Sujets du Roi

Le texte de Paul le Hérisson sur la nationalité ouvrit un débat :

 

Paul Turbier 24-11-01 :

Merci à Paul le H pour son éclairage de ma lanterne et par la claire énonciation de ce qui fait l'importance du problème de la nationalité.

    Comme est-il possible d'être sujet du Roi de France en 2020 ?

    Etre Français il y a seulement 50 ans, était assez simple : c'était être né de parents français pour l'essentiel, l'accessoire étant la naturalisation qui impliquait, suivant l'âge, un service militaire. (j'étais militaire en 1952 avec un immigré italien de 35 ans, surnommé "vecchio").

    Il y a deux cent vingt ans, c'était très peu différent mais l'allégeance au Roi était implicite (les historiens me diront si je suis dans l'erreur) et on ne parlait pas de service militaire.

    En 2020, il ne devrait pas y avoir beaucoup de problèmes pour que soit sujet du Roi de France celui qui est notoirement de culture française (Langue, connaissance de l'Histoire et de la géographie, des usages et coutumes), qui accepte que sa qualité de Français soit exclusive de toute autre et qui, solennellement, à prêté serment de fidélité au Roi (et au travers Lui au Royaume de France ).

    Première conséquence, le pays aura 60 millions d'habitants dont 40 millions de sujets de Sa Majesté. Mais les choses seront claires.

    Question importante pour les " Islamologues " de VR ou ceux qui ont un amis uléma. Un tel serment et-il concevable pour un musulman convaincu ?

    Voilà une question préoccupante.

Paul T.

 

Merlinchaz (VR) 24-11-01 :

D'accord, mais pas tout à fait, puisque votre définition exclut tous les enfants et en fait, toute transmission de la nationalité par droit du sang.

Je dirais : « Est sujet du roi de France l'enfant d'un sujet du roi et celui qui, ayant demandé à le devenir "est notoirement de culture française (Langue, connaissance de l'Histoire et de la géographie, des usages et coutumes), qui accepte que sa qualité de Français soit exclusive de toute autre et qui, solennellement, à prêté serment de fidélité au Roi". La qualité de sujet du roi se perd : par la trahison et la désertion, par l'acceptation d'une autre nationalité, et, pour ceux qui n'ont pas cette qualité de naissance, par la condamnation à une peine afflictive et infamante. »

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Paul Turbier 24-11-01 :

Chère Anne,

    Merci de votre réponse à ma requête et des précisions que vous apportez à ma proposition initiale. Mais je vous dois une explication de texte.

    Si j'ai omis la précision que vous donnez à propos de la filiation (droit du sang) c'est que j'observe, hélas, hélas, autour de moi des jeunes hommes (et dames), dont la filiation est établie, mais qui, explicitement, déclarent ne pas se sentir français.

    J'en distingue deux grandes catégories. :

    Ceux dont le coeur est à l'ouest , vers les Etats-unis dont ils singent les usages, les modes et dont ils ânonnent pitoyablement la langue. On en trouve dans toutes les catégories sociales et ils envisagent souvent la désertion.

    Ceux dont le coeur est au Sud et dont les parents ont été hâtivement déclarés français par le pernicieux droit du sol mais dont les racines africaines et maghrébines sont (et là, je les comprends) très fortes. Ce sont eux qui se sont signalés au Stade de France.

    A tous, accorder automatiquement l'honneur d'être sujet du Roi de France est inadéquat.

    Le pratique de l'Eglise en matière de baptême me suggère une issue. Les parents baptisent un bébé de quelques jours ce qui le place d'emblée quoi qu'il face au long de sa vie, parmi les enfants de Dieu. Mais vers ses onze ou douze ans, il doit confirmer solennellement un engagement pris en son nom.

    La filiation devrait donc être un droit sous option, à confirmer à la majorité et c'est là qu'une cérémonie du serment trouverait sa place et sa raison d'être.

    Suis-je clair ? Paul T.

 

Le Jeune Français (VR) 24-10-01 :

    Je propose d'ailleurs de faire comme les jeunes chevaliers avant l'adoubement, une nuit de prières dans une chapelle, seul, afin de prendre vraiment conscience de ses devoirs envers Dieu, le Roy et la France.

Vive Dieu, Vive le Roy, Vive la France

Le Jeune Français

 

Thribette (VR) 24-11-01 :

Un sujet danois doit, à sa majorité, prononcer un serment à son souverain.

A moi aussi cela paraît assez naturel (sous réserve de réflexion plus approfondie!) même si cela n'est pas une tradition française. Cela n'était pas non plus une tradition de la France royale, que d'avoir plus de 20% de ses habitants qui ne se sentaient pas français!

Doit-on pour autant expulser les autres? Je ne le pense pas, enfin, en tous cas, surtout pas systématiquement. Mais il ne sont pas français, point c'est tout. On ne va tout de même pas les forcer à être français contre leur volonté !

Bonne journée,

Thérèse Ribette

 

Pierre Van Ommeslaeghe (VR) 24-11-01 :

Dans la vie quotidienne un français n'a quasiment jamais à être en contact avec le souverain. Ou plutôt ne devrait jamais...

Le principe d'une société hiérarchique est que l'échelon inférieur doit être loyal envers l'échelon légitime immédiatement supérieur (voir H. Arendt in "Qu'est-ce que l'autorité"). En conséquence il ne serait pas légitime de demander à chaque sujet un serment d'allégeance envers le roi. Mais il le serait d'en demander un au fonctionnaires de l'État, aux militaires et aux échelons politique directement en contact avec le roi (les provinces par exemple).

Salutations

 

Merlinchaz (VR) 25-11-01 :

Je ne vois vraiment pas pourquoi. Après tout, ce serment d'allégeance, tous les officiers du roi (c'est à dire tous les fonctionnaires), si bas que soit leur échelon et non pas seulement ceux qui étaient directement en contact avec le roi, le prêtaient. D'ailleurs, il était implicite, de la part de tous les sujets, dans la cérémonie du sacre.

Mais surtout, la situation d’aujourd’hui n'est pas comparable à celle de l'ancien régime. Alors, étaient régnicoles tous ceux dont les parents l'étaient et qui étaient nés dans le royaume et ceux à qui le roi, par des lettres nominatives, assez rares pour avoir reçu l'agrément personnel du souverain, (une dizaine par mois, en moyenne, au XVIème siècle, pour les périodes où les archives sont complètes ;après le XVIème siècle, elles ne sont plus enregistrées, c'est beaucoup plus difficile à savoir) donnait des lettres de naturalité.

On savait donc précisément qui était régnicole et qui ne l'était pas. La situation d'aujourd'hui est, c'est le moins qu'on puisse dire, beaucoup plus floue. Le serment personnel d'allégeance serait une façon de la clarifier.

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne

 

Montgarnaud (VR) 25-11-01 :

Le serment à la puissance publique a eu une nombreuse postérité depuis la Constitution civile du clergé. Il y eut d'autres serments réclamés du clergé pendant la Révolution ("liberté-égalité"  ; "haine à la royauté", etc.).

Sous Louis XVIII, les fonctionnaires prêtaient serment au roi. Je crois que le principe en a été maintenu et que certaines professions, qui ont délégation de l'autorité publique, sont tenues elles aussi, aujourd'hui encore, au serment.

Cordialement.

M.

 

Jean Silve (VR) 25-11-01 :

Chers amis,

Permettez moi d'intervenir dans ce débat très intéressant concernant le serment à prêter au souverain. Cette idée, si elle paraît séduisante, ne doit pas nous cacher deux écueils de taille :

le premier est que les réfractaires se trouveront très nombreux. La dernière fois que ce type de serment a été réclamé, lors de la Constitution Civile du Clergé, on sait (à raison), quelle fut la proportion des jureurs et des non jureurs, et pourrait faire passer la répression du non serment comme une persécution intolérable. Je crois que le temps (à partir du moment où le roi règnera) permettra de renouer les liens affectifs du monarque avec ses sujets, sans passer par une profession humiliante pour ceux qui sont effectivement Français depuis toujours.

La seconde objection (la plus importante, à mon sens) est que ce serment pourrait faire penser que c'est par cette cérémonie  que l'on est français. Ce serait sans doute vrai pour valider des lettres de naturalité. En revanche, rien n'est plus faux pour les regnicoles. Les devoirs des Français envers leur roi sont ANTERIEURS à tout serment.

J'aimerais vous citer, pour illustration, un extrait du dernier ouvrage juridique paru sous l'Ancien régime, et qui se nomme "Défense de la Constitution monarchique" par Jacob-Nicolas Moreau, spécialiste de droit public, qui écrivit cet ouvrage à la demande de Louis XVI devant toutes les attaques des "Philosophes". C'est un peu long, certes, mais lisez ces extraits avec patience, ils évoquent le coeur réel de la philosophie politique d'Ancien Régime. Je précise que j'envisage une publication commentée de ce remarquable ouvrage.

 

Préface

[...]Il fallait donc, avant tout, examiner si nous avons en France une constitution et des lois essentielles ; mais comme ceux qui soutiennent aujourd'hui que nous n'en avons point, tirent cette conséquence du fait avoué qu'il n'existe entre le Roi et la nation française aucun contrat écrit, aucun engagement réciproquement juré, il était également nécessaire d'approfondir la question de savoir s'il n'y a point de gouvernement sans concordat et sans capitulation. Cette discussion forme la première partie de ce second Mémoire, dans laquelle j'ai pris pour base des obligations réciproques et du Souverain, et des sujets, l'ordre essentiel de tous les gouvernements ; et je suis bien sûr d'avoir démontré que nos devoirs envers notre patrie sont, comme tous ceux que nous impose la loi naturelle, antérieurs aux conventions et indépendants des contrats. On me reprochera d'être remonté, dans cette partie, jusques aux vérités les plus abstraites, et je me contenterai de demander si je pouvais remonter trop haut pour me trouver de niveau avec des gens qui s'élèvent encore plus que moi. Je m'arrête du moins à un temps où les hommes qui ne pouvaient être libres, s'ils n'étaient gouvernés, sentirent la nécessité de se soumettre aux règles qu'ils trouvèrent établies dans la société où ils naissaient. Nos faiseurs de constitutions placent le genre humain dans le Sennaar ; dira-t-on que j'ai voulu démontrer l'évidence même et qu'on ne doit pas  répondre à des gens dont les principes vont à prouver que, sur toute la surface du globe, il n'existe peut-être pas une constitution qui ne soit entre les mains des peuples pour en faire ce qu'ils voudront ? Il le faut bien, hélas ! démontrer l'évidence même à des gens qui se ferment les yeux pour ne pas la voir. Dans une seconde partie [...], je caractérise les principes essentiels et les lois fondamentales de toute espèce de Monarchie. Je prouve également, et que le despotisme ne fut jamais un gouvernement, et que de tous les gouvernements le plus favorable à la liberté politique de la nation, et à la liberté individuelle des sujets, est celui d'un monarque environné de conseils, et appuyé sur des lois. Je viens ensuite à l'organisation particulière de notre Monarchie française. J'en développe le mécanisme, j'en indique les ressorts. Je place l'autorité suprême sur le Trône, elle n'est, elle ne peut être que là ; mais elle n'est ni arbitraire, ni dissolue. Elle a ses règles, ses formes, ses conseils, et tout cela se tient dans notre constitution. Lumière et liberté partout, nulle part toute puissance de mal faire. Là le pouvoir législatif n'est qu'un pouvoir moral qui suppose le devoir d'obéir, il est sur la tête du Roi ; mais pour agir, il a besoin de la force publique qui dans la nation est toujours contenue, et ne sera jamais arbitrairement ni prêtée au Souverain pour opprimer, ni employée par les peuples à détruire. Voilà en peu de mots les deux bases fondamentales de l'antique et respectable édifice dont j'ai osé ensuite tracer le plan [...]

[Ia 8.] Devoirs indépendants des contrats et antérieurs aux conventions

Publicistes modernes, me voici à portée d'aborder enfin une grande vérité que je n'ai point découverte, mais dont j'ai été dans tous les temps le plus ardent défenseur. S'il est vrai que tous nos devoirs ne soient fondés que sur des contrats, je n'ai rien à vous opposer. S'il est au contraire démontré que nos droits et nos devoirs ont pour titre et pour base des rapports antérieurs à toutes les conventions, pourquoi refuseriez-vous d'admettre une constitution politique indépendante des traités et plus ancienne que leur nécessité ? Croyez-moi, c'est à la morale qu'il faut remonter pour nous faire une juste idée du droit public des nations, et l'art de gouverner les peuples est essentiellement une branche de cette science sublime de l'ordre, dont Platon et Aristote connurent si bien les premiers principes, et dont Cicéron développa si éloquemment les conséquences dans ses ouvrages philosophiques. Or quelle est la base de toute morale ? La connaissance de la fin et de la destination des êtres. De là cette espèce de devoir physique, qui dans les créatures inanimées, se changerait nécessairement en devoir moral au moment où Dieu leur donnerait l'intelligence qui doit faire réfléchir, et la liberté qui peut choisir.  Dieu donna tout cela à l'homme : cette créature intelligente et libre dut connaître toutes ses destinations. Il n'en est aucune qu'il ne soit en état d'apercevoir, mais il n'en est aucune qu'il ne soit libre de remplir ou de combattre.  La fin à laquelle il fut appelé sur la terre, fut le bonheur, dont il dut jouir avec ses semblables. Ce ne fut qu'avec eux qu'il put développer toutes ses facultés ; seul, il eut été faible et misérable. Il est le maître, il est les roi de la nature lorsque, dans la société dans laquelle il est essentiellement appelé, il rassemble ses forces, il multiplie ses agents, il étend et agrandit la sphère de ses jouissances, il se perfectionne lui-même, et perfectionne pour son usage tout ce qui l'environne.

[Ia 9.] Véritable titre des droits et des devoirs des peuples.

J'entends tous les jours demander quels sont les droits et les devoirs de nations. Commençons par demander quels sont les droits, quels sont les devoirs de chaque homme en particulier, et nous aurons en même temps, et ce qu'il ne peut perdre, et ce dont il ne peut s'affranchir sans injustice. Voici ses droits. Le pouvoir qu'il a reçu de Dieu, de jouir de toutes les créatures suivant sa propre destination et la leurs : et observez qu'au nombre de ces créatures, dont il peut et doit user, il faut compter ses semblables qui doivent l'aider, le seconder et concourir avec lui à la félicité commune. Mais ce droit d'user de tout, que Dieu a donné à chaque individu singulatim et divisim, il l'a également donné à tous : mon droit est donc grevé du devoir de respecter dans les autres le droit légal qui leur appartient comme à moi. Cette égalité, cette uniformité des droits en indique donc la règle et la mesure, elle est le titre essentiel de la réciprocité des devoirs. De là cette vérité aussi clairement démontrée que les premiers axiomes de la géométrie. Cette liberté que Dieu a donnée à l'homme n'est point l'indépendance des lions et des ours. Que deviennent en effet mes droits, si tout ce qu'il m'est libre de faire, un autre a un droit égal de m'en empêcher ? Et que deviendra cette société pour laquelle je suis né si, sans règle, sans mesure, poussé par ses passions, maître souverain de ses actions, le plus fort veut tout ravir, tandis que le plus faible sera réduit à se priver de tout ? Voyez maintenant comment ici toutes les vérités naissent les unes des autres ! Si la liberté de l'homme consiste à ne faire, à ne souffrir que ce qui est juste, convenez donc que pour qu'il fut véritablement libre, il était nécessaire qu'il fut gouverné. Car ni au physique, ni au moral, Dieu ne lui a donné l'indépendance, et en ordonnant la fin, il a également réglé les moyens. Je tiens déjà de grandes vérités morales : je crois vous avoir aussi démontré avec évidence que l'homme a des droits et des devoirs essentiels, et cependant je ne vous ai point encore parlé de conventions : mais dites-moi, vous qui voulez en trouver partout, et qui ne reconnaissez d'engagement que lorsque vous apercevez un contrat, comment ne vous dites-vous pas qu'il y a au moins un devoir antérieur à toutes les conventions, celui de leur être fidèle ? Loin de cette première vérité, les hommes doivent se tenir entre eux les promesses qu'ils se feront, soit appuyé sur un contrat, tous les contrats l'ont au contraire supposé ; et les hommes ne se sont obligés par des conventions, que parce qu'avant d'en faire aucune, ils étaient persuadés que l'on ne pouvait les enfreindre sans se rendre coupable. Quel est donc le titre de ce devoir avoué universellement par le genre humain, si ce n'est la loi naturelle, ou ce qui est la même chose, l'éternelle législation du Créateur, qui destina l'homme à se lier avec ses frères par des contrats. Mais si c'est de là que découle cette première vérité que je viens de saisir, pourquoi ne voulez-vous pas que j'en fasse également descendre toutes les autres inductions que j'en ai tirées ?

[Ia 10.] Supériorité de la législation de la nature sur toutes les lois nées des conventions.

Et remarquez même combien sont fécondes et utiles au genre humain, ces principes puisés dans l'ordre même que Dieu prescrivit à la société, lorsqu'il la destina à nous rendre heureux. Voulez-vous connaître la différence qu'il y a quant aux effets, entre votre doctrine et la mienne ? Si le devoir n'est que dans la convention, je ne dois rien à celui qui s'en écarte, et je poursuivrai à main armée l'ennemi qui m'outrage. Le père se vengera de l'ingratitude de ses enfants, et les fils seront parricides si le père est oppresseur. Le Prince exterminera, s'il se peut, ses sujets rebelles, et s'il est injuste et ravisseur, sera lui-même détrôné, dépouillé, enchaîné. Admettez avec moi que nos devoirs réciproques nés de notre destination, sont néanmoins absolus et indépendants de leur réciprocité. Je serai bon sujet sous un mauvais roi, je serai bon fils sous un mauvais père : les parents pardonneront à leurs enfants ingrats, et ne se croiront pas dispensés de veiller à leur éducation et à leur conservation ; les rois épargneront leurs sujets révoltés, et ne travailleront qu'à les rendre justes et heureux. L'homme aimera celui qui le hait, et fera du bien à celui qui le persécute. Voilà cette bonne et bienfaisante législation, qui fut donnée non à la brute mais à l'homme, et cette doctrine sublime, je
saisis l'occasion de le faire remarquer, est la pure morale de l'Évangile."

 

Voila qui est clair, je pense ?

Amitiés à tous,

Jean Silve.

 

Merlinchaz (VR) 25-11-01 :

<< La dernière fois que ce type de serment a été réclamé, lors de la  Constitution Civile du Clergé,…>>

Non ce n'est pas la dernière fois. Le gouvernement de Vichy a exigé ce type  de serment d'un certain nombre des fonctionnaires, en particulier des juges : il y en a eu un seul pour refuser (à ce que j'ai entendu dire) ....

Si les prêtres de 1792 ont refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, ce n'est pas par rébellion envers le roi, c'est parce qu'ils étaient informés que le pape leur avait donné ordre de ne pas le prêter (ayant d'ailleurs apporté un certain retard à cette interdiction si bien que Louis XVI avait cru pouvoir signer le texte).

J'enregistre le texte que vous nous adressez dans mes tablettes, je pense qu'il en vaut la peine ...

Merci et amicalement

Anne

 

Paul Turbier 26-11-01 :

1° Réponse à Pierre van O.

    Je n'ai jamais imaginé un seul instant que chaque français prêterait serment directement au Roi. Une cérémonie devant un représentant du monarque devrait convenir ( par exemple le maire du village ou le curé pour ceux qui sont catholiques ). Il faut seulement qu'une solennité certaine entoure l'évènement. Les américains font quelque chose dans ce genre pour leurs immigrés naturalisés qui ne marche pas mal et on y entend la fameuse formule " ... love it or leave it ..."

3°) Réponse à Jean Silve

            D'abord merci pour tout ce que vous nous transmettez et pour m'avoir donné l'envie de lire un livre qui, je suppose, doit être bien difficile à se procurer.

            Je ne peux qu'accepter le fond de ce que vous nous dites, mais il me semble que ni vous, ni Térence, ni quelques autres, preniez en compte deux faits spécifiques au seulement actuel de notre pays. Contrairement au passé où le peuple qui vivait en France était pour l'essentiel (Foi et culture monarchique) très homogène, vivent aujourd'hui sur notre sol, près de dix millions d'habitants qui sont de culture, de mentalité musulmane et dont une grande partie est, de surcroît habitée par la haine. De plus, un nombre indéterminé de garçons et filles de filiation locale avérée mais  travaillés efficacement par la propagande gauchiste, a rejeté délibérément toute idée de patrie, de devoir, de morale. Il faudra donc bien que le Roi reconnaisse les siens et le serment m'a semblé un acte de vérité pour les uns et les autres.

            Ceci dit, si un autre filtre est concevable, il m'intéresse d'en savoir davantage à son sujet.

5°) A tous.

Cette réflexion sur la qualité de sujet du Roi, découle en ce qui me concerne, d'une constatation dramatique : les modalités de représentation électorale républicaines conduiront automatiquement sur leur lancée actuelle, à confier le destin de ce qui reste encore de la France à n'importe qui sauf à des (ou mieux, à Un) français. D'où le constat souvent exprimé ici : le temps presse.

Paul T.