Non au projet de constitution européenne

Cabriole au Sénat

 

L'un des jeunes royalistes qui aide efficacement les services de la Soupe du Roi est l'auteur de la cabriole qui a nourri la chronique référendaire et animé un récente séance du Sénat.

On sait qu'un jeune s'est signalé en faveur du non en bondissant au milieu de l'hémicycle du Sénat dans une tenue fort légère (string tricolore) ornée d'un NON  franc et massif peint sur le bas du dos.

     Il a expliqué la genèse de l'opération qui n'était pas un coup instinctif mais au contraire une action bien mûrie. Pour être allé au sénat plusieurs fois, Olivier (c'est lui) s'était aperçu que la sécurité était assez bon enfant et que l'accès aux tribunes était très facile. Sa première idée était de déployer une banderole avec quelques copains, mais de copains point.

     Il s'y est mis seul et a commencé par consulter un avocat pour évaluer les risques judiciaires. Les risques sont divers mais après décantation il est apparu que l'élimination du soupçon d'attentat nécessitait que le non port d'armes soit évident ce qui conduisait à envisager un streap-tease mais que la totale nudité était exclue pour ne pas risquer une inculpation d'attentat à la pudeur. D'où le string. La logistique impliquait un vêtement de ville facile à ôter et il s'est muni d'un survêtement à fermeture éclairs multiples. La hauteur de 4 mètres 50 a nécessité un peu d'entraînement à la campagne et en route avec un "non" peinturluré sur le postérieur.

     Lors de l'atterrissage ce fut un éclat de rire général ce qui est excellent car il est toujours utile de mettre les rieurs de son côté.

     Résultat "publicitaire" : mentions sur les trois chaînes de télé et dans la presse de grande diffusion (l'immonde, le Figarose, et même les gratuits)  et aucun ennuis ni policiers ni judiciaires.

     Bravo l'artiste.

 

Paul T.

 

Courriel du 19 mai 2005.

 

 

 

En complément d’information, de la part du Webmaster :

 

L'homme nu du "non", "tout sauf un mouton"

 

Fri May 13, 2005 7:48 PM CEST

PARIS (Reuters) - Avant de bondir d'un balcon du Sénat jeudi, vêtu d'un simple string tricolore et en hurlant "non" à la Constitution européenne, Olivier Kimmel s'est entraîné un mois durant à sauter dans les falaises de Bretagne.

 

Le jeune homme de 27 ans, qui votera "non" le 29 mai comme "le courant Dupont-Aignan, de Villiers", a également cherché pendant longtemps un pantalon qui puisse s'enlever rapidement tout en gardant ses baskets. "Si j'avais sauté les 4,5 mètres sans chaussures, je me serais tué", raconte-t-il à Reuters.

 

Vingt-quatre heures après avoir été emporté manu militari par deux huissiers hors du Sénat, en pleine séance de questions d'actualité, le jeune consultant s'en tire avec une cicatrice au front et une simple "main courante" dans les registres de la police.

 

 

Il s'attendait tellement à être placé en garde à vue qu'il avait posé une journée de RTT vendredi, qu'il a finalement passée à prendre contact "avec des émissions de divertissement".

 

Le président du Sénat, Christian Poncelet, a finalement décidé de ne pas porter plainte après avoir reçu une lettre d'explications dans laquelle Olivier Kimmel dénonce les "dérives médiatiques" de la campagne, au détriment du "non".

 

"Le CSA ne comptabilise pas le temps de parole de l'ensemble de nos élites politiques sous couvert d'une coutume qui n'a aucun fondement, ni juridique ni institutionnel", notamment les interventions télévisées du chef de l'Etat en faveur du "oui", ajoute celui qui a pourtant "toujours voté Chirac aux présidentielles".

 

"TROUPEAU DE MOUTONS"

 

Il s'emporte également contre le financement européen de la campagne en faveur du traité constitutionnel et la brochure envoyée par le gouvernement aux électeurs français, un "plaidoyer pour le 'oui'", selon lui. "Dans ces conditions, pensez-vous vraiment que nos élites nous donnent envie de croire en la démocratie ?", demande-t-il aux sénateurs.

 

Avant de passer à l'acte, l'intrépide a assisté à plusieurs séances publiques de la haute assemblée, comptant le nombre de policiers et calculant la hauteur des balcons.

 

Après plusieurs séances d'entraînement en Bretagne, il a choisi son slogan, qu'il a crié en sautant jeudi après-midi: "On n'est pas des moutons et encore moins des moutons noirs", allusion à l'expression utilisée par Jacques Chirac pour mettre en garde contre l'isolement de la France en cas de victoire du "non".

 

"En journée, dans le métro, on donne l'impression d'être un troupeau. Mais le soir, on réfléchit", insiste-t-il, ajoutant avoir préparé son "happening" seul mais encouragé par quelques amis. Ses parents, tous deux tentés par le "non", ont appris la nouvelle jeudi soir.

 

"Que la Constitution soit libérale, ce n'est pas moi que cela va déranger. En revanche, je n'ai aucune envie d'être suradministré. On a déjà assez de mal avec la technocratie française", réplique-t-il quand on l'interroge sur son choix de voter "non".

 

A trois semaines du référendum, malgré le rejet par le Conseil d'Etat du recours des partisans du "non" de gauche dénonçant la "campagne d'Etat", il croit possible "de repartir avec des règles du jeu qui soient les mêmes pour tout le monde". "Le CSA ne doit pas se laisser impressionner", martèle-t-il.

 

source : http://www.reuters.fr/locales/c_newsArticle.jsp?type=oddNews&localeKey=fr_FR&storyID=8488825