La démocratie, pourvu qu'elle soit tempérée par une monarchie et la religion catholique. 

 

 

Paul Turbier 31-01-2006.

 

Bonsoir,

 

       Voici une magistrale démonstration qui devrait pouvoir être largement diffusée  afin de nourrir la réflexion de ceux qui peuvent encore réfléchir. C'est exactement le genre de texte que je rèvais d'inclure dans un ouvrage collectif  qui aurait pu s'intituler : "  Un Roi pour la France  " avec en sous-titre : Parce que la royauté est juste, efficace et logique.

     Encore un effort avec un expert fiscal, un économiste, un spécialiste de droit constitutionnel et on y va ! Là est le chemin.

 

Paul T.

 

annelysdefrance a écrit :

 

<<<Je ne suis pas contre la démocratie, pourvu qu'elle soit tempérée par une monarchie et la religion catholique.>>> O. Rossi

 

Lé démocratie est une fausse bonne idée. Bien sûr, il peut paraître anormal qu'une minorité impose sa loi à une majorité. Mais n'est-il pas tout aussi anormal que 51 personnes qui se trompent puissent imposer leur loi à 49 personnes qui ne se trompent pas ?

 

Ce n'est pas sur le nombre de personnes qui prennent telle ou telle position qu'on peut établir une politique raisonnable, ni d'une façon, ni de l'autre.

 

Une politique raisonnable devrait essentiellement éviter de brimer ceux qui n'exercent pas le pouvoir qu'ils soient minoritaires ou même majoritaires. C'est là que la présence du roi prend tout son sens. N'étant pas issu d'une élection ni d'une quelconque majorité et n'ayant pas à craindre un retournement de majorité, il peut, après avoir pris conseil des personnes les plus compétentes qu'il puisse trouver, trouver le moyen de faire accepter ses décisions même par ceux qui n'y auraient pas été favorables si on les avait consultés par voie électorale ou référendaire.

 

Ce sera au roi de déterminer qui il consulte, comment il les consulte et comment il fait accepter ses décisions. Il est évident que cette acceptation doit être d'autant plus générale que les décisions touchent de plus près les sujets dans leur vie quotidienne, comme le montant des impôts, ou l'appel sous les armes... En revanche, dans d'autres domaines qui n'ont pas d'effet immédiat sur la vie quotidienne des sujets, le roi peut en partie se passer de l'assentiment de ses sujets, d'autant plus que ces derniers, pour la plupart, n'ont pas la capacité d'en juger la pertinence.

 

Quant à une "démocratie tempérée par une monarchie et la religion catholique", je me permets, cher Olivier, de ne pas trouver la proposition bien sérieuse. D'abord parce que la démocratie est ou n'est pas. Ou bien on accepte la règle de "la majorité plus une voix", ou bien on ne l'accepte pas. Si on l'accepte, rien ne peut la tempérer, et surtout pas la monarchie, qui serait tout au contraire "tempérée" ou plus exactement "muselée" par la démocratie. La religion catholique, elle non plus, ne saurait "tempérer" la démocratie. Elle peut l'accepter (ce qu'elle fait depuis un peu plus d'un siècle) ou la refuser (ce qu'elle avait fait pendant des siècles). Elle peut ne pas la pratiquer dans ses organes internes, ce qui est toujours le cas. Mais si elle l'accepte, elle ne la "tempère" pas. On ne peut mélanger l'huile et l'eau, on ne peut mélanger la démocratie avec d'autres systèmes, quelles que soient les proportions.

 

Amitiés

Vive le Christ-Roi ! vive le roi !

Anne