grande ancienne et nous voilà embarqués dans le démantèlement de Creusot-Loire. Notre dernière recrue est lepéniste version écolo, elle veille à la récupération des verres et des cuillers en plastique " pour préserver la planète". Bref, il y a de l'ambiance!

    C’est qu'on a des convictions, à la Soupe du Roi.

A bientôt.

Paul T.

 

Soupe du Roi en folie, message de Paul Turbier du 14 octobre 2006.

Il y a au moins deux points commun entre La Soupe du Roi et un célèbre restaurant lyonnais : le cuisinier s'appelle Paul et on ne sait pas combien on aura de convives dans deux semaines. L'un des deux Paul s'inquiète de savoir si on aura assez de caviar et ce sont les pommes de terre qui font souci à l'autre, nettement moins célèbre.  La gestion des approvisionnements ne s'en trouve pas facilitée. Hier soir, à Montparnasse, il y avait du monde, avec des têtes nouvelles. L'habitué polonais avait amené trois de ses copains et je m'attendais à les voir sortir un jeu de cartes de la poche pour entamer une partie incompréhensible, tant pour la règle du jeu que pour la langue des jurons.

Au début, panique! Seul et pas une main secourable pour mettre le pied dans les plats et la tête dans le guidon. Et ces effluves de chocolat ( merci Correns, pâtissière en chef) qui montaient du coffre ouvert de la voiture et qui aiguisaient (en était-il besoin ?) l'appétit d'invités que je devinais impatients . Arrive Marie-Laure, ouf! Mais pas de Nicole et ses hors d'oeuvre. Une voiture se gare tout à côté, C'est Nicole et son chauffeur. Non, ce n'est pas Nicole, serait-ce Blücher et sommes-nous guettés par un Waterloo culinaire et parnassien.  Non car tout s'arrage avec un recrutement local improvisé et l'arrivée des hors-d'oeuvre.

Au menu, potée campagnarde prévue copieuse mais dont nos affamés viendront vite à bout et les fonds de casseroles seront aperçus avant 21 heures. Distribution générale de barquettes de paté de foie (*) pour le lendemain, idem pour les pommes, fromage sans pain ( plus de pain! déjà! mince alors !); les barquettes de compote de pomme et on attaque les gâteaux au chocolat (merci Correns). C'est au milieu du couronnement de ces agapes que nous voyons arriver la petite famille des rues avec le landau, le petit qui dort et la gamine qui cramponne la main du papa (avec le recul, je m'aperçois que la maman est absente ainsi que le troisième enfant. Mystère.) Je me précipite pour trouver, pendant qu'il en reste, une part de gâteau pour la donner à la petite et je vois qu'un gourmand a réussi à en capturer deux pour lui seul. C'est la révolte, il va m'entendre, celui-là, je vais lui causer à deux doigts des moustaches! Mais, fusion immédiate, car les deux parts de gâteaux n'étaient pas pour lui et je le vois les offrir aux enfants. C'est ça, la Soupe du Roi, une déclancheuse d'amitié et de générosité.

A bientôt.

(*) que madame l'adjoint au maire de la ville se rassure , nous avons aussi dans nos réserves, du pâté de poulet garanti sans porc.  Il ne nous manque seulement de véritables amateurs.  

 

Soupe du Roi du mercredi 25 octobre, message de Paul Turbier du 30-10-2006 :

  A peine arrivés, c'est l'heure des cadeaux..  Marie-Claire, vieille habituée, se pointe avant tout le monde (alors qu'elle a coutume d'être bonne dernière et de contempler les marmites vides) avec un mystérieux paquet qu'elle tire de son cabas. " C'est pour vous, me dit-elle, depuis te temps que vous nous faites à manger" . l'objet sorti de son journal est un accessoire de cheminée  dont la destination première est d'abriter la boite d'allumettes grand format qu'on utilise pour allumer le feu des veillées d'hiver.  Sa seconde raison d'être est purement décorative avec un motif ornemental quelconque. Celui qui orne le cadeau de Marie-Louise n'est pas quelconque, du moins pour moi, c'est une magnifique fleur de Lys en bronze. " Je l'ai trouvé dans une poubelle ".m'exlique Marie-Claire. Comment mieux tomber ailleurs que dans une maison ou abondent les objets fleurdelysés, patères, sets de tables, tasses, assiettes, bols, couverts, cravates, écharpes, chaussettes, qui meublent mon univers familier. L'inventeur du trésor aurait droit à une boite de friandises la prochaine fois, que je n'en serais pas étonné. En attendant, elle ( l'inventeur) encaisse un acompte sous forme de fromage et de barquette de hors-d'oeuvres.

    Justement, ces barquettes parlons-en. la première dégustation-test avait été décevante et une seconde expertise eut donc dans la semaine lieu par un chef hautement bonneté. Verdict du chef ;  "un peu plus d'assaisonnement pour la gaîté, une pointe de vinaigre qq gouttes de tabasco, une rallonge de maïs et un peu de persil pour la couleur et ça devrait se laisser manger".  Si ça s'est laissé manger messeigneurs ! En deux temps trois mouvements  c'est le contenu de soixante baquettes qui disparut sous les claquements de langues approbateurs.( Jean, si tu me lis, compliments !)  Il en reste plus de cent en stock et on reverra

sûrement cette entrée "dynamique".

    Pour la partie consistante du dîner, ce fut du pot-au-feu. Enlevé, vite fait bien fait. ça vous cale un estomac vide en moins de temps qu'il en faut à un candidat-président pour ratisser 500 voix. Suivent plateau de fromage et fruits  pour déboucher sur le dessert. Comme l'un des piliers de Vr ( Merci, Pierre, et compliments) avait envoyé des confitures. Nicole a donc amené des génoises pour confectionner sur le champs des fourrés à la rhubarbe et aux fraises. Je peux vous dire que le résultat est excellent. Dès que je vois mon excellent confrère Bocuse (de Lyon)  je lui repasse le tuyau.

    Mais la Soupe du Roi est un monde de contraste et on n'y trouve toujours une petite note de mélancolie qui nous ramène aux dures réalités de la rue. Une dame, nouvelle venue, s'inquiète des horaires .

" A quelle heure, ça commence  ?  Ah, 7 heures ! J'pourrai pas venir parce que je n'aurai pas fini ma manche pour payer mon hôtel  !" . Nous lestons son sac avec du pain, du fromage, de pâté, du gâteau et elle disparaît, aspirée par la nuit qui tombe déjà. Pourvu qu'elle revienne la prochaine fois. De retour dans la chaleur de ma maison, j'ai droit à un petit reproche conjugal " pourquoi n'as-tu pas pensé à compléter sa "manche" pour qu'elle ait dans la même soirée, le gîte et le couvert ?"

Comment répondre? Je m'en tire, mal , en disant que j'étais trop occupé par les préparatifs. Dire que j'aurais pu être Marie et que je n'ai su qu'être Marthe. Bon sang de bon soir !  Bonsoir.

Paul T.

 

Question volume, message de Paul Turbier du 9-11-2006 :

Lors de la première soupe du Roi, voici déjà quatre ans (comme le temps passe) l'ensemble du matériel  que je transportais se composait  d'un autocuiseur ( merci Anne) de quelques récipients en plastique et d'un paquet d'assiettes en carton.  De leur côté, les jeunes Manants du Roi amenaient du pain, des oranges une table et un réchaud de camping, le tout à bout de bras, dans le métro. Un an plus tard le coffre de ma voiture était archi-bondé et Olivier transportait le matériel de son équipe dans sa Mégane . Il a donc fallu s'équiper et nous avons maintenant une remorque. Eh bien c'est de nouveau très juste. Hier soir, cette remorque était chargée comme un galion de la reine Isabelle, le coffre de mon auto était bourré comme la valise de mon épouse une veille de vacance, le siège arrière s'était transformé en annexe de boulangerie et les bouteilles d'eau me tenaient compagnie à la place du mort. L'hypothèse n'est pas à rejeter.  Messieurs les auto-stoppeurs, désolé, c'est complet. Devrons-nous bientôt loucher vers un semi-remorque 38 tonnes ?

     C'est qu'hier soir sur les coups de 21 heures, les munitions étant quasi épuisées, nous avions entamé la levée du camp lorsqu'un puis deux puis cinq retardataires et encore d'autres sont arrivés et il a fallu chauffer des lentilles pour rallonger les petits pois et puiser dans les ultimes ressources de rôti de porc. Plus de pain, les enfants,! Misère, qu'allons-nous devenir ! Philippe, dernier arrivant a du savourer son rôti de porc sans pain, sans salade, sans pomme, sans fromage et sans gâteau. Le pôvre! Il était ravi.

    Le froid qui montre son aiguillon fait apparaître une demande de vêtements en tout genre et Marie-Laure, émule de St-Martin,  n'a eu aucun mal a vider ses sacs et ses valises. Il va nous falloir ravitailler pour la fois prochaine car il y a une demande de vestes d'hivers, parkas et autres manteaux. Si quelques-uns d'entre aperçoivent des non-portés dans sa garde robe, qu'ils le fasse savoir, car nous connaisons des épaules qui sont prètes pour recevoir des manteaux .

    On commence à parler du problème. Quel problème ? LE problème, celui du sommeil. Il y a beaucoup de pudeur dans les réponses car peu se résignent à parler du carton-abri ou de la porte cochère asile. A entendre les uns et les autres, ça va,  mais  pour tous le monde, un seul constat " c'est dur". Un jeune, nouveau venu,  se renseigne auprès de nous  pour savoir où dormir ce soir. Il est vingt-deux heures et  il va devoir partir dans le froid de la nuit sans que nous ayons pu l'aider. C'est dur pour lui, c'est dur pour nous aussi..

  Au moment de serer les dernières mains, Frédéric trouve une chaussure, laissée là par on ne sait qui . Pas une paire, une ! 

Avions-nous ce soir une unijambiste parmi nos convives. ?

Paul

 

Mardi dernier, message de Paul Turbier du 9-11-2006 :

     La rédaction de mes petits compte rendus d'après manger n'est pas aisée car l'ambiance est  particulière et c'est cette particularité qui est difficile à rendre. Il y a comme un mélange de genre,  un doux-amer, un poivre et sel.

    Quand on est Sdf à Paris et qu'on va à la Soupe du Roi, on mange chaud, alors qu'on a froid, on mange bon alors que d'habitude on saucissonne ou on jeûne, on parle avec des gens sympathiques alors qu'ailleurs le monde est agressif ou méprisant. Donc on est heureux, ça s'entend et ça se voit.

    Mais il y a un cadavre dans le placard, c'est la misère qui reviendra prendre sa place, toute sa place,  envahissante, dès  que  la fête sera finie. L'été, passe encore, les jours sont longs, les passants sont nombreux dans les rues, il fait chaud et les adieux sont plus faciles. Mais l'hiver, avec la nuit qui vous tombe sur le dos sans crier gare, la pluie, le vent, le froid, tout change. On aimerait s'attarder mais l'heure avançant, il faut bien partir. Il se passe alors quelque chose d'étrange, une espèce de stratification. Les moins mal lotis, ceux qui ont un encore un semblant de toit pour dormir chez des amis ou dans une caravane  en banlieue  partent les premiers. Puis suivent ceux qui ont une tente sur les berges ou un coin dans la gare. Enfin vient

le tour de ceux qui sont réduits au carton, à la grille de métro. Ceux-là s'attardent. A la fin il n'en reste qu'un que je vois dans mon rétroviseur, rendu à sa solitude. Mardi dernier c'était José qui avait noyé toute sa misère dans l'alcool sans pouvoir la faire oublier ni l'oublier. Au fond de son regard aviné,  nous ne pouvions pas ne pas voir comme une lueur blafarde difficile à identifier. Trop de vin ou trop de souffrance ? Qui saura ?

    Je roule sur la route du retour, essuie-glaces à fond et désembuage au maxi. Trois vers d'un poème ancien me reviennent en mémoire. Les voici :

             Et la nuit, et les bois lui font

             Grand ennui et plus l'ennuient

             Que le bois et la nuit, la pluie. 

C'est Chrétien de Troyes qui a le mieux exprimé, voici plus de neuf  siècles,  ce que j'ai ressentis ce soir de l'an 2006, sous les lumières mouillées et froides de la ville à cause de José, le pochard.

Paul Turbier

    

L'acericorier, message de Paul Turbier du 26-12-2006 :

Ne cherchez pas le mot acericorier dans un dictionnaire, car votre recherche serait vaine. Il n'y est pas. Il s'agit d'un arbre imaginaire dont le fruit, l'acericore (du latin acer, amer et core, coeur) possède une chair odorante et savoureuse à l'exception du coeur qui est profondément amer. Un peu comme le kiwi. On y croque cependant avec délices.  C'est un peu ce qui s'est  passé avec la soupe du roi de Noël.

      Ce service de Noël fut superbe, pur miel et lait. D'abord le décors. Une table de six mètres de long recouverte de nappes en tissus, ornée de bougies et de feuillages, et au milieu de laquelle, une crèche - oui, mesdames, une crèche, parfaitement !-  fut dressée par Marie-Laure. Un enfant-roi, une  maman vierge et un père protecteur, un âne, un boeuf et des bergers, celà va sans dire, rien n'y manquait. pour parfaire l'ambiance, il y eut des choeurs, avec un récital de chants populaires alternant le tonique (la Madelon) et le sacré (Stille Nacht). Ce sont les passants qui ouvraient les oreilles et qui n'en croyaient pas leurs yeux.

    Au menu, vin chaud pour réjouir les âmes et soupe chaude (un peu longue à chauffer) pour calmer la faim, du pâté de campagne et de lapin(au choix  messeigneurs ) , du coq au vin avec pommes de terre, choux de Bruxelles, céleri et marrons. Bien sûr fromages, nous sommes en France, plus  gâteaux au chocolat, et pour chacun un petit paquet de douceurs pour prolonger l'événement.(merci aux quatre mains charitables qui les ont confectionné). La soupe vaut la peine qu'on s'y attarde car elle fut obtenue en application d'une très originale recette. Le problème était le suivant : comment faire dix litres de soupe au marrons et potirons lorsqu'on ne possède qu'une marmite de deux litres et demi ? Elementaire mon cher lecteur. Il suffit de trouver une amie dans les quinze kilomètres environnants équipée d'une même petite marmite que la vôtre et de lui demander de faire de son côté une petite soupe au potiron très très épaisse. Vous confectionnez vous-même une petite soupe aux marrons très très épaisse. Arrivés sur le site et après les salutations d'usages, chacun de vous deux transfère le contenu de sa petite marmite dans la très grande marmite de la Soupe du roi, on complète avec la qsp d'eau et le tour est joué. Yapuka chauffer le tout et voilà. Pas bête, ne trouvez-vous pas ? C'est ce qu'a du penser Frédéric en mettant Nicole à contribution.

      Il y a toujours un décalage entre le nombre de convives et celui des rations (si je peux employer ce mot, ici inadéquat), car, bien souvent, l'appétit aidant, cinquante parts préparées sont réparties entre trente à trente-cinq participants seulement. C'est que, quand on a faim comme deux, on mange facilement comme quatre. Mais ce soir, par une sorte de discipline implicite, nous avions quarante-sept dîneurs(dûment comptés à l'aide des tasses) alors que nous avions préparé cinquante deux parts de coq au vin.  Mais tout le monde en eut à suffisance, personne ne repartit le ventre vide et il n'y eut point de restes. De la belle ouvrage en quelque sorte.

      Mais l'acericore était au menu et la dent du gourmand finit par atteindre le coeur acre du fruit qui était suave. Vers les neuf heures de relevée,au bout de la tables deux garçons, inconnus jusqu'alors, achevaient leur dîner ce qui est toujours un moment propice pour les

confidences et le contact. Nicole a donc appris que ces deux-là,  le petit probablement le plus jeune et le grand maigre un peu plus vieux , devaient passer leur première nuit dehors, sans couverture ni duvet, pas même un manteau. Ah, comme il est amer le coeur de l'acericore, fruit

suave de l'acericorier!

      Merci pour les jeunes amis d'Olivier, venus gentiment nous aider. Sans eux serions-nous autre chose qu'une troupe de vieux nostalgiques alors qu'avec eux, nous sommes porteurs d'un avenir.

Paul Turbier

 

 

Soupe du Roi Mercredi 15 août 2007, message de Frédéric (VR)du 16-08-2007 :

Hier soir, jour de la fête de l'Assomption la Soupe du Roi avait des allures d'été. Des allures seulement car la météo n'était pas très favorable. C'est donc, réfugiés sous notre kiosque que nous avons effectué un service où l'été était dans les assiettes et dans les coeurs! Table ennappée, bannière de la soupe du Roi au vent.

Pas grand monde pour servir ou écouter  nos amis dans les rues de la Capitale en ces journées d'août, toutes les associations ont quitté la ville pour un hypothétique soleil.

Notre présence était très appréciée. Les habitués étaient là. Les discussions sont allé bon train autour des différentes manifestations parisiennes en l'honneur de la Sainte Vierge, et bien sur de la météo. Le match de fouteballe qui se déroulait dans la soirée ne nous a pas privé de nos amis, qui se régalaient de tout.

Au Menu, Salade de melons et Pastèques, je vous assure que le succès était à la mesure de l'immense pastèque . Suivait un taboulé maison, parait il savoureux, préparée par Marie Laure, déléguée ce jour par notre ami Paul, retenu dans les processions , pour l'organisation du repas . Fromages, fruits de saisons,  pêches au rhum et prunes suivis de gâteaux au chocolat copieusement arrosés de crème , un bon repas de plus partagé sur cette esplanade Montparnasse.

Au cours du repas nous avons eu la surprise de retrouver Paul, " eh! Paul, mais tu es beau comme un Ministre du Roi ! "  les commentaires de nos amis sonnaient justes. ( de responsable cuistot le voici promu Ministre du Roi )

Paul était sur son 31 pour participer aux cérémonies de la journée.

Au moment du café nous avions le renfort de Catherine, et d'une amie venue du Sud de Paris avec ses enfants, un peu timides, mais qui ont vite compris que l'esplanade et ses escaliers pouvaient faire un terrain de jeu sympathique.

Après quelques séances d'essayages, les vêtements apportés  ont disparus dans les sacs et chacun est reparti satisfait de ce bon moment.

" allez, à dans 15 jours, merci , c'est bien ce que vous faites ! "  et voilà..voilà pourquoi depuis plusieurs années, qu'il pleuve qu'il neige ou qu'il vente, nous y sommes.

amicalement,

Frederic

 

Soupe du Roi Mercredi 20 novembre 2007, message d’Annelysdefrance(VR)du 22-11-2007 :

Chers amis,

Le froid étant revenu, il est grand temps que je vous reparle de la " Soupe du roi " à laquelle certains d'entre vous contribuent régulièrement.

Pour dire le vrai, la " Soupe du roi " n'a pas attendu le retour du froid. Grâce à l'inlassable activité de notre ami Paul Turbier et à celle de nombreux jeunes royalistes, elle a pu être distribuée un mercredi sur deux depuis le début de l'année, sans interruption pour l'été.

Car " Nos Seigneurs les Pauvres " ne cessent pas d'avoir faim parce que ceux qui ont un toit et une assiette pleine sont en vacances ; ils ne cessent pas non plus d'avoir besoin d'un repas un peu soigné, préparé à la maison et comme pour sa propre famille, et d'une présence attentive, d'oreilles prêtes à les écouter. Donc, cette année, et nous l'espérons, les suivantes, la "Soupe du Roi " n'a pas pris de vacances et n'en prendra pas.

Mais ces " services " supplémentaires vident notre bourse et nous sommes obligés d'avoir de nouveau recours à vous pour nous permettre de continuer.

Nous vous rappelons quels sont les principes qui régissent la " Soupe du roi " : nous ne nous contentons pas de remplir les assiettes d'un certain nombre de calories, mais nous voulons servir à " Nos Seigneurs " des repas préparés comme pour nous-mêmes, appétissants et soignés, et y ajouter un petit quelque chose à l'occasion des fêtes. Nous voulons aussi être réellement présents lors de la distribution afin d'écouter ce qu'ils ont à nous dire, et ils ont beaucoup à dire.

Je vous rappelle d'autre part que nous ne rajeunissons pas ; je deviens, en ce qui me concerne, de moins en moins capable de participer à la préparation des repas, parce que je suis désormais clouée dans un fauteuil roulant. Il faut obligatoirement une relève, des mains pour éplucher les légumes, pour préparer les plats, pour les transporter jusqu'à la gare Montparnasse dans notre remorque équipée, pour les servir. Pour cela aussi, nous faisons appel à vous.

Avec le froid, d'autres besoins se font sentir : chaussures en bon état, surtout de grande taille (45), vêtements chauds (surtout vêtements d'hommes), couvertures, duvets.

Vous pouvez adresser les dons en argent, soit à l'adresse de l'Association " Nos Seigneurs les Pauvres et les malades ", 15 avenue de la gare 78690 LES ESSARTS LE ROI, soit à l'adresse de Paul Turbier, allée de la Sablonnière - saint-léger-en-yvelines ou encore faire un virement à notre compte n°509.445.54.001 (IBAN FR76.1820.6000.8950.9445.5400.162) ouvert au Crédit agricole des Essarts-le-Roi, 7 rue du 11 novembre 78690 LES ESSARTS LE ROI.

Quant aux dons en nature (vêtements notamment) il faut les envoyer à l'adresse de Paul Turbier.

Nous vous remercions, ou plutôt " Nos Seigneurs les Pauvres " vous remercient.

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Soupe du Roi Mercredi 20 novembre 2007, message d’Annelysdefrance(VR)du 23-11-2007 :

Après la "Soupe du roi" d'avant-hier, Paul Turbier m'envoie le message suivant. Je pense qu'il fera comprendre, mieux que tout ce que je pourrais dire, pourquoi la "Soupe du roi" a besoin de votre aide.

Amitiés

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

« Si vous voyez dans les parages de Montparnasse, à Paris, un invraisemblable amoncellement de sacs et de chiffons monté sur quatre roulettes, approchez-vous. Vous découvrirez qu'il s'agit d'un caddy de supermarché chargé de vêtements disparates, de quelques casseroles le tout recouvert par ce qui dut, voici longtemps ressembler à de la literie. Les sacs accrochés tout autour à l'armature du chariot sont remplis d'objets divers, de chaussures éventrées, de quelques provisions. Une petit chaise d'enfant arrimée sur l'arrière de l'édifice vous serrera le coeur. La propriétaire du tout, une vieille babouchka ridée comme une pomme de rainette fanée n'est pas loin. Elle est emmitouflée dans un empilage de tricots et de vestes qui lui donnent la démarche dandinante d'un scaphandrier. Elle ne parle ni allemand ni polonais et est donc murée dans une surdité muette .Quand je lui demande si elle a faim et si elle veut manger quelque chose de chaud, elle commence par faire signe que non !

 Car elle a peur. Il faut donc l'apprivoiser pour qu'elle s'approche de la table mais au fur et à mesure que les pommes de terre s'évanouissent dans son assiette (ne parlons pas de la saucisse, il y a longtemps qu'elle a disparu en un clin d'oeil comme par enchantement) la détente vint et c'est, en faim calmée, qu'elle a fait honneur aux tartines de brioche largement enrichies par la confiture de Pierre. Voilà une vraie sans-logis, son caddy est tout à la fois sa maison, ses meubles et sa fortune. Nous eûmes quelques-uns de ses pareils hier au soir à la soupe du Roi , pour nous rappeler par comparaison avec d'autres de nos convives qu'il y a des degrés dans la misère, comme dans toutes autres choses.

Et puis, hier soir nous avons eu Caroline. Caroline est une étudiante qui étudie, elle est belle et généreuse. Elle avait quelques jours de vacances et elle a choisit de passer l'une de ses soirées avec les pauvres, alors qu'elle aurait pu trouver aisément à se distraire agréablement avec des amis de son âge, que je pense nombreux, dans le bruit et la lumière. Elle n'est pas seule dans son cas car les jeunes gens sont très souvent à l'ouvrage à la table de la Soupe du Roi et c'est pour toute l'équipe, tout à la fois un bonheur et un encouragement. Ce soir Caroline m'a téléphoné pour me dire, encore toute émue, combien sa soirée avait été un moment formidable (*).

 

Mohammed est un écartelé. Sa mère est bretonne et son père arabe. Du coup, il ne sait pas bien où il en est. Il n'est pas musulman, mais il ne mange pas de porc. Il parle le français en trébuchant sur certaines consonnes comme un gars de Trégastel mais ignore tout de l'arabe. Dans la rue il a tout du méridional et rien du maghrébin. Ses contradictions le rendent fou et il déclare tout de go qu'il n'en a plus pour longtemps car il a "programmé" sa mort. En fait il ne sait ou ne peut pas choisir entre son père et sa mère, entre le français qu'il est et l'arabe qu'il n'a jamais été, entre la France qui est son sol natal et l'Algérie où il n'a jamais mis les pieds. Il n'est pas le seul dans ce cas. Et si tous ceux qui lui ressemblent essayaient d'utiliser un prénom d'usage tel que Marcel, Maurice ou Gabriel ( Djibrill), rien que pour voir?

 

A la prochaine, Paul T. »

 

(*) Un détail , Caroline est l'une de mes petites-filles.>>>

 

Soupe du Roi vendredi 5 février 2010, message d’Annelysdefrance(VR) du 3-02-2010 :

 

  Je suis très heureux de pouvoir donner sur VR l'information que voici :

  A l'occasion de l'année Henri IV, l'Institut de la Maison de Bourbon, offrira une Poule au Pot à nos invités de la Soupe du Roi pendant toute la saison.  Notre dîner du vendredi sera donc encore plus que jamais l'occasion d'une coopération inter-chapelles royalistes comme il n'est pas fréquent d'en voir.  J'en sais plusieurs qui vont se réjouir autant que je me réjouis.

 

Paul

 

Contact, message de paul Turbier (VR) du mercredi 14 avril 2010 :

 

A propos de la situation tendue qui existe dans les villes et les banlieues entre autochtones et allogènes maghrebins, les médias sont plein d'un discours lénifiant qu eje résumerais ainsi : " il faut les comprendre, ils n'ont pas de chance, nous les avons colonisés etc etc etc.. " Au delà de cette attitude de salles de rédaction ou de studios, il y a la réalité du terrain.

     La Soupe du Roi, manifestation de pure charité, portée par une toute petite équipe, a vécu justement ce soir avec cette réalité. Lors de notre dernière sortie, la distribution avait été perturbée par un groupe assez énervé, qu'il avait été difficile de canaliser faute de pouvoir utiliser la manière forte. Nous pensions qu'il s'agissait-là d'un épiphénomène et que la prochaine distribution pourrait se tenir dans le calme et la convivialité comme il est de règle depuis bientôt

six ans. Il n'en fut rien car un comité d'accueil musclé ( pour les hommes) sans muselière ( pour les chiens) attendait notre voiture à l'entrée de l'esplanade où nous installons nos tréteaux. Comme il était clair que nous ne pouvions attendre aide et protection de qui que ce soit et que nos quatre serveurs et serveuses ne pouvaient pas faire front seuls musculairement parlant ), nous avons donc renoncé à distribuer nos vivres.

     Nous en sommes là, à Paris, ce mercredi soir vers les 19 heures.

 

Soupe du Roi mardi appel, message d’Annelysdefrance(VR)du mardi 15 juin 2010 :

LAISSERONS-NOUS MOURIR LA SOUPE DU ROI ?

Chers amis,

Ce message est un APPEL AU SECOURS !.

Beaucoup d'entre vous s'en souviennent : la création de la Soupe du roi a eu quelque chose de miraculeux : au début du mois de janvier 2004, rebondissant en la modifiant sur une idée de "Mahoud" (qui avait proposé de remplacer le repas traditionnel au restaurant après la messe du 21 janvier par un repas pris dans la rue, afin de permettre même aux plus défavorisés des royalistes d'y participer, idée qui était restée sans suite), Paul Turbier et votre servante imaginaient de remplacer le même repas au restaurant par un repas roboratif et familial servi à des sans abri, afin de manifester le souci qui fut celui de nos rois de venir en aide aux pauvres du royaume. L'idée, cependant, ne paraissait avoir suscité l'intérêt de personne et il ne nous était pas possible, seuls tous les deux et septuagénaires, de faire seuls la préparation, le transport et la distribution du repas. Et puis, le 17 janvier, ce fut le "petit miracle": les jeunes d'Action française et les Manants du roi nous proposaient leur aide.

La première soupe du roi (hors-d'oeuvre, petit salé aux lentilles, fromage, oranges, café) a donc été servie sur le parvis de la gare Montparnasse le 21 janvier 2004. Et ce fut aussitôt un tel succès qu'il fut décidé de renouveler cette distribution quinze jours plus tard, puis, par la suite, tous les quinze jours et même, à partir de l'été 2007, toute l'année, car "Nos Seigneurs les pauvres" ne cessent pas d'avoir faim en été.

La "Soupe du roi" se distingue des associations caritatives habituelles par le souci permanent de donner, non seulement des calories, mais une cuisine familiale préparée avec amour et servie avec respec; la conversation avec nos invités jouant un rôle sans doute aussi important que le remplissage des assiettes, pourtant bien nécessaire (on peut en juger par le fait qu'un jour, deux plats principaux ayant, par erreur, été apportés le même jour, les marmites sont reparties vides ..). Elle s'en distingue aussi par le fait que les participants sont entièrement bénévoles et que non seulement ils ne bénéficient ni de salaire, ni de défraiement, mais qu'ils prennent à leur charge les dépenses de gestion (téléphone et internet, courrier, timbres, transports - ce dernier poste, fort lourd, ayant jusqu'ici été assumé presque uniquement par le seul Paul Turbier ; mais d'autres y ont contribué : je pense à tel ami royaliste qui est venu en scooter, par moins 5° C, de la banlieue nord jusqu'à la région de Rambouillet pour venir prendre le volant du véhicule de transport, puis est rentré chez lui dans la nuit et le froid par le même moyen!)

Elle se distingue aussi des actions royalistes habituelles par le fait que les participants appartiennent, sans distinction de préférences dynastiques et religieuses, à toutes les tendances du mouvement royaliste et que c'est, sans doute, la seule action à laquelle tous participent sans discussions ni bisbilles. Elle s'en distingue aussi parce que les donateurs ne sont pas tous royalistes et qu'un certain nombre de personnes qui se croient républicaines n'ont pas hésité à donner de l'argent à une oeuvre ouvertement royaliste mais nullement politique.

D'abord informelle, notre action a pris, l'année suivante, la forme d'une association loi de 1901, "Nos Seigneurs les pauvres et les malades."

Bien qu'elle n'ait jamais souffert de réelles difficultés de trésorerie, les dépenses ayant toujours été couvertes par les dons, la "Soupe du roi" a toujours eu un fonctionnement précaire: en effet, j'ai dû assez vite renoncer à assurer une partie de la préparation des repas, parce que j'étais dorénavant clouée dans un fauteuil roulant. Cette préparation a donc principalement reposé sur les épaules de Paul Turbier, avec le concours, bienvenu mais pas toujours possible, des jeunes de l'AF et des Manants du roi. L'année dernière, notre amie restauratrice royaliste, "la Mère agitée", a bien voulu prendre en charge très souvent la préparation du plat chaud principal. Les jeunes de l'Action française et les Manants du roi ont fidèlement assuré la distribution des repas; il faut remercier aussi Marie-Laure Cardon qui prend une part très active à notre action.

Mais le temps passe. Paul Turbier et moi-même étions déjà septuagénaires quand nous avons lancé la "Soupe du Roi". Aujourd'hui, je suis invalide et Paul Turbier est entré dans sa quatre-vingtième année ; sa santé ne lui permet plus de venir tous les quinze jours faire les courses, puis porter les denrées et le matériel au lieu de distribution et il est obligé d'y renoncer.

Un contretemps a sans doute été la goutte d'eau qui fait déborder le vase: la distribution des repas a été perturbée, deux quinzaines de suite, par une bande de brutes accompagnées de chiens de combat non muselés; ceux de nos amis qui assuraient la distribution n'étaient nullement en mesure de résister à la force et plusieurs quinzaines se sont passées sans que la "Soupe du roi" puisse être distribuée. Paul Turbier en a sans doute été très affecté, car il se trouvait en première ligne.

Bref, nous disposons d'assez d'argent (si les dons continuent à arriver) pour continuer la "Soupe du roi", mais celle-ci risque de mourir si quelques bonnes volontés ne se manifestent pas pour prendre le relais. Je suis certaine que parmi les amis de la "Soupe du roi" et de l'association "Nos Seigneurs les Pauvres et les Malades", il se trouve des personnes qui n'ont pas encore apporté leur concours parce qu'elles pensaient que celui-ci n'était pas nécessaire. Mais maintenant, il l'est et s'il n'intervient pas rapidement, LA SOUPE DU ROI MOURRA, abandonnant les quelques dizaines de personnes en grande difficulté à qui elle apportait un réconfort bienvenu.

Il n'est pas obligatoire qu'une seule et même personne reprenne toute la charge qui était celle de Paul Turbier et celle-ci peut très bien être répartie entre plusieurs intervenants. Si donc, habitant Paris ou la région parisienne, vous pensez pouvoir disposer, même occasionnellement, des quelques heures nécessaires pour, un mercredi sur deux ou seulement certains mercredis, acheter le pain, le fromage, les fruits, l'eau minérale et le café ou encore préparer, comme pour vous-même et votre famille, un plat chaud et reconstituant pour 50 à 60 convives de grand appétit, ou encore venir avec votre voiture, tirer la remorque qui transporte repas et matériel du lieu de préparation au lieu de distribution, ou apporter toute autre forme d'aide à la Soupe du roi, voulez-vous prendre contact soit avec moi (par courriel - annelysdefrance@wanadoo.fr   - ou par courrier postal adressé au siège de l'Association, 15 avenue de la gare 78690 LES ESSARTS LE ROI) soit avec Paul Turbier (par courriel - turbierp@wanadoo.fr  -, ou par courrier postal adressé au siège de l'Association).

Si vous le voulez bien, vous pouvez reproduire ce message à l'intention de vos propres correspondants.

MERCI. Très amicalement à tous.

Anne