Compilation des échanges royalistes sur VR depuis fin août 2005.
réalisée par annelysdefrance et reçue le 21 septembre 2005

             
Discussion entamée le 29 août


Bonjour Gérard
              Je viens d'aller faire "un saut" sur le site de l'AR, il y avait un  communiqué de presse (de M. Van Ommeslaeghe) dans lequel il est dit  selon une source du figaro que 78 % des français trouvent que  l'assemblée nationale n'est pas représentative du peuple français, et  l'AR propose que l'élection des députés se fasse par un collège  "socioprofessionnel" en vue d'une meilleures correspondance avec le  peuple....
              J'ai plusieurs questions à ce sujet la première étant comment serait  nommé ce collège "socioprofessionnel" suffrage univ' direct indirect ? la seconde A quelle échelle régionale départementale, ou communale ? Et enfin croyez-vous qu'il soit nécessaire de passer par un autre  système "administratif" intermédiaire (collège électoral) forcément  puissant, et sujet à toutes les pressions (j'en suis persuadé)? Quelles  garanties y aurait-il pour être sur de la légitimité des représentants  du peuple à l'assemblée ?
              - La question du prétendant ne se pose pas dans l'immédiat, puisque comme  vous le dites, l'alternative royaliste n'est pas encore suffisamment  posée à l’échelle nationale, n'est pas assez connue du peuple français  qui à 78 % reconnaît implicitement ne pas être représenté par ce collège  politico-mafieux qu'est l'assemblée nat. et par extension le gouvernement  et le système politique français .
              La représentation du peuple, c'est là le problème, l'Ancien Régime à  montré que le système des "Trois États" n'était pas du tout  satisfaisant, bien au contraire...
              Aujourd'hui la situation n'est pas du tout la même, le métissage  actuel de la France la rendrait, ainsi représentée, ingouvernable (à cause de l'effet radical des querelles politiques de partis et des  programmes, de 200 ans de république etc...).  De plus, la rôle de la noblesse est aujourd'hui quasi nul, celui de  l'Eglise est réduit à peau de chagrin... quant à la bourgeoisie, elle  n'a jamais vu le bien commun, mais "SON" propre bien avant toute chose  !!! Je ne suis pas convaincu du tout de l'efficacité du vote, pour la  représentation populaire...c'est juste un exercice de démagogie. Un homme méritant et compétent (il doit bien y en avoir) nommé par le  roi, avec obligation de résultats, contrôles, serait plus approprié pour  remettre un peu d'ordre dans les provinces...
              Comment envisageriez vous la transformation de l’Europe une fois la  France redevenue "monarchie royale" ?  Vous posez l'exemple de 1792....la contagion à l'époque s'est faite  avec les pensées délétères de quelques illuminés arrivistes et  idéalistes, qui ont mis à feu et à sang l’Europe.... Cela soulève beaucoup de problèmes, en effet, un roi en France  indépendant soucieux de son pays ne saurait faire partie de l’Europe  telle qu'elle est à l'heure actuelle (ce système socialo-administratif),  mais comment en sortirait-elle, et comment les autres pays la  laisseraient elle sortir ? par les armes une guerre civile ?
              Enfin pour que le roi puisse discuter allié à allié sur le même "plan"  avec un président américain, il faudra faire ses preuves, combattre  l'esprit de "démocratisation mondial", nous seront observé, très observé  (observateurs de l’Onu commission droits de l'homme etc.,..) et il faudra  s'attendre à des tentatives de prise de pouvoir par une frange imbécile  et manipulée de la population comme nous le voyons surtout dans les pays  de l'est (avec les révolutions démocratiques et sois disant spontanées  avec des "couleurs" des badges et des petites fleurs)....
  Toutes ces questions intermédiaires sont très importantes pour la  représentation de la France sur la scène politiques mondiale et pour son  indépendance, au delà de l'exemple et de la lumière qu'elle véhiculera  plus tard....
              Amitiés,
              LaHyre


 gerard@villele.com:    Pour Yriex    <<< Je ne veux pas d'une monarchie à la mode transmissible par les   femmes.  Je préfère attendre encore 50 ans que cette affreuse mode ait passé et  garder un capétien mâle à la tête de la maison de Bourbon.     C'est en effet ce qui serait préférable, mais si notre principe est sûr,   il est essentiellement,  cependant, de caractère spirituel et devient peut-être suranné, dans un   monde matérialiste. Il faut  pourtant prendre en compte le monde dans lequel nous vivons et donc   trouver des arguments pour  convaincre de sa pertinence malgré cet aspect désuet
               En outre, dans 50 ans, personnellement j'en aurai 107, cela fait   beaucoup, j'ai peur de ne pouvoir  aider à quoique ce soit.
               Pour l'instant je me contente d'user mes forces dans l'Alliance royale   et en maintenant, en même  temps, un Lien légitimiste (6 numéros par an, 20 euros - petite réclame   pour ceux qui ne connaissent  pas ou qui voudraient collaborer).    <<< Je ne veux pas d'un Orléans, même beau, même intelligent, même riche   ;  ce que par bonheur, ils ne sont plus.     Même s'ils l'étaient (beaux, intelligents et riches), il nous faut   d'abord, convaincre le plus grand  nombre (de Français) des bienfaits de la monarchie sur la République. Le   Roi ne sera visible que si  les Français le cherchent. Qu'un prétendant (et il n'y en a aucun qui le   désire véritablement) se  lève aujourd'hui ne servirait à rien : le peuple ne connaît pas   l'alternative possible.    <<< Je ne veux pas d'un roi soumis à l'Europe.  Je préfère encore plier longtemps devant Bush  que devant le parlement et les fonctionnaires de Bruxelles.
               Si nous étions en monarchie (royale), nous transformerions l'Europe par   contagion comme en 1792 (ou  en 1700) et l'Union européenne n'existerait plus identiquement. Il ne   s'agirait pas de plier devant  Bush, mais de discuter d'abord en allié avec un allié, sans   intermédiaire, ni garde-fou, comme l'a  fait Chirac grâce à l'Europe.    <<< Je ne veux pas d'une monarchie qui ne reconnaisse pas la noblesse et   se refuse à anoblir ses  sujets méritants. Je veux pouvoir marier mes filles à des riches sans   m'entendre dire qu'elles  dérogent.     Mais il est, et sera impossible, de recréer les trois ordres : la   noblesse n'existe plus, sinon à  travers des familles qui ont réussi à se perpétuer et conserver des   archives. Cela n'est pas, plus,  suffisant, surtout pour celles qui n'ont fait que vivre dans le sens du   courant ou du vent. Les  notions de service, de travail, d'honneur devront être restaurés pour   refonder une aristocratie,  alliée fidèle du roi.  Et j'avoue que je préférerai voir ma fille se marier avec un homme   honnête plutôt que riche.  L'enrichissement est trop souvent douteux à la base, même si le travail   (je dirai l'obsession de  réussir) peut y être pour quelque chose.    <<< Je ne veux pas d'un système politique alambiqué : juste rendre au   sénat son caractère  héréditaire.
               Voir la plate-forme de l'Alliance royale qui est, elle, en train d'être   mise à jour, grâce à la  concertation de nombreux intervenants. Un peu comme L'Enquête sur la   monarchie où les contributions  sont extrêmement diverses.
                  Amitiés    Gérard


<<< La représentation du peuple, c'est là le problème, l'Ancien Régime à montré que le système des "Trois États" n'était pas du tout satisfaisant, bien au contraire<<< La Hyre
              Ou tout au moins n'était plus satisfaisant au XVIIIème siècle. Les trois "États" s'étaient considérablement modifiés depuis l'origine : la noblesse d'épée était pour une bonne part devenue une noblesse de cour ; la noblesse de robe, issue du Tiers État, s'y était agrégée sans se confondre avec elle ; le système de la "commende" faisait que, en fait, ceux qui faisaient partie du "Second ordre" étaient le plus souvent représentés par des membres du premier dont le souci des âmes était le moindre souci. Enfin le Tiers État n'était plus un ensemble de paysans illettrés et de petits artisans : ce qu'on appelle la "bourgeoisie" ou "la grande bourgeoisie" y tenait une part de plus en plus importante.
              Si l'on ajoute que, encore compris parce qu'encore en usage dans les "Pays d'États", où se réunissaient régulièrement les trois ordres de la province, le système des trois ordres était totalement obsolète dans les "Pays d'élection" * puisque les États généraux n'avaient pas été convoqués depuis 1614.
              Il n'existe effectivement dans la France d'aujourd'hui rien qui puisse se comparer aux "Ordres" de jadis, à moins de considérer qu'il y a trois Ordres : 1. les fonctionnaires et à leur tête les Énarques, appelés à être les représentants des fonctionnaires : 2. les entrepreneurs, artisans, agriculteurs, commerçants, appelés à être représentés par le MEDEF 3. les salariés du secteur privé, appelés à être représentés par les syndicats.
              Je ne souhaiterais nullement être gouvernée, ni représentée, de la sorte.
              Comme La Hyre, je ne crois pas du tout à la vertu d'un collège intermédiaire entre le commun peuple et les élus qu'ils désigneraient et comme lui je pense que la création d'un tel collège entraînerait très rapidement le genre de dérives qu'il décrit.
              Je crois surtout que, à l'exception du consentement à l'impôt (que d'ailleurs l'ancien régime a connu, jusqu'en 1614 par les États généraux réunis à vrai dire peu fréquemment, mais jusqu'en 1789, dans les pays d'États, par des États provinciaux réunis chaque année et parfois plus souvent), il ne faut pas que ceux qui représentent le peuple auprès du roi aient un pouvoir décisionnaire, mais seulement de conseil (chacun sait, du reste, qu'un roi, même s'il conserve le droit de décider en dernier ressort et le fasse quand les circonstances le requièrent, ne pourrait et ne voudrait pas gouverner de façon persistante contre les volontés de ses peuples et les conseils de ceux que ceux-ci ont élus pour les représenter). Si cette règle que le roi décide en dernière instance est fermement respectée, peu importe, en somme, le mode de désignation des représentants du peuple, conseillers du roi.
              * Je rappelle, à ceux qui l'auraient oublié, que le mot "Élection" ne signifie nullement qu'il y avait une représentation élective, mais simplement que dans les provinces "d'Élection", il n'y avait pas d'États provinciaux réunissant les trois Ordres pour voter l'impôt, celui-ci étant fixé par les "Élus", fonctionnaires désignés par le roi à cet effet. Contrairement à ce que certains imaginent, les pays "d'États" jouissaient de droits dont ne bénéficiaient pas les pays "d'Élections".
              Anne


Louis... mais pour ne pas confondre (!) plutôt LaHyre...
              Le Figaro n'est là que pour enfoncer une évidence ou nous assurer une caution de respectabilité.
              Un simple calcul électoral conduit bien à l'éviction dans la représentation dite nationale de 78 % des Français puisque seuls sont élus des fonctionnaires, des médecins ou des avocats, voire des politiciens dont c'est désormais le gagne pain.
              Pour l'instant, nous (l'Alliance royale) envisageons une réforme importante : la représentation sincère par opposition bien sûr à l'insincérité de la représentation actuelle. Les modalités sont en cours d'élaboration, des concours extérieurs sont sollicités, les jeunes de l'Alliance vont procéder dans les mois à venir à une enquête. Ce qui veut dire que tous les avis seront les bienvenus. L'idée pourrait être en effet qu'à partir de l'existant (la constitution de 1958), le roi s'installe à la place du président avec des prérogatives identiques et supérieures.
              Identiques, car l'on dit toujours que le pouvoir d'un président de la Vème est plus important que celui même de nos rois dits absolus, voire absolutiste... Supérieures, au moins spirituellement, puisque n'ayant pas à se soucier de sa réélection, il est libre des groupes de pression et ne doit sa présence sur le trône qu'à sa position d'aîné de la famille régnante. Et comme le disait Jaurès : l'égoïsme royal (éventuel, et son intérêt) forcent le roi à agir dans le sens de l'intérêt public et national...
              Pour l'aider, deux institutions.
              Le Haut Conseil et le Gouvernement. (voir sur la plate forme de l'Alliance) Le Gouvernement est issu de la représentation sincère et ne s'occupe que du quotidien. Il est responsable devant le Roi.
              La représentation sincère est, déjà, hors partis politiques. Elle pourrait être la conjonction de deux ou trois collèges électoraux :
              - familial (car la famille à l'image de celle du roi serait reconnue comme entité juridique non négligeable et ses élus, choisis parmi les parents les plus méritants ou compétents en matière d'éducation (trois enfants et plus) et d'insertion professionnelle (du meilleur ouvrier de France à l'ingénieur informatique.) Collège uniquement constitué de pères ou de mères élisant leurs pairs depuis le quartier jusqu'à l'Assemblée.
              - professionnel : en essayant de faire en sorte que tous les métiers et les activités soient représentées au plus près (et pas uniquement les fonctionnaires, les médecins ou les avocats.) en établissant des quotas (y compris les chômeurs, mais la Restauration ramènera le chômage conjoncturel et non structurel. Collège élu en partant d'assemblées régionales branche par branche.
              - sociologique : les élus locaux et pas seulement " politiques ", corporatifs ou " syndicaux ", personnes distinguées par leurs compétences, leurs actions, leur moralité et proposées au Roi.
              Il va de soi que les fonctionnaires véritables et indispensables ne pourraient être élus, que leur vote serait accepté d'autant plus qu'ils seraient très peu nombreux, un jardinier, une balayeuse, une secrétaire exerçant des fonctions non indispensables au fonctionnement de l'État donc considérés comme travaillant sans statut particulier.
              Mais tout ceci n'est pour l'instant qu'en gestation, le type de suffrage (direct ou non) est à déterminer encore, l'échelle de l'élection serait verticale, partant (pourquoi non ?) du quartier pour aboutir à l'Assemblée. Et pour garantir une légitimité et une vraie représentativité, il faut que nous imaginions encore les modalités. Si nous n'avons pas d'imagination, rien ne se fera. Et de toutes façons, nous avons le temps (le changement de régime n'est pas pour cette année) mais pas tellement puisqu'il peut intervenir dans un avenir proche (qui sait ?).
              Il faut tout chambouler : le présent et le passé.

              <<< Aujourd'hui la situation n'est pas du tout la même, le métissage actuel de la France la rendrait, ainsi représentée, ingouvernable (à cause de l'effet radical des querelles politiques de partis et des programmes, de 200 ans de république etc.). De plus, la rôle de la noblesse est aujourd'hui quasi nul, celui de l'Église est réduit à peau de chagrin... quant à la bourgeoisie, elle n'a jamais vu le bien commun, mais "SON" propre bien avant toute chose !!!
              Il y a certainement des solutions qu'il faut appliquer, il faut les trouver, cela est possible. Mettre toutes les idées en commun, les expérimenter, ou du moins les tester auprès de personnes déjà chargées de responsabilités. Tout le monde est conscient des problèmes, les bonnes volontés ne manquent pas et vous seriez tous surpris des concours qui se proposent.
              <<<Je ne suis pas convaincu du tout de l'efficacité du vote, pour la représentation populaire... c'est juste un exercice de démagogie. Un homme méritant et compétent (il doit bien y en avoir) nommé par le roi, avec obligation de résultats, contrôles, serait plus approprié pour remettre un peu d'ordre dans les provinces...
              L'efficacité du vote est fonction des candidats, s'ils ne représentent qu'un parti idéologique, il est certain qu'ils ne seront que partisans ; s'ils sont bien ce qu'ils sont (des parents, des professionnels, des personnes qualifiées donc méritantes) cela paraît jouable.
              <<< Comment envisageriez vous la transformation de l'Europe une fois la France redevenue "monarchie royale" ? Vous posez l'exemple de 1792... La contagion à l'époque s'est faite avec les pensées délétères de quelques illuminés arrivistes et idéalistes, qui ont mis à feu et à sang l'Europe... Cela soulève beaucoup de problèmes, en effet, un roi en France indépendant soucieux de son pays ne saurait faire partie de l’Europe telle qu'elle est à l'heure actuelle (ce système socialo-administratif), mais comment en sortirait-elle, et comment les autres pays la laisseraient elle sortir ? Par les armes une guerre civile ?
              Tout dépendra du contexte. Nous avons bien fait de voter NON au référendum, nous pouvons encore sortir de l'Union européenne sans trop faire référence à des textes. Ainsi, aujourd'hui, les Italiens posent la question de leur sortie de l'euro, pourquoi pas nous ? Et sans référendum.

              <<< Enfin pour que le roi puisse discuter allié à allié sur le même "plan" avec un président américain, il faudra faire ses preuves, combattre l'esprit de "démocratisation mondial", nous seront observés, très observés (observateurs de l'Onu, commission droits de l'homme etc. ..) et il faudra s'attendre à des tentatives de prise de pouvoir par une frange imbécile et manipulée de la population comme nous le voyons surtout dans les pays de l'Est (avec les révolutions démocratiques et soi disant spontanées avec des "couleurs" des badges et des petites fleurs)...
              Certes, mais, petit rappel, c'est grâce aux Américains que Siméon est encore (plus ou moins) au pouvoir. Il risque simplement très officiellement d'être élu président de la République bulgare. Napoléon III est bien devenu empereur après avoir été président.
              Et à tout prendre, peut-être qu'un Bush préférerait un vrai roi qu'un gribouille que certains qualifiaient d'escroc il y a à peine trois ans !
              Et puis, si nous, royalistes, ne cherchons pas à faire de la politique, au contact des réalités, en nous frottant aux problèmes, nous ne parviendront à rien. Donc préparons le terrain pour celui des princes qui le voudra. Le reste viendra de surcroît.
              Je suis certes légitimiste, mais s'il n'y a rien d'autre qu'une Marie-Caroline pour revendiquer la couronne, je la suivrai pourvu qu'elle n'arrive pas quand je ne pourrai plus la suivre, devenu trop faible.
              Amitiés Gérard


Je comprend bien la "sincérité" de la représentation, que vous  souhaitez, (que nous sommes d'ailleurs tous en droit d'exiger) et il est vrai que dégagée du contexte de la course au pouvoir des  partis et au delà du népotisme administratif républicain, il serait plus  facile de déceler chez les futurs élus les bonnes volontés et les gens  "bien intentionnés" ; c'est une belle entreprise, qui nécessite d'être  parfaitement huilée néanmoins. - Ces trois collèges, sont bien trouvés, représentatifs de ce que sont  les français des familles, des travailleurs etc. ...
              - Se resservir de la constitution de 58 comme base, la question a déjà  été posée sur VR, impliquera cependant de bien recentrer et de bien  définir les pouvoirs regardant directement "la personne royale" (homme  ou femme l'avenir nous le dira lol )
              - Le pouvoir législatif devra être entièrement repensé, de fond en  comble. Le peuple français est assommé par des lois iniques, une justice  à plusieurs vitesse qui ne font que renforcer, la morosité ambiante, le  défaitisme de nos frères.
              - La plate forme de l'AR est-elle déjà en ligne ?
              - Pour que le vote redevienne efficace, il faudra faire en sorte que  ceux qui se présentent ne le fassent plus par arrivisme, goût du pouvoir  et de l'argent. Etre élu sous entendra avoir des devoirs et des  responsabilités envers les votants et envers le Roué.
              - Le contexte européens d'il y a quelques semaines, après les victoires  du non en France et aux Pays Bas, était favorable à une renégociation,  à une révision de ce que l'on nous vend en tant que "modèle". Juste  après les critiques se faisaient plus acerbes plus vives a propos, du  poids de l'administration (toute puissante) de la non représentation des  peuples, de la monnaie unique (Allemagne et Italie en plus de la France  et des Pays-Bas)...Je ne sais pas s'il l'est autant maintenant. Gvt Villepin  où aucun des ministres n'a défendu le non, et bien au contraire, ils  continuent sans faire attention à l'expression populaire de défendre  leur Europe, dont plus grand monde ne veut.
              - Il faudra scruter attentivement la rentré, car ils ont étouffé ou  tenté de le faire les mécontents de l’Europe, il faut voir s'ils ne vont  pas nous "bâillonner". (recul des dates de certains référendum voir  leur remplacement par un vote parlementaire !)
              - Ne rien laisser passer.
              - Quitter l'euro serait un formidable élan pour commencer à se faire  entendre, à continuer ce que nous avions entreprit avec le non à la  constitution !! Mais il ne faut pas se relâcher !!
              Amitiés,
              L-E.


Bonsoir Pierre,   Vous nous dites qu'il faut que le roi sache ce que veut le peuple pour  gouverner. Comment ne pas être d'accord. Par contre les modalités  envisagées pour lui permettre de s'exprimer me laissent perplexe. Il est  sûr que le vote par catégorie professionnelle fabriquerait une chambre  plus représentative que celles auxquelles républiques nous ont (mal)  habitué mais il est non moins sûr que les clivages politiques  sous-jacents n'en seraient pas effacés pour autant et que les tensions  internes rendraient l'efficacité des débats douteuse.
               Le ver qui ronge les représentations indirectes est, à mon sens, une  bestiole bicéphale dont les têtes sont l'auto-candidature et  l'investiture. Le résultat est un représentant qui a deux mandataires,  l'un apparent (son électorat) et l'autre dans la coulisse, sont  investisseur. L'un des deux est floué; devinez lequel. J'ai quelque fois  débattu de cet aspect de la chose électorale de vive voix avec Anne.  Elle trouve quelque vertu à la candidature lorsque celle-ci résulte  d'une vocation. Elle n'a pas tort mais comme l'ambition est, et de  beaucoup, plus présente que la vocation, le risque d'avoir des  représentations d'ambitieux/arrivistes demeure.
               J'ai déjà exposé mon point de vue sur la question et je n'y reviendrait  donc pas, mais j'attends beaucoup que quelqu'un de compétent ( pas moi,  donc) confectionne une potion antidote contre ces deux virus  électoraux et nous la propose.
              Vous avez raison. je n'aurais pas du employer ce terme trop connoté,  je voulais simplement dire par là qu'il était inconcevable de reprendre  la monarchie telle qu'elle l'était avant 1789 ; qu'il faut trouver des  moyens pour rendre la monarchie efficace et attractive sans pour autant,  s'éloigner du but que l'on s'est fixé, sans en trahir l'essence. Aussi c'est pour cela que je proposais d'aller voir ailleurs (les  autres monarchies) comment cela se passe, voir s'il y a matière à en  faire son miel et ainsi pouvoir appliquer certains remèdes au cas de la  France. En cela je suis parfaitement d'accord avec ce que vous dites :  "vivre selon son idéal n'empêche pas de savoir tirer parti du milieu  dans lequel on est plongé" En revanche Soldat Louis, ce n'est pas et CERTAINEMENT pas parce que  j'ai fait une "bourde" en parlant de repartir de zéro, que tous les  royalistes doivent être mis dans le même sac et sont tous d'affreux  "utopistes fascistes communistes" ou tout ce que vous  voulez....mdrrrrrrr
               Paul Turbier


de PVO
              Bonsoir,
              J'ai exposé la position de l'Alliance Royale. Pour ma part, après les débats  de ce début d'été sur VR, je pencherais assez pour le tirage au sort, comme  pour les jurés. Cela supprimerait le problème des candidatures. Mais cette solution  pose quand même quelques autres problèmes. Si on peut exiger de quelqu'un  qu'il consacre trois jours à un procès, on peut difficilement exiger qu'il  laisse tomber sa vie professionnelle pour plusieurs années. Je ne sais pas si  on peut se passer de volontaires (i.e. de candidats) ni si c'est une si  mauvaise chose. Après tout, le service de ces concitoyens que doit être la  politique est une forme de charité.
              Quant à l'allégeance partisane, elle serait moins forte avec le système exposé  qu'avec l'actuel. Le député actuel représente une idéologie. Celui de la  représentation sincère représente d'abord une catégorie socioprofessionnelle. Voyez le Conseil Économique et social : les partis n'y  ont que peu d'influence. Sans compter que si le Parlement n'est plus la  source du pouvoir exécutif, les ambitions des parlementaires se restreignent.
              Amicalement


Bonjour,
              la question "quelle monarchie voulons-nous" ne me semble pas, à la réflexion,  la bonne. D'abord parce qu'elle a un relent démocratique : la forme de la  monarchie dépendrait de notre volonté. Ensuite parce que la monarchie a  évolué au cours de l'histoire en fonction des circonstances et des  nécessités. La monarchie sera ce que le roi en fera.
              Plus intéressante me semble la question : "pourquoi (ou pour quoi)  voulons-nous une monarchie ?". Ma réponse est que je veux la monarchie parce  que je veux que le peuple Français soit bien gouverné et puisse accéder au  bien commun (je ne discute pas pour le moment de ce qu'est ce bien commun).  Elle est donc nécessaire.
              Il me semble que la première question peut être interprétée de deux façons.  Soit il s'agit de la monarchie que nous voulons voire instaurée tout de  suite. Et il y a fort à parier qu'il s'agit d'une utopie, irréalisable et  trop souvent fantasmée, dangereuse comme toute utopie. Soit il s'agit d'un  idéal, au sens kantien. C'est-à-dire un objectif, vers lequel il faut tendre,  tout en sachant qu'on ne l'atteindra probablement jamais. Et ça peut être un  moteur de l'action. Mais pour que la monarchie tende vers cet idéal, comme  vers une asymptote, encore faut-il que la monarchie soit.
              C'est pour cela que, si je comprend bien l'objectif d'une royauté chrétienne,  traditionnelle, etc., je ne comprend pas les positions du type : c'est ça ou  rien. Restaurons d'abord la monarchie, même si elle est parlementaire, même  si le roi a peu de pouvoirs, et laissons ensuite le roi travailler sur le  long terme à améliorer le régime. Quitte à former un "parti du roi" qui  soutiendrait cette démarche. Avant d'arriver à destination, il faut faire le  premier pas sur le chemin (aphorisme pédant, les seuls que je puisse  produire).
Amicalement


Le Lundi 29 Août 2005 16:15, gabriel-dubois@wanadoo.fr a écrit :  Bonjour A tous,...
--  http://www.royaliste.org http://www.alliance-royale.com@Commentaire d’Yrieix de Pourceaugnac, le 1er septembre : « Cette fois-ci, assez d'accord avec vous. Le projet semble plus séduisant ainsi :-)


Je ne peux qu'approuver totalement Paul!
              J'ajouterai que j'ai constaté avec effarement depuis quelques années que la Restauration monarchique, notamment pour une frange influente du courant légitimiste, s'apparente à une vision proche de ce qu'était notre monarchie...au XVIIIème siècle!
              Ceci est évidemment totalement inimaginable, et d'ailleurs sans aucun doute nullement souhaitable: il y aurait trop de "décalage".
              C'est pourquoi l'idée de ré-instauration est à retenir, à creuser et à exposer...
              Ce à quoi le public est sensible - du moins d'après ce que je ressens à travers mes conversations militantes sur le terrain - c'est la notion de responsabilité qu'assumait tout "serviteur de l'Etat" vis à vis du souverain; c'est aussi, à travers la personne royale la personnification de l'Etat par une personne extra-ordinaire (au sens propre du terme) et la limitation qui en découle des magouilles diverses de tous ceux qui ne cherchent qu'à accéder à la présidence au lieu de s'occuper des problèmes du Pays...
              C'est aussi, à travers des exemples historiques simples, le fait que le souverain était proche, accessible au peuple, historiquement souvent en conflit avec les instances représentatives (parlements, tec.)...
              Bref l'illustration du fait que par nature et vocation le souverain est au SERVICE du peuple...
              Toutes choses auxquelles les déçus de la démocratie sont très sensibles... On est loin des carrosses, certes, mais aussi des bals et des soirées mondaines de l'IMB...
              Remettre la France en monarchie n'est en aucun cas "retrouver" dans sa forme la monarchie qui fut en France...surtout si on peut espérer voir en restaurer précisément le fond!
              Claude Timmerman ...qui va (encore) se faire des ennemis...


Cher Paul.
              J'ai bien peur de ne pas pouvoir continuer très longtemps à intervenir, le travail m'accaparant normalement, encore que cette semaine il est assez inexistant. CQFD. J'espère qu'après quelques vacances en septembre, cela reprendra : il faut bien faire bouillir la marmite (et payer les factures).
              Mais, ce qu'il y a de bien avec vous, c'est que vous argumentez sur une autre argumentation, il y a donc possibilités d'avancer.
              Votre manière d'agir et de penser serait très utile au sein de l'Alliance, il faudra en reparler, avec l'un d'entre nous. Mais devant l'enthousiasme de nos amis de VR peut-être faudra-t-il continuer en privé !
               <<< On commence en bas, village ou quartier, comme vous l'évoquez, et l'on choisit sur notoriété locale un conseil d'échevins. Le conseil choisit entre ses membres un maire (par un vote du genre de celui qui est utilisé pour le pape). Les maires constituent l'assemblée provinciale qui choisit en son sein un gouverneur ou mieux, trois gouverneurs potentiels dont l'un sera adoubé par le Roi. Les gouverneurs délèguent un certain nombre d'entre eux variable suivant le poids démographique de la province pour constituer le Parlement dont vous parlez. On arrive ainsi au gouvernement dont le chef est trouvé comme le furent les gouverneurs par adoubement final du Roi. Ce gouvernement gouverne, c'est-à-dire synchronise les actions des provinces, mais sil délègue auprès du Roi celui qu'ils auront choisit comme Premier ministre.
              Il me semble que votre idée est à la fois trop précise et pas assez. Ceci dit pour faire durer la discussion. Ainsi, elle est trop précise par l'emploi de termes fleurant bon (pour nous) l'Ancien Régime (échevins, adoubement) et pas assez. Mais cela est logique : nous ne sommes qu'au début d'une réflexion sur une organisation politique rendant au peuple une certaine souveraineté garantie par la présence du Roi qui est au service du peuple en quelque sorte.
              Village pour la campagne, quartier pour la ville : il faut à la base un territoire connu de tous. Où chacun est visible de tous, de façon à permettre une désignation (une élection) évidente du plus apte, dans sa sphère familiale ou professionnelle (ou nationale), hors choix idéologique.
               <<< Et le Haut Conseil (pour reprendre la terminologie de l'Alliance) qui seconde le Roi dans ses missions régaliennes ?
              C'est le Roi qui nomme non seulement le Garde des Sceaux pour réellement séparer le pouvoir judiciaire des pressions de l'exécutif et ce jusqu'à ce qu'il veuille s'en séparer : il n'est pas lié au Gouvernement. C'est le Roi qui nomme le Ministre d'État, non lié aussi au Gouvernement, pour s'occuper du domaine régalien en exécutant ce que le Roi décide avec le haut Conseil. Dont les membres, bien sûr, sont désignés par le Roi suivant les réforme à effectuer. Et, en effet, <<< Il n'est pas interdit de penser qu'il puisera avec bienveillance dans le vivier que constitue les corps constitués mais qu'il sera libre de retenir un ou plusieurs de ses conseillers pour leurs seules compétences et pour la pertinence de leurs avis.  Mais le Conseil n'est pas forcément paritaire, issu de la Chambre et du choix du Roi.
              Le domaine régalien reste la sécurité intérieure et extérieure, la justice. Mais, c'est le Ministre d'État et le Garde des Sceaux, qui orientent les applications du Haut Conseil au sein du Gouvernement chargé, lui, de la politique quotidienne : police, finances sont du ressort du gouvernement, comme vous le suggérez. <<< Le budget (triennal, s'il vous plaît, pourquoi pas ? Surtout pour faire face à ce qui suit) est validé par le peuple en consultation directe (Aie ! je sens que je vais faire bondir). C'est à mon sens de cette façon-là que le consentement à l'impôt qui était présent en arrière-plan dans la royauté française prend tout son sens. Rien que ce point mériterait débat.
              Proposition intéressante dans la mesure où elle part de la cellule familiale : mais l'obstacle pourrait être, sur le plan " national ", des réformes dont il faut assurer le coût et cela peut s'avérer difficile à faire admettre, encore que.
              <<< Bien sûr, dès qu'un passage d'un niveau " n " vers un niveau " n+1 " provoque une vacance, elle est comblée en remoulinant le processus depuis le début.  Si vous voulez dire qu'une fois une réforme adoptée, appliquée, le Haut Conseil se renouvelle, tout à fait d'accord.
              À bientôt
              Gérard


Bonjour,
              Je suis de près la discussion intitulée "quelle monarchie voulons  nous". Ce qu'il en ressort, c'est qu'il faut presque repartir de zéro  pour reconstruire un nouvel État Monarchique, induisant une nouvelle  organisation politique, et même une nouvelle organisation de la  société...
              Le monde à bien changé depuis, 200 ans, il y a une nouvelle donne et  bien des problèmes auxquels il faut faire face !
              Ce que nous recherchons tous pour notre pays, c'est le bien commun  indissociable du régime que nous souhaitons etc. ..
              il y reste cependant nombre de monarchies en Europe, et leur  fonctionnement ne pourraient pas nous éclairer, sur ce qu'il faudrait  faire ou ne pas faire (cela va sans dire)
              Au delà de l’Espagne, du royaume uni et de la Belgique qui sont de  bien singuliers "régimes", de bien singulière forme de monarchie, il me  semble que le Liechtenstein (ortho ?) pays bien différent de la France à  biens des égards est (re)devenu un pays absolutiste.
              Un conjuré saurait-il comment se manifeste dans ce petit pays au jour le jour, l'influence de la politique du souverain, la façon dont  le peuple est représenté, comment sont "bornés" les pouvoirs du monarque  ?
              Ne pourrait-on pas en tirer quelques "conseils" ?
              Amitiés,
              LaHyre,


J'éprouve une certaine gêne dans cette discussion que je trouve pourtant nécessaire et intéressante.
              Car ne sommes-nous pas des républicains sans le savoir ni le vouloir, tout prêts à imposer au roi qui viendra un jour une "Constitution" toute faite (à supposer que nous arrivions un jour à nous entendre...) ?
              Car, dans une monarchie "à la capétienne" comme je la souhaite (c'est-à-dire une monarchie qui sache reprendre les principes qui ont fait la grandeur de la dynastie capétienne et ce qu'il y avait de bon et de pérenne dans ses institutions et ses usages, sans toutefois aucun esprit passéiste ou désir de revenir à un Ancien Régime, mort et enterré depuis plus de deux siècles, qu'on le regrette ou qu'on s'en réjouisse), le roi décide, et non les sujets. C'est donc, obligatoirement, le roi qui façonnera cette monarchie renaissante.
              Nous n'avons donc qu'un droit, celui de conseil. Nous devons donc nous en souvenir dans nos discussions : les "je ne veux pas" ou "je veux" telle ou telle chose n'ont rien à y faire. Tout au plus pouvons-nous dire "je souhaite" ou "je ne souhaite pas".
              C'est pourquoi il n'est pas si mauvais que nous ne soyons pas d'accord sur tout, ni même sur beaucoup de choses : le roi, quand il viendra, pourra prendre ce qu'il voudra dans nos conseils. A nous de faire qu'ils soient aussi éclairés que possible...

              Amitiés
              Vive le Christ-Roi ! vive le roi !
              Anne


Vous avez raison. je n'aurais pas du employer ce terme trop connoté,  je voulais simplement dire par là qu'il était inconcevable de reprendre  la monarchie telle qu'elle l'était avant 1789 ; qu'il faut trouver des  moyens pour rendre la monarchie efficace et attractive sans pour autant,  s'éloigner du but que l'on s'est fixé, sans en trahir l'essence.
              Aussi c'est pour cela que je proposais d'aller voir ailleurs (les  autres monarchies) comment cela se passe, voir s'il y a matière à en  faire son miel et ainsi pouvoir appliquer certains remèdes au cas de la  France. En cela je suis parfaitement d'accord avec ce que vous dites :  "vivre selon son idéal n'empêche pas de savoir tirer parti du milieu  dans lequel on est plongé"
              En revanche Soldat Louis, ce n'est pas et CERTAINEMENT pas parce que  j'ai fait une "bourde" en parlant de repartir de zéro, que tous les  royalistes doivent être mis dans le même sac et sont tous d'affreux  "utopistes fascistes communistes" ou tout ce que vous  voulez....mdrrrrrrr


Le débat qui s'est engagé sur la future monarchie qui s'établira en France est l'un des plus intéressant qui se soit engagé sur VR, du moins à mon avis. Mais, comme le souligne Pierre VanO on peut penser que c'est un débat vide car la royauté que nous aurons ne dépend pas de nous mais du Roi. pour que nous en soyons bien convaincus, Annelyse nous rappelle les limites qui sont celles de l'avis, voire du conseil. C'est vrai dans l'absolu mais inadapté la situation concrète que nous vivons à présent, et trois éléments nous poussent à l'initiative. Ce sont : la discrétion des princes, l'urgence, et notre souffrance. Car nous souffrons, et comme tout homme souffrant, le royaliste aspire à la guérison rapide de ses maux. Bien qu'il ne soit pas médecin, il peut crier vers son docteur : " soignez-moi , donnez-moi vite du ..........3". Il n'est pas question, et je suis bien d'accord là-dessus, de rédiger une constitution et mon imprudent opuscule, qu'on évoque par ci par là de temps à autre, ne se voulait pas une constitution. Il n'était d'ailleurs pas rédigé pour des royalistes mais seulement pour " des républicains abusés et désabusés ". Il s'agissait de brosser une tableau de ce qui pourrait leur être proposé (par un roi, bien sûr) de sorte que l'image d'un royalisme tyrannique incrusté dans leurs têtes par l'école républicaine, soit contrebalancée par une vision réaliste, moderne et positive. Il s'agissait en somme de leur dire "n'ayez pas peur " . En Bulgarie, faute d'avoir eu un projet politique et économique radicalement en rupture avec le passé communiste, il semble que Syméon, qui a été à deux doigts de la restauration, se soit englué dans le jeu républicain. Si une poignée de royalistes bulgare avait préparé pour lui le terrain et aplani ses chemins, en serait-il là où lui et la Bulgarie en sont maintenant.

Paul T. L'urgence crée la nécessité, laquelle fait loi. Il n'est donc pas illicite en 2005 de vouloir sortir du bois si nos princes ne le font pas. L'AR, par exemple n'est-elle pas dans l'axe de ce tir ?.

Paul T


Le courant providentialiste est un courant royaliste comme les autres. Il est vrai que son implication catholique est - comme son nom l'indique- peut être plus marqué que chez d'autres courants mais il existe et il faut en tenir compte si l'on veut dialoguer avec tous les éléments de la mouvance qui veut un roi pour la France.
              A ce titre, j'ai mis l'adresse que vous nous donnez dans ma liste de favoris.
              Alain Texier

              Depuis le 29 j'enregistre dans un fichier à part (sous le titre Royalisme) toutes nos correspondances sur ce sujet et je les remets en forme pour qu'ils soient lisibles en fichier Word (suppression des sauts de ligne, correction des fautes de frappe, suppression des doublons...). Je compte continuer et tiendrai ce fichier à la disposition de ceux qui auraient détruits certains messages ou qui voudraient pouvoir consulter l'ensemble dans la continuité.


Vous avez parfaitement raison Paul, M. P.V.O. parlait du parti du roi, je pense que c'est un peu ce que nous  sommes, ou du moins ce que nous voudrions être. Il ne faut pas avoir la prétention de faire une constitution toute  faite, mais de réfléchir, de préparer le terrain pour ne pas se retrouver  désoeuvré le moment venu, il faut être pragmatique plus que jamais, mais  aussi et surtout implacable avec la gueuse, lui faire savoir nos  engagements et détermination.
              Prions comme si tout dépendait de Dieu, et agissons comme si tout  dépendait de nous" Il me semble que c'est de Lyautey, et cela n'a jamais été aussi vrai,  car jamais la ribaude n'a été aussi faible...
              L'aide de Dieu, cela se mérite, le "coup de pouce" viendra le moment  venu, que ce soit pour placer un prince capétien à notre tête, ou pour nous choisir un homme providentiel (sorte de Monk) afin de  nous aider ! Le providentialisme ne doit pas être politiquement passif !!!
              Je vous dirai donc "au roi" comme on dit au secours ! mais vite!!!


1er septembre
              Paul,
              C'est bien ainsi que j'avais compris le contenu de votre opuscule : ENTIEREMENT destiné aux républicains désabusés et pétris d'une instruction publique faussée, parce que dirigée ! Donc, un grand merci pour ce vivier plein de bons arguments !
              Entièrement d'accord avec vous en ce qui concerne Syméon du Bulgarie !
              Enfin, pour l'AR, et à la lecture du dernier message de Gérard, j'y ai trouvé, en effet, une direction à suivre et un mouvement à encourager.
              F. Cingala.


5/09/05 De: "a.clert" <a.clert
              chello.fr À: "'Vexilla Regis'" <VEXILLAREGIS
              topica.com Objet: [VR] (POLI) La monarchie de demain 1 Date: lundi 5 septembre 2005 22:19
              Dans le cadre de la réflexion déjà largement entamée sur ce que pourrait être une nouvelle monarchie, je mets à votre disposition, par morceaux, un document de quatre pages A4. Il est signé de J. Brackers d’Hugo, Avocat au Barreau de Lille, et a été rédigé peu après 1922. J’entends déjà quelques ricanements mais tant pis.

              La Monarchie de demain

              Son programme Les fonctions de l’Etat. – L’Organisation de l’Etat. – La Représentation devant l’Etat. – L’Organisation Provinciale. – La Famille et les Associations. – L’Organisation économique générale. – Conclusion.

               D’excellents esprits, même parmi les sympathiques à nos idées, nous ont reproché de nous borner à critiquer les institutions existantes, sans rien proposer à la place qu’une vague entité, un Roi dont les fonctions et les pouvoirs étaient mal définis.

              Il est sans doute difficile d’écrire, a priori, la future constitution monarchique (si tant est que le Roi s’amuse jamais au jeu démodé des constitutions écrites), et l’on ne peut sérieusement songer à arrêter d’avance, dans le détail, les modalités d’un mode de gouvernement qui dépendra surtout des circonstances et des difficultés du moment. Cependant, la doctrine et les principes positifs du gouvernement royal sont depuis longtemps dégagés ; ils se trouvent très complètement exposés dans les réponses faites à Charles Maurras par MM. André Buffet et le Comte de Lur-Saluces, et qui forment le premier livre de « L’Enquête sur la monarchie » ; ils ont été systématisés dans la déclaration des écrivains royalistes qui figure en appendice à l’Enquête, sous le titre « Dictateur et Roi ».

              Il suffit donc de résumer rapidement les documents, pour constater qu’ils offrent un plan très clair, une doctrine très précise, et un programme de gouvernement absolument complet.

              Les fonctions de l’Etat

              Le trait essentiel du gouvernement royal sera la distinction, l’indépendance, et pour ainsi dire la séparation du pouvoir central et de la vie économique, provinciale, familiale et confessionnelle ; c’est ce qu’exprime à merveille la célèbre formule : « Le Roi en ses Conseils, le Peuple en ses Etats. »

              Alors que la République prétend régir dans ses détails l’économie nationale, par la création de monopoles, la réglementation législative du travail, les retraites ouvrières, les assurances sociales, le gouvernement du Roi renoncera à exercer toute autre fonction que les fonctions royales : assurer l’ordre à l’intérieur et la paix à l’extérieur : il laissera en principe les producteurs régler à leur aise l’organisation d leur profession, et rechercher ensemble les meilleures façons de travailler.

              Il les surveille, il les contrôle de fort haut, mais il les laisse agir à leur guise et suivant les inspirations spontanées. Le rêve de certains démocrates, des socialistes d’Etat, est de faire assumer au pouvoir central un fardeau croissant de fonctions et de devoirs ; ils transformeraient tout en service public… La Monarchie restreint au contraire de plus en plus le nombre des services de ce genre. Elle transforme au profit de l’initiative individuelle en faveur des compagnies et communautés certains services que l’Etat détient aujourd’hui inutilement »…(Déclaration d’André Buffet. Enquête, ed. 1914, p. 37).

              Il en sera de même dans le domaine de la famille ; le père ne sera plus bridé et brimé par les lois successorales, ni par l’intervention constante des tribunaux dans l’exercice de la puissance paternelle.

              « Les familles s’organiseront comme il leur plaira. On testera comme on voudra. Les pères qui voudraient constituer à la suite de leurs descendants des biens héréditaires incessibles et insaisissables en auront toute liberté. Reconnues enfin pour des associations naturelles, les familles pourront acquérir des droits analogues à ceux des citoyens, posséder en commun un avoir honorifique et moral comme un avoir matériel » (Dictateur et Roi, p. 542).

              De même, les Communes seront délivrées de la tutelle administrative qui exige pour tout acte important l’approbation ministérielle ou même préfectorale, « elles deviendront maîtresses de régler selon leur gré leurs affaires propres, disposant de leur ordre intérieur sans intervention de l’Etat, et n’étant bornées dans cette honnête et raisonnable liberté que par le bien commun et la sûreté du royaume » (Code loc.).

              Ainsi, dans tout ce qui le concerne directement, dans tout ce qu’il a pouvoir de connaître, donc de juger, le citoyen jouira d’une large indépendance et dans la plupart des cas d’une véritable souveraineté.

              L’Etat renoncera à toute fonction qui peut être assurée par les particuliers et se cantonnera dans son domaine propre : la Défense nationale (armée, marine, affaires étrangères), et l’ordre public (justice, police, surveillance générale des communes et des associations).

              Mais dans ces fonctions, le Roi sera souverain. Il ne subira dans son action d’autre contrôle que le contrôle purement financier d’une assemblée élue qui défendra les intérêts des contribuables sans se mêler de gouverner.

              Il sera d’autre part limité par la nécessité de respecter les libertés précises et définies qu’il aura concédées à chaque catégorie de citoyens. Chacun de nous pourra opposer à l’Etat des privilèges nettement spécifiés, un statut véritablement intangible et solidement garanti. La Monarchie est le seul régime où l’on pourra exercer un recours utile et obtenir satisfaction complète contre les agents du Roi s’ils empiètent sur les libertés.

              « De libres communes ; des assemblées nationales réduites à leur rôle de représentants, c’est-à-dire de contrôleur ; Un Etat le plus fort possible, c’est le triple élément de la royauté française » (André Buffet. Enquête, p. 21).

              Nous aurons donc à envisager successivement : l’organisation de l’Etat. – La représentation devant l’Etat. – L’organisation provinciale, familiale et corporative.

              L’Organisation de l’Etat

              Les fonctions de l’Etat sont assurées par le Roi, ses ministres et ses conseils.

              Le Roi héréditaire choisira comme il l’entendra les ministres qui seront responsables devant lui seulement et demeureront au pouvoir tant qu’ils conserveront la confiance du souverain ; ils ne seront point solidaires, et ne répondront que de leurs fautes personnelles sans que la révocation de l’un puisse entraîner la retraite des autres.

              Les assemblées et les conseils pourront sans doute appeler l’attention du Roi sur leurs différends d’avec les ministres, elles pourront demander leur départ, mais si elles ne convainquent pas le Roi, les ministres resteront à leur place.

              Le Roi et les ministres seront entourés de Conseils techniques recrutés parmi les grands corps de l’Etat : Chambres industrielles et Commerciales, Unions de corporations, Sociétés d’agriculture, Institut, etc…

              Les « Conseils techniques du trône » donneront au Roi leur avis sur l’administration du royaume, sur les projets de lois qui leur seront soumis par les ministres ou par les assemblées ; ils pourront « former plus tard les éléments de quelque sénat nouveau… ou s’assembler en Congrès, ou former certaines commissions mixtes dont le Roi, en personne ou par ses commissaires, sera le modérateur, l’initiateur et l’arbitre » (Dictateur et Roi, p. 551).

              Les projets de lois dont le principe aurait été délibéré par les conseils du royaume, et s’il y a lieu, par les assemblées provinciales ou par les unions d’associations intéressées, seront envoyés pour la rédaction et la mise au point à un Conseil d’Etat composé de juristes. Celui-ci, tenu de respecter les grandes lignes du projet, élaborera un texte définitif qui sera soumis et recommencé jusqu’à ce qu’il réponde au désir de chacun de ses clients (Déclaration du Comte de Paris. Enquête, p. 18).

              L’approbation de ces projets par le Roi, les Conseils et les Assemblées, rendra la loi définitive.

              Pour le reste de ses fonctions, le Roi agira comme il voudra, soumis à la seule condition de consulter les Conseils et de n’engager de dépenses qu’après avoir obtenu l’assentiment de l’Assemblée.

               La représentation devant l’Etat

              Il n’y aura plus de Parlement à l’Anglaise, c’est la Couronne qui gouvernera, l’Assemblée ayant seulement un pouvoir de contrôle.

              Cette assemblée pourra, soit être élue directement, soit n’être qu’une délégation des Assemblées provinciales et des Corporations ; elle n’aura jamais qu’à voter et contrôler les finances communes.

              On pourra même voter une fois pour toutes le budget permanent et ne délibérer que sur les modifications qu’il y aura lieu d’y apporter, soit que le Gouvernement demande des augmentations, soit que les membres de l’Assemblée réclament des réductions.

              Il sera rendu compte à l’Assemblée de l’emploi des fonds de l’année précédente, et le rapport annuel de la Cour des Comptes sera soumis à la ratification des représentants.

              L’Assemblée pourra comme les Etats provinciaux et les Associations présenter des vœux et des projets de lois, mais ceux-ci ne pourront qu’être renvoyés aux Conseils royaux qui en apprécieront l’opportunité.

              Aucun impôt ne pourra être perçu sans un vote conforme de l’Assemblée, à qui il sera par contre interdit d’insérer dans la loi de finances des articles qui n’auraient pas exclusivement trait à l’approbation des dépenses et recettes. La perception des impôts sera faite, soit par les agents de l’Etat, soit en Régie par les services de la Banque de France.

              L'Organisation provinciale

              Les Départements sont à supprimer, presque tous ne répondant à rien de réel. Ils sont à remplacer par des régions beaucoup plus vastes. Les régions seront en principe les anciennes provinces, mais si les modifications ethniques et économiques ont créé de nouvelles régions, au détriment des provinces d'autrefois, ces régions seront respectées. Chacune de ces régions est dotée d'une Assemblée locale qui règlera à son gré les problèmes locaux ; elles jouiront d'une large indépendance, et ne seront soumises qu'à un contrôle élevé destiné à les maintenir dans l'unité nationale, et à leur faire respecter les intérêts généraux du royaume.

              Il en sera de même pour les Communes.

              « Rendre peu à peu l'administration des Communes à l'ensemble des familles qui y vivent, constituer parallèlement la représentation des corps de métier. confier l'administration des arrondissements, ou plutôt des pays, aux délégués des Communes, des villes, aux groupements intellectuels et professionnels. Edifier encore sur la représentation des pays, géographique et professionnelle, l'administration des provinces sous le contrôle et la présidence du gouverneur, représentant du Roi, c'est-à-dire de l'intérêt national, tel sera l'essentiel » (G. Coquelle, Almanach d'A.F. 1922, p. 114). L'Etat gardera une intervention très tolérante, exclusivement d'ordre général.

               La Famille et les Associations

              Les familles organiseront leur vie et leurs intérêts sous l'autorité de leur chef naturel, le père. Celui-ci pourra léguer la totalité de ses biens fonciers à l'un quelconque de ses enfants, à charge pour celui-ci de faire raison à ses cohéritiers de leurs droits.

              Ces règles joueront surtout pour les domaines ruraux, et éviteront le morcellement de la terre. « D'abord réforme du Code civil, suppression du partage obligatoire au-dessous d'une étendue fixée par régions et par nature de cultures. Liberté pour le père de famille de désigner son successeur parmi ses enfants. Moyens financiers créés pour lui permettre de dédommager les autres enfants » (A. Rendu, Almanach d'A.F. 1922, p. 107). Des procédés analogues pourront être envisagés pour les autres patrimoines. Les Conseils du Roi auront à les étudier.

              L'Etat reconnaîtra les cultes qui ne porteront pas atteinte à l'unité nationale, et ne propageront pas l'anarchie ; les fidèles de ces cultes s'organiseront librement, conformément à leur dogme, établissant à leur gré leur budget et leur discipline intérieure, sous la seule réserve de ne pas troubler la paix publique.

              Toutefois, « le catholicisme, religion traditionnelle de la France, recouvrera tous les honneurs auxquels il a droit » (Dictateur et Roi, p. 554) sans jamais cependant pouvoir empiéter sur le domaine du pouvoir temporel. Le privilège catholique est une affaire de justice dans un pays né et développé en religion catholique. « L'Etat est souverain et indépendant dans le domaine qu'on appelle temporel, et l'église dans le domaine spirituel. ; mais les sujets des deux puissances étant les mêmes. il est nécessaire que les questions mixtes soient résolues à l'amiable par des conversations journalières ou par des conventions authentiques » (De Saint-Martin, Almanach d'A.F., p. 63-64).

              L'Enseignement sera pareillement donné par les Universités autonomes, que l'Etat se bornera à contrôler. Les Universités délivreront des diplômes, que l'Etat sanctionnera.

              Des commissions royales jugeront les crimes contre la nation ; et une large indépendance pourra être donnée aux juridictions professionnelles sous le contrôle de l'Etat.

              La Justice retrouvera son indépendance et les garanties sans lesquelles elle n'est rien. « Un statut très fort doit assurer l'autonomie du corps judiciaire. Recrutée toute entière au concours (avec quelques équivalence soigneusement limitées), la magistrature recevrait par là même la meilleure garantie contre les intrusions politiciennes. Une certaine part d'avancement à l'ancienneté, un droit de présentation défini, la cooptation même pour les cours souveraines et la Cour suprême. ce ne serait pas la séparation de la Justice et de l'Etat, ce serait la séparation de la Justice et du pouvoir politique » (De Roux, Almanach d'A.F. 1922, p. 79).

              L'Organisation économique générale

              Les métiers présentant entre eux d'intimes analogies seront groupés en corporations qui seront administrées par des Chambres corporatives élues d'une façon analogue à celle actuellement employée par les Chambres de Commerce.

              « La Constitution volontaire et réglée des corporations libres deviendrait un des éléments les plus puissants de l'ordre et de l'harmonie sociale » (Instructions du Comte de Chambord, Enquête, p. 86).

              Les chambres corporatives règleront les conditions du travail, l'organisation de l'apprentissage, les assurances contre le chômage, la maladie ; elles organiseront des institutions coopératives de publicité, de vente et d'achat, et trancheront les conflits entre les différents membres du métier, soit qu'il s'agisse d'entreprises rivales, soit qu'il s'agisse de syndicats patronaux, techniciens, et ouvriers.

              Les corporations analogues se grouperont en unions conçues sur un plan plus vaste ; ainsi, par exemple, la corporation de la menuiserie et celle de la serrurerie s'uniront avec d'autres dans l'Union du Bâtiment.

              Les Unions se grouperont en Etats professionnels du Commerce, de l'Agriculture, etc. chaque groupe étudiant et décrétant les mesures collectives propres à sauvegarder l'intérêt professionnel.

              Elles prendront pour l'application de leurs règlements les sanctions économiques qu'elles jugeront opportunes et en poursuivront elles-mêmes l'application.

              C'est parmi ces Unions et ces Etats que le Roi choisira ses conseillers techniques, soit qu'il recrute des Conseils permanents, soit qu'il soumette les projets de réformes aux Etats professionnels intéressés.

              Les Corporations et les Unions pourront posséder sans limitation. « La Propriété sera d'ailleurs défendue et encouragée sous toutes ses formes, depuis le simple livret de caisse d'épargne, organe élémentaire de la défense personnelle, jusqu'à la propriété territoriale qui forme la base physique de la Patrie » (Dictateur et Roi, p. 555).

              Enfin, cette organisation professionnelle permettra d'éliminer et de combattre les puissances d'argent régnant en ce moment sans contrôle, et ne correspondant à aucune fonction économique nationale.

              Le producteur honnête et utile sera encouragé, protégé, défendu, mais « »les abus du capitalisme étant le prétexte de l'agitation révolutionnaire seront observés avec vigilance. L'industrie nationale sera protégée contre le travail de l'Etranger, mais aussi contre les spéculateurs cosmopolites établis au milieu de nous » (Dictateur et Roi, p. 555).

              Cette police devra en principe être faite par les Corporations elles-mêmes, l'Etat n'intervenant que si les moyens économiques dont disposeront les Unions de métiers se trouvent insuffisants ; mais alors « la justice du Roi qu'invoquera le Peuple saura nous délivrer des nouveaux larrons féodaux, qu'ils soient parlementaires ou juifs » (Ch. Maurras, Enquête, p. 339).

               Conclusion

              Telles sont, dans leurs grandes lignes, les directives royales. Il est certain que ces directives ne prévoient que l'essentiel et qu'il faudra sans doute les adapter en les appliquant. Mais les principes demeurent ; ils montrent que notre doctrine n'est pas seulement une entreprise de démolition. Si nous voulons abattre la République, c'est pour mettre à sa place un régime bien défini qui donnera satisfaction à tous les intérêts français.

               J. BRACKERS D'HUGO Avocat au Barreau de Lille



 Message : 10  Date : Tue, 06 Sep 2005 08:05:23 +0200 De : turbierp

Objet : document étonnant

              Je dois à un ami royaliste la communication d'un document de quelques  pages que j'ai trouvé très intéressant. Il fut rédigé vers 1922 par J.  Brackers d'Hugo, avocat royaliste inscrit au barreau de Lille. Tout  libéral républicain en 2005 devrait pouvoir le lire avec délectation.  Malgré que je me fasse une règle ordinaire d'être très discret sur mon  royalisme personnel lorsque l'environnement n'est pas en phase, je  résiste pas, très exceptionnellement au plaisir d'en communiquer  quelques lignes ici tant la résonnance est évidente. Dans ces pages l'avocat lillois cite assez largement un auteur qui lui  était contemporain, André Buffet, dont personnellement, je n'ai pas lu  la moindre ligne . Les voici, brutes de transcription. :

              <<< Les fonctions de l'Etat

              Le trait essentiel du gouvernement royal sera la distinction, l'indépendance, et pour ainsi dire la séparation du pouvoir central et de la vie économique, provinciale, familiale et confessionnelle ; c'est ce qu'exprime à merveille la célèbre formule : « Le Roi en ses Conseils, le Peuple en ses Etats. » Alors que la République prétend régir dans ses détails l'économie nationale, par la création de monopoles, la réglementation législative du travail, les retraites ouvrières, les assurances sociales, le gouvernement du Roi renoncera à exercer toute autre fonction que les fonctions royales : assurer l'ordre à l'intérieur et la paix à l'extérieur : il laissera en principe les producteurs régler à leur aise l'organisation de leur profession, et rechercher ensemble les meilleures façons de travailler.

              « Les interventions directes devraient être rendues aussi rares que possible. L'Etat doit se décharger le plus qu'il peut de toutes les fonctions de ce genre sur les associations professionnelles. Il les surveille, il les contrôle de fort haut, mais il les laisse agir à leur guise et suivant les inspirations spontanées. Le rêve de certains démocrates, des socialistes d'Etat, est de faire assumer au pouvoir central un fardeau croissant de fonctions et de devoirs ; ils transformeraient tout en service public. La Monarchie restreint au contraire de plus en plus le nombre des services de ce genre. Elle transforme au profit de l'initiative individuelle en faveur des compagnies et communautés certains services que l'Etat détient aujourd'hui inutilement ».(Déclaration d'André Buffet. Enquête, ed. 1914, p. 37).

              Il en sera de même dans le domaine de la famille ; le père ne sera plus bridé et brimé par les lois successorales, ni par l'intervention constante des tribunaux dans l'exercice de la puissance paternelle.

              « Les familles s'organiseront comme il leur plaira. On testera comme on voudra. Les pères qui voudraient constituer à la suite de leurs descendants des biens héréditaires incessibles et insaisissables en auront toute liberté. Reconnues enfin pour des associations naturelles, les familles pourront acquérir des droits analogues à ceux des citoyens, posséder en commun un avoir honorifique et moral comme un avoir matériel » (Dictateur et Roi, p. 542). De même, les Communes seront délivrées de la tutelle administrative qui exige pour tout acte important l'approbation ministérielle ou même préfectorale, « elles deviendront maîtresses de régler selon leur gré leurs affaires propres, disposant de leur ordre intérieur sans intervention de l'Etat, et n'étant bornées dans cette honnête et raisonnable liberté que par le bien commun et la sûreté du royaume » (Code loc.). Ainsi, dans tout ce qui le concerne directement, dans tout ce qu'il a pouvoir de connaître, donc de juger, le citoyen jouira d'une large indépendance et dans la plupart des cas d'une véritable souveraineté. L'Etat renoncera à toute fonction qui peut être assurée par les particuliers et se cantonnera dans son domaine propre : la Défense nationale (armée, marine, affaires étrangères), et l'ordre public (justice, police, surveillance générale des communes et des associations). Mais dans ces fonctions, le Roi sera souverain. Il ne subira dans son action d'autre contrôle que le contrôle purement financier d'une assemblée élue qui défendra les intérêts des contribuables sans se mêler de gouverner. Il sera d'autre part limité par la nécessité de respecter les libertés précises et définies qu'il aura concédées à chaque catégorie de citoyens. Chacun de nous pourra opposer à l'Etat des privilèges nettement spécifiés, un statut véritablement intangible et solidement garanti. La Monarchie est le seul régime où l'on pourra exercer un recours utile et obtenir satisfaction complète contre les agents du Roi s'ils empiètent sur les libertés. « De libres communes ; des assemblées nationales réduites à leur rôle de représentants, c'est-à-dire de contrôleur ; Un Etat le plus fort possible, c'est le triple élément de la royauté française » (André Buffet. Enquête, p. 21).

              Paul Turbier


11/09/2005
              Le principe royal ne repose pas sur la foi que l'on a ou que l'on n'a pas en lui. Il importe peu qu'on y croie ou que l'on n'y croie plus, et que les incrédules soient innombrables. Cela ne peut se peser. Dieu est Dieu, et le roi est le roi."
              Jean Raspail, dans " Le roi au-delà de la mer ".

              Vive le Christ-Roi ! vive le roi ! »Anne


12 septembre 2005 - de Theorus Fumisis
              Bonjour à tous,

              Je viens de finir de mettre en ligne un site qui veut être une force de proposition royaliste. Quelques propositions sont déjà en ligne, à titre temporaire, j'espère, et seront bientôt complétées par d'autres venant de vous. Je vous serais reconnaissants de me faire parvenir ce que vous en pensez, tant au niveau de la forme que du fond. Pour l'instant, la soumission d'une proposition passe obligatoirement par moi, tant que je ne sais pas quelle affluence attire le site. Dès que j'en saurai un peu plus, j'automatiserai le tout.
              Sur le site « Alternative royale » (http://gouvernement.virtuel.free.fr/
              Bienvenue,
              Nous, les royalistes, sommes des hommes et des femmes de tous âges, de tous milieux, de toutes conditions sociales, qui tentons de réfléchir un peu sur la meilleure organisation politique possible pour notre pays. Plus précisément, ces quelques propositions sont l'oeuvre de quelques royalistes qui se sont regroupés sur une liste de diffusion pour tenter de mettre leurs idées à plat et proposer des mesures concrètes pour améliorer le quotidien de chacun, via les institutions. Voici les principales catégories du site :
              http://gouvernement.virtuel.free.fr/alt.roy.fr : Cette rubrique sera amenée à se développer dans l'avenir. Elle contiendra toutes les propositions concrètes que nous ferons pour trouver des solutions à des problèmes concrets. Dans le contexte français actuel, à la place de ce que fait le gouvernement républicain, nous aurions peut-être une autre approche de la chose et d'autres solutions à proposer, dans une politique vue à long terme.
              doctrine : Nous voulons proposer ici une organisation claire et simple, un exposé le plus exhaustif possible de ce qu'en tant que royalistes, nous estimons nécessaire ou à tout le moins intéressant, comme organisation de l’État français.
              http://gouvernement.virtuel.free.fr/http://gouvernement.virtuel.free.fr/
http://gouvernement.virtuel.free.fr/échanges : Cette page contient des liens pour nous contacter, pour pouvoir s'exprimer sur le forum, ou encore pour s'abonner à la liste de diffusion que nous mettrons en place et qui servira plus ou moins fréquemment à vous tenir au courant de nos positions politiques.


15 septembre 2005

<<<Donc les royalistes sont des hors la loi en ce pays ? mdrr

Le mieux serait peut-être d'avoir un président de la République royaliste qui un jour décide de réinstaurer la monarchie, donc quelqu'un qui se présente en tant que républicain, comme tous, qui cacherait son royalisme, mais il ne faudrait pas qu'il s'habitue au pouvoir comme De Gaulle mais il ne fut pas royaliste à 100% non plus, c'est peut-être la raison....

Par contre, la je parle pour les orléanistes, il faudrait plutôt qu'ils songent à Jean ou Eudes d'Orléans comme prétendant au trône car j'ai récemment eu l'occasion de converser avec un proche parent des Orléans qui m'a dit que les deux fils cadets du comte de Paris seraient bien plus appréciés que le père (de par leur caractère et conduite générale)..... <<< Le chevalier blanc

          Ma réponse :
          Oui, mais voilà, quand on est royaliste, on ne choisit pas son roi ! si on le choisit, on abolit la toute première des "lois fondamentales" : la couronne est "indisponible". Et l'on se prive du principal argument en faveur de la monarchie : le roi ne doit rien à personne : ni à un parti politique, ni à une "camarilla", ni à un "sauveur", ni à la presse, ni à ceux qui fournissent l'argent qui finance sa candidature.

         C'est cet argument (invoqué depuis 1713, et par Louis XIV lui-même (bien qu'il ne se soit pas privé, dans son testament, de tenter d'enfreindre cette loi fondamentale) qui fonde la légitimité de l'aîné de la maison de Bourbon, quel qu'il soit. Et si le fait que l'aîné de la maison de Bourbon soit roi d'Espagne (ou de n'importe quel autre pays) enfreindrait la seconde loi fondamentale non écrite : le royaume de France ne doit en aucun cas risquer d'être subordonné à un autre royaume (ce qui explique que François II, quoique époux de la reine d'Écosse, ait pu régner légitimement, puisqu'il n'était pas roi d'Écosse, ou Henri III, bien que roi de Pologne, parce que cette couronne n'est pas héréditaire, ou les rois Bourbon quoique rois de Navarre, parce que le royaume de Navarre n'avait plus d'existence politique ou territoriale), celui qui le suit immédiatement dans l'ordre de primogéniture et qui n'est ni roi d'un autre royaume, ni héritier d'un tel royaume, serait le roi légitime (1). La famille d'Orléans ne vient que plusieurs dizaines de rangs plus loin dans l'ordre de primogéniture, et dans la famille d'Orléans elle-même, le comte de Paris est de toute évidence l'aîné.

            Amitiés

             Vive le Christ-Roi ! vive le roi !



Réplique du Chevalier blanc :

Je suis tout à fait d'accord avec vous Anne, mais je suis légitimiste de toute façon et puisque les Orléanistes ne semblent pas tenir compte à 100% des lois de succession je me disais que je pouvais leur faire cette suggestion, car ils préfèrent bien une branche cadette par rapport à une branche ainée en se basant entre autres sur une renonciation remontant à 300 ans qui n'a comme vous le dites pas de validité, çertains orléanistes vont donc probablement pas se gêner pour continuer à agir par préférence personnelle...

Amicalement, D.


17 septembre

Sans vouloir, faire de la "provoc" les lois fondamentales n'ont plus eu cours au moins depuis Louis XVI (Charles X abdiqua en faveur de son petit fils et non de son fils (Louis XIX)), ca fait depuis Louis XVIII qu'on ne prononça plus "le roi est mort, vive le roi". Louis XV avait dit qu'en cas de probleme dynastique comme nous le vivons actuellement, c'est au peuple français à élire son roi, comme il fut de tradition chez les francs et comme nous avons eu recours en cas de problemes. Donc si on élit Louis, Henri, Jean, Eude, Sixte, aprés on peut réappliquer la sucession hereditaire. Du moment que le roi soit capetien et chrétien et se comporte comme tel, c'est l'essentiel. >>O. Rossi

Ce n’est pas de la “ provoc ”, c’est, dans une certaine mesure, de l’ignorance : vous devriez savoir, cher Olivier, que la “ Restauration ” n’a précisément pas été une restauration de la Monarchie capétienne, mais une création “ a nihilo ” destinée à remettre sur le trône de France l’héritier légitime de cette monarchie, mais au prix de l’abandon, précisément, non seulement des lois fondamentales (qui n’ont pas été abandonnées ouvertement, mais violées) et de tout ce qui faisait la solidité de la royauté : ce mariage de la carpe et du lapin, de la royauté capétienne et de la république, avec un zeste d’empire napoléonien, ne pouvait pas durer et n’a pas duré.

Quant à votre déclaration de Louis XV, outre que j’attends de savoir d’où vous la tirez (pour moi c’est une nouveauté), elle n’aurait pas valeur de “ loi fondamentale ”. Louis XV, comme n’importe quel de nos rois, a pu dire ou faire des sottises, cela n’en fait pas des lois du royaume...

Si nous élisons Pierre, Jacques ou Jean (ou Louis de Bourbon ou Henri d’Orléans d’ailleurs) cela n’en fera pas des souverains capétiens (qu’ils descendent ou non de saint Louis) ne devant rien à personne, ni aux électeurs qui l’ont élu, ni à ceux qui auront propagé sa candidature, ni à ceux qui auront fourni l’argent qui l’aura soutenue. Cela en fera tout au plus un président de la République à vie. Ce n’est qu’au bout d’un ou deux siècles, s’ils ont réussi à obtenir que leur aîné par ordre de primogéniture de mâle en mâle reste roi et ne doive rien à personne, que nos arrière-arrière-[...] petits-enfants sauront s’ils ont eu la chance de restaurer (ou de réinstaurer) une monarchie à la capétienne. Celle-ci, si elle est “ née ” avec Hugues Capet, n’a vraiment acquis ses principales caractéristiques qu’avec Philippe Auguste et ses descendants ...

Voyez-vous, mon cher Olivier, pour une monarchie comme pour une personne, il ne suffit pas de naître ; encore faut-il continuer à vivre, et de préférence vivre en bonne santé et sans infirmités rédhibitoires...


17 septembre

Le sudoku est le casse-tête jeu japonais à la mode qui consiste à garnir une grille de chiffres qui doivent répondre à un triple caractère d'unicité géographique. Il se résout par élimination logique des possibilités et se révèle à l'usage assez fastidieux. C'est typiquement un bon exercice de programmation informatique.

Je relis le dernier billet dans lequel Anne évoque, en réponse à Oliver Rossi, le problème dynastique en France, billet dans lequel elle nous rappelle quelques règles.
      - Règle numéro un ( et fondamentale) : le Roi ne se choisit pas faute de perdre sa liberté et donc la sécurité de ses sujets.
      - Règle numéro deux : la royauté n'est pas disponible y compris par le roi lui même. C'est à prendre et nullement à laisser ni à donner.
      - Règle trois : le roi d'aujourd'hui est le premier fils du roi d'avant que celui-ci ait effectivement régné ou non. Les femmes ne peuvent donc pas régner mais être régentes sous les conditions 1 et 2.
         - Règle quatre : le roi de France ne peut être que franco-français de France et pas d'ailleurs (surtout pas d'Angleterre, il y a des précédents) .

En raisonnant par élimination, comme on le fait dans un Sudoku, qui trouve-t-on ? Je me le demande, figurez-vous car les règles 2 et 3 éliminent pas mal de monde (et du beau) et je m'égare dans les arbres généalogiques royaux comme dans les cases de mon Sudoku d'autant qu'en plusieurs occasions du passé historique, les principes fondamentaux ont été sacrément malmenés à commencer par Hugues Capet, pour continuer avec les Valois, Henri de Navarre, Charles X et Louis-Philippe.

Et c'est là que, tout bien pesé, le survivantisme pose moins de problèmes.

Je vais de ce pas prendre trois aspirines, il faut au moins ça..

Au fond, je constate que les prétendants potentiels enfreignent tous la règle numéro deux : ils ne semblent pas prêts à assumer quoi que ce soit et surtout pas la terrible charge royale dans toute sa plénitude

Paul Turbier


Il faut remercier Jean-Philippe Chauvin. En effet, non content de sortir le drapeau royaliste à l'occasion de l'élection législative partielle du 25 septembre dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine, il parvient à réaliser ce qu'aucun royaliste ne croyait possible : l'unité des mouvements royalistes.
Ce fut d'abord le Centre Royaliste d'Action Française. Normal, il en est un cadre. Puis ce fut l'Alliance Royale. Les Manants du Roi, dans leur logique d'union, le soutiennent. C'est maintenant la Nouvelle Action Royaliste, généralement classée à gauche qui vient d'annoncer son soutien. Nous sommes encore loin d'un travail en commun de ces mouvements, mais c'est la preuve que l'union, sur des actions ponctuelles, est possible au-delà des divergences.
            Alors oui, merci Jean-Philippe.

             P. Van Ommelaeghe



18 septembre 2005

<<<<Où puis-je me procurer la totalité des lois fondamentales? Combien de fois ont-elles été modifiés?>>Karen Mazière.

Les lois fondamentales ont une particularité : elles n'ont jamais été écrites, jamais été modifiées officiellement. Les juristes d'Ancien Régime (les seuls qui comptent pour cette question) étaient toutefois d'accord sur les lois suivantes :

1. Le roi est catholique romain.

2. Le roi ne meurt pas. La couronne n'est pas "disponible" : le roi ne peut pas décider qui est son héritier, il ne peut en principe pas abdiquer (sauf peut-être en faveur de son héritier), celui qui hérite de la couronne ne peut pas ni l'accepter, ni la refuser : il est le roi de l'instant de la mort de son prédécesseur.

3. L'héritier légitime du roi est désigné par l'ordre de "primogéniture de mâle en mâle" ; il doit être né de "légitime mariage en face d'Église".

4. Le roi ne peut subordonner la Couronne de France à une autre couronne. Il en résulte qu'un roi étranger ne peut devenir roi.

5. C'est du roi que découle la "naturalité" ou qualité de "régnicole"   qualité qui appartient de droit aux enfants de régnicoles nés dans le royaume et par décision du roi à toute autre personne (y compris les enfants de régnicoles nés hors du royaume et les enfants de non régnicoles nés dans le royaume).

6. Le roi ne peut être prêtre.

Les lois n° 3 et 4 forment la "loi salique" : la loi salique est, en réalité, une loi du temps des "Francs saliens" (peuplade à laquelle appartenait Clovis) laquelle interdisait aux femmes de succéder à certaines terres.

La loi n° 4 souffre quelques exceptions : ainsi Louis X, puis par la suite Henri IV et les rois Bourbon ont été rois de Navarre, ce qui a été toléré parce que Louis X n'était que l'époux de la reine de Navarre et qu'il pouvait, pour ce royaume, avoir un autre héritier que l'héritier de la Couronne de France (en fait, la Navarre fut héritée par sa fille) ; en outre, du temps des rois Bourbon, la Navarre n'avait presque plus d'assise territoriale (la quasi totalité ayant été annexée par les rois d'Espagne) et était considérée comme peu dangereuse pour la Couronne de France ; François II a pu également régner en Écosse aux côtés de son épouse Marie Stuart, mais là aussi, la loi successorale n'était pas la même ; d'ailleurs le fils de Marie Stuart, Jacques VI (Jacques II d'Angleterre) n'était pas le fils de François II mais du second époux de la reine ; Henri III a pu continuer à porter le titre de roi de Pologne (sans régner de fait, d'ailleurs) parce que cette couronne était élective.

En revanche, si la loi salique n'a été invoquée qu'à posteriori pour écarter de la Couronne les filles de Louis X, Philippe V et Charles IV, elle l'a bel et bien été pour en écarter le roi d'Angleterre, fils d'Isabelle de France, elle-même fille de Philippe le Bel, et bien plus tard pour écarter le roi d'Espagne, lui aussi fils d'une fille de roi de France.

C'est ainsi qu'à la mort de Henri III (et en dépit de l'appel fait au cardinal de Bourbon, qui porta brièvement le nom de Charles X, bien qu'ecclésiastique, en dépit de la loi n° 6), le plus proche parent par ordre de primogéniture du roi défunt était Henri IV de Bourbon, descendant du dernier fils de Saint-Louis !

Il est arrivé que les rois de France veuillent (ou consentent à) violer les lois fondamentales : ainsi Charles VI qui, fou, signa le traité de Troyes par lequel il déshéritait son fils au profit du roi d'Angleterre (on sait quelle fut la suite, grâce à Jeanne d'Arc), et Louis XIV qui, en 1713, accepta (tout en le dénonçant par contre-lettres secrètes) le traité d'Utrecht qui interdisait au duc d'Anjou, devenu roi d'Espagne après la guerre de succession d'Espagne, d'hériter de la Couronne de France (ce qui pouvait se justifier par la loi n° 4 - encore que si la chose fût advenue du vivant de Philippe V d'Espagne, celui-ci aurait pu abandonner la couronne d'Espagne, par exemple à un de ses fils cadets, pour hériter de la Couronne de France) mais l'interdisait également à ses descendants, ce qui devait, par la suite, s'avérer absurde. Les juristes du royaume déclarèrent aussitôt cette interdiction nulle et non avenue en raison des lois fondamentales. Louis XIV devait une seconde fois tenter de les violer en rendant, par testament, ses fils bâtards légitimés et leurs descendants successibles à la Couronne. Cette tentative resta sans succès.

Toutefois, après la Révolution, Charles X aurait violé à deux reprises les "lois fondamentales" : la première fois sans gravité, en ne faisant, paraît-il, pas proclamer "le roi est mort ! vive le roi !", la seconde fois lors de la Révolution de Juillet, d'abord par son abdication. Certains croient qu'il aurait abdiqué directement en faveur de son petit-neveu, le futur comte de Chambord (Henri V) et non en faveur de son fils Louis XIX. En fait, il abdiqua en faveur de celui-ci qui, à son tour, abdiqua (violant à nouveau les lois fondamentales) en faveur de son neveu.


Vous ne trouverez donc nulle part de "texte complet" des lois fondamentales, mais seulement les commentaires qu'en ont fait les juristes ; vous les trouverez aisément dans le Catalogue Bn-Opale plus :

Ne vous laissez pas décourager par le premier message reçu qui vous déclare déconnectée du site et cliquez sur "reconnecter". Chercher ensuite par "Titre" "contient les mots" : lois fondamentales du royaume. La liste comprend neuf titres.


Pour la loi sur la nationalité, c'est assez ambigu.


2) Principe de masculinité et collatéralité :Les femmes sont exclues de la succession. Deux raisons militent pour ce principe : le premier, lié à la notion d'État et plus précisément d'État de droit. Ouvrir aux femmes le droit à la succession risquerait de faire passer la France aux mains d'une dynastie étrangère. L'argument est de poids, puisque seule la France a toujours conservé une dynastie nationale. Le second argument est spirituel et découle du caractère sacré de la royauté française depuis le baptême de Clovis et le sacre des Rois, car l'office royal est d'ordre ecclésiastique. De même que l'ordination est réservée aux hommes, de même la fonction de roi, ce que tente d'expliquer l'adage “Les lys ne filent point”, et cet autre “Le royaume de France ne tombe pas en quenouille”. C'était l'ancienne loi salique. Faute de descendants mâles en ligne directe, la couronne passe au plus âgé des frères du roi défunt.

Tiré d'un site qu'on ne peut pas soupçonner d'orléanisme: Erreur ! Source du renvoi introuvable.

Cher Olivier, il n’y a en effet pas le moindre orléanisme là dessous. En revanche, beaucoup d’approximations historiques.

Exemple “Les lys ne filent point”, et cet autre “Le royaume de France ne tombe pas en quenouille”. C'était l'ancienne loi salique. ” La loi salique n’a jamais parlé ni des lys, ni du royaume de France, ni de quenouille : ce n’était pas une loi de droit “ constitutionnel ” mais bien de pur droit civil : elle concernait certaines terres. Il a fallu un très large extrapolation pour en faire une “ loi fondamentale ”.

Autre exemple : . Le second argument est spirituel et découle du caractère sacré de la royauté française depuis le baptême de Clovis et le sacre des Rois, car l'office royal est d'ordre ecclésiastique.

Pure invention (et invention du XXème siècle, je crois bien) : le baptême de Clovis n’était pas un sacre, les rois n’ont pas été sacrés avant Pépin le Bref (et pas à Reims, avant le XIème siècle). Et si le sacre des rois emprunte quelques aspects extérieurs aux cérémonies de l’ordination épiscopale, c’est pour lui donner un caractère de solennité, non pour faire du roi une sorte de prêtre (l’onction royale se fait avec l’huile de la Sainte Ampoule, non avec le Saint-Chrème utilisé non seulement pour les ordinations épiscopales, mais pour les baptêmes et confirmations des simples fidèles) mais pour marquer son autorité.

L’adoption de la loi salique est une pure question d’opportunités saisies au vol, non de pensée politique mûrement mûrie : quand meurt Louis X, sa veuve est enceinte. Comme il est de coutume, il est nommé un “ curateur au ventre ”, le plus proche parent, le second fils de Philippe le Bel, lui-même nommé Philippe lequel se saisit aussi de la régence que la reine est hors d’état de lui disputer, vu sa grossesse avancée. Quand naît et meurt le petit Jean Ier, Philippe est au pouvoir. L’héritière légitime est Jeanne, fille de Louis X. Mais elle a sept ans et n’est pas en état de prendre le pouvoir. En outre des doutes (sans doute infondés puisque Philippe le Bel les a dédaignés, et peut-être fomentés par son second fils) pèsent sur sa légitimité. Philippe V, déjà régent, se déclare roi et nul ne parvient à s’y opposer. Le sort voudra que la même chose advint à sa mort : il ne laissa que des filles, des enfants. Son plus jeune frère, Charles, fort du précédent, se déclara roi à son tour. Et à son tour, il ne laissa que des filles, des bébés et une épouse près d’accoucher (le curateur au ventre et régent étant son cousin et plus proche parent Philippe de Valois) d’une autre fille. Fort des deux cas précédents et de sa prise de pouvoir de fait, il n’eut aucun mal à se faire reconnaître comme roi sous le nom de Philippe VI. Il était alors admis, de fait, qu’une femme ne pouvait porter la Couronne de France.

C’est alors que se déclara une candidature autrement dangereuse que celle des trop jeunes filles de France : celle du roi d’Angleterre, fils d’Isabelle de France, elle-même fille de Philippe le Bel. Il prétendit (et ses successeurs après lui) que si Isabelle ne pouvait régner elle-même, elle pouvait transmettre le royaume à son fils.

La menace d’un roi anglais fit alors naître la seconde loi fondamentale : le roi de France ne peut soumettre le royaume de France à un autre royaume. Et, compte tenu des circonstances, une fille de France ne pouvait transmettre le droit qu’elle n’avait pas elle-même, étant donné le risque (ou, dans ce cas précis, la réalité) de la voir se marier à un roi étranger et donc que son fils soit un roi étranger.

Tour cela résulte de l’improvisation, de l’adaptation aux circonstances. En même temps, comme les Français sont gens procéduriers, la gent des juristes ne restait pas oisive, fouillant archives et précédents pour justifier ce qui avait été fait sans loi ni précédent connu : ils finirent par dénicher la “ loi salique ” et faute de mieux l’interprétèrent comme s’appliquant à la dévolution des royaumes, alors qu’elle ne s’appliquait qu’à la dévolution des terres - et de certaines terres seulement...


puisque l'on reparle des lois fondamentales, autant remettre les pendules à l'heure quant à la " légitimité " des frères du Roi Louis XVI. Je me permets de vous adresser ce texte, issu du Bulletin n° 57 de l'Institut Louis XVII et qui éclaire bien le changement dans l'air du temps...** pour ceux que l'affaire barbe...appuyer sur le signet " effacer".

amicalement,

Frederic



DEUX TEXTES EMBARRASSANTS POUR LA LEGITIMITE OFFICIELLE :LE DECRET DU SENAT-CONSERVATEUR DU 6 AVRIL 1814 QUI FONDE L'ILLEGITIMITE DE LOUIS XVIII FACE A LOUIS XVII,ET UNE DECLARATION DE PELLETAN

C'est par un décret du Sénat-Conservateur du 6 avril 1814 , signé du Prince de Bénévent, qu'est appelé au trône de France le comte de Provence qui, par le chiffre, fait suite à Louis XVII ; Par le chiffre et non de droit ; Fait suite et non succède. Il faut en rappeler le contexte : la France de Napoléon étant vaincue par les puissances européennes qui se sont alliées contre elle, le tsar, en son nom et au nom de ces puissances, vient de sommer le Sénat-Conservateur de constituer un gouvernement provisoire qui devra oeuvrer à la mise en place d'un gouvernement définitif conforme aux voeux des Français. Les sénateurs, délibérant en séance extraordinaire, décrètent donc la formation de ce gouvernement définitif ; les deux premiers articles constituant un texte d'un intérêt capital pour comprendre la construction de l'histoire de Louis XVII, la place de ce prince dans l'Histoire et ce qu'il représente. Art. 1er Le Gouvernement français est monarchique et héréditaire de mâle en mâle par primogéniture. Art 2 Le peuple de France appelle librement au trône de France, Louis-Stanislas-Xavier de France, frère du dernier Roi, et après lui, les autres membres de la Maison de Bourbon, dans l'ordre ancien. On se souvient que Louis-Stanislas-Xavier, comte de Provence, frère puîné de Louis XVI et oncle de Louis XVII, a pris, de fait pour l'Histoire, le nom de Louis XVIII à l'annonce de la mort officielle de son neveu en juin 1795 dont il s'était jusque là, le reconnaissant sous le nom de Louis XVII, proclamé le Régent. En droit monarchique, le règne du nouveau roi commence, en primogéniture mâle, dès la mort de son prédécesseur et par elle. Dans ce cas, si c'est comme “ frère du dernier Roi ” défunt donc Louis XVI, que Provence lui succède, cela implique qu'étant Louis, il doit s'appeler Louis XVII et être le seul à s'appeler ainsi ; aucun autre Louis XVII n'existant. S'il ne prend pas ce chiffre, mais celui de Louis XVIII, c'est qu'il ne succède pas à Louis XVI, mais toujours selon la légitimité, comme oncle du Louis XVII ayant existé avant lui et alors défunt. Dans le premier cas, c'est la non-existence de Louis XVII qui est requise, dans le second cas c'est sa mort. Le texte n'évoquant que le premier cas, Louis-Stanislas-Xavier renie donc de fait sa reconnaissance antérieure de Louis XVII et consacre, en acceptant de monter sur le trône comme “ frère du dernier Roi ” Louis XVI, la mise entre parenthèses de son neveu, vif ou mort d'ailleurs, sa suppression légale, inscrite dans le nouveau droit en effet proclamé explicitement : Louis-Stanislas-Xavier ne succède pas légitimement au trône de France, il y “ monte ” légalement parce que “ le peuple de France (l'y) appelle librement ”. Ces tournures mettent bien fin au principe de légitimité royale dès lors en vain rappelée par les deux textes qui les encadrent et qu'elles font comme exploser de l'intérieur, faisant surgir clairement et tout entier un divorce sans précédent entre légitimité et légalité, mais dans un art consommé de l'ellipse. Or le nouveau Louis, tout en se plaçant dans ce premier cas où il monte sur le trône comme “ frère du dernier Roi ”, n'abandonne pas pour autant son chiffre de XVIII ème du nom ; dès lors il convient, surtout en ce début de dix-neuvième siècle où les royalistes sont nombreux et non divisés comme ils le furent plus tard, de considérer ce second cas où, pour être Louis XVIII, restaurer les lys, donner suite aux exigences des puissances étrangères victorieuses, acceptant de ne reconnaître que les frontières de la France données par ses “ rois légitimes ”, il faut bien retrouver ce principe de légitimité de la succession au trône de France, il faut bien que Louis XVIII succède à Louis XVII, il faut donc que Louis XVII soit mort. Mais alors, il faut aussi qu'on lui rende les honneurs qui, dans la logique royale, de surcroît familiale, lui sont dus. Jamais l'oncle ne les rendit. Ici se retrouvent bien des raisons qu'on eut de croire que le petit Roi avait survécu, et on se rappellera avec intérêt toutes les raisons d'être du discours de Chateaubriand. Le 9 janvier 1816, Chateaubriand avait fait à la Chambre des Pairs son célèbre discours qui interpellait, outre les députés, Louis XVIII lui-même au sujet du devoir de mémoire envers Louis XVII : d'une rhétorique très sûre par son art du questionnement et ses images d'une grande puissance évocatrice, ce texte, qui dresse devant Louis XVIII le spectre de Louis XVII, met en lumière le silence du roi sur le sort de son neveu auquel est ici redonnée la parole :“ Qu'est-il devenu, ce pupille royal sous la tutelle du bourreau ? Cet orphelin qui pouvait dire comme héritier de David : “ Mon père et ma mère m'ont abandonné ! ” Où est-il, le compagnon des adversités, le frère de l'orpheline du Temple ? Où pourrais-je lui adresser cette interrogation terrible et trop connue : Capet, dors-tu ? Lève-toi ! .Il se lève, Messieurs, dans toute sa gloire céleste, et il nous demande . UN TOMBEAU ! ” (.)“ Je vote, Messieurs, pour l'adoption pleine et entière de la résolution de la Chambre des Députés et je regrette que nos règlements nous interdisent de la voter par acclamation. Je propose d'ajouter à la résolution cet amendement qui complétera les expiations du 21 janvier :Le roi sera humblement supplié d'ordonner qu'un monument soit élevé à la mémoire de Louis XVII, au nom et aux frais de la Nation. ”On sait que ce discours n'eut pas le résultat espéré, qu'aucune messe anniversaire ne fut dite, que le mausolée prévu par le sculpteur Lemot à la mémoire de Louis XVII ne fut jamais exécuté, ni sous Louis XVIII, ni sous Charles X et que les fouilles qui devaient avoir lieu pour retrouver le corps de Louis XVII à Sainte-Marguerite furent annulées à la dernière minute, la raison étant qu'on ne pouvait être sûr que le corps de Louis XVII s'y trouvât.

Il suffisait pourtant de convoquer le docteur Pelletan qui eût pu reconnaître parfaitement le crâne du défunt du 8 juin 1795, officiellement Louis Capet : il l'avait “ scié en travers, au niveau des orbites ” , et c'est ce crâne qui fut retrouvé plus tard lors des exhumations qui eurent enfin lieu en 1846 et 1894 ; Les dents de sagesse, la longueur des os du squelette, permirent aux médecins d'établir qu'il s'agissait d'un adolescent d'un âge “ au-dessus de quinze ans ” quand Louis XVII, le 8 juin 1795, atteignait seulement l'âge de 10 ans et deux mois. Mais pourra-t-on encore faire exhumer le corps et retrouver le crâne scié de celui dont Pelletan disait avoir soustrait le cour, ce cour seulement de parenté Habsbourg (l'analyse ADN ne permettant pas d'affirmer autre chose), qu'on vient toutefois de déposer à Saint Denis sous le nom de Louis XVII ? Ou le même Pelletan (et ceux qui s'y fient) a-t-il eu tort de revendiquer à la fois que ce cour fût celui du petit Roi et que le crâne de son propriétaire fût reconnaissable au trait de scie qui permettait de nier son identité ?

Texte très intéressant : il ne me convainc pas (seule une expertise publique et contradictoire des restes de Naundorff pourrait le faire, si elle le désignait comme fils de Marie-Antoinette) de la survivance Naundorff.

Mais j'ai toujours eu les plus graves doutes sur la "Restauration" de 1814-1815, qui n'a d'ailleurs pas été acceptée longtemps, et c'est pourquoi, avec d'autres, je préfère le terme de "ré-instauration" pour ne donner lieu à aucune confusion (bien que je reconnaisse que le mot de "restauration" est un beau mot, mais je pense qu'il a été galvaudé et vilipendé).


<<<Justement, avec la branche espagnole, sachant que si Louis devient roi de France, son dauphin (à moins qu'il nous prépare un fils) et le roi d'Espagne donc ca contredit cette loi fondamentale où la France serait soumise à l'Espagne. Certes, la loi de sucession en Espagne est moins régide que la notre, elle autorise l'abdication, mais le risque est là! Et peut être, si Louis XIV a "violé" les lois fondamentales, puis Louis XV, la réhabitation par Charles X, de Louis Philippe, c'est peut être pour éviter la confusion des pouvoirs. (encore au XVIIIeme siècle, il y avait encore la loi salique en Espagne)<<< O. Rossi

Tout d'abord, il faut préciser que nul n'est ou ne sera le "dauphin" du prince Louis, tant qu'il n'aura pas de fils. Le dauphiné de Viennois a été cédé au roi de France "pour l'aîné de ses fils" et nul autre ; il en résulte que ni Louis XII qui n'était pas fils de Charles VIII, ni François Ier qui n'était pas fils de Louis XII, ni Charles IX et Henri III qui n'étaient pas fils de François II, ni Henri IV qui n'était pas fils de Henri III, ni d'ailleurs Louis XVIII qui n'était pas fils de Louis XVII ou Charles X qui n'était pas fils de Louis XVIII n'ont porté le titre de dauphin ni n'y ont prétendu.

Ensuite, votre question est purement hypothétique. A l'heure actuelle, le prince Louis est vivant et bien vivant, il est marié et en âge d'avoir non pas un mais des fils. Que l'actuel roi d'Espagne soit actuellement le premier par ordre de primogéniture est sans importance, puisqu'il ne peut pas être roi de France et donc qu'il n'est pas héritier de la Couronne.

Au demeurant, jamais, même du temps des fils de Henri II, le premier prince du sang qui était alors le duc de Bourbon, père du futur Henri IV, n'a prétendu être l'héritier du royaume, puisque les trois rois qui se sont succédés étaient vivants, mariés et en âge d'avoir des fils. Il ne le serait devenu (s'il n'était pas mort auparavant) qu'à la mort du dernier des trois, auquel a effectivement succédé son fils Henri IV, lequel, lui non plus, ne s'est jamais prétendu héritier de la couronne avant la mort des rois précédents, qui seule le faisait héritier : jusque là, l'héritier présomptif était le fils que la reine pouvait donner au roi régnant jusqu'à neuf mois après la mort de celui-ci (ce fut d'ailleurs, sinon pendant neuf mois, car la nature l'a détrompé auparavant, du moins pendant quelques mois, la grande crainte de François Ier, car Marie d'Angleterre, veuve de Louis XII, pouvait fort bien être enceinte)!

Quant à dire qu'encore au XVIIIème siècle, il y avait encore "la loi salique" en Espagne, c'est parfaitement faux, car elle n'y a jamais eu d'existence : à preuve le règne d'Isabelle la Catholique. D'ailleurs, si Philippe V est devenu roi d'Espagne, ce n'est pas parce que qui que ce soit voulait faire plaisir à Louis XIV (qui a d'abord été fort embarrassé) mais parce que la Couronne aurait dû lui revenir à lui-même, comme fils aîné de l'infante aînée Anne d'Autriche, ou si cela s'avérait impossible, non pas au duc d'Anjou, mais à son frère aîné, fils du premier dauphin, qui était le premier descendant par ordre de primogéniture (mais non de mâle en mâle, mais par les femmes) des rois d'Espagne, par les infantes aînées Anne d'Autriche et Marie-Thérèse d'Espagne, ses arrière-grand'mère et grand-mère) et que par conséquent ses droits primaient ceux des princes Habsbourg qui descendaient de princesses cadettes. Louis XIV, qui ne souhaitait pas voir les deux couronnes d'Espagne et de France sur la même tête (même si celle d'Espagne devait être subordonnée à celle de France) et qui savait d'ailleurs que les cours étrangères ne l'admettraient pas, a fini par obtenir le compromis qui faisait d'un de ses petits fils cadets le roi d'Espagne.

Je ne connais pas assez l'histoire constitutionnelle de l'Espagne pour savoir si les rois Bourbon ont voulu y introduire la loi salique. Toujours est-il qu'ils n'ont pas réussi et que les tentatives carlistes de l'établir lorsque le problème s'est posé ont échoué.


Louis XVIII n'a pas versé de larmes à la mort de son frère, et n'a pas beaucoup fait pour sauver son fileule-neveu. Marie Antoinette l'appellait le "caïen de la famille">>O. Rossi



20 septembre

<<<D'accord, mais admettons que Louis meurt prématurement (ce que je ne le souhaite pas), et il a une fille, qui est l'heritier, si ce n'est Juan Carlos?<<<

Si Juan Carlos (ce que je ne pense pas) préfère abdiquer le trône d'Espagne pour conquérir celui de France, oui. Sinon, ni lui, ni son fils aîné, mais soit son fils puiné (à supposer qu'il en ait un) soit son plus proche parent mâle par ordre de promogéniture (qui peut-être son petit-fils par son fils, mais pas l'aîné non plus...)

A..

____________________Cela ne PEUT PAS être Juan-Carlos, puisqu'il est roi d'Espagne ! <<<Olivier,

Anne vient de vous le dire, pourquoi vous entêtez-vous ? Cela signifie que Juan-Carlos est placé de fait hors course, avec sa descendance, puisque Felipe sera l'héritier du trône. Il faut aller chercher, si jamais Louis décède (ce qu'à Dieu ne plaise !), du côté de ses cousins, je suppose. Je ne m'intéresse pas assez aux Bourbons en général pour être au courant de leur arbre généalogique, mais d'autres sur la liste doivent pouvoir le préciser sans problème. Néanmoins, s'il n'y a personne pour prendre la relève, nous n'aurons plus qu'à nous tourner vers les Orléans, le problème sera réglé de manière assez définitive.

Cordialement, >>>Theorus Fumisis

Parfaite réponse : mais il y a plusieurs dizaines de Bourbons (et qui continuent à se reproduire) entre Juan Carlos et Henri d’Orléans, il faudrait une véritable hécatombe pour que celui-ci devienne l’aîné des Bourbon.



Argumentaire royaliste par Paul Turbier

Dans son dernier billet et à propos du projet de loi que nous mijote sarkozy, Olivier remarque fort justement avec malice : " heureusement que nous sommes dans un pays de liberté "

Cette remarque me permet de revenir sur un point que nous avions, il y à déjà longtemps, effleuré, la pseudo-liberté républicaine. La chose n'est pas nouvelle mais depuis quelques années les restrictions de libertés s'accélèrent avec un alibi tout trouvé, la sécurité. Il n'y a que dans les statistiques sur la criminalité que la sécurité s’accroît car partout ailleurs la sinistrose fait rage et sous prétexte de vous prémunir de risques majeurs, comme la canicule, les grands froids (dès 5° sous zéro), on nous ligote chaque jour un peu plus.

Voilà un beau sujet d'action royaliste. La rédaction d'une liste d'une dizaine de libertés fondamentales dont chacun pouvait jouir chaque jour sous le règne d'Henri IV ou même celui de Louis XVI mais dont tout électeur démocrate et républicain est privé, la rédaction d’une telle liste disais-je, est-elle possible ?

Si oui, faisons là ensemble et envisageons les moyens de la faire circuler avec un slogan percutant (comme d'usage) dans le genre : La vraie liberté, c'est le Roi.

Le même système pourrait fonctionner avec l'égalité . Quand à la fraternité, notamment dans les banlieues, n’en parlons pas, on en mangerait sur du pain.

Paul T.



Je pense que nous ne pouvons pas répondre à brûle-pourpoint à cette proposition plus qu’intéressante et qu’il faut nous donner un peu de temps de réflexion pour rédiger un ou plusieurs points de cette liste des libertés que la République nous refuse et que le Roi peut nous donner.________________________

<<< Où est la fraternité dans une république ayant supprimé le roi "Père de la Nation" et Dieu-le-père ?

Les français sont peut être frères (par qui?), mais ils sont orphelins.<<< O. Rossi.

Réponse de Paul Turbier <<< Aux abonnés absents !>>>


De FB

<<< Mon cher Olivier,

non seulement Louis XVIII n'a pas versé de larmes à la mort de son frère, mais il fait tout ce qu'il a pu pour arriver à ses fins..cad au pouvoir.Lors de la naissance du premier Dauphin Louis Joseph, il a écrit des lettres qui sont de véritables attaques...lors de la naissance du second mâle, voyant son destin pour partie ... noirci ..il fit ce qu'il put pour alimenter les pamphlets et rumeurs sur les origines des enfants...

on connaît tous les portraits de Louis XVI datant de la Restauration, Louis XVI est souvent représenté plus petit que les personnes qui l'entourent...Pour un homme qui mesurait plus d'1 mètre 90 ...

Les rumeurs sur le couple Royal et leurs premiers échanges intimes, viennent probablement de là également.

Il lui fallait à tout prix démolir l'image de son frère...et grâce aux origines et jeux de la Reine il n'a pas eu à chercher bien loin...d'où le nom de Caïn...>>>

Je confirme entièrement ces informations qu’on peut trouver dans un récent ouvrage sur les pamphlets sur Marie-Antoinette et je joins un article que j’ai publié à ce sujet dans le “ Libre journal de la France courtoise ”, en novembre 2003 :


>>>Charles d’Angleterre et Marie-Antoinette

Le prince de Galles fait l’objet d’une campagne qu’on peut penser calomnieuse, quand on voit quelle en est l’origine : des serviteurs qui n’hésitent pas à mordre la main qui les a nourris et à violer le devoir de discrétion que leurs fonctions leur imposaient.

Il a décidé de répondre par une dénégation absolue, en faisant interdire la publication par les journaux britanniques du contenu de ces “ révélations ”, ce qui malheureusement ne les empêche pas de se répandre en insinuations.

Certains estiment que le prince s’est lourdement trompé en adoptant cette attitude, considérant qu’un souverain mépris aurait été la meilleure solution.

Ce n’est pourtant pas certain et sans m’attarder à certains exemples récents, je citerai, comme particulièrement exemplaire de ce type de calomnies et de leur impact, la campagne menée contre la reine Marie-Antoinette.

Dès 1775, la jeune reine écrit à sa mère : “ Nous sommes dans une épidémie de chansons satiriques. On en a fait sur toutes les personnes de la cour, hommes et femmes, et la légèreté française s’est même étendue sur le roi. Pour moi, je n’ai pas été épargnée . ” Pourtant la jeune reine ne croit pas à la nocivité de ces chansons et libelles. L’impératrice, sa mère, a bien tenté de la mettre en garde : mais en vain. La jeune reine a trop confiance dans la puissance de la royauté, le respect dont on l’entoure, bien que, de ces  pamphlets aussi haineux que salaces, elle trouve des exemplaires soigneusement déposés partout où elle va. La police, cependant, les prenait au sérieux mais s’avérait incapable, malgré l’interdiction de les imprimer dans le royaume, d’en arrêter la circulation.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les premiers libelles ne sont pas l’œuvre de révolutionnaires précoces, mais bien de gens de la cour, cette cour où la jeune dauphine s’est fait bien involontairement beaucoup d’ennemis, à commencer par Mesdames, filles de Louis XV, non mariées et devenues, à force d’ennui, revêches et médisantes. En outre, elles appartiennent au “ parti français ” de la cour qui renâcle à l’idée de l’alliance autrichienne et qui se réjouit de tout ce qui peut atteindre Marie-Antoinette. Toutefois, l’idée seule de chansons salaces et haineuses était étrangère à ces pieuses princesses. En revanche, il est possible que certaines de celles-ci aient été inspirées par le comte de Provence, frère du dauphin, puis frère du roi dont il dit, au lendemain du couronnement : “ Me voilà condamné pour la vie à ne plus agir d’après moi-même ; car à l’avenir mon devoir est de toujours mettre mon pied dans la place dont le roi, mon frère, vient d’ôter le sien ”. S’il n’écrit peut-être pas lui-même (malgré une forme d’esprit assez gauloise) les insultantes chansons mettant en cause Marie-Antoinette, il est certain, selon Louis-Sébastien Mercier, dans le Nouveau Paris, qu’il est l’auteur d’écrits satiriques contre son frère. Sa rancœur se fait plus aigre avec la naissance des enfants du roi et de la reine, qui l’éloignent encore du trône. Il n’est donc pas étonnant que bon nombre de pamphlets dénoncent le comte d’Artois, le futur Charles X, comme père de ces enfants. Il s’agit en effet, ni plus ni moins, de faire répudier la reine en faisant croire que ses mœurs libidineuses sont une menace pour la royauté. Dès le début, ces textes sont si orduriers qu’il m’est difficile d’en citer des extraits dans le Libre journal de la France courtoise.

Ces libelles, d’origine “ royaliste ”, si l’on peut dire, sont suivis en peu de temps de libelles antiroyalistes. Il ne s’agit plus, alors, de défendre l’honneur du roi et de la couronne contre une Messaline, mais d’attribuer à celle-ci les pires crimes et les pires desseins contre la nation et le peuple, et d’en faire la seule, l’unique responsable des malheurs de ceux-ci, par des vols et des rapines comme par des mœurs scandaleuses, celle qui “ prostitue les lys ”.

Certains de ces écrits prennent le parti de Mme de La Motte, dans l’affaire du “ Collier de la Reine ”.

Des 1787, cette campagne de dénigrement entraîne des émeutes ; des effigies de Mme de Polignac, accusée d’avoir perverti la reine, sont brûlées.

Si, tant que le roi gouverne en monarque absolu (au sens propre de l’expression, c’est-à-dire libre de toute autorité terrestre et de toute pression), il est difficile d’arrêter la diffusion de ce torrent d’injures, cela deviendra impossible en 1789, quand la presse sera déclarée libre.

Pour les innombrables imprimés qui circulent à partir de cette date, il s’agit de “ trouver la flèche la plus acérée, le trait de saloperie unique ” (Chantal Thomas) dans un grand élan de pornographie répétitive que rien ne peut plus arrêter.

Irrité par ce type de publication qui de plus en plus ose même s’attaquer aux hommes de la Révolution, le député Malouet réclame qu’ils soient poursuivis, mais Barnave riposte “ qu’il doit être permis de tout dire et de tout imprimer sur les hommes publics  ... et qu’il n’y a point d’inconvénients particuliers qui puissent etre comparés à la gêne que la loi pourrait imposer à l’expression de la pensée. ” Tout comme ceux qui, aujourd’hui, désapprouvent le démenti du prince de Galles et l’interdiction de publication des prétendues “ révélations ” sur ses mœurs, Barnave pense que “ les hommes publics ne doivent pas s’occuper des calomnies que l’on peut répandre sur eux : elles sont toujours repoussées par leur conduite... ” (L’ancien Moniteur, janvier 1791).

Cependant, nous connaissons la suite, nous avons de quelles injures la malheureuse reine fut abreuvée, les infâmes accusations que l’on a portées contre elle et dont elle s’est défendue par son célèbre : “ J’en appelle à toutes les mères ”. Le sort qu’on lui a réservé, jugée non comme reine mais comme femme coupable de droit commun, ces injures sont la conséquence de ces calomnies répandues contre elle depuis près de vingt ans et qui, à force de répétitions, avaient pris couleur de vérité.

Alors, quelle attitude conseiller au prince de Galles ?>>>

<<<Il fut certes un bon chef d’État intelligent, mais il ne fut pas un honnête homme, je le considère comme un quasi régicide !>>O. Rossi.



Réponse de P. Van Ommmelaeghe :

Bonsoir,

mais un homme d'État n'a pas besoin d'être honnête. Il suffit qu'il soit intelligent et, à la limite, compétent. Souvenons-nous que c'est Talleyrand qui ramené la royauté.>>>


Ma réponse :

D’intention, peut-être, mais seulement d’intention ! et encore... il souhaitait la mort du roi son frère et de ses neveux, il aidait à les déconsidérer, mais je ne pense pas qu’il aurait eu une véritable intention de les tuer.

Bon chef d’État, oui, on peut le dire. Mais bon roi, c’est une autre affaire. Pour retrouver le trône et le titre, il a sacrifié une bonne partie de ce qui était la royauté traditionnelle, et en particulier, le plus grave, la “ non disponibilité de la Couronne ”. Dès lors, la Restauration était condamnée, et plus grave, la royauté “ à la capétienne ”avec elle, pour au moins cent soixante-quinze ans !

De toute façon, en tant que “ bon chef d’État ”, l’usurpateur Louis-Philippe le vaut bien...


>>>Ou i met sa fille sur le trone d'Espagne>>O. Rossi

<<<Un décret de la divine bonté a voulu que tous les hommes, ayant la meme  origine fussent doués dès leur apparition d'une sorte d'une liberté  naturelle. Mais la providence a permis aussi que certains d'entre eux aient  perdu, par leur propre faute, leurs premières dignités et soient tombés dans  la condition servile. C'est à notre majesté royale qu'il est donné de les  élever de nouveau à la liberté"

Louis VII

 "Il y a quatre droits naturels que le prince est obligé de conserver à  chacun de ses sujets ; ils ne les tiennent que de Dieu et ils sont  antérieurs à toute loi politique et civile : la vie, l'honneur, la liberté  et la propriété." Louis XVI>>O. Rossi.



<Réponse d’André Clert : <<<Olivier, ces deux citations pertinentes valent absolution pour une douzaine - non, une demi-douzaine de vos crimes de lèse-langue française.>>>



Réponse de Paul Turbier : <<Cher Olivier,

Merci pour ces deux joyaux de la couronne qu'il nous appartient de faire briller de mille feux sur les parvis et sur les places. Il nous faut trouver les moyens matériels, par exemple dans le genre des autocollants du SdR ou des encarts d'Yvan (*). Je peux donner des détails techniques sur simple demande .
Paul T.

pour ceux qui ne les auraient pas connus, le Schtroumpf du Roi et Yvan Krajlik furent des grands anciens de VR.


<<<J'ai lu dans le quid que Mirabeau et bien d'autre voulaient faire appel au prince de Galle pour devenir roi de France. Est ce vrai?>>O. Rossi

Se non è vero, è ben trovato ! C'était en tout cas le projet (fort peu européen mais déjà anti-français, de Jean Monnet en juin 1940).

>>>Je n'ai pas compris l'histoire de "la non-disponibilité de la couronne". Contrairement à Charles X (dont je l'affectionne) il se montra un roi  arbitre (comme le fit la monarchie capétienne) au dessus des partis. Il a  essayé de sauver les meubles, et à partir de son règne, il eut un renouveau  catholique. Certes, comme son frère et son cousin, il fut plus monarque que  roi, car on peut dire qu'avec la profanation du saint chrême, la royauté est  morte en 1793 et avec toute le mysticisme qui l’entoure ! >>O. Rossi (orthographe, mais non grammaire, corrigée)

Louis XVIII a accepté de revenir sur le trône, non comme le plus proche parent de mâle en mâle par ordre de primogéniture du pauvre petit Louis XVII (ce qu’il était pourtant) mais comme frère du roi Louis XVI (ce qui aurait dû l’obliger à prendre le nom de Louis XVII et de faire comme si son neveu n’avait jamais régné en droit), et surtout il a accepté le texte d’un décret du Sénat-Conservateur du 6 avril 1814 , signé du Prince de Bénévent (Talleyrand) et qui porte : <<. Art. 1er Le Gouvernement français est monarchique et héréditaire de mâle en mâle par primogéniture. Art 2 Le peuple de France appelle librement au trône de France, Louis-Stanislas-Xavier de France, frère du dernier Roi, et après lui, les autres membres de la Maison de Bourbon, dans l'ordre ancien<<<, autrement dit que “ le peuple de France ” (d’ailleurs non consulté en l’occurrence) choisisse son roi et donc considère la Couronne de France comme “ disponible ”.

Si vous n’avez pas compris que c’est le principe “ d’indisponibilité ” de la Couronne de France qui est le principal argument royaliste, parce que lui seul fait que le roi est indépendant de tout et de tous, qu’il ne doit rien à des “ faiseurs de roi ”, à des camarillas, à des partis politiques, à l’argent fourni pour le faire venir sur le trône, je crois que vous n’avez pas compris grand’chose à ce qu’était et devrait redevenir la royauté française. C’est cependant ce principe “ d’indisponibilité ”, venu, je vous l’ai raconté, de concours de circonstances beaucoup plus que d’une volonté réfléchie, d’ailleurs, qui fait la supériorité de la monarchie française sur les autres monarchies, et qui lui a permis de maintenir une même dynastie sur le trône pendant huit siècles, sans guerres de dévolution de la Couronne comme en ont connu d’autres monarchies.




<<<Bonjour à tous,

Je viens de finir de mettre en ligne un site qui veut être une force de proposition royaliste.

Quelques propositions sont déjà en ligne, à titre temporaire, j'espère, et seront bientôt complétées par d'autres venant de vous. Je vous serais reconnaissants de me faire parvenir ce que vous en pensez, tant au niveau de la forme que du fond. Pour l'instant, la soumission d'une proposition passe obligatoirement par moi, tant que je ne sais pas quelle affluence attire le site.

Dès que j'en saurai un peu plus, j'automatiserai le tout


Réponse d’Alain Texier :

Cher ami,

sans vous commander servez vous abondamment pour cette nouvelle force de proposition royaliste des analyses de Paul, Anne et tutti quanti.

Et d'ores et déjà, bravo pour tout ce que vous avez déjà réalisé.

Ce n'est qu'un début, continuons le combat... Si j'ose ainsi m'exprimer.

Autre message d’Alain Texier, au même :

Je travaille avec un certain retard mais avec méthode. Après vous avoir félicité toute affaire cessante, j'ai pris connaissance de votre site avec plus de détails et je me suis rendu compte - avec ravissement - que ... vous aviez déjà suivi mes recommandations, s'agissant de la participation de nos têtes chercheuses.

Voilà qui complète heureusement le travail du lieutenant dont la finalité est d'ailleurs sensiblement plus large puisqu'il est la mémoire et la caisse de résonance de VR et pas seulement pour ce qui concerne le royalisme. Décidément , voici un automne qui s'annonce bien.

 Je signale à tous ceux que cela peut intéresser que je réunis, à l'intention de deux Vexillarégiennes involontairement coupées de VR, une compilation de toutes les correspondances échangées sur le sujet "royalisme" depuis le 25 août dernier. Ceux qui voudraient la recevoir peuvent me la demander...



21 septembre
De P. Van Ommelaeghe

Bonsoir,soit, mais plaçons-nous dans cette hypothèse. Les "légitimistes" qui vomissent les Orléans les reconnaîtraient-ils pour roi légitime où préféreraient-ils (comme certains l'ont écrit) la république ?Amicalement

Bonsoir,

soit, mais plaçons-nous dans cette hypothèse. Les "légitimistes" qui vomissent les Orléans les reconnaîtraient-ils pour roi légitime où préféreraient-ils (comme certains l'ont écrit) la république ?

Amicalement


Ma réponse :

Je ne peux évidemment pas parler pour tous les légitimistes.

Mais d’abord, tous les légitimistes ne “ vomissent ” pas les Orléans : ils “ vomissent ” sans nul doute Philippe-Égalité, ils considèrent Louis-Philippe comme un usurpateur, mais, comme le comte de Chambord, en raison de la belle conduite de certains fils du dernier, leur a, en roi, pardonné le crime de leurs ascendants, beaucoup de légitimistes respectent dans les Orléans les princes du sang de France et la personne de beaucoup d’entre eux, sans toutefois reconnaître le chef de leur maison comme l’héritier légitime de la Couronne de France. C’est cela, être légitimiste, pas “ vomir ” les Orléans.

Ensuite, si la Providence nous rendait un roi et que celui-ci fût un Orléans, personnellement, en tant que légitimiste, je préférerais cela à la République, tout en constatant avec tristesse que cette dynastie manque de la principale assise du trône de France, savoir la “ non-disponibilité ” de la Couronne et que, somme toute, tout un chacun sera en droit de dire au moins au premier d’entre eux : “ Qui t’a fait roi ? ” et de limiter son pouvoir par  ce qu’il devra, précisément, à ceux qui l’auront fait roi.



Réponse de Paul Turbier :

Comme je ne suis ni légitimiste, ni orléaniste, je vais tenter de donner un avis qui soit un peu au dessus de la mêlée.

Parmi les légitimistes que je connais, il en est (rares il est vrai) qui accepteraient, malgré quelques regrets, un roi orléaniste (ce serait déjà peut-être un progrès) mais beaucoup d'autres s'en fichent car la différence entre le royaume orléaniste et la république leur parait ténue. Une république, même couronnée est toujours une république avec des députés qui font la Loi en fonctions d'intérêts partisans. Je partage assez ce point de vue La plupart cependant se placent dans une perspective tout ou rien, voire du "tout tout de suite ou rien jamais" pour des raisons affectives et passionnelles, qui m'a souvent fait sourire (jaune). Comme la politique de l'impossible me parait une politique justement impossible, et que le temps ne nous est pas octroyé, je ne soutiens pas ce point de vue.

Parmi les orléanistes que je connais, peu définissent leur royalisme afin qu'il se démarque de la république autrement que par la mise en place d'une sorte de présidence permanente et héréditaire coiffant des institutions très voisines de celles qui nous tuent un peu plus chaque jour. C'est dommage!

La pierre d'achoppement est la représentation populaire participative par délégation pilotée par les partis politiques. Il est clair que c'est là que les rouages grippent. Les propositions de L'AR pour une représentation sincère est révélatrice de l'obstacle. Elle est, si j'ai bien compris ce que vous-même et Gérard m'en avez expliqué, une tentative pour concilier le maintien d'un suffrage universel (sacré) avec une chambre légiférante découplée des factions politiques que sont les partis. Mais comme il s'agit encore d'un parlementarisme législateur et que les mêmes causes produisent toujours le mêmes effets, ce parlementarisme sous la couronne ne me dit rien qui vaille.

Il reste entre les deux, plaqués au sol par un problème quasi insoluble qui la neutralise, la position du survivantisme. Je ne la méprise pas ( faute de goût et de talent pour le sarcasme) à cause principalement, mais pas uniquement, de la grande qualité morale (*) de ceux qui la défendent, mais il faut bien voir qu'elle est actuellement vide de perspectives politiques concrètes..

Il reste que malgré un grande fringale de royalisme, je n'ai donc rien à me mettre sous la dent et je dirais volontiers à la manière de Marot qui voulait une jument.

" Seigneur Jésus, j'ai une république de mauvais poil
Et bonne pour la casse à tout le moins.
Si vous voulez me donner un royaume,
Savez comment Turbier l'acceptera ?
D'aussi grand coeur comme Chirac il donne
Au fin premier qui le lui demandera "

Sur ce, travaillons au royaume en montrant aux républicains leur république comme elle est. Cette activité est à la portée de tous, Orléanistes comme Légitimistes ou Survivantistes et elle devait être dans les jours que nous vivons, fédérative de tout nos efforts.

Paul T.

(*) A un degré que je ne vois pas, même approchant, dans les camps légitimistes ou orléanistes.


Ma réponse :

Fort bien dit, cher Paul, mais combien sommes-nous à ne pas exiger "tout, tout de suite" et encore moins : "tout tout de suite ou rien jamais" et à pourtant vouloir une vraie royauté et non une République couronnée. C'est que cela fait un tout petit groupe ! plus petit sans doute que chacun des autres, même le plus mince (peut-être les Bourbon-Bussétistes sont ils un peu moins nombreux que nous ;-))) !) Il nous faut donc la foi chevillée au corps pour espérer être le levain dans la pâte, d'abord des royalistes, ensuite de ceux qui ne le sont pas. Il est vrai qu'il faut si peu de levain pour faire lever une pâte.



Documents royalistes reproduits (signalé par O. Rossi).

<<<C'était hier matin, dans " On ne pouvait pas le rater ", sur RTL :


Pour s'entendre dire que la royauté laisse indifférent les français; et que les rois, on les tire une fois l'an... sous les gloussements de la tapette de service.>> Dom Eymerich.

>>>Monseigneur est passé chez Fogiel où il a indiqué qu'il allait rédiger un livre blanc contenant ses propositions pour la France dans la perspective d'une bataille électorale.

François Guyard (sur de_quel_roi@yahoogroups.com)

Réponse de Nicole (de Catholique & royaliste) :
Mais qu'allait-il faire dans cette galère ?



Du Chouan :

Voila ci dessous d'excellentes réponses aux objections (Source l'AR et bravo a eux)-------------------------------------------------------------------

*1 - Qu’est-ce qu’un roi nous apportera de plus que la république ?** *

La royauté apportera d’abord l’unité à notre France si fracturée, et une politique de continuité qui préservera à long terme les intérêts de notre pays, sa culture, son patrimoine, ses métiers, son environnement.

*2 - Mais c’est dépassé, on risque de revenir en arrière !*

Quand vous êtes malade, ne souhaitez-vous pas retrouver, à l'avenir, l'état dans lequel vous étiez avant de tomber malade, à savoir la bonne santé ? Vous appelez ça revenir en arrière ?Vouloir l'instauration d'une monarchie en France, ce n’est pas vivre dans le passé, c’est s’appuyer sur notre Histoire et sur notre identité pour aborder plus sereinement l’avenir.

*3 - Ce sera le retour des privilèges !*

Êtes-vous certain qu'aujourd'hui les privilèges n'existent pas ? Allez, cherchez bien, il y en a tellement. Les privilèges n’étaient pas l’apanage des nobles. Chaque ville, chaque profession avait les siens. N'est-ce pas toujours le cas? De plus, souvenez-vous que le roi a cherché à combattre le pouvoir des grands seigneurs féodaux et le pouvoir de l’argent. Au contraire, en république, les élus se mettent trop souvent au service des féodaux modernes que sont les lobbies et les groupes de pression, et pas du bien commun comme pourra le faire le roi !

*4 - La république a donné l’égalité à tous, l’oubliez-vous ?*

Qu’est-ce que l’égalité ? Et comment y arrive-t-on ? En coupant toutes les têtes qui dépassent ? Si c’est niveler pour que tout le monde n’ait plus rien, sauf les apparatchiks, comme en Union Soviétique, alors non merci. Et puis, une société où tout est uniforme est proprement inhumaine. Mais c'est vrai que ce fut le rêve de certains dirigeants politiques du 20è siècle, avec leurs États totalitaires.

*5 - Au moins, en république, la loi est la même pour tous.*

Dites plutôt que la loi est faite pour un homme uniformisé, statistiquement moyen, ce qui est monstrueux. Cela conduit à exclure de la loi ceux qui ne sont pas comme tout le monde, ou les indésirables, les inutiles. La loi uniforme conduit à l’injustice. Elle doit au contraire tenir compte des situations de famille, des métiers, des particularismes locaux. Et pour cela, il faut que tous ces gens puissent être représentés sincèrement, et non pas au travers des idéologies et des partis. Voici ce que se propose de faire l’Alliance royale : redonner vie aux différences régionales (au sens non folklorique du terme), tout en conservant une identité Française, grâce à la personne du roi ; redonner vie à la famille, en la prenant réellement en compte, légalement, institutionnellement. Tout cela la république ne peut le faire, au nom de l’égalité des individus.

*6 - Certes mais pour ce qui est des Juifs et des femmes ?*

Ce serait oublier l’importance des femmes avant la Révolution. C’est la révolution et l’Empire qui les ont rendues civilement mineures, en cherchant à imiter le droit romain. Et puis, il y avait énormément de Juifs dans les administrations de province. Aux États Généraux de 1789, les Juifs votèrent, et envoyèrent leurs cahiers de doléances. A Bordeaux, l’un d’eux faillit même être élu député du Tiers-Etat. Quant à l’antisémitisme et à la misogynie, ce sont des mots qui n’ont pas de sens sous la monarchie, et qui vont justement prendre toute leur force dans ce XIXè siècle si épris de Liberté théorique, et tellement républicain.

*7 - Peut-être, mais au moins la république a réussi à uniformiser les lois, les coutumes, même la langue, alors que c’était sous l’Ancien Régime un fouillis incroyable.** *

Il est vrai que sous l’Ancien Régime nos rois n'ont pas cherché à homogénéiser à tout prix la société française. Ils ont construit patiemment la France, sans avoir recours à la Terreur ou à l’extermination comme l'a fait la république, dont le résultat, en France comme dans ses colonies, est de s'être acharnée à détruire les particularismes et les différences régionales, enlevant à notre pays comme aux pays colonisés une partie de leur âme. Sous la royauté, ces différences seront par nature respectées, parce que l’unité autour de la personne du roi est plus forte que tout, comme c'est le cas au royaume de Belgique. Sans cela la France finira par se dissoudre, mais après tout ne serait-ce pas la finalité de la république ?

*8 - Mais le roi, c’est un tyran !*

Cela n’est jamais arrivé en 1300 ans de monarchie française, et il y a assez de barrières dans les institutions de la royauté pour rendre impossible un tel événement. Ce sont les républicains qui accusaient Louis XVI d’être un tyran, alors que celui-ci a même refusé de faire tirer sur les émeutiers qui enfonçaient ses portes ! Les révolutionnaires ont liquidé des centaines de milliers de personnes parce qu’elles n’étaient pas d’accord avec eux. Qui est le tyran ? De toute façon, il suffit de comparer :

Guillaume II est-ce la même chose qu’Hitler ? Sihanouk est-ce même chose que Pol Pot ? Le Shah, est-ce même chose que Khomeyni ? Louis XVI est-ce même chose que Robespierre ? Nicolas II, est-ce même chose que Staline ?

La république, elle, est plus que tyrannique, elle est totalitaire, sur les corps ou les âmes. Depuis les années 1880, elle enseigne aux élèves une histoire tronquée, falsifiée, trompeuse. Elle a endoctriné des générations entières, montrant une vision purement négative de la monarchie, et de nos jours, une image négative de la France, dans une sorte de masochisme abjecte.

*9 - Mais le roi ne fera les lois qu’en fonction des ses intérêts !*

Est-ce que vous connaissez dans votre entourage ne serait-ce qu’une personne capable de croire que les hommes politiques actuels se préoccupent sincèrement de l’intérêt des citoyens ? Non. Ils ne font jamais de loi contre leur intérêt ou contre les intérêts de ceux qui les ont fait élire. Le roi, au contraire, a déjà le pouvoir. Il sait que ses enfants l’auront aussi. L’intérêt du roi est le même que celui du pays sur lequel il règne. Quel intérêt aurait-il de régner sur un pays appauvri ? Aucun. Certains diront qu’un roi de France peut faire ce qu’il veut. Qu’ils méditent ces paroles. Monsieur Chirac a actuellement plus de pouvoir que Louis XIV. Un roi de France est responsable, et s’il se montre parjure à un certain nombre de serments et de lois, ses sujets sont délivrés du serment de fidélité, alors qu’un président jouit de l’immunité. La république est un régime irresponsable.

*10 - Mais si le roi est fou ?*

La président de la république Paul Deschanel n'était-il pas fou ? En mille ans de Monarchie, le cas c'est peut-être présenté avec Charles VI. En réalité, il était malade. De plus, un roi ne gouverne pas tout seul. Il a des conseillers, lesquels sont tenus par une institution. Même malade, la seule présence du roi assure la stabilité du pouvoir. C'est là un avantage de l'institution royale.Par contre, c'est sous la république de Weimar qu'Hitler a été élu.Et Danton, et Robespierre avec la Terreur et tous ses massacres.

*11 - Et si le roi est incompétent ?*

Même d’intelligence moyenne, le roi est élevé dès l’enfance pour son métier de roi. Aujourd’hui nous élisons les meilleurs... candidats, et les meilleurs candidats font rarement les meilleurs responsables politiques. Par exemple, si Henri III avait été élu, il aurait fini par être renversé par le duc de Guise, ultra populaire à un moment donné, anti-protestant acharné, et qui n’aurait pas manqué de rallumer la guerre civile. De plus, les rois peuvent s’entourer des meilleurs hommes : Suger, Sully, Colbert. Tandis que les hommes politiques miseront plutôt sur des médiocres car ils ont trop peur de la concurrence. Tenez, si Louis XIII avait été élu, jamais il n’aurait gardé Richelieu. Et ne pensez-vous pas que le système actuel est par nature incompétent avec des majorités qui font et défont ce que les autres ont fait et défait juste avant ?

*12 - Et la liberté ? Devrons-nous toujours penser comme le roi ?*

Heureusement que non ! Mais c’est aujourd’hui, en France, que nous ne sommes pas libres de penser et d'écrire ! L’intérêt d’un politicien est d’être réélu, donc de plaire au grand nombre puis de faire entrer tout le monde dans une pensée la plus unique possible. Le moyen le plus facile est la démagogie et la propagande. Le roi n’a pas besoin de ça puisqu’il ne dépend pas de l’élection. Il a au contraire besoin, pour bien gouverner, que les citoyens s’expriment et délèguent leurs représentants.

*13 - Justement, à propos de Liberté, la république nous l’a donnée.*

Mais cette liberté là, c’est encore de la démagogie ! C’est faire croire à chacun qu’il peut faire ce qu’il veut ! La Liberté, avec un grand “ L ”, lorsqu’elle est unique, mène à l’absence de libertés concrètes et réelles. Un roi de France, au contraire, s’attachera aux vraies libertés. Il pourra les préserver en étant justement le garant de règles qui se placent au dessus de lui-même et des intérêts particuliers. La France a toujours été pleine de libertés dans ses métiers, ses régions, ses villes, ses universités, ses écoles. Elles ont disparu ! Tenez, justement, croyez-vous que dans les écoles, aujourd’hui, les professeurs qui veulent bien faire leur travail sont vraiment libres ?

*14 - Et les droits de l’homme ? *

D’abord, l’histoire de nos rois est remplie de ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui des progrès des droits de l’homme, au sens le plus naturel. La disparition du servage, la création des jours fériés (que la république veut supprimer), la dignité des femmes et des enfants, etc. Ce n’est pas la monarchie qui a rendu la femme mineure, ce n’est pas la monarchie qui a envoyé des enfants dans les mines, ce n’est pas la monarchie qui a créé un esclavagisme industriel. Ensuite, on parle toujours des droits ou des devoirs de l’homme, mais jamais de ses BESOINS : la paix, la prospérité, la justice. Or le roi est pour la paix (il ne fait pas des guerres pour des raisons électorales ou idéologiques, comme la République française où la “communauté internationale ”). Le roi est pour la prospérité ; ce n’est pas un idéologue socialiste ou ultra-libéral. Le roi est pour la justice ; son souci est l’unité de son pays, et il sait bien que cela passe par la justice, alors qu’un président de la république divise les Français par sa simple désignation, et donc favorisera toujours un bord par rapport à un autre.

*15 - Mais tout de même, la royauté, c’est un peu le pouvoir donné à l’Eglise ?** *

Certainement pas. Les rois de France ont toujours combattu les empiétements du Pape, même Saint-Louis ! Pourquoi un roi aujourd’hui agirait-il différemment ?

*16 - Alors quelle est votre position vis à vis de l’Eglise ?*

Excusez-moi, mais j’aimerais tout d’abord que vous parliez des églises, car nous ne sommes pas tous catholiques. Et des royalistes, juifs ou protestants par exemple, sans parler des agnostiques, n’ont pas du tout l’intention de se voir imposer une confession. En revanche, l’institution royale est chrétienne, parce que la France est naturellement chrétienne, et parce que le roi doit forcément se référer à une loi qui le dépasse. La loi civile ? Elle n’est que le reflet des modes, des passions et des pulsions du moment, dont notre XXè siècle a fait la malheureuse expérience.

*17 - La république, c’est l’unité, parce que le vote exprime la volonté générale.** *

Mais c’est tout le contraire. En France, la république, c’est la désunion. D’abord la volonté générale, ça n’existe pas. Le vote n’exprime que la somme mathématique de points de vue individuels. Ensuite, chaque élection présidentielle est une grande défaite pour la France, car c’est la victoire d’une partie de la population sur une autre, donc une division. La république fonde son existence sur la division.

*18 - Mais sous l’Ancien Régime, les élections n’existaient pas.*

Au contraire, on votait beaucoup, mais sur des sujets locaux et concrets : dans les paroisses, les villages, les métiers, les provinces. Et les états-généraux ? La république n’a rien inventé. Et d’ailleurs, c’est intelligent de faire voter ensemble des électeurs qui partagent les mêmes préoccupations. Aujourd’hui, la république centralisatrice n’arrive pas à laisser s’exprimer les citoyens dans des élections qui les concernent directement sans que cela ne devienne une affaire de conquête du pouvoir organisée par de grands partis. La république finit par mettre tout les Français dans le même moule. De toute façon, nous ne sommes pas tournés vers l’Ancien Régime. L'Alliance Royale n'imagine pas la politique sans assemblées élues, mais avec une vraie représentation, sincère. La représentation politique fait partie des mœurs, elle est même vertueuse si on ne lui fait pas faire n’importe quoi.

*19 - Admettons, mais au niveau national, vous ne voulez tout de même pas remettre en cause le suffrage universel direct ?*

Quel est le sens du suffrage universel direct à l’échelle d’un pays ? Il fait le jeu des partis, il favorise les idéologies et la démagogie, il évacue les vrais problèmes. De plus, le système s’en sert pour faire croire que le pouvoir vient exclusivement du peuple, et, avec un peu de propagande et beaucoup d’argent, il fait ce qu’il veut. Et pourtant, nous ne remettons pas en cause le suffrage universel pour représenter les Français, mais il ne doit pas être utilisé pour tout et n'importe quoi.

*20 - Parlons un peu des apports de la république ; elle nous a appris à lire. *

Ce qui est faux ! Dès Louis XIV, des édits sont promulgués pour que chaque ville se dote d’écoles. Les écoles de la république, avec ses hussards noirs, a appris à des générations d’enfants une histoire tronquée, falsifiée. Les Philosophes, tant épris de Liberté, demandaient la fermeture des écoles populaires, c’est ironique, n’est-ce pas ? Et puis, regardez un peu le désastre : un nombre impressionnant d’enfants ne lisent pas couramment en 6ème. Ne croyez-vous qu’avec autant de moyen et moins de dogmatisme, la monarchie ne pourra pas faire mieux ?

*21 - La république nous a donné la prospérité.*

La France était avant la révolution la nation la plus prospère d'Europe, et la plus en avance scientifiquement et techniquement au monde, devant l'Angleterre. La Révolution a tout bouleversé.Aujourd'hui, la république a 1100 milliards d'euros de dette. C'est ça la prospérité ? La république développe de la pénurie de manière institutionnelle. Ce qui compte, ce sont les réélections. Tenez, une politique économique a besoin de nombreuses années pour porter des fruits, mais les mandats électoraux sont bien plus courts que cela. Alors, la croissance est essentiellement liée au sacro-saint principe de consommation. Ceci est moins vrai dans une monarchie, car le Roi, de part sa position, peut se permettre de regarder vraiment loin, et l’argent de l’État, il ne veut pas s’en servir pour assurer sa réélection, mais il veut transmettre à son successeur un pays prospère.

*22 - Mais tout de même, un roi, c’est un personnage inaccessible, entouré de nobles !*

Sous Louis XIV, n’importe qui pouvait voir le roi. On louait même une épée et un chapeau à ceux qui n’en avaient pas comme on prête une cravate pour entrer dans certains restaurants, car c’était l’usage. Vous imaginez les risques que le roi prenait pour ne pas se dérober ? Allez frapper à la porte de l’Elysée pour voir ! Et puis, tout le monde pouvait devenir ministre du roi. Le père de Colbert vendait des draps. Tous les rois avaient des gens du peuple parmi leurs conseillers. Aujourd’hui, tant de ministres sont énarques et fils d’énarques ! Et puis la noblesse, c’est de l’histoire ancienne. Elle provenait de la féodalité qui n’a été liée à la monarchie que par l’histoire. N’y a-t-il pas aujourd’hui des sortes de féodalités de l’argent beaucoup plus éloignées du peuple que ne l’étaient les petits nobles de province ?

*23 - Ce qui me gêne, tout de même, c’est l’hérédité.*

Mais tout est héréditaire : les chanteurs, les acteurs, les énarques, les médecins, les artisans, et ça ne choque personne ! Dans une monarchie, l’hérédité apporte quelque chose de plus : la continuité, la préservation des vrais intérêts du pays, à long terme. Les querelles et les appétits de pouvoir existeront toujours, il ne faut pas se leurrer, mais ils seront limités par le roi lui-même : lui, son pouvoir, il l’a reçu, il le transmet, tout simplement.

*24 - Quel type de monarchie proposez-vous ? Parlementaire, constitutionnelle, absolue ?*

Refusant l’idée d’une république couronnée, nous proposons une monarchie institutionnelle, basée sur des principes dépassant la volonté même du roi, une monarchie fondée à la fois sur un domaine régalien et sur un système d’assemblées, qui respecte la famille et les particularités de chacun.Une monarchie " à la française ", c’est-à-dire un peu différente de ce que nous connaissons autour de nous. Mais une monarchie adaptée à notre époque. Il serait vain d’ailleurs de s’accrocher à des visions passéistes de la prérogative royale, qui ne correspondraient pas à nos mentalités et donc conduiraient la restauration monarchique à l’échec.


Ce que nous attendons du roi, c’est avant tout la justice et la paix. Il garantit la cohésion du corps social et l’indépendance de la justice. Par exemple, il lui revient de nommer lui-même le Garde des Sceaux, qui devient indépendant du gouvernement et sort du manège des partis. Il garantit également la souveraineté nationale, ne serait-ce qu’en incarnant cette souveraineté, ce qui permet d’autant mieux à la France de rester elle-même dans les alliances ou les organisations supranationales.

Pour le reste, ce qui concerne la cité, son gouvernement, sa gestion, les moyens que nous connaissons aujourd’hui peuvent très bien être conservés, ou plutôt améliorés, afin d’obtenir un mode de représentation sincère du peuple au sein des organismes délibérants. A cet égard, il faut absolument étendre la représentation nationale à toutes les couches de la société, et non plus laisser quelques oligarchies et des organisations idéologiques confisquer la vie politique, ce qui est malsain et explique en grande partie le divorce entre les Français et leurs élites.


*25 – Sous un régime monarchique, quelle serait la place des régions et des identités locales ?*

Dans une monarchie, il n'y a pas de notion d'indivisibilité, comme en république française, parce que ce n'est pas nécessaire. Le roi, en effet, règne pour tous. L’unité est représentée par sa personne et non par une idée abstraite.

Ainsi, en monarchie les régions peuvent avoir leur vie propre, avec leurs assemblées, leurs politiques locales, et même leur culture. Les institutions provinciales furent d’ailleurs détruites au moment de la Révolution par l’idéologie jacobine et le centralisme républicain, et l’on se souvient que les réactions populaires que suscita la Révolution (Vendéens, Chouans, Blancs de Provence, etc.) mêlèrent à leur royalisme l’affirmation de leur particularité régionale. Aujourd’hui encore, on voit des groupes régionalistes reprendre de très vieux chants traditionnels pour montrer l’ancienneté de leurs revendications.

En fait, la République française redoute une véritable décentralisation politique car elle est fondée sur le nivellement régional à la manière d’un rouleau compresseur descendu de Paris. Mais comme elle est bien obligée de décentraliser, car le bon sens le lui ordonne, alors elle se contente de demi mesures, de réformes qui relèvent plus de la gestion territoriale que de la véritable subsidiarité politique. Pour faire passer la pilule, elle évoque des libertés locales sans que l’on comprenne bien de quoi il s’agit.

Mais la décentralisation et les libertés locales, avant d’être des slogans politiques, sont des réalités monarchiques. Le sentiment de l’identité régionale est inhérent à la nature humaine, autant qu’il est nécessaire à son équilibre. La philosophe Simone Weil a montré à quel point ce sentiment de l’enracinement était ancré dans le cœur de l’homme. La monarchie, institution fondée sur l’harmonie avec l’ordre naturel, ne cherche pas à l’étouffer. La considération des réalités locales est consubstantielle à la monarchie.

Bien entendu la France évolue. Les provinces d’antan ont perdu une bonne partie de leur sens. La réalité régionale est aujourd’hui essentiellement économique et quelque fois culturelle, voire linguistique, comme c’est le cas de cette Bretagne qui vous est chère. Quant à la réalité politique locale, elle se situe maintenant dans des espaces constitués de plusieurs communes qui tendent à se regrouper naturellement.



Réponse de Paul Turbier, le 22 septembre :

<<< Après relecture de l'argumentaire (excellent) que nous a transmis Le Chouan, on voit bien que l'ultime argument qui peut être opposé au royalisme n'est ni politique, ni historique, ni quoique ce soit d'autre de ce genre, mais tient en une courte phrase : " pourquoi lui et pas moi". L'idée qu'une situation humaine puisse être à jamais inaccessible est intolérable pour l'orgueilleux ( ils sont nombreux, à commencer par nous-mêmes ) et s'il est contraint de l'admettre pratiquement dans tout autre système, c'est qu'elle reste alors théoriquement possible, même si sa probabilité de réalisation est infinitésimale.

Je suis convaincu, plus par intuition que par construction démontrée, que si on désignait le Roi par tirage à la courte paille, l'idée en serait moins mal admise.

Bien sûr, tout cela reste sous-jacent et n'est jamais exprimé, ce qui n'empêche pas d'exister>>>Paul T.



Réaction de Frédérique Cingala le même jour :

>>>Cher Paul,

Je lis votre message à la sauvette et vous ferai donc une réponse brève.
Voici mon opinion : à partir du moment où une telle question se pose : "pourquoi lui et pas moi". Inutile d'aller plus loin.



L'argument sert les ambitions d'un homme et non point celle d'un pays.>>>

Réaction d’Olivier Rossi, le 22 septembre :

>>>Il est très rare de parler à un républicain sectaire, il n’avouera jamais que son raisonnement est erroné (sauf un) et vous dira que vous voulez vivre sous une terrible dictature!>>>


Et réplique de Frédérique Cingala, le 23 septembre :

<<<Olivier,

Je ne suis pas en accord avec vous !

Reprenez calmement les arguments de Paul (pro rege-contra republica), faîtes-en un questionnaire sans livrer la réponse finale à vos interlocuteurs.

Constatez le résultat avec eux et laissez les conclure.

Ils n'ont pas de réponse ? Alors, amorcez avec eux l'idée du roi en leur avançant tout ce que ces derniers ont déjà fait pour la France et voyez !

C'est, en quelque sorte, une recette !

Connaissance, Sagesse, patience et un zest de mal vivre en république sont les meilleurs ingrédients, puisque vous êtes leur contemporain !>>>


Mes réponses au Chouan :

Je suis en train de lire ces réponses et n'ai bien entendu pas fini. Au fur et à mesure, je note ce que j'approuve et ce que je critique et je vous en ferai part, également au fur et à mesure.
Les arguments 1 à 7 ne me paraissent susciter aucune critique véhémente. Il en est de même du fond de l'argument 8, mais en revanche une partie m'en paraît très criticable :

<<<Guillaume II est-ce la même chose qu’Hitler ? Sihanouk est-ce même chose que Pol Pot ? Le Shah, est-ce même chose que Khomeyni ? Louis XVI est-ce même chose que Robespierre ? Nicolas II, est-ce même chose que Staline ?>>>

Cet argument me paraît plus dangereux qu’utile dans l’état d’ignorance historique de la majorité de nos contemporains. La plupart ne savent plus qui étaient Guillaume II, Sihanouk ou Nicolas II. Et ceux qui le savent, le savent en général pour avoir été endoctrinés par le communisme qui leur a présenté ces souverains comme pires que les dictateurs qui leur ont succédé.

Il faudrait au moins choisir des exemples rappelant ce que tout le monde connaît, sans se soucier de la cohérence nationale entre deux exemples (c’est cette exigence de cohérence qui a conduit à chercher des exemples incompréhensibles pour la majorité de nos concitoyens) : par exemple, dire : " Henri IV, est-ce la même chose qu’Hitler ? ", " la reine Elizabeth, est-ce la même chose que Staline ? ", " Juan Carlos d’Espagne, est-ce la même chose que Pol Pot ou Khomeini ? "

Cela nous conduirait sans doute à citer des monarques " constitutionnels " que nous n’aimerions pas trop donner en exemple, mais au moins, tout le monde comprendrait l’argument

Je compléterais volontiers le dixième argument, bon en soi, mais que je trouve insuffisant, en ajoutant :

Il est à noter que notre pays a survécu aisément non seulement à un roi “ fou ” mais encore à plusieurs règnes dont les rois, à leur avènement, étaient encore des enfants ou des adolescents : Saint-Louis, Charles VI, François II, Charles IX, Louis XIII, Louis XIV et même Louis XVI qui n’avait que vingt ans et redoutait, fort justement, de régner trop jeunes.

Comment cela s’est-il fait ? Les institutions non écrites du royaume prévoyaient très exactement ce qu’il fallait faire en pareil cas : institution d’une régence dans les cas où le roi était de toute évidence incapable de régner, présence de Conseils assistant le Régent puis le roi devenu majeur dès l’âge de treize ans.

Treize ans, dira-t-on ? mais c’est beaucoup trop jeune ! sans doute, et cela devait paraître d’autant plus surprenant en des époques où les autres garçons n’étaient majeurs qu’à vingt-cinq ans. C’est oublier que les futurs rois ou très jeunes rois étaient élevés pour être rois dès qu’ils savaient marcher et parler, qu’ils étudiaient les lois et coutumes du royaume, qu’ils assistaient, en silence, aux Conseils, que toutes les affaires du royaume leur étaient connues bien avant qu’ils atteignent l’âge fatidique de treize ans et qu’ils avaient acquis, de leurs études et de leur contact avec le gouvernement du royaume, assez de raisonnement pour savoir qu’ils ne savaient pas tout et qu’il était nécessaire qu’ils continuent de prendre conseil avant de pouvoir prétendre régner seuls, ce qu’un seul d’entre eux, d’ailleurs, a prétendu faire et qu’aucun, en réalité n’a fait, puisque c’est ce roi qui prétendait régner seul qui s’est entouré de Colbert, Louvois, Vauban et tant d’autres grands ministres.

Après avoir vu ces dix premières questions et réponses, je prends congé de vous pour un moment. La suite plus tard.



Réplique du Chouan :

<<<Mais, ma chère Anne critiquer, compléter.. c'est comme cela qu'on gagnera.. La somme des talents et des compétences de chaque royaliste doit nous conduire a la victoire...>>>

R


Voici le texte du commentaire que j'ai déposé au bas du questionnaire de "Expression publique" sur le thème "Faut-il passer à la VIème République ?"

"Tout régime politique dans lequel tous les pouvoirs (y coompris ceux du chef de l'État) dépendent des partis politiques qui choisissent les candidats et financent leur candidature ne peut que se dégrader plus ou moins rapidement, puisque les élus y perdent leur liberté (y compris celle de faire ce que veulent leurs électeurs). Il vaudrait beaucoup mieux un roi qui ne devrait rien à personne et qui n'aurait d'autre intérêt que ceux de son pays." Anne

Réponse de Frédérique, le 22 septembre :

<<< Bravo, bonne maman !

Dans le même ordre d'idée, j'ai répondu qu'un roi réunirait tous les Français à la cause de la France et permettrait, entre autres, de réduire les dépenses publiques qu'engendrent non seulement les partis mais aussi les campagnes électorales vouées, depuis tant d'années, à ne représenter qu'une fraction du peuple de France. FC>>>



Suite de ma réponse au Chouan :

La réponse à la question 11 est succulente !


En revanche, je crois que celle des questions 12 et 13 mériteraient d’être réécrites. La réponse 13 en particulier me semble un “ digeste ” pas très clair des opinions d’Action française sur la question. Que cette opinion ne soit pas fausse n’empêche pas qu’elle n’est pas très convaincante pour qui n’a pas déjà une certaine formation politique.


12. *12 - Et la liberté ? Devrons-nous toujours penser comme le roi ?*

Penser comme le roi ? certainement pas. D’abord parce que nous ne saurons pas toujours, et même rarement, ce que le roi pense. Nous n’aurons pas toujours l’occasion de savoir si telle décision qui nous parvient est le fruit de la pensée propre du roi, ou au contraire celle d’un ou plusieurs de ses conseillers qu’après réflexion, et concertation, le roi a décidé de faire sienne. Ensuite parce que, bien souvent, c’est le roi qui pensera comme nous : il n’est pas fait d’une autre étoffe que nous, il aura souvent les mêmes réactions, les mêmes pensées, les mêmes idées que nous, et nous disposerons des relais pour lui faire connaître nos idées et nos pensées, qu’il pourra éventuellement, après avoir pris conseil, réfléchi, faire siennes. Mais si ce n’est pas le cas, pourquoi penser que le roi nous en voudrait, pire, nous en châtierait ? Il n’a pas intérêt à tarir le vivier de la pensée et des idées de son peuple. Tant que nos pensées s’exprimeront courtoisement, sans injures et sur le ton qui convient, il en fera son miel, au contraire.

Il y aura beaucoup plus intérêt qu’aujourd’hui les politiciens de tous ordres : ceux-ci, on ne le sait que trop et de plus en plus, désirent ne voir qu’une seule tête, ne connaître qu’une “ pensée unique ”. Ils appellent cela le “ consensus ” alors que c’en est fort loin. Le “ consensus ”, c’est quand tout le monde ou presque tombe d’accord sur une mesure à prendre, non parce qu’une propagande de plomb en a implanté la nécessité et l’utilité dans toutes les cervelles, mais parce que les avantages à en attendre apparaissent à tous, sans qu’il soit besoin de propagande. Il faut bien dire que c’est une denrée rare. Mais ce consentement forcé qu’ils imposent par la propagande et la démagogie leur est absolument nécessaire pour être élus ou réélus.


Il n’en est pas de même du roi, qui ne dépend pas de l’élection et qui ne peut voir aucun inconvénient à la diversité des opinions.

13. * Justement, à propos de Liberté, la république nous l’a donnée.*

Vous croyez ? vous sentez-vous vraiment libre ? avez-vous le droit d’aller où vous voulez, comme vous le voulez ? oui, sans doute. Mais cette liberté là existait déjà sous nos rois. Mieux, les Français n’avaient alors besoin ni de passeport, ni de carte d’identité pour passer les frontières : s’ils n’étaient pas recherchés par la police (et il faut bien dire qu’en ce temps-là, faute de moyens de communication, la police à la frontière était rarement informée de telles recherches), chacun allait où il voulait, en France ou au dehors. C’est la République qui a instauré les autorisations de sortie du territoire et autres paperasses.

Mais avez-vous la liberté de parler, d’écrire comme vous le voulez ? Vous le croyez peut-être, mais en dépit de la “ sacro-sainte liberté de l’information ” qui permet aux journaux d’écrire, en principe, tout ce qu’ils estiment que la population doit savoir, il y a, notamment à Paris, des tribunaux entiers (comme la XVIIème chambre correctionnelle de Paris) consacrés à condamner ceux qui ont écrit ce qu’on n’a pas le droit d’écrire. Et ces condamnations peuvent atteindre des centaines de milliers d’euros et de longs mois de prison.

Au temps des rois, ces tribunaux n’existaient pas ; il arrivait certes qu’un écrivain fût emprisonné pour avoir injurié le roi ou la reine, mais c’était rare. Le plus souvent, les pamphlets contre le roi passaient sans la moindre poursuite et, en particulier, les poèmes (si l’on peut les appeler ainsi) les plus orduriers contre Marie-Antoinette ont pu paraître sans que leurs auteurs ni leurs distributeurs soient jamais inquiétés.

Aujourd’hui, un Jean Raspail ne peut pas se permettre de dire que “ que la situation est irréversible jusqu'au basculement définitif des années 2050 qui verra les “Français de souche” se compter seulement la moitié – la plus âgée – de la population du pays, le reste étant composé d'Africains, Maghrébins ou Noirs et d'Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l'islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer ” ni un Philippe de Villiers dire à peu près l’équivalent, sans se retrouver devant les tribunaux.

Alors, la République nous donne-t-elle vraiment la Liberté ?


14. - Et les droits de l’homme ? *

Les droits de l’homme ne portaient pas encore ce nom, mais nos rois ont au long des siècles fait progresser la chose, sinon le mot : ils ont fait disparaître l’esclavage (et si à partir du XVIème siècle, nos rois ont toléré l’esclavage des Noirs dans les îles, ce fut toujours d’assez mauvais gré et ils ont toujours maintenu le principe, introduit dans notre législation par leurs lointains prédécesseurs, que “ la terre de France affranchissait ” et donc qu’un esclave - qu’il appartînt à un Français ou à un étranger - débarquant en France, cessait automatiquement d’être esclave) puis (parfois contre l’avis de leurs plus doctes conseillers) le servage. Sous nos rois la femme n’était pas mineure, comme elle l’a été plus d’un siècle par la grâce du Code Napoléon. Sous nos rois, pas d’enfants dans les mines ni dans les usines. Sous nos rois, un vrai repos de chaque semaine plus un grand nombre de jours de congé.

Nos rois ont aussi préservé le droit de propriété alors que la République en fait bon marché, favorisant les squatters plutôt que les légitimes occupants ou propriétaires (même pauvres), ne prenant que des impôts modérés (les plus faibles du monde connu au XVIIIème siècle) alors que la République va jusqu’à exiger de certains plus qu’ils ne gagnent ...

Nos rois ont fait reculer ce qu’il y avait de mauvais dans le système féodal, en n’en gardant que le meilleur (la fidélité du vassal envers son suzerain) mais en lui interdisant d’opprimer les plus faibles. Là où le syndicat de la magistrature enjoint aux magistrats de toujours favoriser le pauvre contre le riche, Saint Louis dit la même chose, à une réserve près et qui change tout : “ jusqu’à ce que la vérité du fait soit connue ”, c’est-à-dire qu’il n’encourageait pas l’injustice, fût-ce aux dépense du plus riche.



De Paul Turbier :

<<< J'ai trouvé ce document très intéressant mais avec un léger regret qui résulte de l'aspect défensif de l'argumentation. Les rédacteurs, que je félicite pour la qualité de leur travail se sont mis dans la position de l'avocat de la défense face aux allégations de la partie adverse. Je serais curieux de voir la même base formulée en inversion sous la forme d'un " J'accuse " royaliste.

Par exemple :-

              J'accuse la république de diviser la France (Art 1 et 17),

              d'oublier les leçons de l'Histoire (Art 2) , -

              J'accuse la république de mentir sur une prétendue égalité (Art 3), sur l'égalité (Art4),

              d'avoir, par pure démagogie occulté les devoirs au profit des seuls droits . (Art 5),-

              J'accuse la république d'avoir jeté l’opprobre sur le sacré ,qui fait partie des besoins les plus fondamentaux de l'humanité sous tous les cieux et à toutes les époques. (Art 15)-

              J'accuse la république d'avoir systématiquement mis à la tête du pays des incompétents notoires ou des malhonnêtes, les exceptions, rares, étant dues à l’interruption de fait du système pour cause de guerre.-

              J'accuse la république d'avoir sciemment organisé les consultations populaires pour en faire un véritable " opium du peuple " en lui donnant l'illusion d'un pouvoir improbable ( Art 18 et 19).-

              J'accuse la république d'avoir fait de l'école en instrument de propagande et d’endoctrinement des enfants. (Art 20)-

              J'accuse la république d'avoir endetté et ruiné le pays, par une fiscalité injuste et lourde (Art 21)-

              J'accuse, j'accuse, j'accuse etc. etc. La liste pourrait être longue

Je note que l'actualité fournit chaque jour matière à mettre la république sur la sellette, un peu comme le fait Alain lorsqu'il nous donne des nouvelles du marigot républicain. Il est dommage que l'argent manque pour créer un journal offensif et pugnace qui serait certainement lu. Lire et soutenir le barbu Charlotte Corday. Au fait combien en coûterait-il pour une double page dense?. Mais encore une fois, mille compliments pour le papier.

Paul T.>>>



22 septembre

<<<On peut soutenir les Orléans et désirer une monarchie traditionnelle. Ardicon soutient bien Louis, pour autant, il souhaite une monarchie "orléaniste".Petit jeu: reliez le prince avec la monarchie que vous voulez<<< O. Rossi

<<<Vous pouvez toujours sortir que se sont les pays ayant une monarchie qui n'ont pas connu le fascisme en Europe. Sauf l'Italie, mais le roi tenait à ses pouvoirs (plus le contre pouvoir de l'Eglise) ce qui a permis à l'Italie d'être autoritaire et non totalitaire (selon les nouvelles recherches des italiens). Et quand, il a eu l'occasion de se débarrasser de Mussolini, il l'a fait. Plus, sous la seconde guerre mondiale, des rois ont résisté, ou on montrait l'exemple. Notre régime s'est effondré et les républicains ont fuit leurs responsabilités et ont donné le pouvoir à vieux maréchal. Un gauchiste de ma fac m'a sorti qu'il préférait avoir un roi en France que Lepen ou Sarko président.

Par contre, sous la Restauration, il devait avoir des enfants travaillant dans les mines, puisque ce fut interdit sous la monarchie de Juillet, me trompais je? En plus, nous ne pouvons pas trop comparer car la révolution industrielle s'est faite sous la monarchie.>>>O. Rossi^^



Ma réponse :

Ce sont de bons arguments, au moins dans le premier paragraphe.

Pour le second, je serais moins d'accord, car la Restauration, ce n'est pas, pour des raisons fondamentales (acceptation par le roi d'être non pas le roi depuis la mort de son prédécesseur, mais depuis qu'il est choisi par le peuple, acceptation sans nécessité de certaines séquelles de la Révolution, allant jusqu'à honorer les bourreaux de la chouannerie, etc.) la royauté capétienne, mais une corruption de celle-ci. C'est "moins pire" que la République, mais ce n'est pas "le bien".

En effet, la Révolution est passée par là, et l'Empire, et c'est pendant cette longue période (un quart de siècle) que se sont institués les abus, contre les enfants au travail en particulier, dont le système des corporations (qui n'avait pas que des qualités, ne nous y trompons pas, et qu'il n'est pas question de rétablir tel quel) les protégeait avant 1789. D'autre part, si la révolution industrielle a eu lieu en grande partie sous les rois de la Restauration et de la monarchie de Juillet, c'est que la Révolution, puis les guerres de l'Empire, avaient empêché qu'elle ait lieu en même temps qu'en Angleterre, notamment, faisant prendre à la France un considérable retard.


<<<Question: comment marchait la justice sous l'Ancien Régime? Dans quel domaine, le roi légiférait ? Et comment ces lois cohabitaient avec les lois locales?

Et pour l'avenir: quel pouvoir judiciaire? Car celui de l'Ancien Régime avec la propriété des charges par les juges c'était pas top, et la dépendance de notre justice à l'Etat, non plus.

Dans le coup d’État permanent, Mitterrand écrivit que la justice sous l'Ancien Régime fut plus indépendante que sous la république gaullienne. (certes, il s'en est bien accommodé).>>> O. Rossi


Cher Olivier, la justice ne marchait pas (pas même avec les pieds collectifs des juges), elle fonctionnait et fonctionne toujours.

Vous posez d’ailleurs une question complexe à laquelle il est difficile de répondre en quelques lignes.

Il y a avait en fait deux séries de lois :

les lois de circonstance, souvent formulées sous forme de simple mandement à une autorité locale ou nationale, et qui étaient (ce n’est pas un détail) datées du lieu, jour, mois et année et, selon qu’elles avaient ou non des conséquences financières, scellées de cire blanche le sceau étant appliqué sur simple ou double queue de parchemin (bande de parchemin semi-détachée du parchemin, lequel n’est pas replié, sur lequel est transcrit le texte pour les actes sur simple queue, double bande de parchemin séparée du parchemin principal, dont le bas est replié, et traversant une fente pratiquée dans le parchemin et son repli) ;

et les lois générales, appelés édits, déclarations ou ordonnances, selon la forme que le roi faisait donner à ses ordres, datées seulement des lieu, mois et année et scellées de cire verte sur lacs (écheveaux) de soie rouge et verte, traversant le parchemin et son repli.

Il arrivait souvent que les lois du premier type soient rédigées du propre mouvement du roi, mais aussi (et c’est mentionné soit dans le texte, soit au bas de l’acte dans ce qu’on appelle la “ jussio ” (ordre de scellement), après réunion du Conseil, au cours du quel le texte est discuté (souvent dans plusieurs Conseils successifs) ; souvent, les principaux personnages intervenus dans la discussion sont nommés dans la “ jussio ”.

Mais pour les lois générales, le roi fait en général confiance à son chancelier (ou au garde des sceaux qui le remplace si le chancelier est indisponible ou s’il a perdu la confiance du roi, car il est inamovible) pour faire rédiger le texte par des juristes. La préparation d’un tel texte peut prendre plusieurs années (c’est le cas pour les grandes ordonnances prises par François Ier pour la Provence, la Bretagne, le Dauphiné (qui ont des statuts particuliers) et pour l’ensemble du royaume, et dont la rédaction et la promulgation s’échelonnent de 1532 environ à 1541.

Les lois locales, elles, faisaient l’objet de coutumes, rédigées au Moyen-Âge, mais dont la rédaction a été refaite et mise au point entre la fin du XVème siècle et le milieu du XVIème. Les ordonnances générales n’abolissaient pas les coutumes, sauf mention expresse. D’ailleurs, comme je viens de le dire, certaines provinces jouissaient de statuts particuliers, si bien que le roi prenait dans certains cas des ordonnances générales mais qui ne concernaient que ces provinces. Ces ordonnances, comme les duplicatas d’originaux des ordonnances sans particularité envoyés dans ces provinces pour exécution, n’étaient valables que si le roi les donnait expressément comme comte de Provence, dauphin de Viennois, duc de Bretagne et, pour le Dauphiné, les faisait sceller d’un sceau spécial.

La propriété de leur office par les juges, rendue nécessaire, dans les faits, par la modicité de leur rémunération qui devait être compensée par la pratique qui nous paraît extravagante mais qui était alors parfaitement légale des “ épices ” ou rémunération par les parties, a été extrêmement néfaste, à partir du XVIIème siècle, à l’indépendance mais surtout à la compétence des juges.

Je vous répondrai une autre fois, mon cher Olivier, sur le type de justice que nous pourrions, le roi voulant, souhaiter dans une royauté réinstaurée.




Des Manants du roi

Ils en sont !

Nous, nous n’avons jamais douté. La Nouvelle Action Royaliste soutient la candidature de Jean-Philippe Chauvin. Le communiqué qui suit est explicite :

“ Une élection partielle aura lieu le 25 septembre prochain dans la 13 eme circonscription des Hauts-de-Seine. Jean-Philippe Chauvin s’y présentera comme candidat royaliste. Il a comme objectif de mener une campagne royalise de terrain et de profiter de cette occasion pour poser la question institutionnelle.

 La Nouvelle Action royaliste a décidé de soutenir cette candidature et appelle ses adhérents et sympathisants a apporter leur soutien actif a Jean-Philippe Chauvin.

Le site http://www.royaliste92.com apporte toutes les informations nécessaires. ”
Rappelons que notre ami Jean-Philippe bénéficie du soutien de “ L’Action Française 2000 ” et de “ l’Alliance Royale ”.
Cette union de terrain est de bon présage. Pour un peu nous souhaiterions des élections tous les quatre dimanches…



23 septembre

<< Entre nous, il est plus préférable d'être sujet du roi bien gouverné, avec ses libertés, que d'être roi, où il y a plus de devoirs que de droits et être un exemple. Franchement, être Louis XV et avoir au réveil 100 courtisans, très peu pour moi<<< O. Rossi .



<<Bonjour à vous

C'est paraît-il ici que les royalistes de tous bords peuvent dialoguer, discuter, voire "s'étriper", m'a-t'on dit, sans exclusive, toutes chapelles confondues. Bigre, cela existe-t-il ?

Peut-on affirmer ses convictions sans être chassé par certains psychopathessectaires qui sévissent sur d'autres forums ?

Je suis pour ma part "légitimiste-orléans" (et non orléaniste car Louis-Philippe et sa monarchie bidon ne sont pas mes références), c'est-à-dire que je suis un légitimiste qui considère que, à la mort de Henri V, les droits à la couronne sont passés aux aînés des Capétiens français, c-à-d les Orléans.

D'où mon intérêt pour des débats sur le fond du problème : non pas sur les lois fondamentales, tout le monde est d'accord là-dessus, mais sur leur interprétation.

Même quand c'est chaud...>>> P.Y. Guilain



Ma réponse :

Bienvenue, Pierre-Yves !

Bienvenue dans le village d'Astérix. Non, vous courez peu de risques d'être chassé par des psychopathes sectaires, nous ne chassons que les Romains (je veux dire les ripoublicains), mais vous risquez d'être pris dans un tir croisé de poissons pourris virtuels, de gais souhaits échangés sur des pots de cervoise ou de bon vin tout aussi virtuels (quand on peut, ils ne le sont pas), etc. Mais quand il faut taper sur les Ripoublicains, nous leur courons tous sus !

Pour ma part je suis "légitimiste-juridique", c'est-à-dire que j'estime que le seul obstacle qui empêchait l'aîné des Bourbons d'être roi de France (savoir qu'il était roi d'Espagne, aspirait à le devenir ou était héritier de cette couronne) a disparu avec l'avènement d'un cadet et le choix du futur roi dans la lignée de celui-ci.

De toutes façons, entre Louis de Bourbon, aîné des Bourbon et de la Maison de France, et l'aîné de la Maison d'Orléans, il y a, si ma mémoire est bonne, quelques dizaines de Bourbons plus avancés dans "l'ordre de primogéniture de mâle en mâle" que le chef de la Maison d'Orléans. Je respecte donc la Maison d'Orléans comme princes du sang (puisque le comte de Chambord a bien voulu, en considération de la belle conduite de certains fils de Louis-Philippe, reconnaître à sa descendance cette qualité perdue par le régicide de Philippe-Égalité et l'usurpation du même Louis-Philippe), mais, outre que la reconnaissance de cette Maison comme héritière de la Couronne par le même comte de Chambord n'est pas très nette, il se trouve que la Couronne de France n'est pas "disponible" et donc que le comte de Chambord ne pouvait en disposer à son gré, pas plus d'ailleurs que Charles X ne pouvait en disposer de son vivant en faveur de Louis XIX ni celui-ci pour Henri V (bien qu'ils soient incontestablement, le premier après la mort de Charles X, le second après la mort de Louis XIX, les héritiers légitimes).

Ce n'est pas une question de détail : la "non disponibilité" de la Couronne a été la principale force de la monarchie capétienne et elle serait la principale force d'une royauté réinstaurée : seule elle garantit que le roi ne dépend de personne, ni de l'élection, ni des variations de l'opinion publique, ni des médias, ni de la puissance de l'argent, ni d'une camarilla qui l'a porté au pouvoir.

Cela dit, si la Providence nous rendait un roi et que ce soit un Orléans, je ne lui préférerais pas la République (litote !)


Message privé reçu d’un correspondant de Catholique & royaliste (mais comme je n’indique rien qui puisse faire identifier l’expéditeur, j’ai le droit, je pense, de le reproduire)

<<>Très beau texte mais malheureusement impossible à réaliser.

Je suis un protestant pratiquant, mon épouse est catholique pratiquante aussi, elle s'occupe de la catéchèse dans deux établissements catholique de Compiègne. Notre fils catholique pratiquant aussi envisage une voie spirituelle pour son avenir ( tout peu changer mais on l'espère ) ceci pour vous dire le que Christ roi on y croit.

Je crains fort que les notions que représente la royauté ne parlent plus à nos contemporains<<<


avec ma réponse :

Impossible n'est pas français !

Et si l'on en juge par l'intérêt que portent les Français à toutes les têtes couronnées ou à leur familles, qui ont leur revue (Point de Vue), leur rubrique dans les journaux (Stéphane Bern et autres) et le score "mahousse" que font les émissions télévisées pour le centenaire de la "Queen Mum" ou le Jubilé d'Elizabeth II, sans parler des mariages princiers, cela "parle" encore à nos contemporains, même s'ils ne voient que l'aspect mondain et spectaculaire.

D'ailleurs, vous pourriez bien vous méprendre en croyant que la royauté ne "parle" plus à nos contemporains, même sous son aspect le plus sérieux et le plus politique. Je participe à plusieurs listes de discussion, dont certaines, importantes, ne sont pas royalistes. Comme je ne mets pas mon drapeau fleurdelysé dans ma poche (mon pseudo en atteste !) j'ai eu des réactions, et j'ai pu constater que sur ces listes, de droite, certes, mais certainement pas s'affichant royalistes, les royalistes ne sont pas rares. Il y a même un groupe restreint, issu de cooptation parmi les plus sérieux des membres de la liste, où nous devons bien représenter quinze à vingt pour cent ! sans parler de ceux qui continuent à avoir des objections, souvent dues à des comportements ancrés depuis l'enfance, mais qui se rapprochent de plus en plus et à qui il arrive de dire rêveusement : "et après tout, pourquoi pas ?" Ils n'ont pas sauté le pas, mais n'en sont pas loin.

Le tout est de leur démontrer :

1. que la République, çà ne marche pas.

2. que la royauté, ce n'est pas ce que la légende noire des robespierristes en a fait.

Cela prend du temps, mais quand on s'y attaque sérieusement, il y a des résultats (pas électoraux certes, et d'ailleurs je ne souhaite pas compromettre la cause royale dans des aventures électorales, forcément républicaines).

 

 <<<Donc, si je vous suis, la légitimité est passé aux Orléans à la mort de Henri V, et revenue chez les Anjou avec l'avènement de Juan Carlos.<<<

Pas tout à fait : si on admet, comme je le fais, que le comte de Chambord ne pouvait "disposer" de la Couronne, celle-ci, après lui, devait revenir, non bien entendu au roi d'Espagne, ni à aucun autre souverain européen (à vrai dire, il n'y avait à cette date plus guère de royaumes européens, et encore moins ayant un Bourbon sur le trône), mais à celui qui, n'étant roi nulle part, était l'aîné par ordre de primogéniture après le roi d'Espagne et sa descendance. A cette époque (et il me semble aujourd'hui encore) ce devait être un Bourbon-Siciles, puisque le royaume des Deux-Siciles avait définitivement disparu. Entre les Bourbon-Siciles et les Orléans il y avait, et il y a encore, la vaste tribu des Bourbon-Parme...

En effet, le prince Alphonse, en acceptant le fait accompli qui mettait la couronne d'Espagne sur la tête d'un cadet et la constitution qui prévoyait qu'elle appartiendrait ensuite à sa descendance, s'est trouvé n'être plus ni roi d'Espagne en exil, ni prétendant à la Couronne d'Espagne. Dès lors, comme il était (et son fils Louis après lui) l'aîné de la Maison de France, c'était à lui (et à Louis après lui) que doit revenir la Couronne de France.

Les "Orléanistes" (au sens polémique du mot) prétendent que Louis aurait renoncé à vouloir accepter, la lui offrirait-on, la Couronne et prétendent que son silence politique en serait la preuve. Ce n'est pas exact. Le Prince Louis a très expressément déclaré qu'il ne refusait et ne reniait rien de son héritage royal, mais que son récent mariage avait été une occupation très suffisante ces derniers mois ; il compte, je crois, reprendre une certaine activité politique cet automne.

<<Selon vous, pour être écarté des droit dynastiques français, il ne suffit donc pas d'être roi d'un autre pays, il suffit d'y avoir des droits. >>

Vous ne traduisez pas exactement ma pensée : ce ne sont pas les droits (réels ou imaginaires) de tel ou tel sur une couronne étrangère, qui sont en cause en l'occurrence ; c'est le fait que don Carlos et ses descendants se voulaient rois d'Espagne (et ont même mené plusieurs guerres pour le devenir) : cela rendait évident que, le trône de France leur serait-il dévolu par les lois de succession, ils n'auraient pas choisi la France (d'autant que, il faut bien leur dire, leurs chances de devenir rois d'Espagne étaient largement supérieures aux chances de les voir monter sur le trône de France). Or un souverain étranger ou son héritier direct (je ne parle pas des héritiers au Nième degré) ne peut être roi de France s'il ne renonce pas à sa couronne étrangère.

De toutes façons, le problème carliste ne se pose plus, puisque l'aîné des Bourbons et de la Maison de France est aussi l'aîné des carlistes ! mais si, contrairement à ce qu'affirment certains "orléanistes", il se considère comme l'héritier des rois de France, il semble ne se reconnaître aucun droit et aucune prétention sur la couronne espagnole qu'il laisse de bon coeur à Juan Carlos.

 

 26 septembre -

 

<<<Paul,

après avoir indiqué que " vous n'êtes ni légitimiste ni orléaniste vous ajoutez "Il reste entre les deux, ... , la position du survivantisme". Me permettrez vous d'ajouter qu'il reste aussi la position du providentialisme qui, Frédéric en sera d'accord, ne se confond pas avec celle défendue par les survivantistes. Or s'en remettre à Dieu du point de savoir qui doit régner sur la France n'est sûrement pas une option sans intérêt dans la période de confusion généralisée que nous vivons.

Pour éviter certains messages en aller et retour je redis - respectueusement - à nos amis légitimistes que si Dieu a clairement désigné un aîné - Louis XX- il ne paraît pas qu'Il ait en même temps désigné un roi puisque nous sommes toujours en république... D'où - selon la Charte de Fontevrault - la nécessité de se mettre davantage à Son écoute.>>> Alain Texier.

Ma réponse :

Si Dieu venait à désigner clairement qui que ce soit comme roi de France, il va de soi (pour moi tout au moins) que je me soumettrais entièrement à sa volonté et que si cette volonté se manifestait par l'établissement effectif d'un roi en France, je me soumettrai aussi au roi, quel qu'il soit, le préférant - et de beaucoup - à la République.

Cela dit, pour moi, la "non disponibilité" de la Couronne est un des éléments essentiels qui ont fait la force de la royauté capétienne et que même la guerre de Cent Ans ou la Ligue n'ont pu ébranler. Un roi qui ne pourrait invoquer pour sa propre désignation ce principe serait, qu'il le veuille ou non, quelque peu à la merci de beaucoup de gens et de choses : un "Monk" ou un "Talleyrand", une camarilla qui l'aurait conduit à Reims, la presse et les médias qui auraient porté sa propagande, éventuellement les partis politiques qui l'auraient fait élire, l'argent qui aurait servi à lui permettre de jouer un rôle dans le jeu politique. Il manquerait donc l'essentiel à cette nouvelle royauté (et cela a déjà manqué à Louis XVIII, qui a accepté qu'on "disposât" de la Couronne en sa faveur, à Charles X qui a tenté d'en disposer, tout comme Louis XIX ou Henri V, à Louis Philippe qui a, lui aussi, accepté qu'on en disposât en sa faveur). Il serait donc extrêmement difficile à un roi qui aurait accepté qu'on renonçât en sa faveur à la règle de non disponibilité, de régner en toute indépendance, de faire admettre que son fils et son petit-fils après lui régneraient.

Vous me direz, cela a déjà réussi, aux Robertiens (que l'on appelle aujourd'hui les Capétiens). Oui, mais au bout de plusieurs siècles... Et les miracles ne se renouvellement pas toujours.

De Frédéric Bouju : <<<une chose m'ennuie cependant, Alain, dans la position prise par le Providentialisme...car, après tout, la Providence a-t-elle dans la passé mis sur le trône des Bourbon ; un Bonaparte ? n'a t elle mis en place la république?...

Si la Providence doit nous apporter ce qui est le mieux dans l'avenir...je reprends " la démocratie, pour quel peuple et dans quelle situation" de notre regretté Volkoff...

que nous apportera t Elle ? l'autorité d'un chef serait elle reconnue comme une volonté Divine ? Une autre république ? si la Providence n'est qu'une attente royale, ce "souffle Divin" choisira t il un Prince non croyant ?>>>

Ma réponse à Frédéric.

Je ne crois pas que “ la Providence ” ait “ voulu ” la République ou les Bonaparte. Il me semble qu’il a bien fallu une Jeanne d’Arc et son aventure (plus extraordinaire encore à l’époque qu’elle ne le serait maintenant) d’une pieuse jeune fille sans aucune instruction ni expérience militaire arrivant à persuader un roi de lui confier une armée et conduisant celle-ci à la victoire, pour parler “ d’action de la Providence ”.

Dieu laisse les hommes libres, libres, entre autres, de choisir un mauvais régime politique.

Toutefois, il avait permis (et manifesté, par Jeanne d’Arc, que c’était conforme à sa volonté) que s’établisse en France (et en France seulement) une dynastie où la Couronne (j’y reviens, car pour moi c’est l’essentiel) n’était pas disponible.

Il faut donc rendre à l’expression “ providentialisme ” son véritable sens : l’attente d’un signe manifeste de l’approbation de la providence à l’établissement en France d’une royauté qui ne tiendrait pas compte de ce premier signe.

Ne doit pas être qualifiée de “ providentialisme ” l’attitude de ceux qui, croyant aux droits de tel ou tel sur la Couronne de France, soit qu’ils tiennent à la notion de “ non disponibilité ”, soit qu’ils n’y tiennent pas, verraient devenir roi une personne qui ne serait pas celle qu’ils tiennent pour l’héritier légitime, sans qu’aucun “ signe ” ne manifeste l’intervention de la Providence, et qui, préférant toutefois une monarchie imparfaite à la république, accepteraient de se soumettre à ce roi. Je ne vois pas d’ailleurs de qualificatifs susceptibles de décrire cette attitude, qui est la mienne.

Réponse de La Hyre : <<<Bonjour Frédéric, J'avoue ne pas trop saisir le contenu de ce que vous voulez dire, le Providentialisme ce n'est pas "advienne que pourra", ou "pourvu que ça change"....

Cela m'étonnerait fort que ce soit la Providence qui ait mis en place la république, ainsi que l'empire, nous ne sommes pas dirigés par Dieu selon "son bon plaisir" comme de vulgaires marionnettes. La Providence n'est pas la fatalité des Grecs.

Il y a bien un moment ou il faut prendre ses responsabilités, nos ancêtres n’ont pas su, pas voulu défendre la monarchie et ceux qui l'ont défendue, qui se sont battus pour elle ont par malheur échoué ce qui n'enlève rien à leur bravoure... nous en souffrons tous aujourd'hui les conséquences.

Ce n'est pas la faute à Dieu, il serait un peu trop facile d'accabler Dieu de tout les mots dont nous souffrons.

Pour ma part la Providence se mérite, quand mériterons nous de voir un Roy choisi par Notre Père ? Qui sera choisi ? Ce sont des questions auxquelles je ne puis répondre bien évidemment, en revanche à nous de faire ce qui est en notre pouvoir pour arriver à nos fins, alors peut-être mériterons nous le coup de pouce providentiel qui nous aidera à rétablir sur le trône de France un Prince Chrétien ! >>>

________________________________________________________________________

Olivier Rossi : <<< Hormis une situation de guerre où le prince prend la tête de l'armée résistance pour bouter les ennemis hors du royaume ou en cas de guerre civile, où il la mettrait fin, je vois mal comment on pourrait se passer de l'appel du peuple pour restaurer la monarchie.>><

Ma réponse : Tout dépend de ce que vous appelez “ l’appel du peuple ”. Ou il s’agit d’une vague d’opinion évidente (qui existerait aussi dans les circonstances que vous évoquez) et dans ce cas, effectivement, il est indispensable, même s’il n’est pas nécessaire que cette vague d’opinion soit majoritaire, car elle peut le devenir devant le fait accompli. Les coups d’état de brumaire et du 2 décembre ont été faits d’ailleurs sans que cette vague d’opinion soit bien évidente, ils ont pourtant (quoique n’étant pas faits au profit du souverain légitime) été assez généralement acceptés.

Si en revanche vous estimez que le roi devra être élu à la majorité au suffrage universel, je suis en total désaccord avec vous. Ce que le suffrage universel a fait, il est en droit de le défaire. La couronne reste donc, indéfiniment, en équilibre instable. Ce n’est pas la royauté qu’il nous faut.

Réponse de Soldat Louis :

Et c'est malgré cela que les milieux dits "royalistes" glosent des heures sur les prétendants et leurs duchesses, alors qu'un roi sans légitimité populaire (je ne parle pas de vote) n'est pas un roi.

<<<Je ne comprends pas votre logique. Je ne comprends pas votre logique. Vous accepteriez une restauration à la suite d'un coup d'état, mais pas du suffrage universel parce que "ce qu'il a fait, il est en droit de le défaire". Mais ce qu'un coup d'état a fait, un autre coup d'état peut le défaire...<< P.Y. Guilain

En fait, je n’ai pas dit que le roi pouvait revenir à la suite d’un “ coup d’état ”, c’est même totalement incompatible avec ce qu’est la royauté : si le roi reprend son trône et sa couronne, c’est le rétablissement d’une situation légitime et non la création d’une situation illégitime comme le fait le “ coup d’état ”. Je ne citais donc les coups d’état bonapartistes que comme des exemples d’une situation acceptée par le peuple sans qu’il l’ait vraiment souhaitée à l’avance.

Si le roi reprend sa place légitime, personne ne peut la lui reprendre légitimement. La situation à laquelle vous pensez est donc tout à fait impossible.

 

<<<<Bonjour Anne,

je rebondis sur votre message concernant l'appel à Provence pour qu'il devienne Louis XVIII.. l'article de Talleyrand est fabuleux.

Comment mieux que cela, manipuler les textes fondateurs ..si l'on respecte l'ordre ancien, pour que Provence soit Louis XVIII il faut que Louis XVII soit mort.

si c'est le peuple qui l'appelle car frère du dernier Roi, Provence doit alors régner sous le nom de Louis XVII et non XVIII. Ou alors, il faut préciser non pas qu'il fut frère, mais l'ONCLE du dernier roi..

mais tout ceci tendrait à dire que Louis XVII est mort...ce que Provence ne peut approuver puisque lui même se nomma Régent. ( régent de qui ??? )

voici précisément, l'un des premiers actes officiels ( et sous la main de Provence) écrit par Talleyrand qui montre bien la difficulté de l'affaire.>>> Frédéric Bouju.

<<<le peuple est souverain par l'intermediaire de Dieu<<< O. Rossi

Ma réponse :

Votre formule est bien maladroite : Dieu n’est l’intermédiaire de rien ni de personne. Je pense que vous avez voulu écrire : “ le peuple est souverain, si Dieu le veut ” ou “ lorsqu’il fait la volonté de Dieu, le peuple est souverain ”. De toutes façons, je ne suis absolument pas d’accord avec la souveraineté “ du peuple ”, puisque celui-ci ne pourrait l’exercer que par délégation, et délégation à une personne élue au suffrage universel, à la moitié des voix plus une, système que je récuse absolument.

Réponse de P. Van Ommeslaeghe :

<<<Je dirais plutôt que Dieu est souverain par l'intermédiaire du peuple, et le roi par l'intermédiaire du peuple. Ou alors je n'ai rien compris à St Thomas d'Aquin. Ce qui n'est pas à exclure.>>>

d’O. Rossi à P. Van O.

<<J'ai du me tromper>>>

De Soldat Louis :

<<<Et bien tournons cela autrement : "Le bien du peuple est la loi la plus haute".

Ce qui sous entend qu'en dernier ressort, c'est le bien du peuple qui tranche. Et donc que le peuple est souverain. Et ça n'a rien de démocratique.<<<

Réponse : Entièrement d’accord, sur le fait que le bien du peuple est la loi qui s’impose au souverain. Que c’est sa première obligation. Cela ne fait pas du peuple le “ souverain ” puisqu’en pareil cas sa volonté, son opinion avec ses volte-faces, voire ses caprices (et non son bien) s’imposeraient au roi.


28 septembre

A propos de l’affaire de la petite-fille de Papon virée du ministère où elle était employée sur délation et campagne de lobbying

O. Rossi : <<<Certains font pareil avec la famille descendant de Philipp- Egalité>>>

 Ma réponse :

Pas tout à fait. Certes, il y a quelques royalistes, mal inspirés, qui font retomber sur les petits-enfants les fautes de l’arrière-grand-père et de l’arrière-arrière-grand-père, mais dans la plupart des cas, les légitimistes se contentent de constater que le crime de régicide de celui-ci, et d’usurpation de celui-là, ne suffisent pas à légitimer les ambitions sur la couronne d’une branche très cadette. D’autres ont des reproches PERSONNELS contre l’actuel chef de cette branche et contre son père, ce qui est parfaitement légitime.

 

De Pierre Van Ommeslaeghe :

<<< Bonjour,

si je suis d'accord avec vous concernant Jeanne d'Arc, l'argument généalogique m'énerve profondément. Depuis quand la généalogie est-elle une science politique ? Pépin le Bref s'est-il embarrassé de généalogie ? Et Hugues Capet ? Quant à Jeanne d'Arc, précisément, n'a-t-elle pas été à l'encontre de la logique généalogique ?

Boutang disait "le droit du Prince naît du besoin du peuple". Ce besoin est-il d'avoir un roi Espagnol ou un Roi Français. Et merci de ne pas me servir que Louis a une carte d'identité française. On ne peut pas, selon son besoin, accepter dans certains cas les règles républicaines de nationalité et les refuser dans d'autres.

Amicalement.>>>

Réponse :

Depuis quand est-il question de “ généalogie ” ? (encore que Jeanne d’Arc n’ait certainement pas été à l’encontre de la logique généalogique en confirmant à Charles VII qu’il était bien fils de Charles VI, n’ayant pas de frère aîné, et donc le roi de France)

Il est question - et à mon avis uniquement question - de la disponibilité ou de la non-disponibilité de la Couronne.

De deux choses l’une : la Couronne de France est disponible. Dès lors, un “ faiseur de rois ” (Monk, Talleyrand), un parti politique, des médias, de l’argent sont nécessaires pour “ faire un roi ”. Celui-ci leur doit tout et n’est donc pas, comme doit être le roi de France, indépendant de tous et de tout, sauf de Dieu. En outre, il peut être remplacé dans les conditions mêmes qui l’ont placé sur le trône. Pépin le Bref appartenait à une famille qui détenait, depuis plusieurs générations, la réalité du pouvoir : il a donc eu la chance qu’on ne lui disputât pas trop sa couronne. En revanche, si Carloman avait vécu plus longtemps, son frère Charlemagne aurait eu beaucoup de mal à maintenir la sienne et effectivement, ses héritiers se sont partagé et disputé son héritage, d’où la décadence de la dynastie carolingienne (1.)

Ou bien la Couronne n’est pas disponible, et dès lors nous avons un roi qui ne doit rien à personne, ni à un “ faiseur de rois ” ni à un parti politique ni aux médias, ni à un lobby, ni à l’argent et qui peut donc agir librement pour le seul bien de son peuple.

A mon avis, c’est d’un tel roi que le peuple a besoin.

Et quand à la question de la nationalité, vous vous étonnez (à juste raison d’ailleurs) qu’on attache du prix à une carte d’identité nationale et affirmez qu’on accepte en ce cas les règles républicaines en les refusant dans d’autres (2). Mais n’est-ce pas ce que vous faites vous-même ? la notion de “ nationalité ” est une notion apparue à la Révolution et en elle-même révolutionnaire. Sous l’Ancien régime, c’était le roi, le roi seul, qui déterminait si tel ou tel pouvait être réputé “ naturel du royaume ” ou rester “ aubain ”. Il va de soi que celui que la non disponibilité de la Couronne appelle à devenir le roi ne peut être que “ naturel du royaume ”, où qu’il soit né et où qu’il réside.

(1) Quand à Hugues Capet, avez-vous oublié qu’il n’était pas le premier roi de sa dynastie, et que les Robertiens avaient dû s’y prendre à plusieurs fois pour poser fermement la couronne sur leur tête, précisément avec Hugues Capet qui, pourtant, s’entendit répondre : “ Qui t’a fait roi ? ”. Il a fallu plusieurs générations et deux siècles pour que s’établisse l’habitude et la doctrine de la non-disponibilité de la Couronne, qui a permis à nos rois de résister pendant huit siècles à plusieurs périodes de minorité des rois, à la folie de Charles VI, à la Guerre de Cent ans et à la Ligue.

(2) Argument qui n’a d’ailleurs pas grande valeur, parce que parmi les règles républicaines il peut fort bien s’en trouver de bonnes, soit qu’elles proviennent des habitudes d’ancien régime (comme l’usage de la langue française dans les documents publics, par exemple), soit qu’elles soient originales et cependant bonnes.

 

De Paul Turbier :

 

<<< Bonjour ( ou bonsoir, c'est selon l'heure de lecture)

La question hispano-française, n'est pas, pour certains royalistes dont je suis, au coeur du problème. Si Luis ( ou Louis ou Ludovic ou Clovis ) s'était clairement engagé dans sa mission en habitant en France, en se mariant en France en faisant enfanter son épouse en France, il aurait engrangé des points d'attachement. On sait qu'il n'en est rien et qu'il se fiche de ses éventuels devoirs comme de ses premiers pampersses.

De façon un peu symétrique, si ses cousins Orléans s'étaient clairement engagés dans une ligne politique anti-démocratique musclée plutôt que dans une sorte d'aménagement consensuel de l'environnement républicain, ils auraient évacué du même coup l'hypothèse espagnole. On n'en parlerait même pas. On sait qu'il n'en est rien et qu'on dîne à la sous-préfecture.

Comme dirait l'un de mes petits-fils, féru d'un certain sport très médiatisé, deux partout, la balle au centre.

Ce qu'il nous faudrait serait soit, des Orléans au comportement capétien, soit des Capétiens nettement francolâtres fussent-ils patagons, chacun muni d'une vigoureuse pugnacité anti républicaine. Paul T.<<<

 

Cher Paul,

N’auriez-vous pas eu connaissance de l’interview que le Prince Louis a accordée le 18 avril dernier à la revue espagnole “ Tiempo ” (il est vrai soigneusement sous l’éteignoir par l’IMB si bien que la presse française n’y a fait aucun écho - mais que je vous ai tout de même adressé le 15 juin dernier) dont j’extrais le passage suivant :

 

<<< Le fait est, qu'à cause de mon mariage, de mon voyage de noces et de mon actuelle résidence, j'ai pris un temps de réflexion pour m'adapter à ma nouvelle vie au Venezuela. De mon père, j'ai hérité des droits héréditaires au trône de France, c'est un héritage historique et culturel que j'estime très important, et cela entraîne des obligations que je dois remplir. Il est évident que dorénavant mon épouse Marie-Marguerite sera à mes côtés.

*/C'est-à-dire qu'elle va jouer le rôle de princesse. Est-elle consciente de ce que cela représente ?./*

 

Elle en est consciente, mais elle s'en rendra compte davantage au fur et à mesure de nos voyages et lorsqu'elle connaîtra mieux la culture française et les français.

 

*/Quand avez-vous décidé de reprendre vos activités en France ?./*

 

Donner des dates précises ne dépend pas de moi. Tous les ans, il m'est présenté un programme d'activités officielles ; j'étudie moi-même si le projet est compatible avec mon agenda et il est mené à bien. Ce sera probablement en septembre ou en octobre, car en été la vie officielle marche au ralenti. Il se peut que je vienne en septembre pour la commémoration de la Fondation des Invalides, oeuvre de mon ancêtre Louis XIV.>>

 

Il est tout à fait regrettable que le Prince Louis laisse ce qu’il faut bien appeler une “ camarilla ” fixer son emploi du temps, si bien que même son programme “ ne dépend pas de lui ”. Il n’empêche qu’il a bel et bien déclaré :

 

<<< DE MON Père, j’ai hérité des droits héréditaires au trône de France, c’est un héritage historique et culturel que j’estime très important et cela entraîne des obligations que je dois remplir >>>

 

Ce qui est tout de même très éloigné de l’attitude d’une personne qui “ se fiche de ses éventuels devoirs comme de ses permiers pampersses ”.

Et qu'il réside et se marie au Vénézuéla, ou qu'il soit "patagon", la différence n'est pas grande...

Réaction de “ xxxx” (en privé) :

<<< Un "héritage historique et culturel" ? Ce n'est pas comme cela qu'on décrit les droits à régner (acte politique, me semble-t-il) sur un royaume peuplé de 60 millions d'habitants... Comme disait le marquis, chez SdB, ce soir, sur Radio Courtoisie, la république peut dormir tranquille...hélas>>>

et ma réponse :

Vous auriez entièrement raison si cette expression n’était pas précédée de la phrase :

“ , j’ai hérité des droits héréditaires au trône de France ”

 

 

<<<<< . . . et délégation à une personne élue au suffrage universel, à la moitié des voix plus une, système que je récuse absolument. . . Anne >>

 

J'ai isolé ce bout de phrase d'un billet de Annelys car il pose une question assez embarrassante.

Qu'adviendrait-il si la majorité qualifiée était requise pour les mandats publics et pour les définitions constitutionnelles ? >>>Paul T.

<<<Pensez vous que si Henri prônait la monarchie absolue, il serait populaire?

NB: pour 99% des français la monarchie absolue pensent que c'est une dictature!! Que ça soit Louis ou Henri, il devront faire avec la situation donnée, et faire évoluer dans une hypothétique monarchie absolue que je souhaite. Peut être ils auront le même pouvoir qu'Hugues Capet, qui sait....

De plus, on ne choisit pas son prince en fonction de ses idées!>>> O. Rossi.

Vous avez raison Olivier, et sur ce dernier point, et sur votre interrogation.

Nous pouvons savoir que le régime que nous souhaitons est une monarchie absolue, c’est-à-dire libre de tous liens, mais il est évident que, pour le monde extérieur, nous devons éviter d’utiliser cette expression, qui ne serait pas comprise. Il en va de même pour le mot de restauration, qui évoque pour les légitimistes purs et durs une royauté au rabais et pour les non royalistes un régime qui a fini dans l’autocratisme et dans la Révolution.

Mais en revanche, nous pouvons parler d’une monarchie totalement indépendante, totalement libre d’obligations envers qui que ce soit. Cela revient exactement au même, mais cela peut être mieux compris. C’est même un argument facile à comprendre contre la République où les dirigeants dépendent de lobbies, de médias, de partis politiques et surtout de l’argent.

Réaction de P.Y. Guillain :

<<< Tout à fait d'accord : "monarchie libre et indépendante".>>>

 

 

<<<Bonjour,

il est question de généalogie puisque Alain Texier en parle.

Quand je dis que Jeanne d'Arc a été à l'encontre de la généalogie, c'est qu'en toute rigueur généalogique, c'est le roi d'Angleterre qui eût du être roi de France.

La notion de nationalité n'est pas spécifiquement révolutionnaire puisque, vous le notez, il existait la notion de "naturel". Ce n'est pas exactement la même chose, mais il y a filiation. Et de toute façon, aujourd'hui, c'est une réalité et on ne fait pas de politique sans tenir compte du réel. Enfin si c'est le roi de France qui déterminait qui était naturel du royaume, je ne peux croire qu'il le faisait arbitrairement mais qu'il suivait des lois.

Enfin l'argument de la non disponibilité de la couronne vaut pour la transmission de la couronne. De fait, depuis deux cent ans, celle-ci est disponible. Il ne s'agit pas de la transmettre mais de la rétablir.>> P. Van O.

 

En toute rigueur généalogique, certainement pas. Si le droit de succession des femmes avait été reconnu, à la mort de Louis X, c’est sa fille Jeanne, reine de Navarre (qui épousa plus tard le comte d’Évreux connu sous le nom de Charles le Mauvais) qui aurait été héritière, et non sa tante Isabelle, mère du roi d’Angleterre. Jeanne vivait encore à la mort de Charles IV, et elle a eu des enfants qui auraient hérité après elle. N’en aurait-elle pas eu, que Philippe V aurait été héritier avant Isabelle, et ses filles après lui, et Charles IV, puis ses filles (car de toutes façons, à l’époque, il n’y avait aucun système de succession qui permettait à une fille d’hériter d’un fief paternel si elle avait des frères nés du même père). Isabelle et ses descendants, rois d’Angleterre, venaient bien après tous ceux et celles-là.

La notion de “ naturalité ” est tout à fait différente de celle de “ nationalité ” : il n’y a justement PAS filiation et si le vocabulaire a été brusquement modifié par les Révolutionnaires, c’est qu’il ne s’agissait PAS de la même chose.

Vous dites : “ de toute façon, aujourd'hui, c'est une réalité et on ne fait pas de politique sans tenir compte du réel. ”. Mais en ce cas, puisque nous sommes en République depuis plus de cent trente ans aujourd’hui (avec l’intermède peut-être non républicain mais certainement pas royaliste de “ l’État français ”), s’il faut tenir compte du réel, il n’y a aucune raison d’être royaliste.

“ Enfin si c'est le roi de France qui déterminait qui était naturel du royaume, je ne peux croire qu'il le faisait arbitrairement mais qu'il suivait des lois ”

Était “ naturel du royaume ” celui qui était né dans le royaume d’un père lui-même “ naturel du royaume ”. Dans les autres cas (naissance hors du royaume même de parents qui en étaient “ naturels ”, ou naissance d’un père “ aubain ” - c’est-à-dire étranger) le roi donnait, à sa guise et sans qu’aucune règle le contraigne, des “ lettres de naturalité ”. Il lui est arrivé d’en donner à des princes ou sujets étrangers qui ne vivaient pas dans le royaume des lettres de naturalité qui avaient alors principalement un intérêt fiscal (possibilité d’hériter des terres d’autres que de ses ascendants, qui était réservée aux “ naturels ”), pour les honorer et les favoriser. Mais ces lettres ne valaient pour les descendants des bénéficiaires que s’ils étaient eux-mêmes nés dans le royaume. C’est un sujet très complexe que j’ai un peu étudié mais qui exigeraient un long article, sinon un volume...

Vous pouvez penser que la Couronne est devenue “ disponible ”, mais, ce faisant, vous enlevez à la monarchie (telle que l’entendaient les Capétiens et telle que je l’entends) son plus grand attrait et son principal argument : le pouvoir y appartient à un homme qui est indépendant de tout et de tous. Si elle est devenue “ disponible ”, elle le reste, qu’on le veuille ou non. Le roi dépend de ceux et de ce qui l’ont fait roi : un “ faiseur de roi ”, un parti, une “ camarilla ”, les médias, l’argent. Les premiers Robertiens, aïeux de Hugues Capet, et celui-ci lui-même (“ Qui t’a fait roi ? ”) l’ont appris à leurs dépens et il a fallu plusieurs siècles à Hugues Capet et à ses descendants pour affermir leur trône.


<<<Il me semble que Charles le Mauvais était plus légitime que le roi d'Angleterre.>>> O. Rossi

<<<Au fond si je préfère Louis, c'est parce qu'il est jeune, beau, riche, sportif, diplômé, intelligent (et sa femme aussi). Qu'il est catholique pratiquant, qu'il n'est pas franc-maçon, qu'il n'est pas (encore) divorcé, et que nous n'avons plus aucun espoir dans les deux autres races (Bonaparte et Orléans).<<< Yrieix de Pourceaugnac

Réponse d’O. Rossi :

<<<Avec ce genre d'argument " parce quil est beau" on aurait pu avoir Bernard Tapie comme Maire de Marseille. Genre d'argument qu'on entend dans les salons de coiffure!>>>

Et réponse de “ moi aussi ” à Olivier :

>>>Cher Olivier, ne mésestimez pas cet argument.

Il a fonctionné pour Giscard et Mitterrand avant de le faire pour notre Chichi national !

Mais n'oubliez pas aussi le second degré. ça existe dans les mails...>>>

 

<<<Le premier tour de l'élection législative partielle de la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine est passé. Sans grande surprise, M. Devedjian arrive largement en tête, malgré une forte abstention (plus de 62 %).

Quant à la candidature de Jean Philippe Chauvin, caniten ( ? ? ?) royaliste,, elle n'a pas bouleversé l'ordre politique de la circonscription, malgré une campagne fort active et, surtout, fort prometteuse pour la suite.

Il obtenu 255 voix sur l'ensemble de la circonscription, soit 0,94 % des suffrages exprimés:

Antony: 106 voix; 0,82 %.

Bourg-la-Reine: 51 voix; 1,21 %.

Chatenay-Malabry: 43 voix; 0,78 %.

Sceaux: 55 voix; 1,24 %.

Jean Philippe ajoute :" Il ne s'agissait pas de "faire des voix", mais de faire entendre celle des royalistes: cet objectif est en grande partie atteint, mais notre campagne d'explication ne s'arrête pas là, au contraire. Il s'agit désormais d'enraciner le royalisme dans le paysage politique local: oeuvre de longue haleine, mais qui ne m'effraie pas...">>> Le Chouan

 

Reçu sur un autre forum : >>>Charles Maurras interesse aux penseurs américains de langue espagnole: "El subtítulo de "Esquisses": "Siluetas de escritores y artistas". Oscar Wilde, Armand Silvestre, Charles Maurras, Paul Verlaine y otros son presentados más allá de la crítica literaria, más acá de la intuición que se funde con la "impresión" (también existe el "impresionismo" en literatura).">>>

 

<<<Au fond, si je ne préfère pas Louis c'est parce que, visiblement, il se fout royalement du royaume de France. Si je ne préfère pas pour autant Orléans, c'est que leur royalisme n'est vraiment pas un royalisme de combat. Il se pourrait même qu'ils ne soient que modérément royalistes. Trois partout, la balle au centre.

Ces considérations en doivent pas faire oublier que l'urgent n'est pas de se mordiller le nez dans les querelles dynastiques complètement hors de l'actualité, mais de s'acharner sur la république démocrasseuse contre laquelle TOUT les royalistes devraient se liguer spontanément.

Combien de messages sur la question dynastique ? Combien de messages sur le combat anti-républicain ? Tout est là pour ce soir.

Paul T.>>>

Cher Paul,

il me semble que pour certains d’entre nous (pas tous, je le reconnais) les querelles dynastiques d’aujourd’hui portent beaucoup plus sur la conception que nous nous faisons de la monarchie à rétablir que de la personne ou de la lignée.

Être Orléaniste, surtout si l’on vomit le prince Louis et que, en son for intérieur ou publiquement, on lui préférerait le maintien de la République, c’est vouloir une monarchie constitutionnelle ; c’est surtout renoncer à la notion d’indisponibilité de la Couronne qui est essentielle si nous voulons un roi vraiment indépendant de tout et de tous.

Être légitimiste, si l’on vomit les Orléans (non pas les ancêtres coupables ni même ceux qui récemment ou aujourd’hui se conduiraient de façon déplacée pour des princes du sang, mais toute leur lignée) et si, en son for intérieur ou publiquement, on préférerait le maintien de la République à la possibilité de les voir monter sur le trône, c’est être un piètre royaliste.

C’est, il me semble, cela qui est important.

Réaction de Yrieix de Pourceaugnac :

<<<Plutôt la république que les Orléans. Je persiste et je signe. J'assume parfaitement d'être unpiètre royaliste à vos yeux. Je ne suis qu'un fidèle du duc d'Anjou.>>>

Ma réponse :

Il serait bien loin de ma pensée de blâmer la fidélité. Pour moi, je dois le dire, ma fidélité va au Royaume et à son peuple, plus qu’à la personne du Roi.

Si je préfère le Prince Louis, c’est d’une part parce qu’il me semble qu’il a le droit dynastique pour lui, et d’autre part parce que je pense que c’est justement parce qu’il a le droit dynastique pour lui qu’il peut être vraiment un roi indépendant de tout et de tous.

Mais si un prince d’Orléans venait à réussir à rétablir une monarchie en France, je douterais beaucoup de sa réussite à long terme, car qui réussit à bénéficier d’une désignation par des tiers (et non par Dieu en tant qu’aîné de la lignée) outre qu’il reste lié à ceux et à ce qui l’ont aidé à parvenir au trône, risque de voir un autre faire contre lui ou ses descendants ce qu’il a fait contre l’héritier légitime.

Mais je préférerais tout de même cette situation à la République, parce qu’elle serait moins mauvaise pour le Royaume et son peuple.

Réaction d’André Clert :

<<< Voilà qui est parfaitement clair... et parfaitement désolant.>>>

 

<<< Cher Anne,

Je me souviens très bien du message dans lequel vous aviez redonné pour nous la déclaration du prince. Mais ce sont nous avons besoin n'est pas une déclaration d'intentions, mêmes bonnes, c'est de quelques actes, peu nombreux mais significatifs.

Si je citais le mariage, l'élection de résidence, la naissance espérée, n'y voyez aucun hasard, mais au contraire une sorte de mini catalogues d'actes délibérés porteurs d'un message clair et multidirectionnel. Il est clair qu'une déclaration de guerre tous azimuth serait malvenue et fortement contreproductive mais ces signaux-là, chacun aurait pu les décoder aisément.>>>

Paul T..

Réaction de xxxx (message privé)

<<< Chère Anne, c'est justement parce qu'il en parle comme d'un héritage historique et culturel, comme s'il s'agissait d'une collection de tableaux ou d'un château, que cela m'inquiète. Comme s'il ne se préoccupait que d'inaugurer les chrysanthèmes, pas de reprendre la barre, pas de sauver la France, son royaume, du naufrage... Très amicalement.>>>

 

 

29 septembre :

<<<Il n'y a que la foi qui sauve... Attendons la suite des événements et nous verrons si "Clovis" suit l'agenda préparé par les vieux barbons de l'IMB. S'il se contente de messes aux Invalides et de cocktails à 100 euros l'entrée pour le vulgum pecus, Henri doit rigoler. >>> P.Y. Guillain

C’est ce qui m’inquiète aussi. Tant que les royalistes “ de base ” auront moins d’accès au Prince Louis que le moindre de ses sujets à Louis XIV, tant que l’IMB fera barrage (on le voit bien avec cette interview que ces “ vieux barbons ” se sont bien gardés de rendre publique), Louis ne pourra pas faire grand’chose et sa bonne volonté finira étouffée.

Mais comment prendre contact directement avec lui ? Qui aurait des contacts au Vénézuela permettant de savoir son adresse, ou son lieu de travail, pour lui dire qu’il y a des centaines de royalistes qui brûlent de désir de l’entendre, de savoir qu’il apprend son métier de roi ? au besoin, une lettre adressée par l’intermédiaire du “ Tiempo ” qui a fait cette interview pourrait peut-être lui parvenir directement. Car il ne faut pas se faire d’illusion. Les “ vieux barbons de l’IMB ” sont très satisfaits de la situation actuelle, où ils sont à la fois la seule cour et le seul peuple de leur roi. Mais il y a des jeunes à l’IMB, n’est-ce pas ? et certains lisent les messages de VR. Peut-être pourraient-ils - non pas secouer le cocotier, je crains qu’ils ne soient pas de force - mais passer outre au mur de silence que leurs aînés ont dressé autour du prince Louis (à moins, évidemment, que ce mur de silence ne les en sépare eux-mêmes aussi bien qu’il le fait pour le “ vulgum pecus ” que nous sommes, ce qui est tout à fait possible : un “ privilège ” a d’autant plus de valeur qu’il est moins partagé).

Réaction de PY Guillain << Barrage ou pas, pensez-vous qu’il en ait envie ?>>

et ma réponse :

Je n'en sais évidemment rien, mais il m'a semblé sentir une once de regret dans la phrase où il dit qu'il n'est pas maître de son emploi du temps. Il se pourrait qu'il se sente prisonnier (et non protégé comme on doit tenter de l'en persuader) mais qu'il ne sache pas à qui s'adresser pour sortir de sa prison. Il ne serait pas le premier souverain (en exercice ou potentiel) à qui cela arriverait. Mais ce n'est qu'une impression ... A.

Réaction de xxx à ce dernier courriel : <<< C'est quand même un grand garçon... Et il a les moyens d'affirmer sa personnalité.>>>

Ma réponse :

Pas facile, quand on n’a aucun accès direct aux médias français. La preuve, c’est à “ Tiempo ” et non à un journal français qu’il s’adresse pour tenter de faire savoir ce qu’il pense, et il y dit très clairement qu’il n’est pas maître de son emploi du temps en France. Je pense que le barrage est si efficace qu’il s’apparente à une prison.

 

 

Reçu sur Catholique et royaliste :

----- Original Message -----

Sent: Wednesday, September 28, 2005 10:07 PM

Subject: Bilan d'une campagne royaliste

 

Dimanche 25 septembre 2005 : résultats

Jean Philippe Chauvin - le candidat royaliste à l'élection législative partielle du 25 septembre dernier - dans le fief de Patrick Devedjian (13ème circonscription des Hauts-de-Seine) n'a pas bouleversé l'ordre politique de la circonscription, malgré une campagne fort active et, surtout, fort prometteuse pour la suite.

Il a obtenu 255 voix sur l'ensemble de la circonscription, soit 0,94 % des suffrages exprimés:

Antony: 106 voix; 0,82 %.

Bourg-la-Reine: 51 voix; 1,21 %.

Chatenay-Malabry: 43 voix; 0,78 %.

Sceaux: 55 voix; 1,24 %.

"Il ne s'agissait pas de "faire des voix", mais de faire entendre celle des royalistes : cet objectif est en grande partie atteint, mais notre campagne d'explication ne s'arrête pas là, au contraire. Il s'agit désormais d'enraciner le royalisme dans le paysage politique local : oeuvre de longue haleine, mais qui ne m'effraie pas..."

Jean-Philippe Chauvin

 

Samedi 24 septembre 2005 : fin de campagne

"Dernier tractage ce matin à Bourg-la-Reine: j'en ai profité pour discuter longuement avec des électeurs pour leur préciser mes idées, en particulier sur la question institutionnelle et, aussi, sur les problèmes sociaux ou environnementaux.

Cette campagne s'achève mais j'essaye de voir plus loin qu'une seule échéance électorale, et je serai à nouveau sur le terrain dès la semaine prochaine : au-delà des élections, qui sont toujours un moment important dans le débat politique (mais pas le seul), il s'agit de développer nos idées et propositions, et de susciter de nouvelles amitiés politiques et militantes. Pour entretenir et épanouir l'espérance, française et royale..."

Jean-Philippe Chauvin

 

Vendredi 23 septembre 2005 : célébrités

"Durant la campagne électorale à laquelle je participe, les "grands" candidats ont fait appel à de nombreuses célébrités, politiques ou non, pour les soutenir: Nicolas Sarkozy et Didier Barbelivien pour M. Patrick Devedjian; François Hollande et Jack Lang pour Mme Canet, candidate du PS; Noël Mamère et Dominique Voynet pour le candidat des Verts; André Santini pour Mme Chantal Brault, candidate de l'UDF; etc...

N'ayant pas de "célébrités" à mes côtés sur les marchés de la circonscription, je trouve néanmoins un réconfort et un soutien (indirect) dans les propos de Thierry Ardisson, publiés la semaine dernière dans Paris-Match: "Les rois et les reines ne sont pas, comme Mitterrand ou Chirac, élus par moins de la moitié de leurs citoyens. Ils n'ont pas passé leur vie à faire des coups bas pour arriver au pouvoir. Ils n'ont pas besoin de s'enrichir puisqu'ils sont déjà riches. Ils peuvent être jeunes, ce qui n'est jamais le cas en république. Ils incarnent leur nation, ils arbitrent au-delà des mouvements du balancier conservateurs-progressistes. Ils ont la durée pour eux, voire l'éternité, puisque à la mort du roi son fils lui succède. La monarchie s'inspire de ce qu'il y a de plus universel chez l'homme: l'héritage. Laisser à son fils un commerce ou un pays, dans le meilleur état possible, c'est l'ambition de tout père."

Merci, M. Ardisson, de ce petit coup de pouce à ma ca

Jean-Philippe Chauvin

 

Jeudi 22 septembre 2005 : discussion royaliste à Sceaux

"Nous étions sept à Sceaux en fin d'après-midi à distribuer les tracts de la campagne royaliste. Quelques personnes se sont arrêtées pour discuter de nos idées et de la proposition monarchique. L'une d'entre elle a cherché à vanter les mérites de la République tout en trouvant qu'elle était trop... monarchique. Dialogue bon enfant mais cette personne se trompe : nous souffrons d'être "trop en République", et cette "présidentielle permanente" qui ne cesse d'agiter le paysage politique français est la preuve d'un désordre institutionnel que la réduction du mandat présidentiel a encore aggravé. Détail: cette personne, qui a pris le temps de discuter avec nous, c'était... Patrick Devedjian, candidat à la députation et proche de Nicolas Sarkozy."

Jean-Philippe Chauvin

 

Dimanche 18 septembre 2005 : rencontre impromptue avec ... Jack Lang ...

"Une campagne électorale entraîne parfois des rencontres d'ordinaire improbables. C'est le moment où les hommes politiques semblent le plus accessibles, présents dans la rue et sur les marchés. C'est ainsi que ce matin, à Antony où nous distribuions nos tracts monarchistes, j'ai rencontré l'ancien ministre socialiste Jack Lang, qui a accepté de lire ma feuille avec un large sourire... Il a, l'an dernier, publié un livre réclamant "un nouveau régime pour la France" : je reprends volontiers ce titre, non pour prôner une VIe République, mais une nouvelle Monarchie, héréditaire et successible, active et volontaire, nationale et fédérative. Cela serait le moyen le plus efficace pour en finir avec ce spectacle désolant de la "Présidentielle permanente" où chaque "grand homme" politique se sent pousser des ailes et s'imagine un "destin national"... Rendre à la magistrature suprême de l'Etat une famille, une suite de générations, m'apparaît une nécessité et, pour le crédit de la France, une nouvelle chance. Voilà ce que j'aurai voulu dire à M. Jack Lang, parti trop vite, mon tract à la main. Ce n'est que partie remise, bien sûr, mais m'entendrait-il ? La campagne présidentielle est si "belle" pour les prétendants... "

Jean-Philippe Chauvin

 

Secrétariat de l'Alliance Royale : BP 236 - Paris-Etoile, 75 770 Paris Cedex 16 Tel : 01 45 74 02 38

 

Réaction de Paul Turbier :

<<<Sans sous estimer le courage et la sincérité des candidats, je constate que le résultat des élections partielles dans lesquelles des royalistes déterminés se sont porté candidats, sont exactement ce que je craignait qu'il fut, une démonstration e faiblesse.Or cette faiblesse n'est apparente, car si peu de royalistes s'aventurent dans l'aventure d'un scrutin dit démocratique, davantage encore ne prenfront pas le chemin des urnes par habitude ou par principe.J'admire néanmoins la confiance en l'avenir dont témoignent les candidats qui tablent sur une progression de leurs résultats futurs.<<<

Réaction d’Olivier Rossi :

<<< En plus, en 1870, il devait avoir 20 députés républicains quelques mois après, la république fut proclamée, donc ce n'est pas les députés qui font le régime, mais les circonstances!>>>

 

 

 

 

<<< Louis, pas franc-maçon ? Qu'en pense Michel S. ?>>> Montgarnaud.

J'ai eu l'agréable surprise, en cliquant sur un lien donné par "l'Évangile au quotidien" (lectures et psaume de la messe du jour selon le "Nouvel ordo", suivis d'un commentaire par un père de l'Église, un saint, voire un pieux ecclésiastique ou laïque non canonisé - ou encore le Concile Vatican II ou le Catéchisme actuel), d'y trouver ceci :

"L'Histoire nous rapporte tant de merveilles de cet Ange sublime [saint Michel], qu'on ne peut douter qu'il ne soit, dans les desseins de Dieu, l'un des principaux instruments de Sa puissance et de Sa bonté. L'assistance que la France a souvent reçue de lui le fait regarder comme le protecteur spécial de ce royaume.

 

Prière à Saint Michel Archange

Saint Michel Archange, défendez-nous dans les combats

Soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.

Que Dieu lui commande, nous L'en supplions,

et Vous, Prince de la milice céleste, par le pouvoir qui vous a été confié,

précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvaisqui parcourent le monde pour la perte des âmes. Ainsi soit-il.

Prière rédigée par le pape Léon XIII, le 13 octobre 1884.<<<

Oui, vous avez bien lu : "LE PROTECTEUR SPÉCIAL DE CE ROYAUME "....

Si même le clergé conciliaire reconnaît, ne fût-ce que dans une citation d'une "Vie des Sainte" que la France est un royaume !

 

<<<Et si par malheur pour eux, les descendants de Philippe V meurent, et qu'il ne reste que les Orléans, vous faîtes quoi ?>>O. ROSSI

Vous avez déjà posé cette question et je vous ai déjà répondu que c'était une question idiote, attendu qu'entre le prince Louis et les Orléans il y a PLUSIEURS DIZAINES de descendants de Louis XIV, avant qu'on ait besoin d'avoir recours à un descendant de Louis XIII. Ces descendants vivent dans toutes les parties du monde.

Si tous mouraient alors que les Orléans survivraient, de deux choses l'une : ou bien

les Orléans (Dieu garde !) les auraient tous assassinés (et cela se saurait, ils seraient au moins en prison) ou bien il y aurait eu une pandémie ou autre catastrophe mondiale telle que la question dynastique en France serait le dernier de nos soucis.

Amitiés (mais je vous en prie, cessez de faire l'idiot !)

<<<Je me suis posé une question semblable hier: que faire si un jour tous les descendants mâles de Saint Louis devaient mourir et la lignée s'éteindre, il nous faudra alors s'abattre sur les héritiers les plus directs coté premiers capétiens ou même mérovingiens ???>>> Le chevalier blanc.

Cher ami, je suis désolée de vous répondre comme à Olivier Rossi : compte tenu du nombre de Bourbon de par le monde, c’est une question idiote. Avant qu’ils ne s’éteignent tous, il est probable que le monde aura connu une catastrophe telle que ni la France, ni la monarchie ne seront un souci pour personne.

Réaction de Pourceaugnac :

<<<Le risque est faible, mais sinon : David Somerset, duc de Beaufort pour les Plantagenets. Aymery, marquis de Rochechouart pour les mérovingiens.<<<

Réaction de Michel Séguy : <<< Ou n'importe qui si on remonte jusqu'à Adam!>>>

D’Olivier Rossi :<<<Pas si idiote que ça! Les autres branches se sont éteintes, alors pourquoi pas elle! Au fait, apparemment, le fils du duc du Luxembourg va ou est papa à 19 ans.>>>

Pourquoi ?

parce qu’il n’y a eu que quatre branches qui se soient, à proprement parler, éteintes (dans les autres branches, il y a seulement eu succession de frère à frère :

la première, celle des Capétiens directs, n’a pas eu à chercher très loin pour trouver l’héritier du royaume, puisqu’il était cousin germain des derniers rois.

La seconde, celles des Valois directs, s’est éteinte avec Charles VIII, mort sans laisser de fils et, là aussi, un cousin germain était l’héritier, et à la mort de celui-ci, un autre cousin proche.

La troisième, celle des Valois-Angoulême, s’est éteinte avec Henri III. Et là, il a fallu remonter puis redescendre très loin dans l’arbre généalogique, puisque l’ancêtre commun était Saint Louis !

Or si la descendance des Capétiens proprement dite était nombreuse, celle des Valois et des Valois-Angoulême se comptait, dans chaque cas, sur les doigts d’une seule main...

Alors que la descendance de mâle en mâle de Louis XIV compte plusieurs dizaines de descendants mâles, et celle de Louis XIII quelques uns de plus.

La lignée capétienne n’est donc pas près de s’éteindre dans les Bourbons, c’est une question de nombres.

Réaction de “ moi aussi ” : <<< Surtout qu'en plus, il se reproduisent !>>>

Réaction de Soldat Louis : << Alors la monarchie aurait peut être enfin sa chance, libéré des sépulcres blanchis et des ronronnements des prétendus royalistes.>>>

Autre réaction d’Olivier Rossi : <<<Je parlais aussi des Condé, Conti,et les autres.>>

De Pierre van O :

<<Troisième hypothèse : tous meurent de mort naturelle et Dieu indique ainsi son choix...>>>

 

<<<J'ajouterais toutefois que le duc d'Anjou (la version originale) m'a agréablement surpris lorsque je l'ai vu au Pré Catelan lundi, il a énormément de charisme, je n'ai jamais rencontré ça chez qui que ce soit jusqu'à présent, sans oublier que sa femme est ravissante, difficile de trouver mieux.....>>> Le chevalier blanc

Avez-vous eu la possibilité de lui dire que, en dehors de l'UMB, il a de nombreux partisans qui attendent qu'il se montre, qu'il montre qu'il a la capacité d'être roi et qu'il ne se laisse pas confiner dans l'inaction par un "Institut" qui est si content d'être à la fois sa Cour et son seul peuple qu'il ne veut pas le laisser sortir et qu'il organise jusqu'à son emploi du temps ?

Réponse du Chevalier blanc à cette question :

<<< Pas précisément, j'y ai pensé par la suite, j'ai toutefois eu l'occasion d'écouter plusieurs personnes qui l'ont abordé et la majeure partie du temps c'était pour prendre des photos, obtenir un autographe de lui ou sa femme, une femme lui a dit que sa grand’mère était une Bourbon, encore une autre femme lui a offert un objet que son fils avait fabriqué pour lui, donc des choses assez superficielles et je n'ai pas fait exception à la règle.

Mais il est vrai que les membres de l'IMB que j'ai pu apercevoir ressemblent souvent à "la cour du roi", il y a aussi les excentriques, comme une femme qui se précipite vers un bouquet de fleurs de lys en en touchant un et en disant à son mari, toute contente "regarde, un lys royal !",et elle se laisse prendre en photo devant, sans oublier un homme d'environ 70 ans qui prend la place de quelqu'un d'autre afin d'être servit le premier en champagne et vers la fin de la réception les gens étaient parfois tristes de ne plus pouvoir boire car les serveurs commençaient à tout ranger.

Lors de son discours il a fait savoir qu'il reviendrais souvent en France, ce sera l'occasion pour moi de lui parler plus longuement et surtout moins superficiellement.>>>

Ma réponse à ce courriel : Dommage, une occasion perdue, et nous n’en avons pas tellement. Par pitié, ne laissez pas passer la chance la prochaine fois.

Réponse du chevalier blanc : <<< Ce que je n'ai pas mentionné dans mon dernier message c'est que je m'étais proposé de lui transmettre ce message de la part des légitimistes de province, sur un autre groupe de discussion, mais Nicolas Chotard s'est finalement proposé pour le faire, je n'ai donc plus jugé réellement utile de le répéter une deuxième fois, mais en y repensant il est vrai que plus le nombre de personnes le lui disant sera important plus ce sera ancré dans sa tête qu'il nous manque.>>>

Commentaire de La Hyre : <<<Le problème est qu'avec cet empaffé c'est qu'il fait de beaux discours sur " Paris Match ", le " Figaro " etc. ... mais qu'il n'invite que la lie de la société dans ses émissions qu'il leur lèche les bottes et quand par malheur quelqu'un de droite est invité, lui est ses amis de la PUT (pensée unique totalitaire) l'assassinent et coupent ses réponses au montage !!! Il a en outre appelé Henri d'Orléans "le roi de France" bien le mec !! quand on sait que le parrain de son fils Gaston est Louis duc d'Anjou ...>>> La Hyre

Et ma réponse :

Ayant participé à cinq émissions d'Ardisson (dont l'une où Henri d'Orléans était invité, d'ailleurs), je me demande si j'apprécie beaucoup "la lie de la société" .

D'autant qu'au cours de ces cinq émissions, il y avait bon nombre de "pourritures" parmi les invités, mais aussi des gens de bien et de coeur et qu'il n'a pas plus coupé au montage leurs réponses que celles des "pourritures", peut-être moins (je peux en juger, ayant chaque fois participé aux sept heures d'enregistrement pour deux heures d'émission, ce qui implique, évidemment, des coupures importantes).

 

 

Réaction de Paul Turbier :

<<<Sur Radio Courtoisie, Serge tentait de faire dire à l'un de ses invité que la duchesse était belle et il lui est revenu , " surtout vue de dot" l'intervenant a néanmoins et sans se faire prier convenu qu'elle avait du charme et de l'esprit.>>>

Réaction de La Hyre : <<< Vous avez raison on va lui faire un "cahier de doléances" envoyé en recommandé avec accusé de réception !!!!!! lolololol

Au roi et vite !!!!!>>>>

De Frédérique Cingala : <<<Et si on lui proposait les "Templiers", en huis clos ?fc>>>

Commentaire de FB :<<< mince...dites donc j'espere que vous n'etiez pas de 100 teuros pour ça...

ça en fait des repas à la soupe du roi , 100 Teuros.

amicalement

Frédéric, toujours admiratif devant l'énoncé des cocktails prohibitifs de l'IMB.>>>

 

Autre réaction de Paul Turbier :

<<<Comme il y fit une apparition, kidnappé par La_Mary (si je me souviens bien) juste le jour où je n'avais pas pu venir, il ne sera pas dépaysé et je tâcherai de mon côté de ne pas avoir de contretemps. Le SdR en était et m'en avait fait une très brève relation dont je n'avais retenu qu'une chose, la nécessité de cours d’orthophonie française pour gommer des aspérités hispaniques rudes de chez rude . Le problème est peut-être réglé . Paul>>>

Question de Paul Turbier : <<La question que je vais poser s'adresse en priorité au Chevalier Blanc La duchesse d'Anjou parle-t-elle français ? Ceci a une certaine importance. Paul T.>>>

Réponse du chevalier blanc : <<<Étant donné qu'elle n'a épousé Louis de Bourbon que l'année dernière au mois de novembre, que c'était son premier déplacement en France, je pense qu'elle se débrouille plutôt bien, même si elle a incontestablement encore des progrès à faire son accent étant bien plus prononcé que celui de son mari. Je l'ai d'ailleurs vue le plus parler lorsqu'on s'adressait à elle dans sa langue natale.>>>

 

Commentaire de FB : <<<c'était au restau de l'AF et nous avions eu l'occasion de lever le verre (de beaujolais) " au Roi".

Nous avions démontré ce soir là, que le Principe est plus important que le Prince.

 

30 septembre

<<<Je suis entièrement d'accord avec Paul (1). J'admire le courage des candidats mais désespère de leur résultat. C'est pourquoi, bien qu'intervenant deci-delà sur cette liste, je pense qu'il faut d'abord, comme l'écrivait Paul dans un message précédent, porter des idées anti-républicaine, telle que celle-ci existe et se comporte.

En bref, car j'expliquerai mon idée à Paul d'une façon plus détaillée aux Templiers, je revendique auprès des Républicains que je rencontre la nuisance des courants droite et gauche si nuisibles à la France. C'est dur : mais amener les Français à comprendre que tous ces républicains ne revendiquent que leurs postes et leurs partis et n'en ont rien à f... du pays est déjà un grand pas>>> Frédérique Cingala.

D’Olivier Rossi : <<<Difficile de favoriser la fraternité dans la république, quand celle ci a tué "le Père de la Nation" c'est à dire le roi, Dieu le père et qui divise en deux fractions ennemis le peuple français.>>>

 

(1)Qui écrivait : <<<Sans sous estimer le courage et la sincérité des candidats, je constate que le résultat des élections partielles dans lesquelles des royalistes déterminés se sont porté candidats, sont exactement ce que je craignait qu'il fut, une démonstration de faiblesse. Or cette faiblesse n'est apparente, car si peu de royalistes s'aventurent dans l'aventure d'un scrutin dit démocratique, davantage encore ne prendront pas le chemin des urnes par habitude ou par principe. J'admire néanmoins la confiance en l'avenir dont témoignent les candidats qui tablent sur une progression de leurs résultats futurs.<<<

 

Envoyé par J.-M. Lehaire :

Sur France-Culture, émission "For intérieur" d'Olivier Germain-Thomas

Le dimanche de 17h30 à 18h30 23 Octobre 2005 Bertrand Renouvin, essayiste et responsable de la Nouvelle Action Royaliste

Comment peut-on être royaliste et républicain ? Ce n'est pas un paradoxe pour Bertrand Renouvin, co-fondateur de la Nouvelle Action Royaliste et qui, pendant dix ans, a été membre du Conseil Économique et Social. A travers la quinzaine d'ouvrages qu'il a consacré à la question politique, Bertrand Renouvin donne une image inhabituelle du royalisme, loin de l'idéologie de l'Action Française. Nous nous appuierons principalement sur Le royalisme, histoire et actualité (Economica, 1997) et sur Les bourgeois du crépuscule. La fin des petits maîtres (Arléa, 1998). __________________

N'étant pas sur d'être chez moi à cette date, quelqu'un pourrait-il enregistrer l'émission ? J'aimerais étudier le paradoxal personnage. Merci !

 

Paris Match, N° 2939 - DU 15 SEPTEMBRE AU 21 SEPTEMBRE 2005 : <<<" Les rois et les reines ne sont pas, comme Mitterrand ou Chirac, élus par moins de la moitié de leurs citoyens.

Ils n'ont pas passé leur vie à faire des coups bas pour arriver au pouvoir.

Ils n'ont pas besoin de s'enrichir puisqu'ils sont déjà riches.

Ils peuvent être jeunes, ce qui n'est jamais le cas en république.

Ils incarnent leur nation, ils arbitrent au-delà des mouvements du balancier conservateurs-progressistes.

Ils ont la durée pour eux, voire l'éternité, puisque à la mort du roi son fils lui succède.

La monarchie s'inspire de ce qu'il y a de plus universel chez l'homme: l'héritage.

Laisser à son fils un commerce ou un pays, dans le meilleur état possible, c'est l'ambition de tout père. ">>> (interview d’Ardisson communiqué par Dom Eymerich)

 

1er octobre :

 

Courrier FRP n°381 (1er octobre 2005)

DES NOUVELLES PICARDES

Le quarantième numéro de “AF PICARDIE”, bulletin de la section de la Somme de la Restauration Nationale, vient de paraître.

L’éditorial revient sur le référendum du 29 mai qui montre que le régime connaît une crise de légitimité. Mais “Nous avons la chance d’avoir un jeune prince qui se prépare avec sérieux, qui rencontre le pays réel et s’immerge dans la réalité française. Cette chance, nous devons la saisir en intensifiant nos efforts pour éclairer les Français de toutes conditions sur la solution royale”.

A noter aussi des points de vue sur les informations nationales et régionales, le compte-rendu de la journée royaliste du 11 septembre au château du Grand-Rullecourt, des documents sur l’histoire de l’AF dans le Nord et une page de citations pittoresques de Léon Daudet.

Une lettre électronique peut être reçue en s’inscrivant à: af.picardie@free.fr

Cercle Picardie et Royauté: BP 06 - 80017 Amiens Cedex

 

<<<à Paul et à tous

Il faut remarquer une chose : la candidature royaliste de Chauvin a reçu l'aval de l'AF, de la NAR, de l'Alliance, de la RN peut-être. Pour la première fois, une candidature d'un royaliste politique a le soutien ou l'aide des organisations et mouvements politiques royalistes et monarchistes et notamment du seul parti royaliste enregistré comme tel. CELA FAIT AU MOINS 85 ANS, AU PLUS 135 ANS que des royalistes séparés par leurs partisânneries, considèrent avec intérêt le seul moyen de faire connaître l'alternative royale à la République. Il est à noter que ce que l'on reprochait (les royalistes) à l'Alliance à savoir se présenter aux élections semble désormais accepté. C'est un gros progrès. Si, avec ses faibles moyens, l'Alliance aux Européennes n'a rassemblé que 5817 électeurs, c'était la première fois que les royalistes en rassemblaient autant depuis longtemps.

Même si, en 1974, Renouvin en avait fait à peu près autant. Mais c'était il y a TRENTE ans. Si, à chaque fois que cela est possible, se présentent des candidats royalistes, la caisse de résonance opérera.

Dire que l'on n'a pas le temps, c'est se décourager, se désespérer. Après tout, d'une part les Chirac, Mitterrand et consorts ont mis combien de temps, avec de l'argent et l'aide des médias, pour parvenir au pouvoir suprême de la République ?

D'autre part, cela me semble illusoire de dire que le temps nous manque puisque c'est cela seul qui nous reste, car pour l'instant nous n'avons rien d'autre en plus de nos convictions. Nous devons autant que possible transmettre l'idée royale à nos jeunes, à nos concitoyens. Pour cela, il faut se rendre visible et, en politique, seule l'élection le permet.

Si chacun d'entre nous s'investissait réellement en politique cela permettrait cette transmission.

Le reste est entre les mains de Dieu. Mais quand Il désignera ou permettra la royauté en France il faut qu'il y ait des royalistes pour comprendre Son signe. Alors pas de désespoir, et il y aura des royalistes musulmans pour accepter un roi catholique...>>>Villèle

 

<<< Bonjour,

je préfère un « empaffé » comme Ardisson qui est royaliste et le proclame, à un bourgeois "bien-pensant" républicain car :

1) cela montre que le Roi peut rassembler des Français très divers;

2) cela montre que la royauté est une solution contemporaine;

3) quand il fait l'apologie de la royauté dans Paris-Match, il touche plus de monde, et des gens du peuple, que je n'ai pu le faire en 20 ans de militantisme;4) je peux répondre : "d'extrême-droite le royalisme ? Pas du tout, voyez Ardisson et Bern. Amicalement>>> P. V O.

 

2 octobre :

<<< La Catalogne veut être une "nation". C'est ce que nous apprend la une du Figaro de samedi. Ce projet, est tout à fait conforme aux principe général souvent proclamé de l'autodétermination des peuples, mais pose plusieurs problèmes dont deux au moins dépassent le strict cadre d'une affaire hispano-hispanique.

 L'un est l'émergence d'une revendication qui contrevient au concept d'Europe, super nation, ou plutôt, confirmation d'une poussée nationaliste déjà présente lors de l'éclatement de l'URSS et de la Yougoslavie. Les pays baltes, ceux de la périphérie russe et des Balkans ont montré la voie et annonçaient l'irréalisme du projet giscardien qui n'en apparaît que plus criant.

 Le second concerne directement la France. En effet, parler de nation, c'est sous-entendre un peuple, une langue, un territoire, une histoire et quelques autres attributs dont le plus important est en fin de compte une irrépressible envie de vivre ensemble. Où sont les limites du pays des catalans ? S'arrêtent-elles à la frontière pyrénéenne de la France et de l'Espagne ou englobent-elles quelques cantons perpignanais? Que ferait l’État Français si, basques et catalans, des deux côtés de la frontière, poussaient plus avant le même projet en disant comme certains autres, corses, bretons et même alsaciens : nous ne voulons plus être français ? D'ou vient que tant de peuples pourtant différents qui s'étaient agrégés depuis tant de siècles pour constituer la France se tournent maintenant vers d'autres phares ?

 Voilà des questions qui n'en sont pas pour les royalistes puisqu'ils ont la réponse. Mais combien embarrassantes devraient-elles être pour les républicains premiers responsables de la désagrégation. >>>Paul T.

Réaction d’Olivier Rossi :

On remerciera les révolutionnaires d'avoir proclamé "le droit des peuples à disposer d'eux même" et les fâcheuses conséquences guerrières du XIXème et XXème siècles, et l'instabilité en France et sa désintégration. Je pense qu'il serait plutôt préférable de parler de "droit de peuple à être eux même" dans des États reconnaissant leurs spécificités, comme ce fut le cas sous la monarchie. Louis XIV appelait les français "mes peuples françois". Contrairement à la Catalogne, Corse, Bretagne, la France a une tradition diplomatique et militaire qu'ils n'ont pas et qui leurs soient profitables.

PS: j'aime bien les indépendantistes corses défendant le service public de l’État français.>>>

 

<<<La situation, caricaturale à souhait; qui se présente avec l'ouverture des pourparlers Euro-turcs est une excellente occasion pour les royalistes de dénoncer la république et la démocratie. Eh quoi ! On prévoit des référendums, dont deux sont effectivement organisés qui montrent une opposition nette au projet, on annule honteusement (perfide Albion, pauvre Pologne) deux autres qui s'annonçaient au moins autant négatifs, on approuve ici et là dans des cénacles réduits et corrompus, on oublie l'occupation de Chypre et le génocide arménien et, sans vergogne, malgré la vérité historique et cette volonté populaire qui est pourtant l'essentiel de leur "démocratie", on lance les processus de négociation comme si de rien était. Quel culot des politiques et quelle veulerie des "électeurs" ainsi floué et méprisés, mais inertes. On ne peut plus grossièrement tromper les gens.

Mgr le Comte de Paris et Mgr le Duc d'Anjou vont évidement en profiter pour publier, chacun de leur côté hélas, une adresse bien sentie et dénoncer la fourberie. J'attends avec impatience d'en lire les contenus et je sens que le prochain numéro de Politique Magazine sera entièrement consacré à la dénonciation de cette tromperie éhontée. Tiens, en attendant, je vais entamer une grille de mot croisés, je n'aurais pas perdu tout à fait mon temps.>>> P. Turbier


lundi 3 octobre 2005, 10h07

<<<Les princes de Hanovre vendent les meubles.

 HANOVRE (AFP) - Casques à pointe, trophées de Waterloo, gobelets ciselés de Bohême, tables en acajou, tableaux de maître... Presque tout doit disparaître du château des princes de Hanovre, qui vendent les meubles pour assurer leurs vieux jours.

"Ce sont les dernières enchères d'une famille royale en Allemagne, et même en Europe continentale", se frotte les mains le comte Christoph Douglas, conseiller culturel des Hanovre et ancien directeur de Sotheby's-Allemagne.

La vénérable maison anglo-saxonne a dépêché 130 spécialistes, qui s'affairent une dernière fois autour des 20.000 articles, mis en vente à partir de mercredi et pendant dix jours.

Au château de Marienbourg, près de Hanovre (nord), tout Sotheby's s'agite pour offrir le meilleur spectacle aux clients qui pourront déambuler, verre de champagne à la main, dans un dédale de 130 pièces où sont exposées les richesses des Welfen, ce clan qui a donné plusieurs rois à la Grande-Bretagne. Ici, une énième étiquette est ajustée, là un chandelier ou un décanteur astiqué. Presque tout pourra être touché, soupesé, senti, caressé, palpé...

Chaque article a fait le voyage jusqu'à Amsterdam pour être dûment estimé, photographié et catalogué, comme ces deux tambours en argent datant de 1779, qui annonçaient George III, roi de Grande-Bretagne, d'Irlande et de Hanovre. Valeur estimée: entre 100.000 et 600.000 euros.

Les princes de Hanovre -- les deux fils issus d'un premier lit du mari de Caroline de Monaco, Ernst August, qui leur a légué en 2004 tout le patrimoine allemand -- tablent sur un minimum de douze millions d'euros, voire le double. Les trésors de cette illustre lignée devraient attirer de nombreux Britanniques et Américains, mais Sotheby's garde le silence sur ces clients célèbres susceptibles de faire le déplacement jusqu'au château, sis au sommet d'une colline nichée en pleine forêt.

Marienbourg n'aura jamais connu une telle effervescence: construit dans le pur style néo-gothique du 19ème siècle, jamais vraiment habité, il a surtout servi d'entrepôt, notamment à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le château a ainsi récupéré les richesses des dépendances alentours, comme Blankenbourg, menacé par l'avancée de l'Armée rouge, qui eut ensuite le malheur de se retrouver du mauvais côté du Rideau de fer.

"Quand nous sommes arrivés pour faire l'inventaire, certaines pièces étaient remplies de reliques jusqu'au plafond", se souvient Marcus Linell, de Sotheby's.

"La famille des Hanovre a construit toute sa richesse par des mariages, pas par des guerres", note le comte Douglas. Parmi les pièces maîtresses figurent un service de 144 assiettes en argent numérotées, qui par un hasard de l'histoire se retrouve là, alors qu'il aurait tout autant sa place au Palais de Buckingham, ou bien deux vases en porcelaine de Saint-Petersbourg, estimés entre 550.000 et 750.000 euros.

Seules seront épargnées de la vente les collections inscrites au patrimoine culturel national allemand.

D'après le porte-parole de la famille, Mauritz von Reden, Ernst August Junior, 22 ans, et Christian, 20 ans, ont reçu pour la vente le blanc-seing de leur père, le prince Ernst August, connu pour ses excès de table et déjà condamné pour coups et blessures.

L'objectif des deux garçons, qui "étudient la politique, l'histoire et l'économie dans une université américaine", est de récolter des fonds pour mettre sur pied une fondation qui puisse gérer le patrimoine.

A terme, Marienbourg doit s'agrémenter d'un café, ouvrir ses galeries au peuple pour devenir -- toutes proportions gardées -- une sorte de "Neuschwanstein (ndlr: château romantique en Bavière) de Basse-Saxe", selon les termes du comte Douglas. >>> Dom Eymerich

 

4 octobre

Message (énigmatique car ne comportant que des citations d’autres messages) de PVO

<<<dans un message du 27/09 à 23H43 en réponse à PY Guillain :

Je vais peut-être passer pour un boeuf, mais permettez-moi deux questions :

de quelle façon Dieu a-t-il "clairement désigné Louis XX" ?>>>

******** Regardez l'arbre généalogique des Bourbons, au sens large. >>>

<<<De quelle façon Dieu fera-t-il connaître ses choix aux "providentialistes" ?>>>

**********>>> Rapprochez vous de l'histoire de Sainte Jeanne d'Arc, entre autres.>>>

P.Y. <<<P.Y.vous parliez de Jeanne d'Arc.

Le Mardi 4 Octobre 2005 08:51, TEXIER Alain a écrit :

<<<Je viens d'avoir la réponse à la question que je viens de vous poser, > pardon mais je ne me souvenais plus avoir parlé de Jeanne d'Arc ?!?>>>

 

D’Alain Texier, en réponse à un message précédent où je disais :

Si Dieu venait à désigner clairement qui que ce soit comme roi de France, il va de soi (pour moi tout au moins) que je me soumettrais entièrement à sa volonté et que si cette volonté se manifestait par l'établissement effectif d'un roi en France, je me soumettrai aussi au roi, quel qu'il soit, le préférant - et de beaucoup - à la République. [...]

<<<Anne,

Analyse imparable au plan juridique mais Dieu se sentira-t-il obligé de se limiter à une seule analyse juridique des choses?

Ma réponse : il me semble pourtant que dans le premier paragraphe de ce message, j’indiquais que je connaissais l’entière liberté de Dieu et que je m’y soumettais d’avance...

 

Yrieix de Pourceaugnac ayant naguère écrit : <<< Plutôt la république que les Orléans. Je persiste et je signe. J'assume parfaitement d'être un piètre royaliste à vos yeux. Je ne suis qu'un fidèle du duc d'Anjou.>>>

et le “ gouverneur de la Charte de Fontevrault ” (j’ai oublié qui c’était) ayant répondu :

<<< Voilà qui est parfaitement clair... et parfaitement désolant.>>

Alain Texier ajoute :

<<< Je m'associe de tout coeur à la condamnation portée par le Gouverneur de la Charte de Fontevrault. Nos principaux ennemis seraient donc chez nous. Qui à dit déjà, Seigneur gardez moi de mes amis, mes ennemis , je m'en charge.>>>

De Paul Turbier :

<<<Quelqu'un dont la largeur de vue et la profondeur de pensée nous écrasent tous avait écrit :

" Plutôt la république que les Orléans. Je persiste et je signe. J'assume parfaitement d'être un piètre royaliste à vos yeux. Je ne suis qu'un fidèle du duc d'Anjou."

Alain Texier avait répondu :

" Et pendant qu'on s'étripette à perdre le souffle sur le point de savoir si tel prince ne laverait-il pas plus blanc qu'un autre... ? la république dort du sommeil du juste "

Je vais renchérir :

Si encore elle ne faisait que dormir, il n'y aurait que moindre mal, mais le drame est qu'elle agit et démoniaquement mal. Je sais, parce qu'il l'a formellement et publiquement exprimé, que Mgr le Comte de Paris n'aurait pas vendu la France à la Turquie contre je ne sais quelle monnaie d'échange comme le fait si bien Chirac et pourtant je ne suis pas Orléaniste. C'est déjà une énorme amélioration.

Par ailleurs, je découvre que légitimisme et cécité politique ne sont pas incompatibles peut-être même sont-ils consubstantiels chez certains .

Paul Turbier

Qui signe et persiste, persiste et signe, signe et persiste, persis ...>>>

Ma réponse :

Presqu’entièrement d’accord avec vous, cher Paul. Si ce n’est que j’ajouterais volontiers, l’ayant hélas aussi constaté, qu’orléanisme et cécité politique “ ne sont pas incompatibles peut-être même sont-ils consubstantiels chez certains. ”

 

5 octobre. D’Olivier Rossi :

<<< Dans le dernier "Points de Vue" Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France, annonce sa candidature à la Présidence de la République.>>>

Info ou khânular ? A.

<<<Pour les européennes, je pense qu'il a eu raison, car c'était pas grande région, il n'aurait été candidat qu'une région, et non de la France!! Encore faut il qu'il ait ces 500 signatures! Moi aussi je le soutiendrais!>>>O. Rossi


6 octobre

 

<<<Au point où nous en sommes, il faut évidement que tout royaliste soutienne l'action du Comte de Paris . Pour une fois qu'un prince décide mouiller sa chemise, ce n'est pas le moment de faire la fine bouche. Cependant il va falloir être très attentif au contenu et au style de sa campagne et peser très respectueusement mais fermement pour qu'elle soit vraiment royale. L'histoire de la république et l'actualité politique de ces dernières années et les âneries de Chirac fournissent largement de quoi bâtir un argumentaire canon et j'apprécierai quelque chose dans le genre : " la vraie démocratie, c'est nous !". Les républicains désabusés, fort nombreux, sont un objectif de chasse très prenable. Pour l'homme de la rue, celui qu'il faut amener à l'idée royale, qui n'est pas au fait des problèmes dynastiques, Mgr le Comte de Paris est la personnalité la plus éminente du royalisme français de nos jours et ce n'est pas faire injure à nos amis légitimistes que d'en faire constat. Il bénéficie d'une incontestable virginité politique qu'aucun candidat républicain ne peut revendiquer ni approcher. J'espère qu'il a assuré ses arrières en ce qui concerne les parrainages et qu'il obtiendra un résultat qui signale au pays que nous sommes là et que nous sommes décidés siffler la fin de la récréation. Ce serait, pour l'instant, très suffisant. Je soutiendrais cette action, pour la France et pour le royalisme.>>>Paul T.

C’est vrai, il ne faut pas bouder cette tentative d’un prince de la Maison de France de revenir sur le devant de la scène. Pourtant, je me pose une question : est-ce bien la bonne manière ?

Je m’explique : le roi n’a, somme toute, de supériorité intrinsèque sur la République (son charisme personnel, et ses qualités mises à part) que deux avantages :

- il ne dépend de personne. Or le comte de Paris se met, en posant sa candidature, dans la dépendance des médias, de son “ comité de soutien ”, de l’argent dont il va avoir besoin puisque son père (Dieu ait son âme !) a dilapidé l’énorme fortune des Orléans, sans doute parce que sa volonté expresse était, puisqu’il n’avait pu devenir roi, qu’aucun membre de sa famille ne puisse le devenir.

- il a reçu une éducation spéciale, le préparant dès l’enfance à régner, à connaître à fond les affaires du pays, etc. Or il ne semble pas (toujours à cause de la volonté paternelle) qu’Henri d’Orléans ait reçu la partie de cette éducation que, même loin du trône, il aurait pu recevoir.

Pour dire le vrai, j’apprécie qu’il ait pris cette initiative, pourvu qu’il ne la pousse pas trop loin. Qu’il s’ouvre une tribune (pour y dire, je le crains, bien autre chose sur beaucoup de sujets que ce que nous attendons d’un roi de France, mais ceci est son affaire et non la nôtre), d’accord. Qu’il en use tant qu’il peut, toujours d’accord. Mais qu’il ne se donne pas le ridicule de faire - un peu mieux que l’Alliance royale, certes, mais moins de 5% des voix. Donc que cette candidature, il la retire au dernier moment. Et je souhaiterais (mais encore une fois, c’est son affaire, et non la mienne) qu’il le fasse avec panache, en expliquant, juste avant l’ouverture de la campagne officielle, et parlant d’autant plus haut qu’il sera plus haut dans les sondages, que le roi de France ne peut se soumettre à la pantomime qu’actuellement, on attend des candidats pendant la campagne. J’écarte comme totalement improbable l’hypothèse où les sondages le donneraient gagnant, ou au moins “ finaliste ”. Si le cas se produisait, je réviserais mon attitude à ce moment-là.

Ma satisfaction de voir un prince du sang de France “ mouille sa chemise ” ne m’empêche pas de rester “ légitimiste ” et d’espérer que cet exemple arrivera jusqu’au prince Louis et le conduiront à briser les barreaux de soie et de velours qu’une certaine camarilla a érigés autour de lui.

Réponse de P. Van Ommelaeghe : <<<Ah non, on ne peut souhaiter qu'il abandonne ! Ne devrait-on mener que les batailles que l'on est sur de gagner ? Ce serait bien indigne d'un capétien.>>>

Et ma réplique :

Je sais bien, cher ami, que vous aimez beaucoup les batailles “ pour le panache ” et que vous êtes prêt à tous les combats même perdus d’avance. C’est sans doute la marque d’un beau courage. Mais ce n’est précisément pas “ capétien ” du tout (1). Et le roi (je parle d’un roi “ en activité ” si j’ose dire) qui entraînerait son royaume dans des batailles qu’il serait presque sûr de perdre serait un bien mauvais roi. De même, celui qui veut être roi a le devoir de n’engager que les batailles qu’il n’est pas sûr de perdre (et, bien sûr, pas seulement celles qu’il est sûr de gagner). Les combats désespérés ne sont à mener que lorsque précisément on est acculé au désespoir. Tant qu’on a de l’espoir, on attend meilleure occasion et, en général, elle vient. Je vous l’ai déjà dit lors de la campagne électorale de l’Alliance royale : je crois que c’est une bénédiction que sa campagne ait été si inexistante que personne n’a songé à épiloguer sur le résultat piteux. Mais si cette campagne avait eu un écho médiatique important, le résultat aurait enterré non seulement l’Alliance royale, mais la possibilité d’un retour de la monarchie avant longtemps, alors qu’après un difficile et long (oui, évidemment) travail sur l’opinion, la bataille aurait valu la peine d’être tentée. Mais la patience n’est pas votre fort ;-)))

Vous me direz, bien sûr, qu’il y a deux cent quinze ans que nous patientons. Ce n’est pas tout à fait vrai, puisqu’il y a eu (insuffisante, mais enfin...), la Restauration. Ce n’est surtout pas tout à fait vrai parce que nos idées royalistes ont été écrasées en 1945 quand nos ennemis ont réussi à les assimiler à “ l’esstrèmedrouate ” et celle-ci à la collaboration avec l’ennemi et à une attitude infâme envers Juifs, tziganes et résistants. Il nous a fallu deux générations (soixante ans) pour commencer à nous en relever : c’est maintenant que le vrai travail commence, et il y faut, mais oui, de la patience.

La belle affaire et le beau panache si après la campagne d’Henri d’Orléans, à laquelle, évidemment, les médias donneront beaucoup d’écho, le résultat est de l’ordre de un pour cent et si l’idée royale, couverte de ridicule, est condamnée à jamais !

(1) Pouvez-vous me citer un seul roi de France qui se soit lancé dans une guerre perdue d’avance ?

Réponse de P.Y.Guilain : <<<Cessez de nous faire larmoyer avec l'histoire du gentil petit prince enfermé pas les méchants messieurs dans une tour d'ivoire à l'insu de son plein gré.

Il est adulte, il est intelligent, il a des moyens.

S'il veut envoyer promener ses chaperons, rien de plus facile. Mais en a-t-il vraiment envie ???>>

A quoi je réponds :

Encore faudrait-il qu’il se rende compte qu’il est enfermé. Mon expérience historique m’apprend qu’aucun roi, aucun chef d’État n’est pleinement et loyalement informé de ce qui se passe autour de lui ; à plus forte raison s’il réside à des milliers de kilomètres... J’ai l’impression qu’il commence à sentir les “ barreaux ” qui l’enserrent, mais qu’il commence seulement. Jusqu’ici, je pense, il a fait pleinement conscience aux beaux messieurs et aux belles dames de l’IMB, parce que leur dévouement ne fait pas de doute. Qu’ils fassent tout leur possible pour l’écarter de la réalité est difficile et douloureux à constater pour le prince. Je pense, en particulier, qu’il ignore totalement que personne ne peut

<<< En somme, il reprend l'idée de l'Alliance Royale : utiliser la fenêtre médiatique qu'offre le système électoral républicain pour faire parler du Principe royal et de l'alternative qu'il représente ?

Après tout, pourquoi pas ...

L'état républicain est en faillite, il finit de privatiser pour survivre ses derniers bijoux de famille, 80% de la politique française se décide à Bruxelles, ....

Vivement une alternative !

Espérons que son rêve n'est pas de devenir le Roi des radars automatiques, avec Fogiel comme Ministre de l'Information.... <<< Dom Eymerich.

<<<Approuvant totalement la prise de position de notre cher doyen, j'espère qu'elle sera portée à la connaissance de Mgr le Comte de Paris et qu'il en sera tenu compte.

J'espère aussi que cette candidature pourra être commentée et discutée sur VR sans que soient déversés des tombereaux d'injures.<<< André Clert

<<<Si j'avais la charge de bâtir un argumentaire de campagne pour une candidat royaliste (le Comte de Paris, par exemple, en l’occurrence actuelle) , je ne serais pas trop embarrassé et le fil conducteur de mon topo se résumerait en un mot trois fois répété : " la vérité, rien que la vérité, toute la vérité" . La vérité actuelle pour commencer, économique et politique avant d'aborder la vérité historique au fur et à mesure de la progression des idées sur le marché. La dette, les retraites, la sécu, l'école, la politisation syndicale, il y a du pain sur la planche et largement de quoi alimenter le débat pour ouvrir les yeux déjà équarquilés de la foule immense des français désabusés. Succès assuré pour cause de séisme politique. La vérité est peut-être la bombe atomique du royalisme français (le seul en fait).

A bien y regarder, et puisqu'il s'est annoncé, il n'est guère que le Comte de Paris qui puisse s'y risquer et être entendu, à cause de sa notoriété non négligeable. Toute la classe politique est plus ou moins compromise ne serait-ce que par complicité passive et elle a perdu toute crédibilité. Le duc d'Anjou, malgré sa prestigieuse filiation et la fascination qu'il peut engendrer, n'est pas , à cause de la distance qui existe, de facto entre le peuple de France et lui, ainsi que de son hispanité accusée, si bien placé dans cette partie du jeu politique (car c'est est un qu'on le veuille ou non). Il souffre là d'un handicap certain. Il ne manque pas d'imprécateurs indépendants et isolés, mais leurs voix manquent de portées et ils prêchent dans le désert. Quand je parle de se s'y risquer, c'est qu'il y a risque et non négligeable car chacun sait que le monde politique est gangrené par des maffias plus ou moins "efficaces" pour qui la vérité est l'épouvantail absolu. Que ne feraient-ils pas pour la tenir au cachot. Tout peut donc arriver, hélas, et ce ne sont pas MM. Boulin, Fontanet, Bérégovoy ou de Grossouvre qui, s'ils revenaient, pourraient dire le contraire. Mais c'est un cap à passer et une fois le morceau mangé, la route est libre. C'est avant que le chemin est miné, pas après.>>> Paul T.

“ La vérité vous rendra libre ” dit l’Écriture. C’est en effet le meilleur argumentaire que l’on puisse proposer à un candidat royaliste, si réticente que je sois devant cette manière de se manifester.

En revanche, vous citez, cher Paul, les handicaps dont souffre le prince Louis. Mais Henri, hélas, en a d’autres. Il est le fils d’un père qui l’a désavoué comme héritier, qui a dilapidé sa fortune dans des conditions douteuses. Lui même est divorcé (et si cela ne compte guère pour un candidat républicain, il est douteux que cela soit favorable à un candidat royaliste), il est d’âge assez avancé (le mien) et a laissé un de ses fils parler le plus souvent à sa place. Le prince Louis a pour lui la jeunesse, un côté assez photogénique et télégénique (et nous avons vu en Allemagne à quel point cela comptait), une épouse ravissante, l’exotisme... A mon avis, jeu égal.

<<<Tout a fait d’accord avec Paul... on va enfin parler du royalisme en France. Les français verront enfin qu'il n'y a pas qu'une alternative droite gauche dans le système républicain et que celle ci s'est déplacée sur le régime...

La campagne va être chaude. les média essayeront de le piéger sur la fortune des Orléans dilapidés, sur les querelles dynastiques, sur les clichés véhiculés par la république depuis deux siècles. Il va falloir au Comte de Paris une bonne dose de sérénité, d'humour pour répondre et surtout il lui faudra prouver que le royalisme est un système d'avenir et non du passé. Il lui faudra un programme qui tienne la route et surtout qui diffère de ceux des républicains. Il devra apporté une "réponse royalistes" aux grands problèmes de société et aux problèmes économiques. Cela peut marcher s'il est bien conseiller. Et ce sera plus efficace qu'un candidat style AR car le comte de Paris reste pour l'homme de la rue "le prétendant français". Espérons qu'il y associe son fils Vendôme qui a déjà pas mal oeuvré depuis 3 ans pour se faire connaître. On va arriver à l'adage :"le royalisme est une force sur laquelle il faudra compter dans l'avenir"

Je soutiendrai donc l'action du comte de Paris>>> Le chouan

<<C'est le seul qui sera le candidat au dessus de parti, cher à nos institutions, le seul "président" qui sera l’arbitre suprême, cher encore à l'institution. Il a un potentiel minimum de 15% si tous les royalistes votent pour lui. En cas d’échec, il se sera montré auprès des français, dans un esprit d'écoute et au dessus de toutes les mesquineries, et en cas de grosse crise, peut être que les français se retourneront vers la famille royale, et non à un hypothétique homme providentiel, comme Sarkozy!>> O.Rossi

<<<Sa campagne est déjà lancée ... dans Point de Vue :

Elysée : le comte de paris candidat : " je veux supprimer l'impôt sur le revenu ".

Wahooo .... Quel démarrage en fanfare !>>> Dom Eymerich

De Montgarnaud : <<<C'était un thème (caduc ?) du Front national.

L'argent récupéré par les ménages est injecté dans la consommation et (partiellement) récupéré par l'Etat sous forme de TVA.

Un bon moyen de dynamiser les entrepreneurs brimés dans leur course par la ceinture de plomb de l'IRPP>>>

 

 

<< Les orléanistes se réjouissent que leur champion sortent du bois et demandent aux légitimistes de ne pas déverser de "tombereau d'injures" sur sa candidature : aucune difficulté, nous ne sommes pas concernés.

Malheureusement comme d'habitude ils ne peuvent s'empêcher dès le message suivant de venir médire (restons polis) du duc d'Anjou et de ses partisans. C'est bien difficile d'exiger de nous le silence et de nous déchirer en même temps.

Essayez d'exister sans nous, merci.>>>Yrieix de Pourceaugnac

Réponse de Paul Turbier :

<<< Cher correspondant,

Ne lisez-vous pas trop vite ou êtes vous emporté par une subite colère. L'extrait que vous avez isolé intègre deux éléments qui doivent être disjoints. Le dernière phrase qui parle des imprécateurs ne concerne pas le duc d'Anjou pas plus, d'ailleurs la phrase juste antérieure au paragraphe que vous ne citez pas. (à propos des politiciens mouillés" )

Secondement, ne me prenez pas pour un Orléaniste. Je ne le suis pas pour beaucoup de raisons mais si vous lisez ma prose depuis quelque temps vous savez que j'attends depuis pas mal de lustres qu'un prince prétendant montre un peu de pugnacité. Une manifestation de cette nature ou d'une autre, équivalente (je ne suis pas difficile), venant du camp légitimiste m'aurait ravi mais comme ce n'est pas le cas, je fais avec ce que je trouve. En effet, nous ne pouvons plus attendre ; le référendum sur la Turquie est dans dix an, il sera probablement perdu ( Valenciennes, terre d'Islam etc ...etc)..et ma non-fortune personnelle ne me permet pas d'envisager aucun exil doré.

Mektoub !>>>

<<< SdB, hier soir, sur Radio Courtoisie, suggérait une hypothèse intéressante, concernant l’émergence de cette nouvelle candidature : diviser une nouvelle fois les voix de la vraie France, et empêcher Philippe de Villiers de gagner.

Quand à croire que ce candidat serait au dessus des partis, c'est rêver un peu : comment fera-t-il campagne ? Qui paiera les affiches, la location des salles de réunion ? Et qui présentera la facture après ?

Le sacre d'abord. Ce sera le signe que c'est bien le roi voulu par Dieu. Avant cela, tout n'est que tentative d'usurper un rôle qui ne lui est pas destiné. Le père n'a pas hésité à s'allier à de Gaulle pour arriver à ses fins, le fils a recours au suffrage universel. C'est la suite logique.>> “ moi aussi ”.

D’Olivier Rossi (deux jours plus tard) : <<<Je ne vois vraiment pas pourquoi l'UMP irait chercher le comte d'Orléans pour diviser encore plus la droite nationale. Sachant, que pour les frontistes, c'est le rôle de Villiers, et au sein de l'UMP, il y a ducon gnangan qui pourrait leurs piquer des voix, et il est bien plus médiatisé et proche de l'UMP que le comte de Paris. (apparemment, ducon gnagnan envisage de se présenter, comme c'est étrange)>>>

 

Ma réponse : l’hypothèse n’est pas exclue. Je n’ai pu entendre Serge hier, mais je fais confiance à son nez, qui n’est pas infaillible (il a un peu trop tendance à croire que “ la vérité est ailleurs ” dans tous les cas) mais tout de même fort bon.

Je pourrais comprendre, effectivement, et je l’ai dit, que Henri d’Orléans saisisse l’occasion de la pré-campagne électorale pour se faire connaître et connaître les idées royalistes (à condition qu’il les fasse vraiment connaître) mais non qu’il se présente effectivement et divise les voix de “ la vraie France ”, peut être et, presque certainement, qu’il ridiculise la famille royale et l’idée même de royauté par un score ridicule.

De Montgarnaud : <<< L'avantage du Comte de Paris, c'est en effet d'être au-dessus des partis. A moins qu'il fasse le poirier. L'essentiel, comme dans la fable, étant bien sûr de n'être pas soliveau.>>>

Réponses d’Olivier Rossi :

<<< La sainte ampoule a été détruite en 1793 par les révolutionnaires^^ Louis est il démocrate? On en sait rien/ ¨

Pensez vous vraiment au retour de la monarchie absolue? La seule "espérance" d'en avoir une, c'est d'avoir une guerre civile, et que le roi essaie de lutter contre les fractions. Pour l'instant, ce n'est pas d'actualité. La seule façon de rétablir la monarchie c'est par les urnes.. On peut faire confiance, à la famille capétienne d'avancer petit à petit, empiriquement pour avoir une monarchie forte. Hugues Capet à son élection n'a pas crié "je suis un roi absolu", la famille petit à petit à construire la France. La république l'a détruite, le comte de Paris admirateur de rois conciliateurs et modernisateur tel Charles V, Henri IV et Louis XVI, souhaite reconstruire la France, pour cela il faut commencer par les peu de fondations que nous avons: l’élection par le suffrage!! Je pense qu'on peut faire confiance au comte de Paris pour avancer, diriger la France empiriquement. <<< O. Rossi

De Montgarnaud : <<< Pour la Sainte Ampoule chez les "légitimistes" : vous prendrez l'halogène.>>>

Réplique d’O. Rossi : <<< un allogène espagnol? (sans aucune méchanceté, juste pour faire un jeu de mot à la c..)>>>

Réponse de FB :

<<<le Comte de paris admirateur de Louis XVI ???

Mon Dieu...n'en dites pas plus..>>>

D’Olivier Rossi : <<<Ce [Louis XVI] fut l'un de nos meilleurs rois! Dommage qu'il a raté la réforme fiscale!>>>

 suivi deux jours plus tard de cette explication : <<<ne méprenez surtout pas ma réponse...elle ne contient aucun sentiment mauvais sur le Roi, mais bien sur les descendants de ses assasins.>>>

<<< Si je comprends bien:

Le Pen est là pour diviser la droite, Villiers est là pour diviser le FN Le comte de Paris est là pour diviser Villiers!

ça commence à devenir complexe. C'est peut être à Villiers de soutenir le comte, je pense.>> O. Rossi

Chacun est le diviseur de l’autre, évidemment. Cela dit, d’une part il n’est pas convenable de parler du chef de la maison d’Orléans en disant “ le comte ”, comme s’il était le comte de Tartenflûte.

D’autre part, je ne vois aucune raison qui pourrait, à l’heure où nous écrivons, conduire Philippe de Villiers qui est en train de réunir la droite de raison, la droite française et qui a une chance - une petite chance, je vous l’accorde, de réussir, à soutenir une candidature heureusement encore virtuelle et qui, à l’heure où nous en jacassons, n’a pas la moindre chance de réussite, si ce n’est - et c’est ce que je souhaite - comme tribune pour faire connaître le royalisme.

Réaction du chouan : <<< Alors.. là.. cher ami, vous reformulez l'essentiel :-)))) Et dire qu'il y a quelques temps,on jetait Villiers aux orties l'accusant de diviser la droite nationale et d'être a la botte de l'UMP... Et voilà maintenant, la candidature du prince l'empêcherait de gagner! Aurait-on décidé de soutenir le vicomte?

 Sans état d'âme, je soutiendrai le prince mais si Villiers reste en lice...>>>

d’Olivier Rossi : <<<Itou, pour une fois on peut se passer des compromissions avec un parti!>>

de Soldat Louis : A ce que je lis et écoute de Villiers, il semble avoir déjà pris le parti de la rupture de la classe politique. De la même façon, mais à un niveau différent, que Sarkozy qui veut être la rupture par rapport à la droite molle. Le nouveau Le Pen, en fait, en moins chargé de valises. Je ne vois pas comment, politiquement parlant, Villiers pourrait soutenir le comte de Paris. C'est sûrement un beau sujet de discussion, mais dans la réalité, si Villiers croit à ce qu'il dit, il ne peut pas soutenir la campagne du Comte de Paris. Au contraire, ca serait plutot le Comte de Paris qui, sur un deuxième tour, apporterait ses voix au même candidat que Villiers. >>>

 

<<< Je parle du sacre de Reims, avec la sainte ampoule. Qui pourrait marquer la naissance d'une nouvelle dynastie, après les mérovingiens, les carolingiens et les capétiens. Si le comte de Paris est le gagnant de la course, tant mieux pour lui. Mais, n'étant pas démocrate, je ne crois pas un instant que 51% de français décérébrés, nourris de "Star Ac" et de "Loft", ces français qui placent l'abbé Pierre et Zinedine Zidane au premières places de leur classement, aient raison s'ils votent pour le Comte de Paris.

J'ai peut-être trop d’exigence envers la monarchie pour supporter de la voir représentée par un prince essentiellement démocrate qui mettrait en place une république couronnée. Mais je ne vois pas pourquoi je ne le dirais pas ici, si c'est ce que je pense.>>>

Je partage votre opinion. Mais j’admets volontiers que le chef de la maison d’Orléans se procure une tribune dans ces conditions, surtout si c’est pour faire connaître le royalisme.

Cela dit, pas plus que vous une république couronnée ne me satisferait. A.

<<< Pas de royalistes chez les princes ? Eh ben, je ne sais pas ce qu'il vous faut. Louis-Philippe, comme son père, a toujours lorgné vers le trône et il y est arrivé. Henri V, contrairement à ce que vous dites, n'y tenait pas vraiment sinon il aurait sauté sur l'occasion (dont n'importe quel prince aurait profité). Les Orléans n'ont jamais cessé de prétendre, quitte à se compromettre comme feu le comte de Paris. Quant à son fils et son petit-fils, ils se remuent, on dirait.>>> P.Y. Guilain

J'ai envoyé par mégarde cette réponse uniquement à Pierre-Yves Guilain alors que je la destinais à tous.

Mille excuses : cela va sembler un peu réchauffé, mais j'y réponds un peu au débat en cours à propos de l'annonce du comte de Paris, s'il se titre encore ainsi...

Pierre-Yves Guilain a écrit :

 <<< Pas de royalistes chez les princes ? Eh ben, je ne sais pas ce qu'il vous faut. Louis-Philippe, comme son père, a toujours lorgné vers le trône et il y est arrivé. Henri V, contrairement à ce que vous dites, n'y tenait pas vraiment sinon il aurait sauté sur l'occasion (dont n'importe quel prince aurait profité). Les Orléans n'ont jamais cessé de prétendre, quitte à se compromettre comme feu le comte de Paris. Quant à son fils et son petit-fils, ils se remuent, on dirait. >>>

 Lorgner vers le trône est-ce vraiment être royaliste ? C'est-à-dire être partisan d'un régime qui assure le bien commun au royaume et à ses peuples, mais pas forcément sa place au sommet. Si Louis-Philippe est parvenu sur le trône, son ambition se limitait bourgeoisement à régner sur les Français et non sur la France. Quand à ses descendants, si être royaliste c'est fricoter avec des personnages aussi douteux que De Gaulle ou Mitterrand, autant prendre sa carte à l'UMPS.

Quant à la dernière annonce du comte de Paris, je regrette qu'elle vienne si tard, il a quand même 72 ans : est-ce rendre service à la monarchie que de vouloir la représenter, pour la restaurer, à cet âge ? Si Henri cédait la place à Jean ce serait déjà plus crédible. Maintenant, s'il persiste, ce sera pour moi : Vive le roi, quand même ! Mais je suis sceptique. Je me souviens que le comte de Clermont en 1981, venu à Tours et reçu par l'union royaliste tourangelle qui m'avait confié la tâche de l'accueillir, m'avait sidéré par une réflexion à caractère << politique >> qu'il fit au sujet de l'élection récente des socialistes... Il considérait que : << c'était une chance pour nous (les royalistes ou les Orléans ?) >>. Je doute depuis de son sens politique, mais pas de ses goûts en matière culinaire puisque sur une alose à l'oseille il préféra un chinon (rouge) à un sancerre (blanc).

Je reste, pour l'instant, ultra, tant que nous n'avons pas de roi... Par ailleurs, il faut se demander quand même si, à la lumière de ce qui se passe en Bulgarie avec Siméon, c'est bien le rôle d'un Prince de prendre les coups, tant que rien n'est sûr et de faire retomber sur lui les résultats du vote. Que l'Alliance royale fasse un résultat ridicule, médiocre ou inespéré, cela ne concerne que l'idée qu'elle veut promouvoir, qu'un Prince fasse moins de 5 % ou même 20 % cela devient échec sans lendemain d'un principe.

 Je remarque par ailleurs, que l'idée qu'un Prince puisse se présenter à des élections, pourtant tout aussi républicaine que les Européennes auxquelles l'Alliance a participé, recueille l'assentiment et l'enthousiasme de bon nombre d'entre nous, alors qu'une structure réellement politique, donc fait pour affronter les autres partis politiques ne suscite que sarcasmes, contestations et ricanements. Encore une fois si Henri va jusqu'au bout, pourquoi pas. Mais si son projet n'en est qu'un ou avorte au dernier moment, il empêchera l'Alliance de collecter les 500 signatures nécessaires et le débat n'aura pas lieu. Et il supportera, seul, l'échec de la tentative. C'est peu politique, mais enfin, comme l'on dit, Vive le roi ! >>>Villèle

Ma réponse :

Je suis comme vous avez sans doute pu le lire plus que réservée sur une candidature réelle d’Henri d’Orléans. Bien sûr, s’il devenait roi par ce moyen (rêvons !) je dirais : “ Vive le roi quand même ” mais ce serait vraiment “ quand même ”, surtout si comme il serait alors plus que probable (rêvons toujours) il s’installe dans le fauteuil d’un président de la république couronné.

En revanche, qu’il se saisisse d’une tribune possible, si c’est pour se faire connaître personnellement, cela le regarde ; si c’est pour faire connaître la royauté et les idées royalistes, bravo ! mais une fois la tribune acquise, le discours délivré (et je l’espère bien reçu), halte-là ! pas de candidature de fait, pas de risque d’un score ridicule qui sans doute donnerait le coup de grâce à tout espoir de réinstauration monarchique.

Réponse de André Clert :

<<<Je ne comprends pas bien, dans ce dernier paragraphe de Gérard, ce que serait la position de l'Alliance Royale si la candidature du Comte de Paris était confirmée. Ne serait-ce pas un soutien total, cerveaux et cœurs ?>>>

Réponse de P. Van Ommelaeghe :

<<<je suis Gérard dans son analyse. Il me paraît évident (sous réserve de ce que décidera le bureau politique) que si Henri va vraiment au bout, l'Alliance ne pourra que le suivre. Mais s'il renonce tardivement, il l'empêchera de présenter un candidat royaliste.Quant à l'âge, ce n'est pas un vrai problème. Voyez l'âge de Chirac, celui de Mitterand lors de sa réélection. Et puis les vieux sont l'avenir de la France..>>>.

<<<Le comte de Paris est entouré de specialistes dans son institut de recherche, il a des bons conseillers, on peut lui faire confiance. Je ne vois pas trop comment il peut faire. Indépendance des medias? c'est hélas impossible, certains ignorent qu'il y a des royalistes car peu médiatisé, et ignore qu'il y a encore des prétendants! C'est triste mais il faut s'y faire! >>> O. Rossi

<< <<<Pour l'instant, son site parle plus de ses aquarelles que de ses prises de positions politiques hardies >>> dom Eymerich.:

<<< C'est le seul qui sera le candidat au dessus de parti, cher à nos institutions, le seul "président" qui sera l’arbitre suprême, cher encore à l'institution. Il a un potentiel minimun de 15% si tous les royalistes votent pour lui.>>> O. Rossi

Réponse de Soldat Louis : <<< Là il faut arrêter le délire. L'élection présidentielle est la plus dure de toutes, et les propositions "alternatives" au sens large se font régulièrement ramasser au scrutin. Se prononcer sur une fourchette aujourd'hui est bien optimiste... par rapport à l'histoire récente des présidentielles V° on peut juste dire que 2% serait un bon score et 5% un miracle. >>>

<<< le Comte de Paris candidat... je découvre à la lecture des messages cette information...et je me demande qui est le conseiller en communication de ce Prince? vu les dernieres prestations, il ferait bien de se parer d'un très très bon.. >>> FB

Réponse du Chouan : <<<C'est la première chose à faire : lui trouver un tres bon conseillers en com.. et faire comme ce qu'on faisait aux jeunes politiciens dans les années 80 : les marathons interviewes soit 5 heures de studio tv par jour où il sera mis sur le grille par des professionnels. Au bout de ce temps, il ne doit plus avoir un poils de secs sur le corps... C'est ce qui a manqué à PdeV pour être à l'aise devant une caméra...>>> R

<<<Il commence sa carriere à 72 ans, comme il l'aurait commencé sa carriere de roi, à la mort de son père! "le roi est mort, vive le roi"

Pour le soutien de Mitterand, je vous conseille" François Mitterand, le dernier des capetiens" de Guy Gauthier (que je vous conseille vivement) . Le comte de Paris et Mitterand furent ami de longue date, juste avant guerre, ils partageaint pas mal de point de vue. ( Mitterand était beaucoup plus à droite que VGE). Le comte de Paris a plus soutenu Mitterand "le dernier des capetiens" comme il l'appellait que le PS.

Même s'il n'est pas élu (ce qui sera sans doute), enfin la France et les français qu'ils ont des princes qui s'occupent de leurs problemes et qui ne se montrent pas exclusivement dans les soirées de la jet set, en cas de grave crise, ils pourront être un secours!>>> O. Rossi

<<<500 signatures, ce n'est pas rien.

Et d'accord avec le prix nobel de chimie : au delà de 70 ans, place aux jeunes pour les honneurs.

Et si on joue le jeu électoral, pourquoi ne pas commencer par le début :

- maire, député, président de conseil général

- ou bien sciences-po, ena, cabinet ministériel, ministère

Charles-Henri d'Orléans, qui semble avoir le gout de la politique pourrait s'y mettre en 200>>>Yrieix de Pourceaugnac.

Du Chouan :

<<<et Louis a aussi les cocktails à 100€ ce qui le desservirait certainement :-))>>>

De FB :

<<<et nous revenons chère Anne à la question de la représentation de la Famille d'Orléans, qui peut prétendre au trône en tant que descendant de Louis Philippe, et qui représente une monarchie parlementaire quasi républicaine. Comment soutenir cela ?>>>

Aussi je ne le soutiens pas en tant que candidat, ce qui de toute façon est ridicule et ridiculiserait la monarchie. Je soutiens son initiative qui tend à prendre la parole et à parler de royauté, à utiliser les micros qu’on lui tendra. S’il se donnait le ridicule d’une candidature de fait, je ne voterais pas pour lui.

<<<Que Henri Comte de Paris fasse passer un réel message royaliste, pardonnez moi d'en douter fortement.

Par ailleurs, lors d'une conversation que nous avions entamée il y a maintenant 2 ans avec le Prince Sixte Henri, cette question de la Bulgarie était évidemment posée.. la réponse du Prince fut sans détour. La dynastie en Bulgarie est une famille de " parachutés " ( terme employé par le Prince) alors que la France a une famille fondatrice, ..ce qui est tout à fait différent.(évidemment il parlait des Bourbons et non des Orléans), dans cette optique, je regarde la " candidature" du "prétendant" comme farfelue ...et certainement lourde de conséquence pour l'idée même de Monarchie ayant déjà un peu d'expérience dans les " bourdes " commises par ce Prince d'Orléans.

Mais il représente une famille qui a régné, et à ce titre, qu'il se présente devant les français est intéressant. reste à voir comment il sera conseillé et ce les enseignements à en tirer.

Quant au sacre ..alors là, j'ai cru que j'allais avaler mon clavier, je ne sais plus qui en a parlé... restons sérieux...de plus le Prince et sa famille ont toujours dit être chrétiens...mais jamais rien de plus...alors le sacre...comme ampoule, du 25 watts devrait suffire. Non, ça.. désolé ça ne passe pas.<<<

N’avalez pas votre clavier, cela passerait aussi mal que la république couronnée. Je crois qu’au fond nous sommes assez d’accord, pour l’instant (sauf le ridicule d’annoncer une chose pareille dans “ Points de vue) il n’y a pas de mal, et peut-être un peu de bien. Après, et si Henri d’Orléans va au bout et “ candidate ” pour de bon, ce sera une autre histoire.

De P. Van Ommelaeghe : <<<Bonsoir,

rien de plus, vraiment ? Le prince Jean a été plusieurs fois brancardier à Lourdes. C'est beaucoup plus que beaucoup de catholiques.>>>

Bonsoir,je suis Gérard dans son analyse. Il me paraît évident (sous réserve de ce que décidera le bureau politique) que si Henri va vraiment au bout, l'Alliance ne pourra que le suivre. Mais s'il renonce tardivement, il l'empêchera de présenter un candidat royaliste.Quant à l'âge, ce n'est pas un vrai problème. Voyez l'âge de Chirac, celui de Mitterand lors de sa réélection. Et puis les vieux sont l'avenir de la France...

D’Olivier Rossi : <<Depuis 1883, ils sont les représentants de la monarchie traditionnelle>>

Je crois que même les Orléanistes ne seraient pas d’accord : les Orléans sont les représentants d’une monarchie parlementaire qui n’a rien à voir avec la monarchie traditionnelle. C’est leur droit d’y croire, le vôtre de les suivre, mais si vous croyez que les Orléans, passés ou présents, ont la moindre envie de rétablir une monarchie du type capétien, il me semble que vous faites erreur e que vous leur imputez des idées et des projets qui ne sont pas les leurs.

Réponse de FB : <<<euhhhh...non, vraiment pas. En 1883, le Comte de Chambord avait des héritiers de droit. " le roi ne dispose pas de la couronne."

Ils sont les descendants AINES DIRECTS de LOUIS PHILLIPE. C'est tout. ( ce n'est pas rien déjà ! )>>>

D’Olivier Rossi : <<<Si Villiers est royaliste, ca serait normal qu'il le soutienne! (et qu'il devienne le 1er ministre)>>

Villiers est sans doute royaliste. Mais est-il orléaniste ? S’il ne l’est pas, il serait logique qu’il partage mon attitude, c’est à dire qu’il se dispense de tirer à boulets rouges sur Henri d’Orléans et que même il apprécie tout ce que celui-ci dira en faveur de la monarchie, sans pour autant le “ soutenir ”, d’autant qu’à l’heure qu’il est (l’avenir dira si les choses changeront) Villiers a peut-être quelques chances de diriger dans deux ans la politique de la France, et peut-être d’être un nouveau “ Monk ” (et même, car je lui crois l’âme généreuse, de n’attendre aucune reconnaissance, aucune obligation, du roi revenu sur son trône, pas même un poste de premier ministre) mais Henri d’Orléans n’en a aucune. Il serait donc ridicule de la part de Villiers d’accrocher son char à celui d’Henri d’Orléans. Ce n’est que dans le cas où il serait un Orléaniste intégral, passionné dans sa fidélité, qu’on pourrait attendre de lui une telle attitude.

Un vrai royaliste n’attend pas des urnes le retour de son roi. Du moins telle est mon opinion (et comme dit l’autre, je la partage... ;-)))) )


<<<Le petit débat qui s'installe à propos de l'annonce d'Henri d'Orléans promet d'être quelque peu passionné au sens strict du terme, c'est à dire qu'il va être dominé par les passions. Nous allons oublier que le yatagan est dans nos reins faute peut être de vivre trop loin de Trappes, Mantes, ou St-Denis. Certains d'entre nous, et je suis des leurs, ont éprouvé dans leur chair la "tolérance de l'islam modéré" et même simplement d'une certaine immigration de troisième génération pas islamique pour deux sous. Ils ont donc une vision aiguisée du temps qui passe et qui travaille contre nous. Il est contre nous de deux manières. par l'existence d'une haine atavique devenue avec les siècles quasi-génétique et unilatérale et par l'effet d'une jalousie envieuse dont il n'est pas judicieux de débattre sur VR

 Les échéances se précisent et il est maintenant possible d'en apprécier les proximités. 2007 sera une étape avec des résultats surprises aux élections municipales qui mettront en évidence les effets d'une invasion de peuplement insidieuse mais efficace. Une autre étape sera 2015 avec la prise d’effet de l'admission Turque en Europe et l'arrivée peu après de pays du maghreb et pourquoi pas la Syrie toujours encombrée de son pétrole mais libérée de Khadafi. Nous ne pouvons donc plus attendre que les choses aillent dans le sens de nos goûts, de nos rêves et nos rancoeurs et prendre le parti le moins mauvais entre tout ceux qui s'offrent à nous. Mourrons nous comme Virginie, pour des principes respectables mais inadaptés à l'urgence et à le gravité de la situation. Quel sens aura l'attente du prince Louis si elle doit s'accomplir à l'ombre d'un minaret ? La semaine dernière, à Mantes, on a lancé dans la joie l'édification de la seconde mosquée de la ville alors que l’église voisine (Gassicourt) fonctionne au ralenti.. J'ai acquis un jour une petite notoriété sur VR en donnant la recette de la tarte au citron. devrais-je donner celle des crêpes le 19 janvier pour que certains royalistes puissent en manger le 21 suivant, la conscience tranquille et l'âme en paix ?

Revenons pour terminer sur la déclaration orléaniste.

Je ne crois pas un seul instant que le comte puisse arriver en tête d'un scrutin présidentiel et par conséquent je ne redoute pas une réinstauration orléaniste. Il m'étonnerait beaucoup qu'il y croie lui-même, ce n'est pas le but de la manoeuvre. Le but est de pouvoir écrire et parler en direction des républicains mous qui ne veulent plus voter pour aucun homme politique et qui seraient susceptibles de faire un pied de nez à la république avec un bulletin fleurdelysé. Ce serait une immense réussite si un score voisin de 5% était atteint. Il en résulte que les spéculations sur un sacre à Reims sont parfaitement farfelues de même que les craintes dues à l'âge. dormez en paix, bonne gens, Henri ne régnera jamais et sa démarche n'enterre aucune autre option royaliste. Le fin du fin serait qu'un projet (et non un programme) royaliste puisse être présenté et expliqué sur l'agora de sorte que le royalisme apparaissent enfin comme une réalité autre que nostalgique et mondaine.>>>

Moi non plus, je ne crois absolument pas qu’Henri d’Orléans puisse remonter sur le trône à la faveur des élections présidentielles de 2007 ni des suivantes (en 2012 il aura 79 ans !)

Mais le fait est que, si sa position lui donne quelque avantage puisqu’il a accès à certains médias (ne serait-ce que les émissions d’Ardisson, les articles de Bern dans le “ Figaro-Magazine et “ Point de Vue ” qui, malheureusement, ne donnent guère de garanties de sérieux), il cumule les désavantages : son âge, bien entendu, quoi que vous en disiez (1) ; les palinodies de son père et le scandale qui a entouré les derniers jours de celui-ci avec la dissipation du considérable patrimoine des Orléans ; le fait que son père l’ait renié comme héritier - même s’il l’a rétabli dans cet état, je crois, “ in fine ” ; le fait que sa mère ait préféré assurer la quotité disponible de son héritage non à lui, comme aîné, ni à ses petits-enfants handicapés (ce qui aurait paru très normal) mais à son fils Jean ; son appartenance à une loge maçonnique ; enfin le fait que ni son père, ni lui-même, n’ont dans un passé récent montré de goût pour la royauté véritable, mais seulement pour les honneurs qu’ils pourraient recevoir dans une république couronnée. Il semble que les dernières déclarations d’Henri d’Orléans n’aille pas dans ce dernier sens, et je m’en réjouis. N’empêche que tout cela fait bien des “ casseroles ” que ses adversaires ne manqueront pas de faire résonner non pour combattre sa candidature, ce qui serait normal et arriverait en tout état de cause, mais pour la ridiculiser. Et c’est ce que je crains. Et qui ne m’empêche pas de me refuser à tout ce qui lui mettrait des bâtons dans les roues.

Mais qu’on ne me demande pas, en plus, de me répandre en louanges avant qu’il ait fait ou dit quoi que ce soit qui le mérite (je ne manquerais certainement pas de le louer s’il prenait fermement position sur le problème de l’invasion musulmane qui vous préoccupe en premier lieu, à très juste titre), ni de voter pour lui dans le cas où, par exemple, Villiers aurait des chances réelles.

Il va de soi que pour l’instant, il est bien trop tôt pour que je m’engage sur un vote dont j’espère d’ailleurs qu’il ne sera pas sollicité.

(1) Si je le mentionne, ce n’est pas crainte de voir un vieillard monter sur le trône : après tout, c’est ce qu’espèrent bon nombre d’Afghans parmi les plus cultivés et les plus sages. Non, c’est que cet âge sera une bonne raison pour que les républicains, et même ceux qui se moquent de la république comme de leur première paire de chaussettes, de le brocarder.

De Montgarnaud : <<<L'idéal serait d'aller d'abord à Reims. On verra pour l'élection ensuite.>>

Ma réponse : Pour une fois, voilà une réflexion qui mérite d’être prise au sérieux !


8 octobre

La traditionnelle messe anniversaire à la mémoire de la Reine Marie Antoinette, célébrée place de la concorde à l'emplacement de l'échafaud se déroulera Le DIMANCHE 16 OCTOBRE à 15 H.

(Édicule de la ville de Rouen - face à l’Hôtel de Crillon)

Venez nombreux: cette manifestation est l'une des rares occasions de voir les royalistes de toutes les tendances rassemblés dans la ferveur sur la voie publique à Paris...

J'aimerai bien que l'on soit un peu plus de trois cents...comme à l'habitude! Il est navrant que dans leur immense majorité, les royalistes de la région parisienne ne font aucun effort!

ET l'abbé Michel, avec tout son fourniment (autel portatif, dais, catafalque, etc.) n'hésite pas à faire plus de 350 km aller et retour pour la circonstance! L'entourer est aussi un témoignage d'estime pour son action... Mais j'avoue être un peu dégoûté devant l'indifférence pratique que suscite cette annonce, année après année!

Pourtant cette messe est toujours célébrée le dimanche le plus proche de la date anniversaire pour qu'un maximum de personnes puissent venir Souhaitons que cette année inaugure une nouvelle ère de ferveur militante: se compter nombreux place de la concorde serait aussi une grande satisfaction pour nous tous!

Et pour la foule parisienne de passage, c'est aussi un moment important et une source d'interrogations parfois prometteuses...

Alors, si vous n'êtes pas trop loin, venez...et accompagnés!

Claude


Du Forum “ Vive le roy ”

<<< Le MERCREDI 12 OCTOBRE , à 21 H 00, le forum Vive le Roy fêtera sa première année!!!

A cette occasion nous proposons d'organiser un fête cybernétique !

Rendez-vous est donné à 20 H 45 précises à tous les forumistes et les amis qu'ils auront pu contacter, sur le forum Vive le roy lui-même. Le but étant de partager un moment convivial en laissant de côté, l'espace de quelques minutes, les tensions des débats doctrinaux.

L'objectif est également d'exploser le record de personnes connectées en même temps, qui est encore aujourd'hui de 20. C'est largement faisable, si la mobilisation est de la partie.

Ce sera de plus, l'occasion de rendre hommage à Blancroy, fondateur du forum, qui se trouve Dieu seul sait où à l'heure actuelle. Le jour où il refera un petit tour par ici, il serait sympa qu'il puisse y voir vos messages de sympathie.

Enfin, pour que la fête soit réussie nous organisons dans le topic "anniversaire", un concours de smileys ayant un rapport avec la fête, l'anniversaire, la bonne humeur, la royauté...etc. Cherchez bien je suis sûr qu'il en existe des tas.>>>

 A MERCREDI ! L'équipe de Viveleroy.

MERCI. BLANCROY !

 LONGUE VIE AU FORUM! VIVE LE ROY


De Mahoud :

>>>Merci de bien vouloir faire suivre ceci de ma part :-----------------------------------------------Bien chers vexillarégiens,

Du fond de ma grotte j'entends parfois l'écho lointain de vos disputes,quand vous criez suffisamment fort : cette fois-ci, grâce à Moi Aussi, j'entends fort et clair, et constate avec effarement que certains perdent complètement la tête !

Non mais ça va pas, non? croyez-vous vraiment que cet Orléans dégénéré, qui a montré tant et tant son incapacité à construire quoique ce soit d’équilibré, puisse apporter la moindre pierre à l'édifice royaliste? Il est déjà vieux, n'a rien montré, rien prouvé à part son inélégance (procès contre le jeune Louis XX fraîchement orphelin, par exemple, bel exemple s'il en fut de charité chrétienne et de noblesse d'âme).

Tout le monde sait qu'il y a de sombres histoires de famille, d'argent, d'intérêts...des titres usurpés, des sauts de génération au profit de ses fils...bref, indépendamment de son statut de républicain pur porc, il n'est en aucun cas crédible !

De plus, vous oubliez son âge...pour faire rêver les français avec un futur roi, il faudrait un jeune et beau prince, tout sémillant. Ce serait Jean, encore, ni beau ni sémillant, ni vraiment jeune, mais qui au moins n'est pas crétin et ne traîne pas de casseroles !

Et puis c'est un absolu. Un roi ne revient pas par les urnes républicaines de l'an 2000. Sinon, à quoi bon le sacrifice du comte de Chambord ?

Vive le roi, vive la Monarchie(la vraie), à bas la démocratie à la"française" (pour une fois, pourtant je n'ai pas particulièrement de sympathie pour lui, je préfère 1000 fois Villiers)Amitiés à tous(au moins à tous ceux qui ne voteront pas pourl'Orléans). Mahoud>>>

Rassurez-vous, Mahoud, il y a vraiment fort peu de chances pour que je vote pour lui. Tout au plus puis-je espérer qu'il fasse parler de royauté, encore que je redoute que les casseroles qu'il traîne fassent qu'on la brocarde plus qu'on ne se mette à l'aimer.

En attendant, je vous envoie mes compilations "Royalisme 4" et "Religion 2"

Amitiés à vous, à Mahoud consort et aux enfants

Réaction du Chouan :

<<<Bonjour. Un peu de modération serait la bienvenue. on n’insulte pas un prince de la maison de France quel qu'il soit. Il est souvent dit que l'on ne choisit ses princes. Même si le prince d’Orléans n'avait aucune légitimité à régner, il n'en reste pas moins un Prince de France, descendant de Louis XIII, d’Henri IV et de Saint Louis. N'oubliez qu'il est aussi un Bourbon par le sang. Alors mesdames, un peu de mesure, SVP>>>.Le Chouan


De Michel Séguy : <<<Bref...D'un coté le “ coNte de Paris ” Et de l'autre “ en Joue ! feu ! ”>>>

De Paul Turbier :

<<< Voici le dernier billet que je donnerai à propos du bruit qui court au sujet d'une candidature du Comte de Paris. Je vais essayer d'être froid et lucide et de privilégier les faits (être factuel, comme on dit de nos jours) .

J'articulerais mon petit exposé autour de trois questions qui me semblent sous-tendre qq messages. je les donne dans l'ordre

1- Doit-on parler du royalisme sur la grand'place ?

2- A qui tendra-t-on le crachoir ?

3- Qui dira des choses intelligentes ?

A la première question je réponds pour ma part "oui " quitte à examiner les modalités dans un second temps. Le royalisme ne peut aboutir s'il reste en marge et en vase clos. Claude nous dit que 300 personnes sont attendues sur la place de la Concorde à Paris pour la mémoire de la reine, il est amer, je comprends son amertume et sa colère, car je les partage.

 La première réponse qui vient pour la seconde question est : à personne. Conséquence de sa marginalité le royalisme n'est pas près de faire le titre du JT de 20 heures un de ces prochains soir. L'idée d'utiliser la tribune que constitue l'élection de 2007 n'est donc pas sotte car peu d'autres stratégies sont praticables. Bien sûr l'objectif n'est pas de se faire élire, je dirai même surtout pas, et le la grosse artillerie électorale républicaine n'est pas utile. Il faut payer les bulletins de vote et les affiches, ce n'est certes pas rien mais, probablement surmontable.

Mais il faut trouver le tribun. Je dresse une liste des orateurs potentiels. Henri, Louis Sixte-Henri, Yves-Marie ....... Le Chouan, Mahoud, Pierre Van O, Paul Turbier et je raye les probabilités par en commençant par les plus basses. Que reste-t-il ? Henri. Je n'y peut rien.Qui dira des choses intelligentes ? même petite stratégie, mais ce n'est pas Henri qui gagne et malgré le talent de Yves-Marie, Richard, Paul et les autres, je trouve Sixte-Henri .

L'idéal serait peut-être que Sixte-Henri soit l'aîné des Bourbons et qu'il ait eu l'idée en question. Ce n'est pas le cas.

Pour certains d'entre nous cet idéal serait vénézuélien. Mais impossible, ne serait-ce qu'à cause du contexte électoral qui exige de facto une naturalité concrète. Imaginons en outre une apparition télévisée avec un accent madrilène. Sacré handicap pour parler de problèmes franco-français. Sincèrement, et honnêtement, est-ce possible ?

On retombe donc sur Henri malgré qu'il ne soit pas, mais pas vraiment, un orateur (quant à son fils n'en parlons pas). Si l'affaire n'est pas une baudruche percée et qu'il persévère, Il va falloir faire avec. Souhaitons seulement qu'il dispose d'un entourage qui lui prépare des topos béton, topos qui ne devraient pas être trop difficiles à concevoir, tant la République a fabriqué elle-même de verges pour la fouetter. C'est là que le royalisme pourrait se révéler, car même malgré le handicap des chapelles dynastique, il ne manque pas de talents. Il a du monde, et du beau. Pas besoin de démagogie, la vérité, rien que la vérité et toute la vérité, je lève la main droite et je dis "je le jure, Monsieur le président, la République c'est de la m...!!".Paul T.>>>

Réponse de Gérard Villèle :

 

De Gérard de Villèle :

<<<Non Paul, je ne pense pas qu'il faille cesser de discuter.

Surtout que nous pouvons dire et penser ce que nous pensons vraiment, avant que chacun reçoive les consignes qui de la RN, de l'Alliance, de l'AF, de la NAR et j'en passe... Que nous n'accepterons pas peut-être...

Pour l'instant, procurez-vous le dernier Point de Vue et lisez les deux ou trois pages d'entretien avec Henri d'Orléans.

Les encadrés pour contrebalancer les dires du prince, surtout celui de Pascal Perrineau, président (ou membre) du Cevipof, ex-condisciple du lycée Descartes, à Tours, avant 1968, spécialiste du Front national et de l'hextrèèèème drouatte. On comprend pour l'instant que le prince est déjà encadré puisqu'il n'a pu annoncer son intention que dans la presse pipeule. Et qu'on lui oppose le spécialiste de service. Il répond, courtement (la place ! et il ne faut sans doute pas trop proposer de signes à lire au lectorat choisi) et assez intelligemment à quelques questions, mais la moitié de l'entretien est consacré à ceux qui l'aident et à sa lettre, à son livre blanc (combien y a-t-il de constats du même genre, émanant même de républicains de gauche comme de droite, ce qui constitue un pléonasme), aux brillants étudiants de grandes écoles qui écrivent pour lui, aux spécialistes en économie et en toutes matières qu'il va consulter et tout cela avant de se préoccuper de rechercher les 500 signatures qu'il faut avoir trouver (et obtenues dans 18 mois). Argument principal il supprimera l'impôt sur le revenu ! Cela ne fera ni chaud ni froid à plus de la moitié des Français qui ne le payent pas, mais assurera une opposition " populaire " de gauche qui criera au suppôt de la droite et des richards (sans majuscule...), il veut replacer l'agriculture à la place qu'elle a perdue depuis la guerre, certes, le constat est toujours bon, mais pour cela il faut quitter l'UE, faire en sorte que le retour à la terre soit possible, remettre en vigueur le métayage et une relation capital-travailleur (agricole) à l'honneur. Ensuite, ce que nous pensons tous (avec même la caution de Giscard) ce qui pourra toujours le dédouaner, il tempête conte l'invasion, la dénatalité...

Bien, très bien, mieux que rien. C'est vrai.

Mais, tentons de répondre à vos trois questions, en espérant que les arguments sérieux seront plus nombreux que les boutades, les blagues ou les doigts sur la couture du pantalon.

1- Doit-on parler du royalisme sur la grand'place ?

Nous sommes tous d'accord : il faut en parler, s'agiter, faire en sorte que politiquement le royalisme fasse surface et ne soit plus cantonné aux Invalides et au Pré-Catelan pour les uns, ou dans la presse pipeule et les sous-préfectures et les services de relations publiques des entreprises de pointe pour les autres. C'est pour cela que l'Alliance a été fondée, quasiment 30 ans après la tentative de Renouvin aux présidentielles de 1974, celles où les deux candidats arrivés en tête réunissaient encore sur leur deux noms presque 76 % des suffrages ! Il fit 40 000 suffrages avec les bulletins de votes. Depuis rien. Aux dernières Européennes, les royalistes réellement politiques ont rassemblés 0,05 % des suffrages, en apportant leur bulletin de vote soit 5817 royalistes. Tout récemment, très localement, ils furent 255 à apporter leur suffrage à Jean-Philippe Chauvin, soit 0,94 %. La route est encore longue, et à mon sens, s'il faut se servir des élections pour apparaître dans le débat, il ne faut pas dire, croire qu'avant longtemps il y aura des élus (locaux ou nationaux). D'ailleurs Paul, vous aviez fait le calcul. Mais c'est la seule possibilité, à moins de gagner au Loto plusieurs fois...

2- A qui tendra-t-on le crachoir ? Je remarque encore que le fait de l'élection n'est plus ostracisé, puisque lorsque un prince en parle cela ne fait pas rire. Ce qui montre que le président de l'Alliance avait raison de choisir ce moyen. Même s'il n'y a aucune chance d'élection... Mais justement, il me semble que si un prince se présente à l'élection présidentielle c'est dans l'esprit des gens pour être président, pas pour être roi. Donc son échec, évident, à moins que ce soit là le doigt pointé de Dieu qui désigne celui que certains attendent, rejaillira non pas sur une idée qui doit se ré-enraciner dans le peuple, mais dans sur la personne même du prince téméraire et des autres, de tous les autres pour des dizaines d'années encore.

A partir du moment, où ce n'est qu'une candidature de témoignage, mieux vaut écarter le mauvais témoignage dû aux résultats probables vers un témoignage qui n'engage que des farfelus qui n'incarnent rien...Si ce qui n'est pas la préoccupation actuelle du prince, c'est-à-dire la collecte sûre des cinq cents signatures, est possible, mieux vaudrait que ce soit YMA, HDC, PP ou BR ou Paul T ou un autre, mais pas un prince qui tiennent le crachoir sous peine de ridicule ou d'inefficacité. Et le tribun, recherché par Paul, n'existe pas chez les Princes, d'ailleurs un prince ne monte pas à la tribune, il la préside sinon c'est un bateleur.

3- Qui dira des choses intelligentes ?

Pour avoir lu, ou entendu, ou aperçu, nos princes. En dix-huit mois, il est possible de leur apprendre à parler, à dire ce qui serait utile à notre cause, mais est-ce que notre respect coincé pour leurs personnes nous le permettrait ? Après tout, si nous sommes convaincus de la pertinence de la royauté pour la France, il faut que les princes s'y plient. Blasphème ? Non, réalisme, pas plus que nous, ils ne sont à la tête du royaume. Et même Louis XIV suivait (ou pas, mais rarement) ses Conseils. Pour l'instant il n'y a rien sinon la République et son personnel attaché au fromage et à ses bananes.

Il faudrait donc d'abord :

- que cette annonce ne soit pas velléitaire comme la précédente, mais certaine.

- que le prince soit réellement cornaqué et que ses intuitions puissent être fortement étayées.

- que tous les mouvements royalistes (politiques, pas historiques ou culturels) aient la même position.

Trois conditions qui, pour l'instant, me semblent aléatoire pour la première, incertaine pour la deuxième et problématique pour la troisième.>>>

Je réfléchis à une réponse à tous les deux :

Vos deux messages, Gérard et Paul, font preuve de beaucoup de réflexion et de travail. Je suis plus proche, dans ma position, de celle de Gérard que de celle de Paul (alors qu’il est fréquent que Paul et moi soyons sur la même longueur d’ondes, mais, dame, nous ne sommes ni des clones ni des jumeaux !)

Alors, à mon tour de répondre aux trois questions de Paul :

1. Doit-on parler de royalisme sur la grand’place ?

Oui, oui et cent fois oui. Si nous devons nous contenter de porter une fleur de lis dans les salons versaillais ou autres, de discuter entre nous (bien que ce soit fort plaisant en général), nous ne sommes pas des royalistes. Nous sommes, comme on nous en accuse généralement, de doux rêveurs, des passéistes, des “ laudatores temporis acti ”.

Donc, une chose est acquise pour moi comme je crois pour nous tous (au moins un point sur lequel nous sommes unanimes : il faut parler de royalisme partout, et nous devons le faire.

Gérard rappelle les résultats piteux des précédentes tentatives. Il faut toutefois noter deux choses  

a. toutes ces tentatives étaient des tentatives électorales.

b. il est évident (à en juger par le nombre de royalistes que nous rencontrons dès que nous sortons notre drapeau de notre poche) que seule une minorité des royalistes de cœur a voté pour les candidats royalistes.

Cela nous pose plusieurs questions ?

a. faut-il continuer dans cette voie ?

b. si oui, comment faire pour obtenir au moins les votes de tous les royalistes électeurs là où il y aura une candidature royaliste ?

Je ne cache pas que ma réponse à la première question étant “ Non ”, je n’ai rien à proposer en réponse à la seconde.

Pourquoi est-ce que je réponds “ non ” à la première question ? pour deux raisons :

a. la monarchie que nous souhaitons ne peut pas plus dépendre d’un résultat électoral que de quoi que ce soit d’autre.

b. nous n’aurons pas les moyens de mener une campagne électorale assez efficace pour éviter un résultat dérisoire, et donc ridicule. Nous ne pourrons même pas toucher tous les royalistes.

Or, contrairement à certains de nos amis, je ne crois pas qu’il faille engager tous les combats, même ceux que l’on est certain de perdre (Attention, c’est une attitude très différente de celle qui consisterait à n’engager que les combats gagnés d’avance. Je pense que c’est de la témérité, disposition d’esprit bien différente du courage). Je pense qu’il faut d’abord mettre en œuvre des moyens raisonnables et si on ne le peut pas, attendre une meilleure occasion.

Bien entendu, je ne m’attends pas à ce qu’un combat électoral puisse nous apporter des élus, fût-ce un modeste conseiller général. Mais ce n’est pas là l’important. Entre ne pas avoir d’élus, et couvrir sa propre cause de ridicule, il y a un monde.

2- A qui tendra-t-on le crachoir ?

De ce que je viens d’écrire, vous comprendrez que je ne partage pas sur ce point l’opinion de Gérard Villèle et que pour moi, le combat électoral est à exclure d’emblée.

Donc, il n’est pas nécessaire de rechercher un (ou des) porte-parole qui soient bien implantés localement ni même des “ célébrités nationales ”. Je partage donc entièrement l’avis de Gérard : “ il me semble que si un prince se présente à l'élection présidentielle c'est dans l'esprit des gens pour être président, pas pour être roi. Donc son échec, évident, à moins que ce soit là le doigt pointé de Dieu qui désigne celui que certains attendent, rejaillira non pas sur une idée qui doit se ré-enraciner dans le peuple, mais dans sur la personne même du prince téméraire et des autres, de tous les autres pour des dizaines d'années encore. ” Je dirais même pour des siècles, ou pour toujours.

Gérard dit aussi : “ un prince ne monte pas à la tribune, il la préside sinon c'est un bateleur. ” C’est un joli mot, mais il me semble que ce n’est qu’un mot.

J’apprécie précisément dans la “ candidature ” ou prétendue candidature d’Henri d’Orléans, le fait qu’il monte à la tribune, pourvu qu’il ne se mette pas ensuite en tête de compter les voix qui se porteraient sur lui.

Je ne suis pas aussi pessimiste que Paul sur les effets qu’aurait une “ montée à la tribune ” du Prince Louis : jeune, beau, amoureux de sa jolie épouse, cela peut fort bien, avec le piment de l’exotisme, compenser l’effet d’un accent trop prononcé (et dont, au fait, aucun de nous ne peut dire qu’il ne s’est pas récemment atténué : une période d’études approfondies de la langue et de la culture française pourrait fort bien expliquer que ce prince se tienne provisoirement en retrait).

Mais je partage l’avis de Paul sur le prince Sixte de Bourbon-Parme : il n’est candidat à rien, il n’a - et le sait fort bien - pas de droit directs sur la Couronne, mais il peut se conduire comme le “ lieutenant général du roi ”. Si l’ouverture faite par Henri d’Orléans en direction des médias ne se referme pas tout aussitôt, nous pourrions tenter de demander ou faire demander au prince Sixte (un de ses proches m’a proposé hier de me présenter - ou plutôt de me présenter à nouveau à lui, car j’ai eu l’honneur et le plaisir, il y a deux ans de dîner avec lui et d’avoir une conversation privée de plus d’une heure avec lui après ce dîner, mais je pense qu’il ne doit pas beaucoup se souvenir de moi) d’exposer en public, peut-être par écrit, peut-être même à la radio (en commençant par Radio-Courtoisie), voire à la télévision, ce qu’un roi pourrait apporter aux Français, et qui leur manque tant... et pas seulement (voire pas du tout !) la suppression de l’impôt sur le revenu.

3- Qui dira des choses intelligentes ?

C’est un peu la question précédente. Si nous avions le prince Sixte pour porte-parole, il n’aurait sans doute pas besoin que d’autres “ disent des choses intelligentes ”. Toutefois, tout roi prend conseil. Et si nous n’avons guère, pour être les conseillers du roi ou de son lieutenant, de mérite particulier, nous avons au moins celui d’être là, de pouvoir travailler pour lui...

D’Yrieix de Pourceaugnac :

<<< Selon Saint-Simon, qui ne l'aimait pas, dans tout son règne, Louis XIV n'aura été que 6 fois seulement contre l'avis de ses Conseils (d'en haut, des dépêches, etc.)>>>

 

10 octobre 2005

A la suite de l’échange de correspondance suivant :

Paul Turbier a écrit :

<<<Quelqu'un dont la largeur de vue et la profondeur de pensée nous écrasent tous avait écrit : " Plutôt la république que les Orléans. Je persiste et je signe. J'assume parfaitement d'être un piètre royaliste à vos yeux. Je ne suis qu'un fidèle du duc d'Anjou."

 Alain Texier avait répondu " Et pendant qu'on s'étripette à perdre le souffle sur le point de savoir si tel prince ne laverait-il pas plus blanc qu'un autre... ? la république dort du sommeil du juste "

Je vais renchérir : Si encore elle ne faisait que dormir, il n'y aurait que moindre mal, mais le drame est qu'elle agit et démoniaquement mal. Je sais, parce qu'il l'a formellement et publiquement exprimé, que Mgr le Comte de Paris n'aurait pas vendu la France à la Turquie contre je ne sais quelle monnaie d'échange comme le fait si bien Chirac et pourtant je ne suis pas Orléaniste. C'est déjà une énorme amélioration. Par ailleurs, je découvre que légitimisme et cécité politique ne sont pas incompatibles peut-être même sont-ils consubstantiels chez certains . Paul Turbier Qui signe et persiste, persiste et signe, signe et persiste, persis ...>>>

De son côté, Anne Lys avait ajouté qu’orléanisme et cécité politique ne sont pas incompatibles peut-être même sont-ils consubstantiels chez certains

******

<<<Que puis-je ajouter à ma profession de foi ? A mes yeux, seul l'aîné des capétiens légitimes peut être roi. Tous les autres seraient des imposteurs. Donc ne comptez pas sur moi pour les soutenir.

Vous n'avez pas besoin de mon soutien pour militer pour les Orléans, pour les Naundorff ou pour un principe non incarné. Si ma position est incompatible avec l'objet de ce forum, dîtes le moi. Mais ne comptez pas sur moi pour répondre à vos piques, j'ai trop d'amitié pour Alain Texier et de respect pour Paul Turbier. Nous ne sommes pas d'accord, c'est tout.>>> Pourceaugnac ( ?).

 ***************

Alain Texier répond :

<<<Cher ami,

Votre profession de foi est parfaitement respectable et le pire n'est pas toujours sûr. Nous n'avons pas dit - ni les uns ni les autres - que l'aîné des Bourbons ne régnera pas ou, pire, serait illégitime.

Nous pensons simplement

A) que Dieu est libre de désigner, le cas échéant, quelqu'un d'autre d'une façon qui ne laissera aucun doute, si tel est son bon plaisir, et nous ne voyons pas en quoi un chrétien pourrait alors protester. L'invocation du Notre Père "Que votre volonté soit faite sur la terre", or le trône appartient à la terre, doit garder un sens.

B) qu'en attendant, toute condamnation ou exclusive doit être éliminée de notre militantisme. L'invocation du Notre Père "Pardonnez nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offenses, doit garder un sens.

Nous pensons et nos espérons que vous devriez pouvoir être d'accord avec les prescriptions d'une prière que nous disons tous plusieurs fois par jour.

 La situation est donc sans doute moins grave que vous auriez pu le craindre un moment.>>>

 


Que de Bastilles à prendre !

Que de Bastilles à prendre !

par

Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France

 En ce début de millénaire, plus que jamais balbutiant, comment redéfinir la vocation de la France et sa mission ? Chaque pays, chaque nation, de même que chaque individu, a pour vocation de pouvoir vivre sa différence hors de toute uniformité réductrice, car chacun possède une identité et une personnalité qui lui sont propres. Ainsi, au cours des siècles, la France a su bâtir sa souveraineté, dans les limites de sa géographie, par la conquête et la persuasion laborieuse des peuples. Dans la perception des frontières naturelles qui ont donné à notre pays sa configuration et sa force, la France a pu accueillir sur son sol de multiples courants d'immigrants. Pays fort, notre pays ne pouvait que s'enrichir de ces divers apports. J'aimerais alors que chaque Français puisse être conscient du magnifique patrimoine qui lui fut transmis et qui peut se résumer dans le nom même de la France. Aujourd'hui qui se souvient que le nom premier de la Gaule “ gaol ” en araméen signifie libérer ? La France, tout au cours de sa longue Histoire, a donné un sens exemplaire à cette réalité d'un creuset où se sont forgées les libertés. Pourtant, de ce pays naguère envié et jalousé, aujourd'hui en perte de souveraineté, que reste-t'i1 ?

La liberté ne se décrète pas, elle se vit. La liberté ne doit pas s'inscrire seulement sur les frontons de pierre, sinon elle se fige. Elle doit redevenir un souffle épique. A l'aube de ce siècle, quelle belle ambition pour la France, mais également que de nouvelles Bastilles à prendre et à mettre bas, que de privilèges injustifiés à extirper !

Sully, ministre du roi Henri IV, disait en parlant de la France “ labourage et pâturage sont nos vrais mines et ors du Pérou ”.

La terre de France est riche et diversifiée. Il y a encore une cinquantaine d'années elle produisait plus de six cents variétés de pommes, une diversité de quelque mille sortes de légumes, et de nombreuses races d'animaux domestiques avaient été sélectionnées. La France était riche, trop riche au goût de certains. Il fallait donc lui rabattre son “ cocorico ”.

Au lendemain de la dernière grande guerre, le plan Marshall offrit à l'Europe, et particulièrement à la France, ses premiers tracteurs et machines agricoles “ Massey Ferguson ”. La technologie et la science, nos nouveaux dieux lares, s'installaient pour le meilleur ou pour le pire sur notre terre. En effet, pour utiliser ces nouvelles machines il fallut arracher les haies, il devint nécessaire de combler les chemins creux et de déplacer les ruisseaux, toutes choses considérées inutiles et gênantes. Le remembrement anéantit de la sorte les petites et moyennes exploitations agricoles devenues non rentables. . . commençant à lancer sur les routes du progrès de nombreux chômeurs, tandis que le PIB se regonflait d'importance, confortant le monde politique dans ses choix d'une mort annoncée, celle de la paysannerie.

Pour que le dieu rendement, nouvelle idole de la modernité, puisse assouvir son appétit, il apparaissait nécessaire d'aller plus loin. Pour se mettre au goût de la technologie de plus en plus performante et sophistiquée, il était conseillé au paysan de ne pas craindre de s'endetter.

Cependant, ce raisonnement s'est heurté à un obstacle de taille, la Nature refuse de se plier aux volontés des politiques et de l'économie. Elle s'entête à suivre le rythme des saisons, elle continue d'être dépendante de l'air, du soleil, de la pluie, de l'eau et de la terre. Pour remédier à cet état de faits, la science est venue au secours du monde politico-économique afin de mieux discipliner cette nature rebelle.

Ainsi, on dope la terre et les plantes, on dope les animaux, et quelque “ Prométhée ” moderne proclame dans un livre le règne de l'homme devenu l'égal de Dieu puisqu'il est capable de cloner à son image le cyber-homme de demain... Pauvres diables! Naïvement, le paysan continue de s'endetter car il croit aux promesses de la science et de la politique agricole commune. C'est ainsi que l'agriculteur hypothèque ses biens, sa maison, et finalement son outil de travail : sa terre.

Le résultat en est qu'au troisième millénaire le servage a été rétabli en France. Soixante pour cent de nos terres cultivables sont aux mains de l'Etat par le truchement d'établissements bancaires qui sont aujourd'hui le plus grand propriétaire foncier de France.

Les Français se réveillent avec la peur de manger, de boire, de respirer, de s'aimer, car tout ce que l'on touche a été pollué, vicié, rendu pernicieux.

Avant que le monde paysan ne se révolte réellement et n'en vienne à des mouvements incontrôlés de colère ou de désespoir, avant que la nature ne se révolte et lance, comme en décembre 1999, des ouragans, ou encore que la terre ne tremble de dégoût, il est peut-être encore temps d'agir.

Chacun connaît la générosité de notre Etat-Nation et approuve la remise de dettes des pays en voie de développement. J'aimerais que l'on mette en pratique ce vieux dicton populaire “ charité bien ordonnée commence par soi-même... ” De la sorte, on effacerait en priorité la dette du monde de la terre et de la mer. En lui restituant son outil de travail, libre de toute hypothèque, de tout surendettement, on redonnerait de la sorte à chaque paysan, à chaque marin-pêcheur, sa dignité d'être humain. Il aurait ainsi la possibilité d'accomplir sa mission, celle de nous nourrir.

La France est-elle encore libre de ses choix ? Bruxelles et politique étrangère obligent.  Pour le moment. . .

Notre pays, fragilisé actuellement, devrait pouvoir renégocier des traités qui furent soumis à un référendum dont les textes étaient difficilement compréhensibles de la plupart.

Il ne suffira pas de rendre à chacun son outil de travail, encore faut-il qu'il puisse avoir la liberté de travailler, qu'il ait plaisir à créer, à construire, à vivre tout simplement, et enfin profiter des fruits de son travail. Tant de Français mettent leurs bras et leurs cerveaux au service de l'étranger. Quelle curieuse politique, notamment fiscale, que la nôtre.

Les instances supérieures ont décrété le gel ou la mise en jachère de quinze pour cent de nos terres agricoles pour permettre aux Etats-Unis d'exporter leurs surplus transgéniques... Dans la foulée, les bureaucrates décrètent la mise en jachère d'une partie, une grande partie, de notre tissu économique. Ainsi disparaissent nos artisans et la mémoire du travail de qualité. Ainsi passent à la trappe les petits commerçants et les petites industries.

Les Français sont devenus dans leur ensemble les stakanovitchs d'un Etat omniprésent qui détourne à son profit, et à son seul profit, une immense partie de la richesse générée par chaque individu sous forme de taxes et impôts. Bien sûr, parfois on redistribue avant les élections une partie de la manne, mais cela revient à mettre un cautère sur une jambe de bois et s'assurer des votes d'obédience.

La caste au pouvoir, quelle qu'elle soit, assurée d'une immunité relative dans le temps, apte à profiter de la manne financière de la politique, a tendance à supprimer un à un les contrepouvoirs en place. Désencombrer l'esprit de toutes les données inutiles aux nouvelles perspectives, alors sont supprimées l'Histoire et la géographie qui eussent permis à chacun de trouver des repères et de mieux appréhender ses racines. Pour les besoins de la politique, on reconstruit une autre Histoire, on la cisaille, la repeint aux couleurs de la modernité. Et l'Histoire de la France deviendra une histoire presque révolue.

La culture qui véhicule la liberté de choisir et d'être responsable trouvait un formidable vivier auprès des clans et des familles gardiennes des traditions et d'un patrimoine historique. A ce titre, le patrimoine rejoignait le livre d'Histoire et devenait dangereux pour l'Etat moderne. Il était une mémoire susceptible d'être gommée. Grâce aux taxes diverses et aux impôts sur les successions, la famille sera dispersée, de même que son patrimoine. L'individu se trouve alors isolé et sans repères. Les plus résistants en pâtiront durablement. C'est l'histoire du pot de terre contre le pot de fer. Il y a longtemps que la plupart des gens ont compris qu'il valait mieux s'inscrire au RMI que de jouer les Don Quichotte.

Dans cette lutte pour l'autonomie, il demeure un petit trésor caché et pourtant bien visible que chaque être porte fièrement. C'est son NOM... Or, même cela est remis en question. Qu'en penser ?

L'Etat, nous le savons, grâce à la diffusion qu'en ont faite les médias, a su discipliner et mettre en cage la liberté de communiquer. C'est ainsi que sont écoutées presque toutes nos conversations, nous sommes fichés dans le grand ordinateur fiscal qui sait tout de nous depuis notre première dent de lait. Il sait combien nous pesons, combien nous valons. Et il est enfin seul face au vide qu'il a créé... à son image !

La nature a horreur du vide. Ainsi naissent des contre-pouvoirs pour endiguer les gouvernants: lobbies, mafias, terroristes, qui s'allient parfois aux partis ou aux syndicats pour se partager un gâteau. C'est peut-être dans cet esprit qu'ont été signés les accords de Matignon sur la Corse pour le plus grand bien-être de la mafia et de quelques autres, au grand détriment des Corses et de la France.

Ces contre-pouvoirs sont par essence chaotiques car ils sont essentiellement mûs par des intérêts particuliers ou claniques et ne tiennent nullement compte de l'intérêt de la France. La liberté s'atrophie et la démocratie semble tourner à la caricature. Lorsque soixante-quinze pour cent des Français s'abstiennent de voter, je pense qu'il y a un problème. Et lorsque treize pour cent seulement d'entre eux élisent un gouvernement, j'appelle cela une dérive. Une sorte de terrorisme intellectuel n'y est peut-être pas étranger. Le politiquement correct s'étale et la seule façon de se faire entendre est - certains pourraient le croire - de poser des bombes puis de faire des conférences de presse encagoulés. Ce pourrait être aussi de descendre en masse dans les rues pour clamer sa revendication ou son exaspération. A ce niveau d'actions nous sommes proches du terrorisme, d'un terrorisme non (encore) sanglant.

Liberté, que de crimes n'a-t'on commis en ton nom !... La révolution française nous a apporté, dit-on, la liberté, ce bien si précieux. Mais quelle est la signification de ce mot ? Serait-ce le “fais ce que tu voudras ” inscrit au fronton de l'abbaye de Thélème, si chère à Rabelais, et qui se traduit de nos temps par le rejet de toutes contraintes débouchant sur la loi de la jungle et celle du plus fort ?

Les encyclopédies nous ont, paraît-il, fourni la “ lumière ” et une certaine vision du monde fondée sur la raison érigée en dogme. Leur pensée matérialiste anthropologique les a poussées à considérer l'intériorité humaine comme un champ à cultiver, dont il faut savoir engranger les fruits. Plus question ici du paramètre “ âme ”, cette dimension de Dieu en nous qui n'a jamais pu être prouvée scientifiquement mais que certains d'entre nous ont su reconnaître en eux. Ce champ, disaient-ils, est passif, irresponsable par nature, il faudra donc indiquer à l'homme les comportements nécessaires à son bien-être, pour son bonheur. La liberté, comme la joie, ne peuvent s'acquérir individuellement. Tout deviendrait chaotique à les écouter. Il fallait donc les lui imposer collectivement par la force de la loi, et au besoin par la terreur...

Claude Henri, comte de Saint Simon, va plus loin encore. Il convient, nous dit-il, de supprimer toute variable, source d'imprécision scientifique et d'incertitude dans la construction de l'humanité. Seule la certitude scientifique et son application technique fourniront les moyens d'ordonner le chaos, cause des déséquilibres. Tout devra être jugé en fonction de l'efficacité, et seule l'efficacité pourra en juger. . . Pour notre humanité, il ne saurait exister qu'une seule fin, un seul but quantifiable, le bien-être pour tous, global. Il faudra donc éliminer tout autre choix qui perturberait la recherche de cet objectif. Le monde de la politique est complexe et évidemment difficile à contrôler. Selon Saint Simon, il devra disparaître peu à peu, remplacé par l'administration des choses selon des méthodes éprouvées scientifiquement. Les anciens “ sujets ” du royaume deviendront des objets.

On en arrive aux aberrations actuelles, ne plus savoir distinguer entre les programmes de gauche ou de droite, et des technocrates imbéciles préfèrent voir abattre des cheptels entiers plutôt que de les vacciner, puisqu'il n'existe qu'une seule méthode économique pour rendre théoriquement le monde matériellement heureux. A partir de là, le pouvoir sera détenu dans sa réalité par les seuls individus qui soient compétents et économiquement corrects, dans la foulée de la pensée technocratique. Quant au profit, il devient le suprême et nécessaire bonheur. Cette conception de la gestion du monde planifiée et lisse, globale et souveraine, est la nouvelle idéologie de notre nouveau millénaire, une sorte de totalitarisme cyber-mondialiste. Cette conception ne concerne évidemment pas tout le monde.

La déesse “ Raison ” et les syllogismes d'un Saint Simon ont poussé notre monde et notre société vers l'abîme de l'absurde. L'impératif de l'efficacité, du politiquement correct, efface de la mémoire programmée et artificielle les aspirations de l'être humain, les joies de la famille, les espoirs des communautés comme des réalités d'une nation, d'un pays et de toutes ses composantes.

Dans l'histoire comme dans la vie de tous les jours, il est une leçon d'humilité qu'il faut sans cesse se remémorer: rien n'est inéluctable, rien n'est définitif et toute construction humaine est par définition appelée à disparaître parce qu'il sera toujours donné à l'homme et à notre humanité un choix autre... Qui, en effet, aurait pu prévoir la chute du mur de Berlin et la disparition du communisme stalinien ?

Ce “ choix autre ” existe. Il ne doit pas nous être imposé par des ouragans, des tremblements de terre, des révolutions sanglantes, voire des terroristes aveugles, ce serait faire le choix du chaos. Le véritable choix dépendra de la volonté de vivre des soixante quinze pour cent d'abstentionnistes. Toutes ces volontés éparses pour reconstruire la France existent pour redonner une saveur certaine au mot “ liberté ”... Personne, à ma connaissance, ne désire demeurer l'esclave des valeurs mutilantes de cette forme de mondialisme.

Certaines monarchies donnent l'exemple d'une régionalisation démocratique bien ordonnée. Le roi étant là pour incarner le trait d'union de cette diversité. Une politique digne de ce nom doit se fonder sur la responsabilité des hommes dans leur contexte, dans leur environnement. C'est pourquoi la régionalisation se construit sur la base des communes et des cantons avant tout. Cela sous le contrôle éclairé d'un gouvernement fort et unique, responsable de ce qui concerne la justice, la paix et la péréquation nécessaire dans le domaine économique.

Le pouvoir qui ne respecte pas les différences et la multiplicité, pourtant inhérentes et nécessaires à notre richesse, tendra à opérer une uniformisation humaine, culturelle, politique, sociale et religieuse où tout ce qui est hors normes deviendra incorrect. La véritable unité se fait par le haut. Tandis que la caricature de l'unité, c'est-à-dire l'uniformité, égalise par le bas.

L'unité ne peut être cimentée que par une même aspiration d'ordre spirituel car elle n'est ni physique ni formelle. L'uniformité ne se conçoit que matérielle et suppose l'évacuation de toute sacralité.

L'art de la politique ne serait-il pas de trouver le juste équilibre entre toutes les aspirations apparemment contradictoires pour harmoniser la société, dans le respect des libertés de chacun afin de rendre la progression de notre humanité plus sereine. Lorsque le roi Saint Louis exerçait le pouvoir, il incarnait la justice, la paix: et la prospérité de son royaume, mais aussi celles de ses peuples, de chaque Français sans distinction d'origine. Aucune de ces fonctions ne peut être soustraite de l'autre et toutes sont complémentaires.

Puissent les Français, épris de liberté, s'en souvenir. Ne serait-ce pas là la mission pérenne de la France ?

Paris, mars 2001

Article paru dans Le Figaro du 30 avril 2001

Pour toutes remarques, réflexions, critiques, veuillez m'écrire, je vous répondrai avec plaisir : mèl (aucune adresse indiquée).

 


Le Colbertisme, économie royale

Le Colbertisme, économie royale

par

Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France

Nous vivons aujourd'hui une époque à hauts risques... galvanisante pour certains, car un coup de poker peut être réussi, mais angoissante pour bien d'autres. La loi de la jungle existe contre laquelle le, par ailleurs, sympathique José Bové a cru pouvoir ouvrir une clairière, lors du Congrès de Seattle. Celle-ci n'a t'elle pas, en réalité, permis une surenchère d'OPA sauvages, puisque aucune législation n'était édictée pour un contrôle d'équilibrage ? Temps gagné pour quelques puissantes multinationales, mais également temps de réflexion... Je vous propose, ce soir, d'arrêter notre pensée quelques instants sur la matrice historique des certitudes qui animent encore en ce début de millénaire la décision et l'action des "gagneurs ".

Au XVIIIème siècle, le monde "éclairé" par la Raison, celle-ci fut érigée en dogme... La pensée matérialiste considérait l'intériorité de l'homme comme un champ à cultiver dont l'Etat devait pouvoir engranger les fruits. Ce champ de conscience "passif et irresponsable par nature", devait donc être pris en main pour indiquer au citoyen les comportements nécessaires à son bien-être en vue de son bonheur. La liberté, comme la joie, ne peuvent s'acquérir individuellement. Ce serait permettre le chaos. Il fallait donc en imposer les modalités par la loi et, au besoin, par la terreur ou la dictature.

Ainsi naquirent le marxisme, le national-socialisme et le léninisme.

Claude Henri, Comte de Saint-Simon, pousse la surenchère, dépassant ces arguments. Le monde de la politique est complexe et à l'évidence difficile à contrôler. Selon Saint-Simon, il devra disparaître peu à peu, remplacé par l'administration des choses, selon des méthodes éprouvées scientifiquement.

On en arrive à une aberration de la logique : ne plus voir de différence entre des programmes d'aspiration ou de sensibilité politiques dans leurs diversités, puisqu'il n'existe qu'une seule méthode économique pour parvenir à ce but si simple qu'est le bonheur de tous. A partir de là, le pouvoir sera détenu, dans sa réalité, par les seuls individus compétents et économiquement corrects, je veux parler des technocrates et des lobbies économiques et financiers. Quant au profit, il devient tout naturellement le but suprême et nécessaire. Cette conception de la gestion du monde, planifiée, lisse, globale et souveraine, est la nouvelle théologie de ce troisième millénaire : une forme de totalitarisme mondialiste que, par commodité, on appellera démocratie planétaire.

La déesse Raison, ainsi que les syllogismes d'un Saint-Simon, ont poussé notre monde et notre société vers une fuite en avant. L'impératif de l'efficacité et celui du politiquement correct ne prennent plus en considération les aspirations de l'être, les joies de la famille, les espoirs des communautés, comme les réalités des patries, de notre pays ainsi que celles de toutes ses composantes.

L'Histoire comme la vie nous enseignent tous les jours que rien n'est inéluctable, rien n'est définitif et toute construction humaine est par définition appelée à évoluer, car qui pourrait encore aspirer à une guerre civile ou à une révolution ? Essayons de trouver comment pourraient s'harmoniser des ambitions légitimes, qui ne tariraient pas pour autant les ressources propres à d'autres secteurs économiques. " Le Sabbat est fait pour l'Homme et non l'Homme pour le Sabbat ".

Passionné d'Histoire, j'ai voulu comprendre les causes de l'essor de la France, puis celles de son rayonnement au XVIIème siècle. Un nom surgit dans nos mémoires, celui du ministre Colbert, une méthode de gestion économique, le colbertisme.

La première tâche du ministre de Louis XIV fut d'assainir les finances du royaume, partiellement ruiné des suites de la Fronde. Tout le monde se souvient sûrement du procès du superintendant Fouquet, qui avait déjà confondu caisse de l'Etat et cassette privée... Il terminera ses jours en prison. Cette moralisation de la vie publique au plus haut niveau eut des effets rapides dans la remise des impôts dans les caisses de l'Etat. Toutes proportions gardées, nous ne sommes pas sans assister aujourd'hui à ce genre de phénomène.

En tous cas, cela permit à Colbert de simplifier l'assiette fiscale et de même de supprimer l'impôt sur le revenu. Je ne puis mettre en doute que les Français seraient fort heureux que ce deuxième volet soit, de nos jours, de nouveau une réalité.

Mais, c'est surtout dans le domaine industriel et commercial que la politique de ce ministre est la plus connue. Il était alors une constante dans la politique de nos rois: protéger notre production manufacturée contre la concurrence étrangère. Colbert érigea cette volonté en système. L'espionnage industriel qu'il mit au point s'accompagnait bien souvent du débauchage des maîtres-compagnons étrangers, au profit de la France.

On raconte que les maîtres verriers venus de Venise se virent offrir d'accortes suivantes durant leur séjour en France, séjour que certains prolongèrent...

L'Etat, pour notre ministre Colbert, se devait d'être l'incitateur de l'essor économique. C'est ainsi que naquirent les manufactures royales ou encore la Compagnie des Indes. La recherche de matières premières bon marché, comme celle de nouveaux débouchés pour exporter, supposaient une politique coloniale expansionniste. Ainsi, se développèrent nos Comptoirs d'Amérique, ceux des Indes et du Pacifique. Cette politique présupposait une flotte marchande protégée par des navires armés en convois. De cette époque datent la planification du reboisement de la France et les plans de développement de la sylviculture française.

A la fin du ministère Colbert, la France était redevenue quasiment autosuffisante économiquement et son rayonnement culturel dépassait ses frontières. La France devenait un exemple bien souvent jalousé mais, parfois aussi, copié. Elle était alors "le plus puissant pays de l'univers".

CERTES, LA FRANCE NE SAURAIT DESORMAIS VIVRE EN AUTARCIE. Nul ne peut raisonnablement en douter.

Pardonnez-moi cette brève incursion dans notre Histoire et parlons chiffres. La politique, comme nous venons de le voir, devrait être le moteur de l'économie, non pas dans un sens planifié, mais plutôt incitatif car, ainsi que le dit Maurice Allais (prix Nobel), la politique de libre-échange mondialiste et l'organisation technocratique de Bruxelles tissent, le plus souvent arbitrairement, une toile semée d'embûches, éloignée des spécificités plurielles, chacune des composantes de l'Europe. Et nous connaissons tous le point d'ancrage de ce cordon ombilical qui, passant par Bruxelles, nous relie aux Etats Unis d'Amérique.

Actuellement, plus de trente pour cent des Français ont été abandonnés sur le bord du chemin : RMistes sans domicile fixe, chômeurs, pauvres au-delà du seuil de vie, jeunes et plus âgés sans travail, non comptabilisés, n'ayant plus le droit de voter, pas d'identité et sans accès à la monnaie électronique. Voici la formidable armée des pauvres, de ceux dont on ne parle pas et qui seraient en droit, un jour, de réclamer leur dû...

La gauche plurielle explique qu'après réduction de la dette extérieure, il faut employer la cagnotte pour créer de nouveaux emplois. Le raisonnement est juste mais devrait être amplifié.

Ainsi que le suggère le Professeur René Maury de l'Université de Montpellier, la France pourrait se permettre de supprimer l'impôt sur le revenu. En plusieurs étapes... bien entendu.

En effet, cet impôt ne représente que huit pour cent de la masse fiscale globale, et encore, son recouvrement coûte à l'Etat 1,5% de ses recettes. Si ces trois cents milliards de francs, auxquels nous pouvons ajouter les cinquante milliards de la cagnotte, étaient réinsufflés dans le circuit économique sous forme d'épargne, de consommation de biens ou d'investissements directs, cela génèrerait environ trois millions cinq cents mille emplois nouveaux.

Par ailleurs, il existe, de par le monde, près de mille milliards de dollars de capitaux flottants. Imaginons que dix pour cent d'entre eux viennent s'investir en France, trop heureux de ne pas être taxés sur les bénéfices, ainsi que cela existe dans d'autres pays... Cette conjonction de facteurs permettrait à notre économie de décoller et à de nombreux Françaises et Français de trouver ou retrouver du travail. L'Etat n'y perdrait rien, car ce qu'il abandonne d'un côté, il le retrouve forcément d'un autre, sous forme d'impôt indirect. Encore, ne doit-on pas défavoriser, en ce domaine, les plus pauvres.

La France participe à la construction européenne. II ne faudrait pourtant pas oublier qu'elle a des intérêts fondamentaux à défendre. Lorsque l'on sait que quarante quatre pour cent des patrons de PME sont prêts à délocaliser leurs entreprises pour des raisons fiscales, c'est qu'il existe un réel problème.

Dans son passé, la France a subi deux grandes vagues d'émigration, pour des raisons politiques, cultuelles et idéologiques, à la suite de la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, puis durant la Terreur de 1793, après l'assassinat de la Famille Royale de France.

Nous assistons au même phénomène, actuellement amplifié par l'illogisme de la loi des trente cinq heures. On sait qu'elle a coûté, à ce jour, cent dix milliards de francs pour ne générer que quarante mille emplois. Nous avons atteint le Guinness des records car, si je calcule bien, il faut l'équivalent de vingt cinq années de Smig pour créer un emploi...

Le manque de souplesse dans les choix politiques provient de ce qu'ils semblent dictés par l'idéologie quelque peu absolutiste du moment, bien plus que par le souci réel du bien-être des Français.

Mais les causes profondes de l'appauvrissement de notre pays proviennent, pour l'essentiel, de l'inamovibilité et de l'immobilisme de la fonction publique et de sa masse pléthorique. En effet, cinquante cinq pour cent du Produit intérieur Brut est réservé en salaires à l'administration. Ainsi, la France dilapide son capital au lieu d'en générer.

Par ailleurs, chaque Française et Français actif travaille six mois de l'année pour l'Etat et ne commence à travailler pour lui-même que les six autres mois.

De ce fait, l'Etat est devenu l'otage de tous les syndicats confondus et de leur clientèle. I1 faudrait souhaiter une autre nuit du 4 août pour supprimer ces nouveaux privilèges si l'on ne veut pas assister à une prise sanglante de ces Bastilles modernes.

Pour que la France ne perde pas son âme et son identité, il faut, de toute urgence, remettre en cause et repenser les principes de la politique mondialiste qui sont appliqués par les institutions internationales comme l'OMC. Il serait nécessaire de réviser sans délai les traités fondateurs de l'Union Européenne. Trop longtemps, et trop souvent, la France a signé, sous la pression de groupes défendant des intérêts privés, des traités ne tenant aucun compte des réalités humaines. Le PNB ne correspond nullement au contenu du panier de la ménagère. II y a crise, il y a de plus en plus de chômage. Des zones de non-droit prolifèrent. Il serait temps que la politique se mette au service de l'Homme, dicte sa loi à l'économie, tout en sachant raison garder.

Oui à l'Europe, dans le respect de l'identité de chacun. Tout traité peut, si besoin est, être revisité par l'Histoire.

Je crois profondément que l'Europe doit se construire, mais que ni la France, ni aucun autre pays de notre continent millénaire, ne peut et ne doit accepter de devenir une sous-préfecture d'une grande puissance.

Un nouveau traité devrait prévoir des alliances ponctuelles, ainsi, sur le plan de la sécurité, ou de l'entraide économique comme des échanges culturels (écoles, universités, etc...) qui permettent une alliance de solidarité et qui n'ampute pas pour autant la nécessaire liberté de chacun dans le cadre souverain qui lui est propre.

                                                            Le 23 mars 2000

Pour toutes remarques, réflexions, critiques, veuillez m'écrire, je vous répondrai avec plaisir : mèl

 


11 octobre<<<Un analyste politique du Figaro pose la question suivante :" à quoi servirait d'élire au suffrage universel une sorte de reine d'Angleterre en complet veston ? "

Plusieurs réponses sont possibles. En voici une, la mienne : " à rien, c'est là raison pour laquelle les rois ne sont pas élus."

Mais il y en a d'autres qui découlent de la possibilité pour chacun de se rendre au bureau de vote en complet veston : Avoir chaud (s'il fait froid) , être élégant (s'il ne pleut pas) , faire de la pub à son tailleur.>>> P. Turbier.

Réaction de FB : <<< bonjour Paul, quel est le contexte ??>>>

De Claude Timmermann

<< Là, Paul, vous avez bien que nous ne sommes pas d'accord!

Historiquement, et c'est l'origine des dynasties, les rois étaient bel et bien

désignés ou acceptés par acclamations populaires!

Je pense aux Mérovingiens, aux Carolingiens...ou aux Romanoff, par exemple...

Cela étant, j'aime beaucoup votre histoire de complet veston...

Claude>>>

Ma réponse :

Historiquement, vous avez raison. Quoique la dynastie Romanoff ne se soit pas particulièrement distinguée par la transmission régulière de la couronne !

En ce qui concerne les mérovingiens, nous sommes assez mal renseignés sur les ancêtres de Clovis. J’ai entendu parler d’un certain Mérovée.

 

 


12 octobre

>>>Dans le dernier débat qui fut , indirectement et involontairement lancé par Henri d'Orléans, nous avons évoqué les conditions d'élection des députés et Gérard de V nous a parlé du concept de représentation sincère avancé par l'AR.. Puis, la crème du lait est retombé dans la laitière et je suis resté sur ma faim, attendant des développements qui ne sont pas venus.

Je me pose la question de savoir s'il faut au royaume une machine législative aussi compliquée et lourde qu'une chambre élue. Et d'abord, l'urgent serait, en cas de retour au royalisme, de défaire des lois, d'élaguer la forêt législative, plutôt que de dilater le Dalloz. La légiférite est une maladie très républicaine que nous ne devons pas contracter.

Mais il y a plus important. Quelle compétence un député peut-il avoir, qu'il soit élu sincèrement ou non, pour fabriquer une loi ? La réponse est simple : aucune. Tout au plus peut-il exprimer des souhaits ou des critiques à propos des lois, mais nullement d'élaborer un texte législatif. C'est une affaire de juriste, ce qui suppose compétence et expérience.   A quoi donc pourraient donc bien servir les députés, les représentants provinciaux ou nationaux? Je leur vois deux tâches utiles, accepter les budgets, donc l'impôt et opiner sur les lois éventuellement proposées et sur quelques décisions graves que le roi ou son gouvernement peut être amené à prendre et qui engagent le devenir du royaume, de la province, ou de la cité (en fonction du niveau auquel se pose les problèmes ).

Faut-il assembler pour cela une armée de députés à longueur d'année ?

Non !>>> Paul T.

Il me semble que nous avons, jusqu’ici, tenu pour acquis que le retour du roi s’accompagnerait d’une refonte totale de notre Corpus de constitution, lois, décrets, règlements et circulaires.

Or, il est bien évident que ce ne sera pas le cas en un jour. Pour la Constitution, évidemment, il ne sera pas question de conserver la Constitution de 1958, ni celle d’une éventuelle Vième République si celle-ci a précédé le retour du roi, pas plus que de revenir à une quelconque Constitution républicaine, bonapartiste, philipparde ou à la charte de Louis XVIII.

Nous nous trouverons donc, pour un temps, dans un vide complet à moins que le roi - et c’est ce que je souhaite - ait fait rédiger par ses conseillers et approuvé ce qu’il serait bon d’appeler “ Constitution ” pour ne pas heurter trop les esprits.

Le problème de la répartition des différents pouvoirs et institutions serait donc réglé d’entrée.

Resterait à réformer le fatras de lois sous lesquelles notre pays étouffe.

Il me paraît évident, comme à vous, que ce n’est pas une assemblée de cinq ou six cents personnes (qu’elles soient élues ou non) qui pourrait ensuite abroger une par une ou par groupes toutes les lois de notre Dalloz pour en rédiger d’autres, claires et peu nombreuses : un code civil, un code criminel, un code commercial, un code du travail, les codes antérieurs restant évidemment en vigueur jusqu’à promulgation des nouvelles rédactions, à l’exception de certains articles que le roi voudrait voir abroger ou modifier immédiatement, ce qu’il ferait par ordonnance.

Pour ce qui est du code civil et du code criminel, les conseillers du roi - et ceux qu’ils appelleraient, parmi des juristes éminents, pour les re-rédiger, tout en conservant ce qu’il y a de bon dans les codes actuels, en seraient évidemment les rédacteurs.

En revanche, le code commercial devrait être un contrat entre personnes ou entreprises exerçant une activité industrielle ou commerciale. Les rédacteurs devraient donc en être, sous la supervision des conseillers du roi et, pour la cohérence juridique, de juristes , les représentants (élus ou non) des entreprises.

De même le code du travail devrait être essentiellement, à l’origine, l’œuvre des entreprises et des représentants (élus ou non) des salariés, afin d’être un contrat entre ces deux parties.

Pour ces quatre codes, les rédacteurs, juristes, entreprises, représentants des salariés, devraient avoir constamment à l’esprit qu’il convient de simplifier autant que possible ces textes, de les rendre aussi clairs et aussi brefs que possible.

Une fois rédigés, ces textes seraient soumis, me semble-t-il, à l’approbation du roi et c’est ensuite que les représentants du peuple tout entier (dont je pense qu’il faudrait qu’ils soient élus, peut être par un vote à plusieurs degrés, afin que chaque électeur connaisse personnellement les candidats, mais sans qu’aucun “ parti ” politique officiel ou occulte ait pu présenter de candidatures, à plus forte raison “ investir ” des candidats ou financer une campagne ) devraient accepter ou non la loi qui leur serait présentée. Il leur serait permis de proposer des “ amendements ” qui seront soumis aux rédacteurs d’origine, puis, s’ils sont approuvés par eux, par le roi. Il en serait de même des lois dont la nécessité apparaîtrait par la suite.

Ces mêmes représentants auraient la charge de voter les impôts nécessaires au fonctionnement des activités régaliennes (car il me paraît impossible que “ l’impôt ” soit imposé d’en haut sans consentement).

N’ayant qu’à approuver, amender ou refuser des lois dont la rédaction aurait été faite en dehors d’eux - et qui seraient aussi peu nombreuses que possible - et à voter les impôts, ces représentants n’auraient pas besoin de siéger l’année durant : il leur serait donc possible de conserver leur activité antérieure, une indemnité leur étant versée pendant les sessions (et pour les salariés, une indemnité étant également versée à l’entreprise qui les emploie, pour compenser les effets de leur absence).

Réaction d’Olivier Rossi :

<<<Je les verrais bien traiter sur les questions quotidiennes, du genre à l'interdiction des sacs en plastique!

Ce qui me fait bien rire, c'est qu'ils nous obligent à obéir à leurs lois, mais ils ne sont même pas capables de les respecter, puisque la plupart des partis n'appliquent pas la loi sur la parité, votée par eux même!>>>

Du Chouan :

<<< Bonjour

Comme dit Pourceaugnac, "nous sommes un peu las" c'est vrai mais il faut aussi dire que beaucoup de l'ancienne noblesse ont adhéré aux valeurs bourgeoises issues des révolutions de 1789 et de 1848. Il se trouvent très bien dans le système actuel et lorsque vous leur demandez un avis sur l'avenir de la France, ils vous répondent qu'ils hésitent entre Villepin et Sarko.... Rien ne compte plus que le palais Brognard. Il faut relire, de Maurice Druon, ou revoir le film avec Jean Gabin et le magnifique Pierre Brasseur : Les Grandes Familles?? et là on a tout compris.. >>>

réaction du Chouan à ce message :

<<<>Bonjour

>Comme dit Pourceaugnac, "nous sommes un peu las" c'est vrai mais il faut >aussi dire que beaucoup de l'ancienne noblesse ont adhéré aux valeurs bourgeoises issues des révolutions de 1789 et de 1848. Ils se trouvent très >bien dans le système actuel et lorsque vous leur demandez un avis sur >l'avenir de la France, ils vous répondent qu'ils hésitent entre Villepin et Sarko.... Rien ne compte plus que le palais Brognard.

>Il faut relire de Maurice Druon ou revoir le film avec Jean Gabin et le magnifique Pierre Brasseur : Les Grandes Familles?? et là on a tout compris>>>

De FB :

<<<n'allez vous pas un peu vite dans le descriptif...tout d'abord ne faudrait il pas se démarquer totalement de l’Europe ?

une fois cela fait, des lois françaises, ou l'abrogation de lois françaises ont un sens. Le code européen prenant le pas sur le national, il me semble tout d'abord important de sortir de ce carcan.

ah si seulement à défaut de " faiseurs de lois" nous avions encore des " faiseurs de rois"...

De Paul Turbier

<<< Bonsoir,

 

  Tout le monde va tomber d'accord pour une nette distanciation d'avec l'Europe maastrichienne, ainsi qu'avec l'’OTAN qui pose un problème un peu semblable. Il sera inévitable que le lieutenant général déclare une sorte de moratoire général unilatéral, valable à l'intérieur comme à l'extérieur avec comme argument " nous faisons les comptes car les caisses semblent vides, attendez un peu qu'on y voie clair ". Le monde étant encore en stupeur, personne ne devrait moufter.

Toutes les fonctions publiques sont en congé et seuls les postes en contact avec le public fonctionnent et en particulier ceux qui concernent la sécurité des gens,rmée, gendarmerie, police, pompiers, hôpitaux et ass et eux qui assurent la vie du pays comme les transports ou la production d'énergie . Les perceptions peuvent attendre et chaque service détermine qui doit travailler et qui doit attendre en astreinte à domicile. Les ambassadeurs sont en poste et attendent des instructions, quelques ministres également, mais peu. Vu ce qu'on vient de vivre, ça devrait passer comme une lettre à la poste.

 Bien sûr, tous ces inactifs temporaires, sont payés en tarif réduit, sans primes ni avantages en nature. Les élus retournent à leurs chères études et on entreprend immédiatement la mise en place des nouvelles municipalités qui généreront dès leur prise de fonction, des conseils provinciaux et ainsi de suite.

Au bout d'une semaine sans trop dormir, le LGR prend la parole solennellement et annonce que la charte royale que tout le monde connaît déjà (beaucoup ont lu le livre) va être soumise a référendum dès la semaine qui vient sur la base des listes électorales actuelles.

 Vu la pétoche ambiante, ça passe également. Ouf ! nous voilà dans la légalité. Au travail !

 Ah ça ne va pas être de la tarte ! Car les choses vont commencer à se gâter.>>>

De Mongarnaud :

<<< Et pour le Code de la route, toujours priorité à droite pour les carrosses ?<<

A propos de la soirée du 15 aux “ Templiers ”, la Mary_Poppin’s a écrit :

<<<Richard, tu participeras donc à la veillée funèbre pour la Reine, en compagnie de tous les légitimistes favorables à la VraiEuh LégitimitéEuh pluSS VraiEuh que VraiEuh ? Fini le Prince Machin des Bois dont le Père en est sorti ? Bon...

Donc...

Chants de circonstance assurés !

Crêpes et brassards noirs requis pour la soirée, et veillée mortuaire jusqu'à l'aube du dernier jour de la Reine !

N'oubliez pas d'adopter la grise mine qui va avec, de connaître requiems et oraisons sur le bout des doigts, et la bière ne coulera pas à flots, pas plus qu'on y chantera "Fanchon"...

Ô, plaisir !>>>

Réponse du Chouan :

<<Favorable à qui? à Louis de Caracas? pas plus qu'à un autre.. Je reste fidèle au cri de Jeanne d'Arc... Orléans, Beaugency, N.-D. de Cléry, Vendôme, Vendôme....

J'ai pas l'intention d'adopter une grise mine mais au contraire.. même si on pense a la Reine...>>>

 


18 octobre

<<<Un correspondant privé (Manfred Stricker pour ne pas le nommer et pour ceux qui le connaîtraient ) écrit dans un de ses billets :   

 <<< ....Et que pour ces gens-là [les politiques ] le mot politique n'a plus grand-chose à voir avec la politeia des Grecs, qui était l'art d'assurer la survie, la paix, la justice, l'indépendance d'une cité, le bonheur de ses habitants. Politique, en français, signifie l'art de prendre le pouvoir et de le conserver ...>>>

  Voilà, me semble-t-il un argument de plus à intégrer dans nos argumentaires royalistes personnels (*). Pour le mien, je prévois quelques adaptations à la cause du Roi en précisant " pour les politiciens républicains le mot n'a plus rien à voir avec la politique de nos rois qui était ...". La suite sans changements et à la fin " Politique en démocratie ..."  Je vais peut-être devoir des droits d'auteur mais, sauf à tenter ,en mauvais plagiaire stagiaire que je suis, de dire la même chose autrement ce qui sauverait à la fois mon honneur et ma fortune. Mais il se trouve que la formulation de Manfred me semble vraiment bonne.

Paul T.

(*) nous n'en avons pas d'autres, ça c'est sûr !>>>

Du Chouan :

Ci dessous un message plein de tristesse d'un royaliste qui pose un question :

"Le Bar Tabac des Templiers, 35 rue de Rivoli, dont le patron a toujours fièrement affiché ses opinions royalistes, et dont les locaux sont devenus une espèce de musée populaire disant un attachement très simple et très vrai au passé de la France. M’y étant rendu pour chanter avec d’autres des chants royalistes en commémoration de l’assassinat de la reine Marie-Antoinette, j’ai eu la grande tristesse d’apprendre que les affaires de ce sympathique établissement étaient loin d’être florissantes. Tout le petit musée privé et la belle bibliothèque constitués par le propriétaire vont être mis à l’encan.

Pour le patron, les choses s’expliquent comme suit : ayant un établissement qui ne fait pas mystère de ses opinions dans un quartier de gauche, la clientèle locale va ailleurs. De plus, ceux qui, de par leurs opinions, devraient y venir, dédaignent cet établissement trop simple et populaire en faveur de lieux plus “ chics ”.Je ne vous cacherai pas qu’un tel état de choses me désole. Voilà quelqu’un qui ose clamer, tout près de l’Hôtel de Ville qu’il existe une autre France, que le peuple est attaché à son passé, et personne ne vient le soutenir !

Moi-même, je me sens très coupable de n’y être passé que quelques fois par an pour prendre un verre au comptoir. Et tout cela me donne l’impression affligeante que trop souvent, pour mille mauvaises raisons, nous rechignons tous à apporter une aide, même menue, à ceux qui osent afficher nos idées."

Il faudrait faire une grande fête avant le départ.. à moins qu'un mécène puisse intervenir ...R>>>

 


<<<En journéej  lors de déplacements sur Paris, le café est plein, les turfistes en journée lors de déplacements sur Paris, le café est plein, les turfistes y sont nombreux et la place comptée... probablement le même problème que dans tous les autres lieux débit de tabac... les taxes les campagnes contre le tabac, l'alcool...bref tout ce que propose aux clients Lambda, notre ami..

Je ne suis pas " chochote" mais il est vrai que certains coins ( ceux du sous sol notamment ) sont parfois très désagréables pour nos amiEs... cela peut décourager certains d'y organiser des réunions.

amicalement

Frédéric>>>

De “ Claude Nossoc ”

Le problème de ce bar n'a, à mon avis, rien à voir avec le quartier. Par contre on peut se demander d'où vient toute la faune de turfistes qui d'ailleurs ne doit pas consommer grand chose.

Le côté royaliste n'est pas forcément un obstacle, s'il avait été installé en face du "Procope" ça n'aurait pas marché moins bien et aurait fait de la concurrence à Voltaire et Robespierre.

Quelqu'un aurait il plus de détails sur la date et le lieu de la vente ? Les VRgiens vont s'entre tuer pour obtenir un petit bout des templiers! Moi, je prends les sacré-coeurs ;o).

Bon appétit

Claude.

Réponse de la mary_Poppin_s

Charognard ?


 

19 octobre

Son Altesse Royale le Comte de Paris

 

 Peu de temps avant sa mort le Comte de Paris nous offre cette entrevue exclusive

 Jean-Pierre Lambert et le Comte de Paris

 

 L'histoire de sa famille commence avec Philippe 1er, frère du roi Louis XIV, mort en 1701.

Ses principaux membres furent Philippe II, le Régent, mort en 1723; Louis Philippe Joseph, dit Philippe Égalité, guillotiné en 1793; Louis Philippe II devenu en 1830 le roi Louis-Philippe 1er. Le représentant actuel en est Henri d'Orléans, comte de Paris qui est né en 1908.

Monseigneur, comment avez-vous vécu toutes ces années d'exil?

 

“La loi de 1886 a exilé le chef de la Maison de France et son fils aîné.

Alors automatiquement mon père et moi nous sommes partis en exil ce qui m'a amené à visiter un grand nombre de pays. C'est comme ça que j'ai pu observer et analyser l'évolution de la France avec un oeil externe.

J'ai beaucoup souffert de voir la France se recroqueviller sur elle-même. Je suis revenu tout de même une fois dans la clandestinité pour visiter les corons qui étaient en France. On pouvait me prendre et me mettre 5 ans en prison, mais heureusement on ne m'a pas attrapé.”

Quand êtes-vous revenu en France?

“Mon exil a pris fin en 1950, parce que j'ai réussi à décrocher l'idée monarchiste du ghetto d'extrême droite dans laquelle elle était enfermée et où elle stagnait. C'était comme si on voulait aujourd'hui la comparer et associer à l'extrême droite de Jean-Marie Le Pen.

Mon père et moi étaient les seuls à pouvoir déterminer ce que pouvait être la monarchie. C'est ainsi que j'ai créé une nouvelle forme de monarchie avec des hommes de grand talent. Je l'ai complètement transformée car elle était dans l'extrême droite et c'était catastrophique. Aujourd'hui c'est complètement différent.”

Cette nouvelle forme de monarchie que vous avez définie, est-elle comparable avec celle pratiquée en Angleterre?

“La mienne est beaucoup plus engagée. Je suis pour une monarchie qui défend les intérêts de la nation et non pas les intérêts de la droite ou de la gauche.”

Avez-vous rêvé qu'un jour vous deviendrez véritablement le Roi des français?

“J'ai commencé à 18 ans et à cet âge on aime bien rêver, en tout cas on veut manger le monde à cet âge-là. Je suis comme tous, j'ai eu des rêves, des espérances, des illusions et certainement j'y ai cru, car sans cela je n'aurais pas entrepris tout ce que j'ai entrepris. Assez rapidement je me suis rendu compte des réalités concrètes d'un monde terriblement décevant qui se trouvait devant moi, un monde vraiment décevant. Je vous parle d'avant la guerre et puis j'ai vu ce qu'était la France, parce que mes premières 18 années, je les ai passées au Maroc. J'ai pu observer que la France était en retard sur le plan social.”

Avez-vous été sollicité pour prendre le pouvoir?

“Oui, et ceci à deux reprises. La première fois ce fut pendant la guerre, les Conseillers généraux sont venus me voir pour me demander d'accepter le pouvoir. C'était sous le pouvoir de Vichy. Les Américains venaient de débarquer.

De Gaulle était en Angleterre, Pétain en France et moi en Algérie. Si cela avait marché, j'aurais recréé la troisième République. Malheureusement les Américains n'ont pas voulu d'un gouvernement en exil en Algérie. C'est le général Eisenhower qui me l'a fait savoir personnellement. La deuxième fois ce fut le Général Charles de Gaulle qui me le demanda. Un jour il me dit “je ne me représenterai pas en 1965. Ce sera à votre tour”. Et c'est là que j'ai demandé au Général que le Président de la République soit élu au suffrage universel.

Parce que je pensais me présenter en tant que Président de la République en première étape puis après un septennat, j'aurais demandé aux Français de choisir de rester en république ou de venir en monarchie. Malheureusement cela ne s'est pas fait, car dans l'entourage du Général de Gaulle il y avait des hommes successibles qui réussirent à le convaincre qu'il fallait éviter que la gauche revienne au pouvoir et que c'était lui seul qui en était capable. Il les a crus. Le Général de Gaulle était beaucoup plus influençable que le grand public pourrait le penser. C'est dommage que cela ne se soit pas fait, car la monarchie et la démocratie peuvent aller très bien ensemble. Car voyez dans le pouvoir tel qu'il s'exerce aujourd'hui, nous devrions avoir deux éléments. L'un qui est l'exécutif qui doit être très fort et rapide et l'autre tendance indispensable dans une nation, est l'adaptation constante de génération en génération aux évolutions économiques et scientifiques de la connaissance. Vous avez là deux problèmes qui sont différents. L'un c'est d'agir tout de suite face à un événement et un peu sans réflexion et l'autre qui est la méditation et la réflexion. Seule la monarchie pouvait faire ce travail.”

Combien de Français souhaiteraient que vous deveniez leur roi?

“Dans un moment de crise il peut y en avoir environ 12 millions. Mais vous savez, le vrai indice qui donnera la possibilité d'une restauration de la monarchie, c'est le " trouillomètre".”

Peut-on imaginer une monarchie européenne?

“Non. L'Europe se fera uniquement si les pays la font ensemble. Il faut que les pays soient libres de choix politiques et que ce ne soit surtout pas des technocrates qui imposent leurs lois.”

Avez-vous voté pour ou contre l'Europe?

“Contre. Je me suis élevé contre. Et mes raisons sont que chaque pays doit garder sa souveraineté. L'Europe ne peut fait quelque chose de valable que si elle exprime tout ce qui est sa culture, son intelligence, sa valeur culturelle et religieuse.”

François Mitterand ou Jacques Chirac ne sont pas vraiment vos amis?

“Autant que j'étais d'accord avec le Général de Gaulle, je suis aujourd'hui contre Mitterand.

Il le sait d'ailleurs très bien, je le lui ai dit plusieurs fois très fermement. Quant à Chirac, vous savez, il n'a pas beaucoup d'idées. Si un jour il devient président, ce ne sera pas lui qui dirigera la France, ce sera son premier ministre.” >>>

Note d’Anne : il s’agit évidemment d’une interview de feu Henri d’Orléans.