Lettre du Docteur Dor

au Président de la République

 

Lundi 21 mai 2001

 

Monsieur le Président de la République,

 

La France est dans l’abîme. Ja­mais on n'a autant tué. Les vic­times se comptent maintenant par millions. Toutes sont innocentes. Tuer est légal, et on ne tue pas as­sez.

Au nom de la libération sexuel­le, l’avortement n’est plus condamné. Il n’est plus considéré comme un meurtre il y a pour­tant un petit cadavre mais com­me une dignité, une affaire de la conscience seule. il est financé, érigé en système, souvent dissi­mulé sous le terme de contracep­tion. Ceux qui le combattent sont poursuivis. Ainsi le mensonge nourrit l’homicide et justifie le li­berticide.

Alors que l’exclusion est par­tout dénoncée, l’eugénisme bat son plein. Les mal formés dispa­raissent, les personnes âgées ou en fin de vie sont gravement me­nacées. Le seul problème est de tuer à bon escient.

Dans les laboratoires l’em­bryon humain, privé de statut, est livré sans défense et avec la com­plicité des Comités d’éthique à la recherche scientifique ou qui se prétend telle.

On a à la fois Freud, Hitler et Frankenstein.

Dieu est rejeté de la Cité, le faible éliminé, la civilisation n’a plus de fondement digne de ce nom, sinon l’arbitraire. On marie les homosexuels, on dissout la fa­mille, la débauche est instituée dès l’école, la violence est partout.

Autre folie, conséquence du suicide démographique l’immi­gration forcée, noyant notre iden­tité et bouleversant le régime des retraites.

A cette désintégration, vous avez, Monsieur le Président, contribué plus que quiconque. Depuis 25 ans, et davantage vous occupez les fonctions les plus hautes. Vous étiez Premier ministre au moment du vote de la loi Veil. Vous êtes le président de la République au moment de sa révision et de son aggravation.

Votre déclaration La loi morale ne saurait primer la loi civile est l’ex­pression du laïcisme le plus radi­cal. Elle est un blasphème. Dans l’antiquité païenne Créon l’aurait prise a son compte. A l’Europe chrétienne, vous préférez l’Euro­pe athée, celle des Droits de l'homme, sans cesse évoqués.

Vous vous faites le champion de l’abolition de la peine de mort, pour les coupables ou présumés tels, mais vous réservez, sans le dire, cette peine aux innocents.

Comment avez-vous pu consentir à de telles trahisons ?

Tout donne à penser que pour arriver au pouvoir et le conser­ver, vous vous êtes mis au service de l’idéologie dominante, la cultu­re de mort, véhiculée par les frères ennemis ici réconciliés marxistes, libéraux, francs-ma­çons —, culture de mort dont par­le le pape Jean-Paul II, et dont il est difficile de douter qu’elle ne soit d’essence satanique, puis­qu’elle prend en tout le contre-pied du Décalogue et des Béati­tudes évangéliques. Elle en est l’inversion ou, si l’on préfère, la transgression.

Vous avez démissionné en sa faveur. Vous êtes en servitude et la France avec vous, victime de vos ambitions. Votre seule liberté sympathique et vous y réus­sissez est de donner des poignées de main dans la foule.

Je vous confie à Dieu.

 

J’aimerais, Monsieur le Prési­dent, pouvoir vous assurer de ma très haute considération.

Xavier Dor,

président & Sos Tout-petits.

Luc Perrel, vice-président.

BP243 08 -75364 Paris Cedex 08.

 

Lettre parue dans le journal Présent, du Mardi 22 mai 2001 transmise par Orokor (VR).