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Message de MacGuffin (VR) du11-02-2002.

 

L'interview de Jacques Bompard dans Reconquête du mois de décembre dernier a ravivé mes souvenirs. Il y a bien longtemps en effet, Merlinchaz avait émis l'hypothèse que l'invasion migratoire serait repoussée grâce à des variations climatiques (Précision de Merlinchaz (VR) : Non, cher ami : j'avais seulement émis l'hypothèse que, dans le cas où on supprimerait aux envahisseurs attirés seulement par la bonne soupe ladite bonne soupe, étant incapables de trouver un travail rémunérateur par incompétence, et souvent ne le souhaitant pas par indolence, lesdits envahisseurs trouveraient souvent plus confortable, à absence équivalente d'avantages sociaux, de retourner chez eux où le climat leur convient mieux....). Elle avait aussi évoqué - j'en garde le souvenir très net - l'éventualité de créer de futurs châteaux forts... J'en avais souri mais l'évocation des châteaux forts me rendait plus perplexe que rigolard... Depuis la lecture de l'interview du maire Front National d'Orange, l'image du "château fort" s'est un peu actualisée. Alors je vous propose à la réflexion cette interview. Tout n'est pas du pain béni bien évidemment, mais il me semble que des pistes sont présentes.

 

Une petite mise en perspective historique et politique au préalable :

 

Les républicains se sont longtemps servis de la "démocratie locale" pour appuyer leur régime politique. Ils s'en ont servi comme une sorte de VRP pour leurs "valeurs". Or cette démocratie locale n'est en rien incompatible avec d'autres régime et en premier lieu celui de la Royauté et de la Monarchie Absolue. En outre, cet accaparement a aujourd'hui perdu son sens puisque la République a livré son autorité à l'étranger, à l'Europe Fédérale et aux apatrides otanisés.

 

Si vous décidez d'agir politiquement, quel est le but ? Celui de communiquer et de transmettre. Comme toute communication, elle nécessite d'être adaptée à l'audience cible, à son environnement et d'obéir aux règles de la propagande.

 

La popularité de la république s'est en grande partie joué dans le cadre de la commune. C'est par l'investissement des campagnes, après avoir accepté et assimilé le phénomène du suffrage universel dans sa culture politique, que les révolutionnaires réussirent à propager leur idéologie dans le corps social, et en particulier à travers le rôle des maires, représentant et agent de la République anticléricale. La République ne s'y est d'ailleurs pas trompé, elle qui honore ses maires par de grands banquets... et tous les partis ont toujours été conscient de l'importance de l'échelon municipal pour l'implantation de "valeurs" et de "représentations".

 

Réinvestire l'imaginaire du peuple par la pensée d'une monarchie absolue et royale ne pourraient découler que d'un ensemble d'actes, en l'occurrence locaux, coordonnés à l'échelle national. Pour cela, une coordination, une fédération et un soutien nationale me sembleraient indispensables. Ils devraient être assurés par une organisation analogue à l'actuelle AR mais tournée vers les futures élections municipales !... pas européenne, et surtout sans staliniens et autres philosophes à sa "tête"... :-((

Cette démocratie de proximité qui pèse sur le quotidien, si les royalistes s'en faisaient la leur, casserait le lien établi entre République et Démocratie locale, autrement dit contribuerait à effacer la falsification de l'histoire qui s'est opérée sous le coup de la propagande républicaine, permettrait de réhabiliter la viabilité politique, intellectuelle et morale des tenants de la solutions royales dans les consciences par des actions concrètes, les seuls qui comptent. Ces communes sous autorités royalistes, permettraient à terme, comme les zones colonisées par les immigrés risquent probablement de tendre à le faire, à tisser une toile populaire, en l'occurrence pour la cause royale. L'étude de la vie politique municipale montre que la vie locale peut évoluer en opposition avec la politique nationale et maintenant mondiale. Il convient juste de se servir de ce phénomène et de l'orienter. Là encore, l'effort consenti par les gauchistes (LO-LCR) d'investire le champs électoral pour y planter leur bivouaque devrait nous inciter à réfléchir : la mascarade électorale, pour eux, à autant de force que pour les royalistes. Pourtant, ils produisent cet effort sur eux-mêmes.

 

Je terminerai par une question faussement naïve : nous sommes 170 super conjurés qui impressionneraient Rambo lui-même s'il nous voyaient avec sa webcam. Ne devrions nous pas être 170 maires ?

 

Voilà l'interview :

 

Il y a fondamentalement deux niveaux pour l'exercice de la politique :

 

1. LE NATIONAL, celui de l'État qui doit ou devrait défendre le Bien commun, assurer la continuité de la patrie sans cesse menacée, et aujourd'hui comme rarement dans notre histoire.

 

2. LE LOCAL, c'est bien sur aujourd'hui le département et la région. Mais ces institutions dont les compétences se chevauchent et dont les finalités seraient à revoir, ne sont pas perçues aussi concrète­ment que la commune.

 

La commune, la cité (polis, en grec, d'où la politique) c'est en effet là que s'impriment, que s incarnent le mieux en mal ou bien les idées politiques. Les lois de l'État s'y appliquent bien sûr, fortement aujourd'hui hélas, bien souvent contre la sécurité et la prospérité.

Cependant, malgré les embûches étatiques, malgré les lois qu'il ne peut changer, l'action du maire peut-être largement positive. C'est ce dont certains de nos amis pouvaient légitimement douter après certains échecs.

Eh bien, la réussite à Orange de Jacques Bompard prouve combien un idéal politique, doublé d'un soli­de bon sens, peut s'incarner et réaliser de belles choses.

Car en six années, le renouveau de la ville d'Orange saute aux yeux de quiconque, comme je le fais, la traverse et s'y arrête trois ou quatre fois par an. Malgré le témoignage par ses monuments célèbres de son passé grandiose de sa ville romaine, puis médiévale, Orange était devenue plus sale avec des places à l’abandon, des immeubles souvent vétustes et maussades et dans bien des endroits l’impression d'une inéluctable avancée de la "tiers mondialisation".

 

Aujourd'hui la ville retrouve tout le charme de la Provence avec ses heureuses influences italiennes dans les couleurs, ses fontaines nouvelles, ses trottoirs de plus en plus joliment pavés, ses monuments progressivement ravalés, des quartiers en cours d'aménagement. Et disons-le tout net, on s'y sent de plus en plus chez soi, en Provence, en France, en Romanité, car les regards de certains se font moins provocateurs. On respire à Orange comme un air de liberté retrouvée si l'on compare à d'autres villes proches que ne reconnaîtraient pas Mistral et les Daudet.

 

Reconquête se devait évidemment d'accorder une grande place à l'aventure d'Orange ville reconquise en donnant la parole à son maire, notre ami Jacques Bompard.

 

BERNARD ANTONY

 

ENTRETIEN AVEC JACQUES BOMPARD

 

Reconquête : On imagine mal que l'on puisse être maire, car c'est une tâche difficile et souvent ingrate, sans passion pour sa ville. Mais être maire d'une cité aussi chargée d'histoire, aussi artistique aussi émouvante encore avec la geste de ses carmélites guillotinées par la barbarie révolutionnaire, c'est tout de même, avouez-le, a priori plus stimulant, plus exaltant que de présider le conseil municipal disons de Salpetriere-les-mines ?

 

Jacques Bompard : Je ne le nie pas mais j'aurais eu à cœur croyez-le, de me battre tout autant dans une autre ville de la région ou du pays. Car c'est la France que je crois servir en étant au service de cette cité, c'est une parcelle de mon pays que j'essaye de libérer un peu et d'embellir comme d'autres peuvent le faire et le feront ailleurs, telle notre amie Madame le maire de Chauffailles. Et j'explique ici sans cesse que l'on ne sauvera Orange si l'on ne sauve pas la France.

Je sais bien sûr qu'ici en Provence, nous sommes non seulement héritiers de ce qu'il y eut de plus beau dans la civilisation latine mais encore de toute la tradition culturelle et politique qui continuera la romanité, celle du Félibrige, celle de Maurras, et des Daudet. C'est là en effet un terreau vivifiant à condition que l'on veuille y semer. C'est ce que je me suis efforcé de faire. Et les Orangeois par leur accueil, chaque jour, me récompensent de mes efforts.

 

R: Comment s'y prendre pour devenir maire ?

 

J.B. : La plupart du temps, il faut d'abord siéger dans l'opposition mais cela ne suffit pas, il faut être un bon opposant, il faut travailler intelligemment, en intervenant à bon escient et en s'efforçant de le faire savoir et d'être compris des électeurs.

On ne fait pas en effet de la politique pour se faire plaisir mais pour gagner. Mais gagner n'est pas une fin en soi. La fin en soi c'est de bien faire, c'est vouloir ass­urer un jour efficacement le bien commun et il faut peu à peu  que nos concitoyens observent cette volonté. Pour cela, il n'est pas nécessaire d’être nombreux, nous n'étions ici, au départ, que deux ou trois très déterminés à mener ce combat municipal.

Mais nous avons attaqué fermement, clairement, les aberrations de la gestion socialiste, la folie consistant à sacrifier la partie la plus belle de la ville à des projets aussi déments que celui du palais dit des Princes que vous avez pu visiter. Un des élus socialistes de 1993 nous a rejoint car ce qu’on lui demandait d’approuver révulsait son bon sens.

 

R. : Comment faire pour le rester ?

 

J.B : A l’inverse des politiciens prodigues de promesses non tenues, il faut réaliser ses engagements et si possible faire mieux. Mais il faut là aussi le faire savoir.

La politique, ce n’est pas que de la décision et de la gestion, c’est aussi l’art de la relation humaine. Le maire doit écouter inlassablement ; et ses adjoints comme lui. Ainsi, je reçois tous ceux qui veulent me rencontrer.

Quant à la communication que dirige André-Yves Beck, elle consiste pour nous à dire très simplement la vérité, à nous épargner tout travestissement mensonger.

Nous racontons aux gens, sans langue de bois, sans fioritures, ce que l'on fait pour eux. Et lorsque l'État nous impo­se ce que nous ne voudrions pas, nous le disons aussi.

Tout Orangeois peut, à tout moment, remplir une fiche "contact" où il nous expose son problème. Nous lui répon­dons et s'il le souhaite, nous le recevons en nous efforçant de toujours donner à nos concitoyens cette affection dont il sont souvent besoin. En retour, j'observe combien ils sont de plus en plus fiers d'être Orangeois et par-là fiers d'être Français. Voyez-vous, par exemple, ils ne tolèrent plus les tags, perçus comme des offenses à notre identité culturelle. Catho­liques pratiquants ou non, ils ont été ainsi unanimes à se réjouir de la mise à sa place de la belle croix provençale sur un important rond-point, marque religieuse bien sûr pour beaucoup et pour les autres, sym­bole au moins d'un retour à notre identité culturelle. De même avons nous tenu à inauguré une place des anciens combattants d'AFN et d'Indochine près de la mosquée. Les musulmans, s'ils se veulent et se sentir français, ne peuvent que s'en réjouir.

 

R.: Venons-en à vos projets.

 

J. B. Avec joie, car voyez-vous, il reste beaucoup à faire à la fois pour protéger et mettre en valeur nos monuments historiques et donner à la ville qui avait été bien délaissée, les meilleures condition de vie collective.

Simultanément donc nous prévoyons de restaurer et mettre mieux en valeur l'Arc de triomphe, de terminer fin 2003 la rénovation du cœur de la ville et de nous attaquer à la destruction et à la reconstruction du quartier de l'Arc le plus délabré et sans intérêt historique ou architectural. Mais nous avons aussi à construire pour 2005 l'usine moderne de traitement des eaux, et les installations de tri et de traitement des ordures. Enfin, comme cela ne se voit pas quand il fait beau, Orange est une ville qui peut subir de graves inondations et je me refuse à être fataliste sur ce point aussi. C'est dire que nous prévoyons de lourds financements seulement rendus possibles par notre extrême rigueur budgétaire. Et j'allais oublier de vous parler de la nécessaire déviation routière, pour redonner à la ville un accès plus facile et plus de calme, et pouvoir goûter tout le charme de ses places, de ses rues, de ses restaurants autour de ses monuments.

 

R.: Eh bien nous voilà à ce que l'on appelle le culturel. Pouvez-vous nous en dire votre conception ?

 

J. B. : Mettre en valeur la splendeur de nos monuments de l'antiquité, ce n'est pas les mettre sous cloche, ce n'est pas les naphtaliser. La tradition c'est la vie ! Aussi le théâtre antique doit-il servir toujours dans la fonction pour laquelle il fut magnifiquement bâti, celle des spectacles organise pour tout un peuple, pour des foules. Notre conception de la culture, de la culture du beau, ce n'est pas de la réserver à la pseudo élite de nos intellocrâtes cultureux, c'est de la vivifier par et pour le peuple qui a d'instinct beaucoup plus de goût que les pâles provocateurs de la décadence façon Beaubourg. Nous avons ainsi pour l’année 2000 organisé 20 grands spectacles gratuits pour tous alors qu’ailleurs la gratuité c’est pour les élus. Et nous avons enregistré 35 000 entrées.

 

Nous avons offert la diversité entre les soirées de variété, la culture provençale avec l'Arlésienne jouée par Franval et les spectacles classiques. Oui, avec les pièces de Molière et Racine représentées selon la tradition et non selon les divagations nous avons fait à chaque fois salle comble d'un public enthousiaste.

Et cela n'a coûté à la ville qu'un million de francs Grâce, il faut bien le dire, au talent de Jacques Lorcey, un ancien de la Comédie française, notre metteur en scène, allant de pair avec son sens, et le nôtre, de l'économie. Comparez cela à la ville de Bollène qui a dépensé deux millions et demi pour trois spectacles avec 2 000 entrées payantes...

 

R.: Et Si l'on parlait du Palais des Princes?

 

J. B. : C'est notre cauchemar. Mais le démolir serait pour le moment trop onéreux. Il a déjà coûté assez cher à Orange, cent trente millions de francs, je dis bien treize milliards de centimes! Mais d'une certaine manière il a une fonction : montrer ce que donne l'alliance de l'idéologie socialiste, du mauvais goût, de l'orgueil et de l'incompétence.

 

R.: Quand on le compare au théâtre antique, on mesure combien la beauté et l'harmonie sont immortelles alors que ce soi-disant palais a déjà vieilli en quatre ans!

 

J. B.: Seul l'amphithéâtre est plus ou moins utilisable mais le nombre de places est insuffisant pour organiser des réunions permettant de rentabiliser la dépense...

 

R.: Alors que faites-vous ?

 

J. B.: Faute de mieux, je l'offre à la méditation des passants qui peuvent comparer à ce que nous faisons à côté dans le respect de la tradition avec les couleurs du pays, les fontaines et les jardins.

Mais surtout nous réhabilitons le vénérable Hôtel Dieu fondé par l'ordre de saint Vincent de Paul pour en fai­re un musée rappelant sa double vocation médicale e religieuse...

 

R.: Car il y a toujours un moment où les secours de la médecine ne peuvent rien...

 

J. B. : Je suis heureux de l'accueil fait aujourd'hui à ce projet même par des "représentants du laïcat", comme on dit en langue cléricale, qui ne furent pas toujours les plus ravis de notre élection...On trouvera donc dans ce musée un émouvant ensemble de beaux habits sacerdotaux provençaux du XVIIIe siècle mais aussi toute une collection d'outils du travail artisanal.

 

R.:       Jacques Bompard, l'enracinement est un mot qui revient souvent dans vote conversation...

 

J. B. : Certes, mais être enraciné ce n'est pas être embourbé !

Nous sommes, en Provence, nourris d'une grande culture politique que nous ne connaissons certes que bien partiellement mais qui imprègne peu ou prou tous les nationaux. C'est la culture simultanément provençale latine, française, des Mistral, Maurras, Thibon. Ces grands maîtres ont tous conjugué le culte des racines et celui de l’universel.

L'enracinement, c'est ce qui permet l'éclosion vers le haut. Je ne crois pas que l'on puisse faire une bonne politique Si l'on n'est pas porté par tout un sens de la vie et de la mort, si l'on ne rattache pas son action quotidienne à l'ordre des valeurs qui hiérarchise nos devoirs et nos actes. Sinon, on perd le sens de la finali­té et de la hiérarchie des choses.

 

R.: Il y a donc une dimension religieuse dans la politique ?

 

J. B. D'abord, comme le disait Maurras, « l'on entre en politique comme on entre en religion ». Cela signifie que l'on doit se préparer à sacrifier beaucoup de choses et d'abord soi-même, j'entends par là le dérisoire culte du moi. Car nous nous consacrons à l'idéal d'une civilisation qui dépasse infiniment nos pauvres personnes. L'on doit aussi sacrifier beaucoup de la vie de famille, des loisirs, toutes choses au demeurant bonnes et légitimes.

Dimension religieuse ? Oui, en effet, et au sens même des trois vertus chrétiennes de la foi, de l'espérance et  de la charité ; de la foi et de l'espérance qui nous per­mettent de tenir et de la politique qui bien comprise,  n'est pas autre chose qu'un exercice de charité au plein  sens du mot, celui de l'amour que l'on doit à Dieu, aux autres, aux siens, et donc à sa patrie et à son peuple.    

 

R.: Vous parlez de civilisation. Mais ce qui s'oppose à la civilisation, c'est la barbarie, celle-ci ne nous submerge-t-elle pas ? Alors que faire ?

 

J. B : Ce n’est pas aux lecteurs de Reconquête qu'il faut expliquer longuement la réalité des deux barbaries qui nous menacent, celle des envahisseurs et la notre,  celle de la décadence. Eh bien aujourd'hui comme jadis au Ve ou au Xe siècle, face à la barbarie, il faut créer, conforter, déve­lopper des îlots de résistance, en faire si possible des citadelles et à partir de là reconstruire une société. Je suis bien sur partisan comme vous de toutes les  oeuvres de résistance, de solidarité, de libertés, familiales, scolaires, professionnelles, culturelles.      

Je m'efforce ici, dans ma commune, d'appuyer tout cela. Mais féodal, je le suis aussi dans l’ordre politique, partisan comme les maîtres déjà cités de la bonne décentralisation, (car il y en a de la mauvaise !) de la décentralisation souhaitable et nécessaire.

Je crois que la France a beaucoup souffert du jacobinisme, tous les partis du système en crèvent et je ne le regrette pas.

 

R.: Et le vôtre ?

 

j. B.: Le mien le Front National, je ne veux pas qu’il meure. Je souhaite donc qu’il se garde de toute dérive jacobine.

 

R. : vous le voulez comme jadis se voulait l’AF, hiérarchique et décentralisé ?

 

J. B.: C'est tout à fait ça !

 

R. : Le mot de la fin ?

 

J. B. : Vous avez pu admirer sur la place la belle statue le comte Raimbaud, un des grands hommes d'Orange, héros de la croisade où il s'illustra dans les premiers sur le rempart, dans la prise de Jérusalem.

Quand nous l'avons installée là, au cœur de la cité, avec un grand concours de peuple et dans l'enthousiasme cela signifiait la continuité d'une volonté à travers les siècles : celle de ne pas laisser notre ville aux Barbares.

Notre combat personnel n'aura qu'un temps.

Mais c'est pour nos enfants, les enfants de France, que nous le menons.

Et pour qu'à leur tour ils le poursuivent.

Pour que France continue.

 

(Reconquête, 70 Boulevard Saint-Germain, 75005 Pars, 01 40 51 74 07)