Bourbons – Orléans

et autres

Petit manuel pour débutant.

Etabli par le Lieutenant à son usage propre et  celui d' autres adoubés de VR nouveaux , étrangers ou ignorants.

 

Après avoir écrit à la liste " Point ne désire messires, relancer de stériles débats, mais sot se sentant et n'aimant le rester le petit lieutenant d'un septentrional royaume sollicite vos lumières. Anjou-Orléans pomme de discorde éternelle, pour les français, j'en discutai avec le schtroumpf à lunettes , il m'embrouilla tout.", le lieutenant reçut réponses qu'il résume, avec ce qu'il savait déjà, comme suit, à ses risques et périls :

 

D'abord pour situer le point de départ, un petit dessin vaut mieux qu'une longue explication :

 

Avis aux querelleurs : La numérotation reprend sans plus l'ordre de montée sur le trône.

Pour remonter plus haut cliquer ici.

 

Orléans :

Branche cadette, issue de Philippe d'Orléans, fils de Louis XIII, ils sont aussi les descendants du dernier roi en France Louis Philippe (roi constitutionnel, "roi des français" de 1830 à 1848).(1)

On les appelle les "Orléans". Leurs partisans sont les "Orléanistes".

Restés en France (et en Belgique) ils ont aussi donné une reine à ce dernier pays en l'épouse de Léopold Premier.

Henri d'Orléans (° 1933), comte de Paris en représente actuellement la branche aînée.

(Jean (°1965), duc de Vendôme, est son fils.)

 

Anjou :

Branche aînée, issue de Philippe d'Anjou, arrière petit fils de Louis XIII et frère cadet du père de Louis XV.

On les appelle couramment "Bourbon" et pas "Anjou". Leurs partisans sont désignés sous le vocable de "légitimistes".

Passés en Espagne, ils y ont fondé une dynastie interrompue avec Alphonse XIII et restaurée depuis.

Alphonse XIII avait deux fils. Le cadet, Jean est le père de Juan-Carlos, actuel roi d'Espagne, le premier, Jacques-Henri, dont la lignée est continuée par Alphonse.

Louis de Bourbon duc d'Anjou (°1974) en représente actuellement la branche aînée.

 

Naundorff

Ce sont les descendants de Karl Wilhelm Naundorff, un horloger prussien qui prétendit être Louis XVII qui ne serait pas mort au Temple (sur le schéma ci-dessus, la branche se rattacherait donc à Louis XVI ). Le débat se poursuit depuis plus d'un siècle, mais actuellement les preuves scientifiques bien que parfois contestées semblent défavorables à cette thèse.

Charles Louis Edmond de Bourbon (°1933) est l'aîné actuel de cette branche.

 

Bourbon Busset

Cette branche remonte à St Louis des Français (Louis IX) par Robert Comte de Clermont dont le frère aîné fut Philippe III le Hardi. Ils constituent la branche aînée lors de la succession d'Henry III dernier des Valois, mais la lignée des Busset passe par Louis de Bourbon (°1438,+1482), évêque de Liège dont la légitimité du mariage fait l'objet de controverses (Voir généalogie des Bourbon-Busset sur ce site).

Le dernier descendant est Charles de Bourbon-Busset (° 1945). Cette branche ne prétend pas au Trône.

 

Bourbon Parme

Branche de la famille de Bourbon, issue de l'infant Philippe, quatrième fils du roi Philippe V d'Espagne, et arrière petit-fils de Louis XIV. Elle fut investie du duché de Parme et de Plaisance en vertu du traité d'Aix-la-Chapelle en 1748. Elle régna sur Parme de 1748 à 1802 et de 1847 à 1859.

Sixte Henri de Bourbon Parme (°1940) est le plus connu de cette branche.

 

 

(1)  Selon les partisans des Bourbon –Anjou, le dernier des rois de France n'a pas été un Orléans. Louis-Philippe premier était roi des français, tenait son pouvoir d'une révolution qui a écarté le roi légitime Charles X dont la lignée, aînée par rapport aux deux autres, s'éteint avec Henri V, le comte de Chambord, en 1883 (sauf survivance et postérité de Louis XVII...).

Les partisans des Orléans raisonnent en termes de princes restés français ou devenus membres d'une famille royale étrangère. (On retrouvera leurs arguments dans les textes de Frank Gérardin et Jean-Luc d' Albeloy : "Sur la légitimité de la famille royale d'Orléans".)

On trouve ici la source de l'importance des débats relatifs non seulement aux lois fondamentales de royaume, aux lois saliques, mais aussi à la monarchie de droit divin ou constitutionnelle.