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n dimanche à Paris.

Le 25 janvier 2004.

 

Message de Paul Turbier, 26-01-2004.

 

 

    Dimanche après midi, éclairés par un soleil quasi-printanier, environ cinq cent royalistes ont entendu une messe dite en mémoire du roi martyr Louis XVI. Cinq cents est une estimation personnelle grossière sachant que lorsque la messe a commencé, les assistants étaient moins nombreux mais qu'un continuel renfort d'attardés a grossi les rangs des fidèles au fur et à mesure que le temps passait. Des badauds qui déambulaient dans les parages se sont arrêtés quelques instants et certains se sont agrégés au bloc. Comme on pouvait s'y attendre, beaucoup d'anciens, pas mal de jeunes et un déficit de quadra-quinquagénaires.  Sur ces cinq cents, trois Vrgiens, Frédéric, Aurore, et votre serviteur. Pour compléter ce compte-rendu d'ambiance, je noterais la présence de la dame-qui-vend-le-journal de l'Action Française" et en qui je crois reconnaître celle qui accomplissait ce devoir militant dans les événements villièristes auxquels j'ai pu participer naguère.

   Pas d'incidents, une poignée de C.R.S. assez bons enfants surveillait la fête. Un cycliste a lancé un "vive la république" qui n'a déclenché que des haussements d'épaule, un royaliste a grommelé quelques menaces en direction d'un porteur de caméra de la Télévision (M6) qui semblait prendre quelques images. Pourquoi donc?

    En ce qui me concerne, je viens participer car cette messe est un événement royaliste visible et qu'il me semble important que l'assistance soit nombreuse.

    Mais j'en sort, cette fois-ci comme d'autres, avec un sentiment mitigé. Je regrette que ce rassemblement ne soit pas élargi sans arrière-pensée à l'ensemble des royalistes ou même plus. Seuls les royalistes catholiques y sont invités (donc pas de Richard en vue) et dans les catholiques seuls les fidèles de la tradition sont espérés. A cause de la visibilité que j'évoque plus haut, je pense que cette commémoration devrait être celle du souvenir pour tout les français, ceux qui sont royalistes bien sûr, mais aussi simplement pour ceux qui ne le sont pas encore clairement mais qui gardent pour le souvenir du Roi, émotion et respect. Ces derniers sont plus nombreux qu'on le croit et ils sont un vivier dans lequel pourraient être puisés de précieux renforts. La Cause en a bien besoin.

    Autre regret. Une manifestation de cette nature a, c'est évident, une double dimension, religieuse et militante. Elles ne doivent être, ni l'une ni l'autre, occultées.

    Cependant, je ne crois pas que l'homélie du célébrant soit le meilleur moment pour le militantisme, la prière y perd . Je préférerais qu'une  personnalité royaliste se charge de faire une intervention politique dans le laïus de présentation de sorte que le prêtre puisse élever la méditation au plus haut qu'il se peut dans sa dimension spirituelle et religieuse. La prière, c'est lui, l'exhortation militante c'est l'autre.

 

Paul T.