La prière du Para

 

Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste
Donnez-moi ce qu'on ne vous demande jamais.

Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité
Ni celle de l'âme, ni celle du corps.

Je ne vous demande pas la richesse
Ni le succès, ni même la santé.

Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement
Que vous ne devez plus en avoir.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste
Donnez-moi ce que l'on vous refuse.

Je veux l'insécurité et l'inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre
Et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement.

Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n'aurai pas toujours le courage
De vous les demander.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste.
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi le courage
Et la force et la foi.

Car vous seul donnez, mon Dieu,
Ce que l'on ne peut attendre que de soi.

 

 

Le corps du texte de cette prière dont les premières et dernières strophes sont citées par d'Erwan Bergot dans "la guerre des appelés en Algérie 1956-1962" (Presses Pocket 1982) comme constituant le début et la fin du chant des paras a été communiqué le 12-12-2000 par Jean-Claude (VR). On le retrouve sur son beau site de http://spiritualite-chretienne.com/  où il est attribué (à l'exclusion de la dernière phrase y absente) à André Zirnheld, Aspirant des Forces Françaises Libres, Tombé au Champ d'Honneur en 1942.